SUR L'ŒUF D'HIVER DU PHYLLOXERA
Dans la séance du 13 janvier 1882, la Commission supérieure du phylloxéra en France émettait le vœu suivant :
« Considérant l'importance du rôle que joue l'œuf d'hiver dans l'évolution du « phylloxéra, puisqu'il entretient sans cesse la vitalité des colonies souterraines « et que tout foyer phylloxérique a pour origine un œuf d'hiver; que, dès lors, « sa destruction est d'un intérêt pratique évident, émet le vœu que des expériences « méthodiques soient instituées non seulement dans le laboratoire, mais en grande « culture, pour déterminer quels sont les moyens à employer pour arriver à la « destruction certaine de l'œuf d'hiver. »
Par cette proposition on affirme, ni plus ni moins :
P A quelle cause est due la vitalité des colonies agames des racines, c'est-àdire la puissance de perpétuation et d'accroissement de ces colonies;
2° Quelle est l'origine de chaque centre nouveau d'infection;
3° lie que doit faire la pratique pour arrêter les colonies existantes et empêcher la formation de colonies nouvelles ; on laisse seulement à des recherches ultérieures et à de nouvelles expériences le soin de déterminer los moyens qui devront satisfaire à ces deux indications.
Puis, M. Balbiani, promoteur autorisé du vœu, dans une lettre adressée au ministre de l'agriculture, et communiquée par celui-ci au secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, expose les raisons de ces affirmations et de ces propositions.
Pour lui, la fécondité des génératrices agames des racines est limitée et circonscrite dans une courte période, et cesserait peut-être au bout de peu de générations, dans la même année, puisque, en fait, de 20 à -24 gaines ovigères qu'a la