Auj. dans la province belge de la Flandre occidentale
DS LA CHRONIQUE SGANDALSU8K. 87i
envoyèrent leurs lettres misûves, desquelles la teneur s'ensuit :
« Mess'*, nous nous recommandons tous à vous. Depuis que moy, de Moy, vous ay escript, Mons. de MaignyS et les capitaines estans à Betbune^, m'ont faict sçavoir que le duc d'Autrice estoit arrivé à Ypre, là où il faict assemblée de gens ; et, à ceste cause, nous sommes tous assemblés aujourd'uy dimencbe matin en ceste ville de Lens pour sçavoir qu'il estoit de faire. Et, après que avons debatu la matere, avoDS tous ensemble esté d'oppinion que, veu l'assemblée que ledit duc faict, et aussi de sa venue en laditte ville d'Ippre, que nous ue devons bouger de nos garnisons, affin que, s'il entreprent aucune chose, que nous l'en gardons. Et, par ainsi moy, de Moy, par l'oppiDiou de tous les capitaines, ne puis aller vous rencontrer comme je vous avoie dict, dçnt m'en desplaist. Hz sont tous d'oppinion, et moy avec, que devez du costé de par delà jEsiire quelque bruit en Henault, si grant qu'ilz en voyeut les fumées et que ledit duc en oye nouvelles. Et, s'il tourne de vostre costé, tenez vous seur que nous luy serrerons la queue ; mais nous attendons bien à vous bonnes discrections que vous y conduire^ si saigement que ne mettrés riens en hazart, et comme sçavez que le roy le désire. Mess"^, nous prions Dieu qu'il vous doint sa sainte grâce. Escript à Lens, ce dimencbe xix® jour d'octobre [1477]. »
Lesdittes lettres soubscriptes : « Les tous vostres frères. > Signé : < C. de Moy, Jaques de Luxembourg, Jehan Chenu, du Fouley, A. de Choursses, le Moyne Blosset^, Geffroy de Courran. » Et au dos desdittes lettres : « A Monseigneur de Bricquebec et autres capitaines estans de par delà *. »