LE TABAC EN ALLEMAGNE
Mes chers lecteurs, beaucoup d'entre vous ont certainement parcouru l'Allemagne. En arrivant dans la patrie de Hegel et de Klopstock, ils ont été immédiatement frappés par quelque chose qui ne rappelle nullement l'objectif et le subjectif, le moi et le non-moi; ils ont senti une odeur de tabagie qui ne les a plus quittés pendant toute la durée de leur séjour. L'Allemagne est, en effet, un immense estaminet où tout le monde boit de la bière et fume. Bien que les institutions aient encore un certain cachet aristocratique (de simples bourgeois comme vous et moi ne sont pas hoffàhig, ce qui veut dire digne d'être reçu à la cour), les mœurs sont démocratiques. L'estaminet ou la kncipe est fréquenté à Berlin et à Munich par les ministres. Les chefs des différents partis parlementaires trouvent parfaitement naturel de convoquer leurs amis politiques dans une brasserie enfumée, et de discuter leurs plans de campagne en vidant des pots de grès, et mangeant du pain de seigle, de la choucroute et du lard. Il n'est donc pas étonnant que l'Allemagne consomme d'énormes quantités de tabac. La consommation annuelle s'élève à environ 2 kilog. par tête d'habitant. Je vais d'abord examiner la culture nationale en 1882.
Parcelles. ^^^^ Nombre de planteurs. Au-dessous de 4 ares. + 4 ures. Total. Superficie .
Prusse
Bavière
Saxe , . . . .
Wurtemberg
Bade
Hesse
Mecklembourg
Thurinfïe
Brunswick
Anhult
Alsace-Lorraine. . . .
ares.