‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 499 sur 683 · LA SITUATION AGRICOLE EN NORMANDIE · texte numérisé non relu

LA SITUATION AGRICOLE EN NORMANDIE

seils, je me permets encore cette fois de leur indiquer les moyens que j'emploie en pareil cas et qui me donnent toujours pleine satisfaction :

Sur une céréale d'hiver, qui me paraît trop faible au printemps, je fais semer une légère dose de sulfate d'ammoniaque (150 kilog. à l'hectare, 150 kilog. de sel marin et 300 kilog. de plâtre) que j'enterre au moyen d'un hersage énergique avec mes herses articulées d'Emile Puzenat, et que je fais suivre d'un bon roulage.

Sur mes légumineuses (trèfles,^ luzernes, etc.), je fais opérer également un épandage de plâtre de 1 ,000 kilog. à l'hectare, avec un hersage semblable au précédent, qui ouvre la terre et débarrasse le pied de la plante des herbes desséchées qui ne font que la priver de l'air et de la lumière dont elle a absolument besoin pour végéter.

On commence à semer les lins, récolte excellente autrefois dans notre région, mais qui, depuis plusieurs années déjà, a cessé aussi, à l'exemple du colza, d'être convenablement rémunératrice, en raison surtout des fraie" élevés que sa culture nécessite.

Les terres destinées à recevoir les racines fourragères préparées de longue main sont, il me semble, dans de bonnes conditions. Je vois partout semer betteraves et carottes champêtres.

Nos pommiers, très chargés de bourgeons, semblent attendre un temps plus doux pour fleurir. C'est heureux, vraiment, par ces nuits glaciales où nous constatons souvent de 2 à 3 degrés de froid, avec une épaisse couche de gelée blanche sur nos prairies, chaque matin.

E. Cassé,

membre de la Société d'agriculture de TEure.

SUR LES CHANGEMENTS A INTRODUIRE

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