LE TROUPEAU MERINOS DE P A SSY-EN- VALOIS
A l'occasion du compte rendu du concours régional d'Amiens, que nous avons publié dans le Journal de f Agriculture du 19 mai, la lettre suivante a été adressée par Mme Bataille, au directeur du Journal :
« Passy-en-Valois (Aisne), 20 mai 1883.
ce Monsieur, je viens de lire le compte rendu du concours d'Amiens, -et j'y vois que M. Sagnier, en parlant du troupeau que mon pauvre mari s'est attaché à améliorer, pense que cette J)ergerie est dispersée. C'est là une erreur, sur laquelle Je désire bien le voir revenir.
« Je tiens trop à ce fjue les efforts qu'il a faits ne deviennent pas inutiles, pour négliger quoi que ce soit, tant que je serai à la ferme, et jmncipalement le troupeau, qui a été constaaiment l'objet de tous ses soins.
« La bergerie existe toujours, avec cette seule différence que cette année, en raison du malheur qui m'a frappée, j'ai préféré, trouvant à le faire dans de bonnes conditions, vendre les îigneaux gris et les antenais, plutôt que les louer. Mais il n'en reste pas moins en ce moment 130 agneaux béliers, nés en aoiît et septembre, et qui seront à louer ou à vendre comme par le passé.
« Veuillez recevoir, etc. Cl. Bataille. »
Il est toujours fâcheux de se tromper ; mais, dans la circonstance actuelle, nous ne pouvons guère regretter notre erreur. Elle a donné l'occasion de constater que la bergerie du regretté M. Paul Bataille n'est pas dispersée, que cette belle entreprise se maintient. Nous espérons, et nous ne doutons pas que, entre les mains habiles de Mme Bataille, le troupeau de Passy-en-Valois conservera la légitime renommée qu'il a acquise. Henry Sagnier.