Y compris 800,000 àneS, mules et mulets
Cultures potagères, maraîchères, i yn- ^-j)
Légumes secs., .' i ' > 826,028 cultures diverses
Tabac, houblon, etc 29,286)
Farineux... 1 ,(iô8 ,743
Graines oléagineuses &40,C26l „ n-c oi/- u <•
■ Betteraves à sucre 253;38ô^ 2, 9o6, 32b cuit, fourragères
Fourrages annuels / ^^g t -«i annuelles
Herbacés, légumineux et racineux i >• I
Prriiries artificielles 1 ^ ^sfi 392 2,583 ,392 Herbes en assol-
Trèfle, sainfoin, luzerne, ray-grass > ~' ' lement.
Prairies naturelles 4,224, 103\
Pâturages et pacages 3,131,243' ",3)5,346 Prairies. ,
Jachères et cultures non dénommées. 4,863,222 4,863,222 Jachères.
Total 33, 605, 642 hectares.
Auxquels il faut ajouter :
Vignes 2,582,716
Bois et forêts • 8 , 407 , .547 •
Terrains incultes et autres 8,309,069
Total 52,904,974
Soit 15 millions d heciares en céréales, et près de 13 millions en récoltes fourragères de toute nature.
Ce qui amène le sol cultivé à être ainsi divisé :
1/2 en céréales;
1/8 en cultures fourragères assolées;
1/8 en jachères et cultures non dénommées;
1/4 en herbes permanentes et pâturages.
La situation de la culture française s'est donc bien améliorée pendant la période de 1851 à 1873. Nous pouvons voir que la production fourragère occupe les 3[8 de la surface du territoire cultivé, soit une augmentation de 4 millions d'hectares. Nous sommes, aussi, loin d'approcher des magnifiques rendements de l'Angleterre, où les 3/4 de la surface sont consacrés à l'alimentation du bétail. Les nôtres ne sont que de 14 hectolitres 95 pour le blé, et de 22 hect 09 pour l'avoine.
Nous résumons dans le tableau ci-dessous la situation comparative de l'agriculture anglaise et de l'agriculture française :
Étendue en . Rendement moyen. Charge à l'hectare en têtes. Espèces.
Cultures
Cé- fourragères Herbes Prai- Che- Por- Poids
réaies, assolées, assolées, ries. Blé. Avoine. Bovine. Ovine. valine. cine. vif.
heclol. hectol. kilog.
Angleterre.. 1/4 1/8 1/8 1/2 24.39 38 0..527 1.7 0.1 0.2 250
France 1/2 1/16 1/16 1/4 15,95 22.09 0.355 0.848 0.105 0.174 ICO
De ces chiffres ressort toute la différence entre les deux agricultures.
Etudier les moyens de remédier à notre infériorité, c'est donc toujours étudier nos maîtres dans la culture pastorale, les Anglais. Nous avons vu les résultats de cette magnifique culture, grande production fourragère, soit permanente, soit assolée, nombreux bétail et bétail de choix, fort rendement en céréales. Dans les fourrages assolés figurent une grande quantité de racines destinées à l'hivernage. On tait peu de foin en Angleterre. La nourriture d'îr'ver est surtout demandée aux fourrages annuels, aux racines, même aux céréales et aux tourteaux.
« Rien de plus simple que la pratique de la culture anglaise Beaucoup de prairies soit naturelles, soit artificielles (mélange de graminées et de légumineuses), pour les trois quarts utilisées par le pâturage ; deux racines, la pomme de terre et le turneps; deux céréales de printemps, l'orge et l'avoine, et une seule céréale d'hiver, le blé ; toutes ces plantes enchaînées entre elles par un assolement alterne, c'est-à-dire par l'intercalation réguUère des céréales dites récoltes blanches, white cioops, avec les plantes fourragères dites récoltes vertes, green croops, et débutant par des racines ou plantes sarclées pour finir par le blé. » C'est en ces quelques mots que Léonce de Lavergne résumait l'agriculture anglaise.
Aujourd'hui il est bien avéré que dans l'état de crise que nous traversons, c'est de nous-mêmes que viendra le salut. Malgré les promesses qui nous sont faites,
nous ne voyons rien venir. Elevons toujours la voix, portons haut nos revendica lions, peut-être un jour seront-elles écoutées, mais jusque là travaillons à nous sauver nous*raêmes en cherchant à améliorer nos raé hodes.
C'est, inspirée par ces considérations, que la Commission permanente de la Section d'agriculture a résolu d'étudier d'une façon générale les transformations possibles de notre régime agricole dans le centre de la France. Cette étude* n'est que la continuation de celles que nous avons entreprises depuis plusieurs années sur les améliorations à apporter à notre production fourragère. Les maïs-fourrage, les prairies temporaires à bases de graminées, les pommes de terre, les proc dés de récolte et de conservation ont été l'objet de travaux spéciaux que tous n'avez point oubliés.
(La suite procfiainement). Houdaille de Railly.