INTRODUCTION IX
du texte), /e Journal de Jean Le Coullon apporte une contribution modeste, mais non sans valeur, à V étude de la langue parlée par la classe de la bourgeoisie rurale du pays messin au xvie siècle. C'est ce qui nous a engagé à signaler sommairement celles de ces formes qui donnent à notre texte une saveur locale et comme un goût de terroir, qui ira s' affaiblissant graduellement sous faction de Vinfluence française, non plus restreinte désormais au seul domaine littéraire, mais s' exerçant dans toutes les branches de la politique et de V administration. A la date où s'arrête le Journal (i58j), il y avait trente-cinq ans que le pays des Trois-Evêchés avait fait accession au royaume de France. Et V importante chronique de Jean Bauche^, qui remonte à Vannée 1 635, ne comporte plus de ces formes locales, de ces désinences archaïques, désormais rejetées de la langue polie, exclues de la culture littéraire et abandonnées à ce qu'on appela si longtemps avec dédain « le patois». Ce sont ces formes que nous allons signaler.
Le mérite de ce relevé réside surtout dans la date du texte qui le fournit : le Journal de Jean Le Coullon est postérieur de plus d'un siècle
à la date du manuscrit de la Guerre des Quatre