IV. — lins, spiritueux, vinaigres, cidres
Vins. — Il y a eu, depuis quelques jours, une plus grande acti\ité dans les transactions dans la plupart des centres viticoles. Les vignerons continuent à maintenir leurs prix, et le commerce dont les approvisionnements sont restreints, est obligé d'y acquiescer. Il faut d' ailleurs ajouter que les vins nouveaux sont presque partout supérieurs à la détestable réputation qu'on leur avait faite avec beauc(^up trop de facilité; sans doute, ils n'ont rien des vins d'une grande année, mais ils sont bien supérieurs aux piquettes affreuses dont on nous menaçait il y a quelques mois. Les travaux des vignes se poursuivent avec activité ; ou profite du temps relativement beau qui règne, pour les pousser avec beaucoup d'activité. On constate généralement que le bois se présente dans de bonnes conditions. — Voici les derniers cours sur quelques points : dans l'Aude, on cote par hectolitre : Aramon, 25 à 26 fr.; petits Montagnes, 30 à 32 fr.; Montagne et Lézignan, 33 à 35 fr,; Narbonne, 37 à 45 fr. suivant la qualité; — à Dijon, vins ordinaires, 75 à 80 fr. la pièce; choix, 90 à 95 fr.; supérieur, 100 à 110 fr.; — en Sologne, vins
blancs, 60 à 65 fr. la pièce; Gamay, 65 à 70 fr,; gros noir, 105 à 120 i'r.; — à Orléans, les vins de pays, 90 à 115 fr. la pièce; — à Cette, les vins d'Espagne sont payés comme il suit par hectolitre : Catalogne, 28 à 30 fr.; Alicante, 38 à 42 fr. Les vins d'Italie non plâtrés valent 30 à 42 fr. suivant la qualité.
Spiritueux. — Le commerce des alcools est toujours dans la même situation de marasme. Les prix se soutiei.nent avec peine, et les ventes sont peu importantes. On paye dans le Midi : Nîmes, 3/6 devin, 100 fr.; de marc, 95 Ir.; Dézicrs, 3/6 bon goût, 103 fr.; marc, 95 fr.; Celte, 3/6 bon goût, 105 à 110 fr.; 3/6 marc, 100 fr. — Dans les Charcutes, les demandes sont assez restreintes. On paye à Cognac pour les eaux-de-vie 1878 à 1880 : Borderies, 220 à 255 fr.; fins bois, 210 à 220 fr. ; bons bois, 200 à 210 fr. ; bois éloignés, 180 à 200 ir. — Dans le Nord, on paye à Lille, 48 fr. 50 par 100 kilog. pour le 3/6 de betteraves. — A Paris,, on paye : 3/6 betteraves, 1™ qualité, 90 degrés, disponible, 50 fr. 25 à 50 fr. 50; mars, 50 fr. 75 à 51 fr.; mars et avril, 51 fr. 25; quatre mois de mai, 52 fr. 75 à 53 fr. Au 21 février, le stock était de 13,675 pipes, contre 13,925 en 1882.
Cidres. — Les affaires sont assez calmes. Les prix des bonnes qualités sont soutenus avec beaucoup de lermeté.
Raisins secs. — On cote à Marseille par 100 kilog.: Corinthe, 50 fr. 25 à 50 fr.50; Thyra, 41 à 42 fr.; raisins noirs, 35 à 36 fr.; Tripoli, 30 à 31 fr.; Samos noirs, 41 à 42 fr.; blonds, 37 à 38 ir.; Alexandrette, 39 à 40 fr.; Candie noirs, 39 à 40 fr.
V. — Sucres. — Mêlasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. — La situation n'a pas beaucoup varié de|iuis huit jours, mais la baisse n'a pas fait de nouveaux progrès. Les affaires continuent à être assez difficiles. Pour les sucres bruts, on paye à Paris : sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 50 fr.; les 99 degrés, 57 fr. 50; sucres n" 3, 57 fr. 75 à 57 fr. 50. — Sur les marchés des départements, on paye : Saint-Quentin, sucres bruts, 49 fr. 50; sucres blancs, 6i fr. 75; à 62 fr.; à Valenciennes, sucres bruts 49 fr.; à Lille, sucres bruts 49 fr. 50 — A Paris, le stock de l'entrepôt réel des sucres était, au 21 février, de 887,000 sacs, avec une augmentation de 10,000 sacs depuis huit jours. — Pour les sucres raffinés, les prix sont les mêmes que précédemment, de 105 à 106 fr. par 100 kilog. à la consommation; pour l'exportation, on cote de 62 fr. 75 à 65 fr. 75 par 100 kilog. suivant les sortes. — Dans les ports les affaires sont toujours calmes siu" les sucres coloniaux.
Mélasses. — On paye à Paris 12 fr. par 100 kilog. pour les mélasses de fabrique; 14 fr. pour celles de raffinerie.
Fécules. — Les prix accusent beaucoup de fermeté. On cote à Paris 39 à 40 fr. par 100 kilog. pour les fécules premières du rayon; à Gompiègne, 38 fr. 50 pour celles de l'Oise.
Glucoses. — Les cours des sirops sont fermes. On paye par 100 kilog. : sirop de froment, 53 à 55 fr. ; sirop massé, 42 à 43 fr. ; sirop liquide, 34 à 36 fr.; le tout par 100 kilog.
Amidons. — Les prix se maintiennent, pour toutes les catégories, sans changements.
Vt. — Huiles et graines oléagineuses, tourteaux.
Huiles. — Il y a encore eu depuis huit jours un léger mouvement de baisse dans les prix des huiles de colza, tandis que les prix des huiles de lin présentent plus de fermeté. On cote à Paris par 100 kilog. : huiles de colza en tous fûts, 106 fr, 75; en tonnes, 108 fr. 75; épurée en tonnes, J16 fr. 75; huile de lin en tous fûts, 59 fr. 50; en tonnes, 61 fr. 50. — Sur les marchés des départements^ on paye les huiles de colza : Caen, 103 fr. ; Lille, 102 à 102 fr. 50; Arras, 106 fr. ; Rouen, 103 fr. 50; et pour les autres sortes, lin, 59 à 60 fr. ; arachides, 75 fr. — A Marseille, les prix des huiles d'olive se maintiennent aux taux de noire dernière revue.
Graines oléagineuses. — Prix soutenus. On paye par hectolitre à Arras : œillette, 25 fr. 50 à 28 fr. 50; colza, 25 à 27 fr. 50; lin, 19 fr. ; cameline, 15 à 19 fr.
Tourteaux. — Dans le Nord les prix sont ceux de la semaine dernière. A Marseille, on cote par 100 kilog. : tourteaux de lin, 17 fr. ; d'arachides en coques, 9 ir. 75; décortiquées, 13 fr. 75; de sésame du Levant, 15 fr.; de coprats, 12 iV.; de colza du Danube, 12 fr. 50; d'œillette, 12 fr. 75; de coton, 12 fr. 75 ; de palmiste naturel, 10 fr. 50; de ricin, 11 fr. 75; de ravison, 12 fr. 50.
Engrais. — Les nitrates de soude sont payés àDunkerque 31 fr. par 100 kilog.
VJI. — Matières rdnineusen, colorantes , etc.
Matières résineuses. — Les prix accusent un peu de hausse. On paye à Bor-
-deaux 91 fr. par 100 kilog. pour l'essence pure de térébenthine.