‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 42 sur 683 · MÉTÉOROLOGIE DU MOIS DE DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE DU MOIS DE DÉCEMBRE

Voici le résumé des observations faites à l'Observatoire du parc de Saint-Maur :

Moyenne barométrique k miài, 752'""". 33. Minimum le 5, à 5 heures du soir- 736"^'". 22. Maximum' le 20, à 10 heures du matin, 768,'"™. 59.

Moyennes thermoniétriques : des minima 2''.32 ; des maxima 7". 12 : du mois, 4". 71. Moyenne vraie des 24 heures, 4". 56.

Minimum les 2 et 12 au matin, — 2°. 8. Maximum les 27 dans la journée et 31 dans la nuit, 13°. 8.

Humidité relative. : moyenne, 91 ; la moindre, 63 le 4 à 2 heures du soir, la plus grande, 100 en 21 jours.

Tension de la vapeur : moyenne 5'"'". 96; la moindre 3""'". 3,1e 3 à5 heures du matin; la plus grande, 10'"'". 1, le 27 à 5 heures du matin.

Temipérature moyenne de la Marne : 4". 58. Elle a varié de 1"'.9 le 13 au matin, à 9". 33, le 31 au matin.

Pluie, 66""". i (72"'"\6 à l'ancien observatoire) en 86 heures et demie, réparties en 17 jours. Ily a eu 2 jours de neige, les Set 7; un peu de grêle, les 4, 6, 7 et 23.

Nébulosité moyenne, 85. 10 jours de brouillard.

Il y a eu 10 jours de gelée et 9 jours de gelée blanche.

Il a éclairé le 5 décembre à 1 heure du matin du côté N.-O.

La température de décembre est de près de 2" plus haute que la température normale, ce qui est très commun ; le mois de décembre 1 880 était plus chaud ; celui de 1 876 beaucoup plus, avec une moyenne de 7". 05.

La hauteur barométrique est de plus de G™" au-dessous de la moyenne ordinaire de décembre; en 1876, il était beaucoup plus bas.

Le ciel a été beaucoup plus couvert que d'habitude.

Les brouillards n'ont pas été forts et ont eu peu de durée.

La Marne a été très trouble et très haute tout le mois ; elle s'est élevée le 3 à 6". 77 (c'est-à-dire à l'altitude 36"'". 77) dépassant de 0'".08 le niveau qu'elle avait atteint au même lieu le 17 mars 1876. Aujourd'hui 3 janvier, à 8 heures du matin, elle était à 6'". 46.

Les vents de sud ont dominé; ils n'ont guère varié que de E.-S.-E. à O.-N.-O., en passant par le sud. E. Renou,

Membre de la Société nationale d'agriculture.

Dans les campagnes, les vidanges sont encore établies d'après un sy-^tème presque barbare, contraire à l'hygiène d'une part, et entraînant d'autre part la perte de quanîités considérables de matières ferti-

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lisantes. Nous pensons qu'on lira avec Intérêt quelques détails sur le système de lavidangeuse automatique, imaginée par M. Mouras, propriétaire à Vesoul (Haute-Saône).

La fosse mobile du système Mouras est représentée par la fig. 5. C'est le modèle pour les besoins de dix personnes. Lal'osse consiste en

un réservoir A en tôle galvanisée de forme cylindrique ou ellipsoïdale. Celte caisse est hermétiquement close; sa longueur est de 'l".40, sa largeur de (^".TO et sa hauteur de 2 mètres. Elle peut être posée n'importe à quel endroit : à l'intérieur ou à l'extérieur de l'habitation, au-dessus, au niveau ou au-dessous du sol, à la condition que le tuyau d'évacuation C soit à la hauteur de la conduite des égouts. B est le tuyau de chute, sur lequel on peut brancher les tuyaux d'eaux pluviales et ménagères. En C on voit le tuyau d'évacuation par oii s'échappent les produits de la vidangeuse f le niveau des liquides de l'intérieur ne s'élève jamais au-dessus de la limite inférieure du coude du tuyau d'évacuation.

Ce tuyau d'évacuation plonge dans l'intérieur de la vidangeuse d'une longueur qui varie de D en D' suivant la surface de la fosse et le nombre des personnes que celle-ci doit desservir. Par l'effet de la disposition de ces deux tuyaux de chute et d'évacuation, l'appareil étant une fois rem.pli d'eau, quelques quantités de matières liquides ou solides qui entrent dans la vidangeuse, il n'en sort jamais, par le tuyau d'évacuation et en vertu de la fermeture hermétique, qu'une

égale quantité de liquide légèrement teinté, à peine odorant. En E on -voit un tampon en cuivre à pas de vis de 0'".19 de diamètre pour faciliter l'inspection de l'intérieur. Dans la partie inférieure il peut se trouver aussi un trou d'homme pour l'entretien et l'inspection, le nettoyage ou la réparation, si cela devenait jamais nécessaire. En F on voit un robinet d'expérience permettant de constater la présence ou l'absence des gaz. Au-dessous du tuyau d'évacuation, on peut disposer soit un récipient en tôle ou un simple tonneau fermé (fig. G), muni d'un robinet par lequel on prendra les liquides destinés à l'irrigation des champs ou des jardins. Si l'on préfère, on peut adapter au tuyau d'évacuation, un tuyau de petit diamètre et conduire les eaux fécondantes dans un trou à fumier ou à purin, sur des terreaux en décomposition, ou même directement par des rigoles d'irrigation tracées dans les champs ou les jardins.

On peut transformer, d'après le système Mouras, une ancienne fosse ordinaire. Pour cela, il suffira (fig. 7) de curer entièrement la fosse; de boucher le tuyau d'évent qui existe souvent à Paris et dans d'autres grandes villes, puis d'établir les deux tuyaux de chute B et d'évacuation D, comme nous venons de le dire pour la fosse neuve. Ensuite on s'assurera de l'étanchéité de la fosse en la remplissant d'eau ; si le niveau n'a pas baissé au bout d'un ou deux jours, elle sera, comme l'autre, livrée au service.

Les avantages de la vidangeuse Mouras sont les suivants, d'après M. l'abbé Moigno : elle est absolument inodore, et rend toute infection impossible; elle transforme tout ce qu'elle reçoit, excréments solides

Fig. 6.— Vidangeuse munie d'un tonneau de décharere

et liquides, dans un temps assez court et sans aucune addition d'ingrédients chimiques, en un liquide homogène, à peine trouble, qui tient tout en suspension, sans rien laisser déposer, ni contre les parois du tuyau d'évacuation,, ni au fond du canal-égout; elle se vide ellemême, automatiquement, et incessamment, c'est-à-dire que chaque

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Fig.7. — Ancienne fosse transformée.

volume de déjections nouvelles introduit par le tuyau de chute, fait sortir immédiatement un volume égal de déjections anciennes élaborées et fluidifiées; le liquide de sortie auquel rien ne manque des éléments organiques et inorganiques des déjections, [à peine odorant, peut être reçu sur place dans un tonneau d'arrosage, pour servir aux irrigations domestiques du jardin ou dii potager, ou s'écouler de luimême dans l'égout, et enfin dans des canaux d'irrigation des prairies, des champs, etc., etc.

Toutes les indications de détails et les renseignements spéciaux sont d'ailleurs fournis par MM. Barbas et Gie, 83, boulevard de Strasbourg, à Paris, concessionnaires des licences pour l'application du système Mouras, dans les départements de la Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Eure, Eure-et-Loir, Oise et Loiret.

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