IV. — Vins,spirilueuc, vinaigres, cidres
Vins. — Le plus grand calme règne dans les transactions sur les vins ; la situation que nous avons signalée dans nos précédents bulletins se maintinent pi-esque partout. La cause principale en est dans les fêtes de Pâques; il faut ajouter aussi que l'on attend avec une certaine impatience que les circonstances aient, complètement hxé les esprits sur les résultats des gelées du mois de mars, il paraît à peu près certain que, en ce qui concerne la vigne, on avait sur le moment beaucoup exagéré le mal dû à ces gelées; mais les jours dangereux sont encore loin d'être passés, et il faudra encore (juelques semaines pour se rendre compte de ce que pourra être la végétation. Les travaux de taille sont partout achevés : on a constaté généralement que le bois est bon, sain et vigoureux et que l'on peut compter sur unn bonne préparation. Il y a peu de chose à changer aux cours que nous avons indiqués dans nos derniers bulletins. Dans le Narbonnais, on paye par hectolitre : Aramon, 25 à 26 fr, ; petits Montagne, 30 à 32 fr.; Montagne et Lézignan, 33 à 35 fr. ; Narbonne et Lézignan, 37 à 38 fr. ; Narbonne. premier choix, 42 à45fr. Dans le Maçonnais, les vins ordinaires de 1882 valent 60 à 65 fr. la pièce de 215 litres. Dans la Loire-Inlérieure, les vins du pays valent 70 à 72 fr. la pièce. Les arrivages de vins étrangers, et surtout de vins espagnols, continuent à être très abondants. A Cette, on les paye de 30 à 40 par hectolitre, suivant les qualités et les provenances.
Spiritueux. — Dans le Midi, les affaires sont peu importantes, et les prix ne varient pas. On paye à Pézenas 3/6 bon goiàt, 102 fr. marc, 94 fr. A Cognac, les
DES DSNRÉES AGRICOLES (3i MARS 1883). 513
ventes sont peu importantes ; les prix sont les suivants pour les eaux-de-vie de 1878 à 1880 : Borderies, 220à 225 fr. ; fins bois, 210 à 220 ir.; bons bois, 200 à 210 fr. ; bois éloignés, i 90 à 200 fr. Dans le Nord, au contraire, la hausse que nous avons déjà indiquée sur les alcools de betterives continue à se ])roduire, et il y a des ventes assez importantes. — On cote à Paris, par hectolitre : 3/6 betteraves, 1™ qualité, 90 degrés, l'hectolitre, disponible, 55 fr. ; avril, 5'4 fr. 50 à 55 fr. ; quatre mois de mai, 52 fr. 25 à 53 fr. 50; quatre derniers mois, 52 fr. 50.
— Le stock est actuellement de 21,150 pipes contre 1^1,175 en 1882. Vinaigres. — Ventes peu importantes, avec maintien des anciens cours. Raisins ser.s. — Les arrivages sont partout peu importants, et il y a beaucoup
de fermeté dans les prix. On cote à Marseille, par 100 kilog. : Gorimhe, 52 fr. 50 à 53 fr.; Thyra, 43 à kk fr,; raisins noirs, 40 à 41 fr.; Chypre bleutés, 52 fr.; Samos, 46 à 47 fr.; Garamanie, 44 à 45 fr.; Alexandrette, 43 à 44 fr.; Vourlay, 43 à 45 fr. ; Constantinople, 39 à 40 fr.
V. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Glucoses. — .imidons. Sucres. — Quoique les affaires soient toujours assez calmes, il y a plus de fermeté dans les prix. On paye sur les principaux marchés pour les sucres bruts : à Paris : sucres bruts 88 degrés, 52 fr. 50 ; les 99 degrés, 60 fr. 50 ; sucres blancs, 61 fr. ; à Lille, sucres bruts, 51 f r ; à Valenciennes, 51 fr. 50. — Le stock de l'entrepôt réel des sucres à Paris, était, au 25 mars, de 855,000 sacs pour les sucres indigènes, avec une diminution de 7,000 sacs depuis huit jours.
— Il y a plus de fermeté dans les prix des sucrés raffinés; on les cote de 106 à
107 fr. 50 par 100 kilog. à la consommation, soit de 65 fr, 50 à 63 fr. 50 pour l'exportation.
Mélasses. — Maintien des cours. On paye à Paris : mélasses de fabrique, 12 fr. par 100 kilog.; de raffinerie, 13 fr, 50.
Fécules. — Les cours sont stationnaires. On cote à Paris : fécules premières 39 à 40 fr. ; — à Gompiègne, fécules de l'Oise, 39 fr. 50; à Epinal, fécules des Vosges, 41 fr.
Glucoses et amidons. — Les ventes sont peu importantes ; les prix sont sans variations.
Houblons. — Les affaires sont très restreintes; il y a peu d'offres de la part de la culture. On cote en Alsace 700 à 875 fr. par 100 kilog. suivant les sortes. En Angleterre, on signale une plus grande activité dans les transactions. Vt. — Huiles et graines oléagineuses, tourteaux.
Huiles. — Depuis huit jours la hausse a tait de nouveaux progrès sur les huiles de graines. On cote à Paris, par lOD kilog. : huiles de colza en tous fûts,
108 fr. ; en tonnes, 110 ^\; épurée en tannes, 1 18 fr. ; huile de lin en tous fats, 59 fr. 50; en tonnes, 61 fr. 50. — Sur les marchés des départements, on cote les huiles de colza : Lille, 98 fr. ; Rouen, 102 fr. ; Gaen, 104 fr. 50 ; Cambrai, 99 fr. ; et pour les autres sortes, lin, 57 fr. ; œillettes, 114 à 115 fr. — A Nice, les prix des huiles d'olive, soutenus avec btiaucoup de fermeté. On cote : extra, 2J0 à 215 fr. ; surfines, 180 à 190 fr.; fines, 130 a ,145 fr. ; Bari, 155 à 165 fr. le tout par 100 kilog.
Graines oléafjineuses. — Les cours se maintiennent On paye à Arras par hectolitre : œillette, 26 à 28 fr.; colza, 25 à 26 fr. ; Un. 16 à l-s fr. 50 ; cameline, 16 à 18 fr. 50.
Tourleaux. — Prix fermes. On cote à Cambrai par 100 kilog. : tourteaux d'œillelte, 17 fr. ; de colza, 18 fr. 50 à 20 fr. ; de Un, 21 fr. 50 à 23 fr. VU. — Matières résineuses, colorantes et tannantes.
Matières résineuses. — Les prix sont en hausse. On paye à Dax, 90 fr. par 100 kilog. pour l'essence pure de térébenthine.
T 'Tires. — Dans le Languedoc, les cristaux de tartre sont cotés 280 à 290 fr. par 100 kilog.
Suifs. — On paye à Paris, 104 fr. par 100 kilog. pour h's suifs purs de l'abat de la boucherie; 78 fr. pour les suifs en branches. L^s prix sont en hausse. VIII. — Beurres. — Œufs. — Fromages.
Beurres. — Il a été vendu pendant la semaine à la halle de Paris 287,346 kilog. de beurre. Au dernier jour, on payait par kilog. : en demi-kilog, 2 fr. 90 à 4 fr. 40; petits beurres, 2 fr. 08 à 3 fr. 48; Gournay, 2 fr. 84 à 4 fr. 93; Isigny, 2 fr. 90 à 8 fr. 56.
Œwfs. — Du 20 au 26 mars, on a vendu à la halle de Paris, 8,548,248 œufs
REVUE GOMxMERCIALE ET PRIX GOURANT
On payait par mille : choix, 86 à lOt' fr.; ordinaires, 58 à 78 l'r.; petits, 45 à 54 fr.
Fromages. — On vend à la halle de Paris : par douzaine, Brie, ^ à 36 fr.; Montlhéry, 15 fr.; — par cent, Livarot, 53 à 115 fr.; Mont-Dor, 15 à 31 fr.; Neufchâtel, 5 à 23 fr.; divers, 7 à 95 fr.; —par 100 kilog., Gruyère 110 à 176 fr.