ntorpoteltofu $t variâmes, § CXXXIV
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roy, mené prisonnier ou chasteau de Vienne. Et, durant ce qu'il fut ainsi asseoie ou chasteau de Cariât, madame sa femme, fille de messire Charles d'Anjou, conte du Maine, aooucha d'enfant en icellui lieu de Cariât, et, tant par desplaisance de sondit seigneur et mary que dudit mal d'enfant, ala de vie à trespas, dont fut grant donmiage, car on la tenoit bien bonne et honneste dame. Et puis fut ramené ledit seigneur de Nemoux à Pierre Assise lez Lyon * .
Ou moys d'avril, oudit an, le conte de Cambobache, lombart ou millenois, qui avoit la conduite de JV^ lances de Lombardie qu'il avoit amenées audit duc de Bourgongne, lui tenant le siège devant la ville de Nux, et qui depuis s'estoit trouvé avecques ledit de Bour-
1. Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, était prévenu depuis longtemps que le roi avait résolu de se débarrasser de lui, et pourtant il se laissa surprendre dans sa place forte de Garlat (auj. dép. du Gantai, arr. d'Aurillac). Le 9 février 1476 (n. st.), Paillart dlJrfé, sénéchal de Rouergue, parut inopinément au pied du rocher escarpé qui portait le chftteau et somma le duc de se rendre. Nemours ne sut ni désarmer Louis XI par une soumission immédiate ni succomber les armes à la main. Il essaya de négocier, mais, n'obtenant rien de ce qu'il demandait, se déclara prêt à se rendre dès que parut le sire de Beaujeu (fin février). Le 2 mars, un projet d'arrangement fut signé par le lieutenant du roi d'une part et par le duc de Tautre. Ce projet, qui fut soumis à la ratification de Louis XI, fut renvoyé sans modification importante, et r « appointement i définitif fut conclu le 9 mars. Nemours prisonnier fut conduit d'abord à Vienne en Dauphiné, où Louis XI séjournait à ce moment; puis, quand le roi rentra à Lyon, vers la fin du mois de mars, l'infortuné fut enfermé au château de Pierre Scise, la Bastille lyonnaise, oi!L pendant quatre mois, dans one grande cage de fer et de bois, il demeura sous la garde des lK)argeoi8 de Lyon. — C'est entre le 2 et le 9 mars que la vaillante Louise d'Anjon, duchesse de Nemours, succomba à Garlat, en mettant au inonde une fille (voy. Jacques d* Armagnac.,,, p. 74-82).
fl^mffm M ht dfsArfMM^ mr loi bidt près et CffaoHoiu <i«ir fMvrtj Mit tkàf^Khf: (ne) daA de Bo my i gj K^ d »t» f#»rvkir«r» kr due de Bretaigoe, doqnd î sedfaoit «Mtfvr p«rK«il^ et feignant par loi d'aler en pckiâu^e k hmnt^ImfOf» en Galice. Lequel doc de Bretaigne le nfï>^^lly Irèft iMen et lui donna de Fargent. EL ite Mit fik4iflf^ dbioit dudit de Bourgoi^ne qo^'Q estoit (r^ cruel et inhumain, et que en tootes ses entrepn$$mt% ttj avcitt (loint d'eflect et ne faîsoit qœ perdre Um%\n^^ gem et pay» par 5es foies obstioadons^.
Ou nH$^% de may euMiivant, Tan mil CCCC LXXYI, et »pr<b la rencontre sur ledit de Boui^ongne faîcte p»r le«Kli/ Almann près dudit Granson, ledit de Boorgorigne deliliera de poursuivre et continuer sa pour- If InlêrpolatUm» $t varianUê, | GXXXV. — Nicolas de Monttnti^ cjtmUi f\p (i«mpohMiio, était originaire du royaume de Naples. Hôtoti 4 k mainon d* Anjou, il combattit avec. Jean, duc de (kUhrn (H&8), pX \n Piuivit en Provonce après la défaite de Troia (pprrfil, ffnffîlf! ffê Jugé, ouvr. ciU^, p. 5 du tirage à part). Pendant le tllan-Pithlic, Il figura parmi \ein hommes d^armes italiens du duc t\p (^nlalirn (Ciommynns, od. Dupont, I, 61). C'est à Tépoque du ni^iCfl (1<9 NpuM qu'on In compte au nombre des capitaines étrangpriR A U fiold0 du duc de Dourgogno. Il y commandait une i>ande de 4CKI hnmmPM d'armer italiens, c que bons que mauvais i (Molinet, I, 32). Apr^fi avoir jou^ quelque temps un rôle important dans \o^ «onfK*ilR du duc, qui ralmait fort, malade ou peut-être dégoûté par \pn maUdrf*pi«ofi du llourgulgnon, il abandonna la conduite flo m irotipp ni pin rpilra quelque temps à Malines (ibid., 101), revint AU camp dn NeusM vem la fin de mai 1475 (ibid., 126, 130 et itulv.) (>t prit pari k la campagne de Lorraine (ibid., 149). Au rtiol* i]0 jsnvtnr 1476 (n. ut.), m<^content de ce que Charles le Hardi lui svaii enlevrt un certain nombre de ses lances pour en renforcer d'sulrps oompagnlepi et po disant mal payé, il prit congé du duc et, pssnsni par la Hreiagne, nVn fut en pèlerinage à Saint-Jacques dnUnlion, d'oi^ il ne revint auprès du duc Charles qu'en juin 1476 (ibid., 177). Il n'assista donc, pas k la déroute de Grandson.
suite sur et à rencontre desdiz Âlmans, et d'aler devant la ville de Strabourg^ y mettre le siège; laquelle chose bonnement il ne povoit faire sans avoir aide et secours de gens et argent avoir de ses pays. Et à ceste cause y envoya son chancelier, nommé maistre Guillaume Gonnet^, et autres déléguez avecques lui jusques au nombre de xn en aucuns de ses pays et villes, pour leur dire et remonstrer la destrousse ainsi sur lui faicte par lesdiz Âlemans ou Suixes, et que, nonobstant icelle, son entencion estoit de tirer avant et estre vengié desdiz Suisses, pour lesquelles choses lui failloit avoir argent et gens, et qu'ilz lui voulsissent aider du sixiesme de leur vaillant et de six hommes Tun, puissant de porter harnois. Âusquelz douze ainsi déléguez de lui que dit est fut rendue et faicte response par les habitans de Gand, Bruges, Brucelles, Lîsle lez Flandres et autres que, au regard dudit de Bour^ gongne, ilz le reputoient leur vray et naturel seigneur, et que pour lui feront toute leur possibilité, en disant par eulx, que se il se ,'sentoit aucunement empressé desdiz Âlemans ou Suixes et qu'il n'eust avecques lui assez gens pour s'en retourner franchement en ses pays, qu'il leur feist à savoir et qu'ilz exposeroient leurs corps et leurs biens pour l'aler quérir pour le ramener sauvement en sesdiz pays, mais que pour faire plus de guerre par lui n'estoient point délibérez de plus lui aider de gens ne argent.
i. Interpolations et variantes, § GXXXVI. — Il est probable que le nom de Strasbourg a été écrit ici à la place de celui de Fribourg
(en Suisse).
2. Guillaume Hugonet, seigneur de Saillant, chancelier de Bourgogne, exécuté en 1477 (voy. Cîommynes, éd. Dupont, passim).
Durons ces choses, le roy demoura à Lyon ' , faisant grant chère. Et vint pardevers lui le roy de Cécile, son oncle, auquel il fist moult beau recueil à arriver pardevers lui audit lieu de Lyon, et lui mena veoir la foire qui estoit audit lieu avecques les belles bourgoises et dames dudit Lion^. Aussi y vint et arriva ung cardinal, nepveu du pape, qui avoit fait aucuns excès en Avignon contre le roy et mons"* Tarcevesque de Lion, légat d'Avignon, lequel cardinal demoura par long temps autour du roy avant que de lui peust avoir son expedicion. Et puis tout ledit débat fut appoincté entre le roy, ledit légat d'Avignon et ledit cardinal^.
1. Tout le mois de mai et les trois premières semaines de juin. Louis XI ne quitta Lyon qu'après avoir reçu la nouvelle de la défaite des Bourguignons à Morat.
2. Le roi René était en pourparlers pour faire du duc de Bourgogne son héritier et pour mettre la Provence entre ses mains, lorsque la défaite de Grandson rompit cette intrigue. Louis XI, qui la connaissait, envoya incontinent des gens d'armes sur les frontières de Provence et fit venir le roi de Sicile à Lyon. René y fut bien reçu, et son sénéchal, Jean CSossa, réussit à apaiser le ressentiment de Louis XI. Il avoua que, par son conseil, des ouvertures avaient été faites aux Bourguignons par son maître, que la saisie des châteaux de Bar et d'Angers avait indisposé contre le roi, mais il affirma que ces négociations n'avaient d'autre but que d'amener Louis XI à composition (Gommynes, éd. Dupont, U, 16 et suiv., et Lecoy de la Marche, Louis XI et la sticcession de Provence, Paris, 1888, in-8s P- 8. Basin, II, 392 et suiv.).
3. Sixte IV, ayant érigé le siège épiscopal d'Avignon en archevêché, y plaça son neveu, le cardinal Julien de la Rovère, et lui conféra en même temps le titre de légat. L'archevêque de Lyon, Charles de Bourbon, titulaire de la légation d'Avignon depuis 1465, défendit ses droits, et Julien ne craignit pas, pour appuyer les siens, de recourir à la violence. Enfin Louis XI, qui soutenait Bourbon, mit fin au conflit en obtenant pour l'archevêque de Lyon le chapeau de cardinal et l'administration de Tévêché de
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Oudit temps, le roy de Cécile appoincta» voult et accorda aveoques le roy que après sa mort^ sa conté de Prouvence retourneroit de plain droit au roy et seroit unye à la couronne. Et, en ce feisant, la royne d'Angleterre, fille dudit roy de Cécile, vefve du feu roy Henry d'Angleterre, qui estoit prisonnière audit Ëdouart^, fut par le roy rachetée, et pour sa raençon en paia audit Edouart cinquante mil escus. Et, à ceste cause, ladicte royne d'Angleterre céda et transporta au roy tout le droit qu'elle povoit avoir en la conté de Prouvence, moyennant aussi certaine pension à vie que le roy lui bailla par chascun an, durant le cours de la vie d'icelle royne seulement^.
En ce temps, le samedi xm^ jour du moys de juing^ mil GGGC LXXVl, le seneschal de Normandie, conte de Maulevrier, filz de feu messire Pierre de Breszé, qui fot tué à la rencontre de Montlehery^, lequel monseigneur le seneschal, qui s'en estoit aie à la chace près
Glennont (La Mure, ouvr. cité, H, 376-408, Dote. Cf. Gall. christ., t. rV, col. 177-179).
1. Ou mieux après celle de son neveu Charles U, comte du Maine, que le roi de Sicile avait, par testament daté du mois de juillet 1474, institué son héritier. Après le décès de Charles, le comté de Provence devait être réuni au domaine de la couronne de France et c'est le maintien de cette disposition que Louis XI obtint de René en 1476 (Lecoy de la Marche, mémoire cité. Cf. Lenglet, m, 388-394).