CONCOURS DE REPRODUCTEURS DE PARIS
traire vivement désiré par beaucoup d'entre eux. Nombre de Sociétés d'agricullure s'en occupent ; je puis citer ici un exemple, pris dans mon voisinage, celui de la Société d'agriculture de Montbrison.
Sur la proposition de M. de la Plagne, agriculteur aux Penauds, cette Société, présidée par M. de Qiiirielle, a arrêté dès l'année dernière, et avant de connaître le concours ouvert par la Société des agriculteurs de France, que toutes les primes anciennes, attribuées par elle aux reproducteurs mâles, seraient à l'avenir supprimées^ et remplacées par des primes de monte. La première application de cette mesure doit être faite cette année.
De tout ce qui précède, je tire les conclusions suivantes :
I ° Il est à désirer que le ministère de l'agriculture maintienne le principe du concours annuel d'animaux reproducteurs, qu'il développe ce concours le plus possible, et qu'il le laisse joint aux concours d'animaux gras et de machines tenus, chaque année, à Paris, pendant le carnaval.
2° Il est à désirer que la Société des agriculteurs de France et toutes les Sociétés locales d'agriculture de France adoptent le système des primes de monte, et arrivent à multiplier le nombre de ces primes, de façon à répondre à l'un des besoins les plus pressants de notre élevage.
3° Il est à désirer que le gouvernement, d'un côté, et les Sociétés d'agriculture, d'un autre, provoquent partout oii il y a des types de races à conserver, la création des livres généalogiques appelés herdbook, et excluent de leurs primes de reproducteurs, tous les animaux qui ne seront pas inscrits autlientiquement comme appartenant à une race pure.
Veuillez agréer, Marquis de Poncins,
Membre de la Société nationale d'agriculture.
M. LALIMAN Eï LE PHYLLOXERA
Depuis quelque temps on a pu lire dans différents journaux, notamment dans la Chronique vinicote universelle, des articles signés par M. Laliman, sur la prétendue importation du phylloxéra en Hongrie et en Italie par des plants racines de vignes américaines ; mon nom y a été mêlé, et si je n'ai pas répondu plus tôt aux assertions plus qu'erronées de M. Laliman, c'est que j'avais la certitude que personne ne prendrait au sérieux les affirmations du viticulteur du château de la Tourrate.
Une lettre que je reçois d'FiSpagne d'un ami de M. Laliman m'oblige à rompre le silence qui a pu étonner quelques-uns de mes amis. Cette lettre contient le passage suivant : « J'ai ouï dire que vous avez vendu réellement 2,000 racines de Taylor à M. Cavazza... » (M. Laliman dans son premier article parlait même de 20,000 plants racines).
Je déclare donc qu^il est faux que j'ai envoyé à M. Cavazza des Taylor racines. Cet envoi fait à Monte-Cristo se réduit à 4,000 simples boutures desquelles on avait éloigné tout le vieux bois, et qui ont été emballées le jour même où on les a coupées.
// est faux aussi que j'ai envoyé à M. le D' Horvath des plants racines de divers cépages. Les plants expédiés en Hongrie étaient de simples boutures soigneusement triées et sans la moindre parcelle de vieux bois. Ces boutures, emballées dans du marc de raisin décomposé^ sont restées près de trois mois en route par suite d'une erreur