XII INTRODUCTION
la dernière période du moyen âge. Asse^ rares
au xme siècle, les exemples de cette désinence
spéciale se multiplient aux siècles suivants (voy.
de nombreuses citations dans Romani a, /, 33j,
et II, 25 1-255, et dans Guerre de Metz, 455-6).
Le texte tout familier du Journal de Jean Le
Coullon en fournit à foison : on vandangeont, 5
(à côté des formes régulières comme phonétique
et syntaxe, ils vandangèrent, on vendangea, g);
ils pillont, 8, ig; vallont, 2g; baillont, 33; la
reste quittont le lieu, 3y; vandont, 41 ; sillont,
5o; perdont, 5g; aportont, 64; renonçont, 64;
diminuont, 65 ; portont, 66 ; mangeont, 6y. C'est
à chaque page, pour ainsi dire, que se rencontre
cette désinence anomale qui, revêtant la forme
du temps présent, donne au thème tout entier le
sens du temps passé. Cette déformation ne s'est
développée, à notre connaissance, que dans le
patois de la Lorraine et principalement à Met\.
C'est un phénomène d'ordre purement populaire
et de date relativement moderne. Mais il n'en est
pas de même pour une autre désinence qui affecte
la même forme verbale.
3) a (ai, e), désinence du par f. ailleurs qu'à la /re conjugaison. Verbe «vendre» : parf. vanda, venda, 3, 5, 11, iy, 10, 25, etc., etc. ; a rendre » :