INTRODUCTION XI
p. 45 2 et suiv.). Aussi le Journal offre-t-il un nombre considérable de formes verbales frappées tout à la fois au coin de V archaïsme et de la localité.
1) a, iVB pers. sing., au parfait de la iTe conjugaison: Je continua, 2;pormena, 5; accepta, i3; laissa, 20; m'en alla, 21, 23, 3y ; retorna, 21 ; engendra, 22; transporta, 23; espousa, 23; acompaigna, 33; enmena, 36 ; osta, 3y ; retira, 40; différa, 5o. — Ce sont autant de vestiges de la valeur originelle de la diphthongue ai, où V accent portait sur la première voyelle : ai. Notons en passant que cette désinence « intensive » est relativement rare dans des textes plus anciens, mais d'un genre littéraire plus relevé, tels que le Psautier de Metz du xive siècle, où la désinence de la ire personne du parfait est même le plus souvent déformée en ais, aiz, ait. — Le Journal ne donne qu'un seul exemple de cette terminaison vicieuse ait, il'e pers. du présent de « avoir », p. 1 . — Le t désinentiel de la 3e pers. sing. ne s'est aussi maintenu qu'une seule fois : gelât, p. 2.
2) ont, désinence de la 3e pers. pi dupa? fait, très fréquente et pour ainsi dire ordinaire dans notre texte, C'est l'une des caractéristiques les plus tranchées de l'idiome populaire à Met^ dans