‹ Journal de Jean Le Coullon, 1537-1587Chapitre 11 sur 45 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

la dernière période du moyen âge. Asse^ rares

au xme siècle, les exemples de cette désinence

spéciale se multiplient aux siècles suivants (voy.

de nombreuses citations dans Romani a, /, 33j,

et II, 25 1-255, et dans Guerre de Metz, 455-6).

Le texte tout familier du Journal de Jean Le

Coullon en fournit à foison : on vandangeont, 5

(à côté des formes régulières comme phonétique

et syntaxe, ils vandangèrent, on vendangea, g);

ils pillont, 8, ig; vallont, 2g; baillont, 33; la

reste quittont le lieu, 3y; vandont, 41 ; sillont,

5o; perdont, 5g; aportont, 64; renonçont, 64;

diminuont, 65 ; portont, 66 ; mangeont, 6y. C'est

à chaque page, pour ainsi dire, que se rencontre

cette désinence anomale qui, revêtant la forme

du temps présent, donne au thème tout entier le

sens du temps passé. Cette déformation ne s'est

développée, à notre connaissance, que dans le

patois de la Lorraine et principalement à Met\.

C'est un phénomène d'ordre purement populaire

et de date relativement moderne. Mais il n'en est

pas de même pour une autre désinence qui affecte

la même forme verbale.

3) a (ai, e), désinence du par f. ailleurs qu'à la /re conjugaison. Verbe «vendre» : parf. vanda, venda, 3, 5, 11, iy, 10, 25, etc., etc. ; a rendre » :

Page 1