‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 614 sur 683 · COMMERCE INTERNATIONAL DES ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

COMMERCE INTERNATIONAL DES ÉTATS-UNIS

chiffre dépasse celui de l'importation. Les Etats-Unis sont le seul pays riche où l'exportation se trouve supérieure à l'importation. La théorie de la balance du commerce a été réfutée mille fois. Nous ne nous arrêterons donc pas sur ce sujet. Il nous serait trop facile de mettre à néant l'argumentation des partisans du système mercantile qui veulent donner les Etats-Unis comme preuve à l'appui de leur théorie surannée.

Paul MULLER.

LE GOiNCOURS RÉGIONAL DE BOURG- — II

Dans la race charolaise, comme on devait s'y attendre, il y avait une belle, nombreuse et bonne exposition. Avec des exposants tels que M. le comte Henry de la Fcrrière, de Bierre-lès Semur, M. Moreau, de Vic-sous-Phil, M. Petiot qui semble cumuler l'élevage de toutes les races, avec un égal succès, M. Tripier qui, avec les deux premiers exposants, représentait si bien le département de la Côted'Or; enfin M. Bernard fils, de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) , l'exposition de cette belle race charolaise, la seule des races françaises qui se rapproche un peu de la race Durham, ne pouvait manquer d'être fort remarquable, et l'un des grands attraits du concours. Nous avons surtout admiré la classe des jeunes génisses, à laquelle nous avons attribué un prix supplémentaire, tant il nous coiàtait de n'avoir que deux prix à donner. La génisse n» 31, exposée par M. le comte de Laferrière, était superbe et bien digne d'être mise à la tcte de cette charmante bande de 10 génisses, à robe blanche, formant un ensemble des plus attrayants Les autres catégories avaient moins d'homogénéité. A côté d'animaux de grand mérite, il y en avait d'autres assez médiocres. Mais néanmoins j'ai pu constater avec plaisir que si parmi ces charolais, il n'y avait pas mal de peaux dures et cuirassées, d'échinés maigres, de hanches à courte envergure, et de côtes plates, arquées en ogive, d'un autre côté, il y avait une plus grande proportion d'animaux possédant les qualités contraires.

Les catégories de la race Durham, pour une région où elle n'est pas cultivée et oîi les préjugés semblent encore lutter contre son adoption, étaient bien et dignement remplies. J'avoue que j'ai été bien agréablement surpris de voir, dans celte exposition très nombreuse, si peu d'animaux d'un mérite secondaire. Gomme ensemble, c'était bien la partie la plus belle du concours, et quelques-uns des animaux exposés étaient vraiment remarquables.

L'exposition des Durhams du concours régional de Bourg était redevable de sou éclat à plusieurs éleveurs renommés dont la réputation n'a plus besoin d'iiumbles éloges, tels que je puis les donner, pour s'étabhr dans l'opinion publique et être appréciée comme elle le mérite. Parmi les principaux exposants, je me plais à citer M. le marquis de Montlaur, qui m'a inspiré une haute idée de son élevage par les spécimens vraiment remarquables qu'il en a exposés. Son taureau 1" prix, n° 83, possède tous les points caractéristiques des grandes familles de la race : ampleur de développement, profondeur de corps, noblesse de maintien et de prestance, grande distinction générale et cette belle couleur rouan léger que nous distinguons en Angleterre par le mot Silver Roan., rouan argenté. La vache n" 103 à laquelle nous avons aussi donné le l"^"" prix était aussi fort belle. J"ai beaucoup regretté qu'on n'ait pas donné le 1" prix, au jeune taureau n" 78, qui, à mes yeux, était le plus bel animal du concours. Mais son museau charbonné et ses corn, s fortement teintées de noir ont paru à mes collègues, constituer un défaut qui l'a fait reléguer au second rang. Il faut bien admettre que ce défaut est grave et dépare singulièrement laspect d'un reproducteur. Les museaux noirs sont ordinairement un indice de ce qu'on appelle l'alliage. Cet indice remonte jusqu'à la vache Lady de Charles CoUing. Cette vache était le produit du croisement de Phœnix mère de Favourite avec un petit-fils de Bolingbroke, père de Favourite, mais ce petit-fils de Bolingbroke était le produit d'un croisement de ce dernier taureau avec lavache Galloway appaitenant au colonel F anagan. Colling, en permettant cette mésalliance, stipula que si le produit était un mâle il le garderait Ce taureau métis, quand il fut en âge de faire la saillie, fut accouplé à la vache pure Durham, Juhanna. Cette nouvelle mésalliance produisit un second veau mâle, inséré plus tard au Herd-Book, sous le nom de petit fils de Bolingbroke (-280) que C. CoIUng eut 1 imprudence d'accou])ler avec Phœnix mère de Favourite; le produit fut Lady. Qn prétend aujourd'hui que cette tache noire, que l'on remarque très souvent au

museau de certains Durhams, vient de cette mésalliance, et on a remarqué que c'est surtout dans les descendants de Lady que, le plus souvent, on rencontre ce défaut. Dans tous les cas, les nez noirs sont considérés en Angleterre comme une grande dépréciation, et on les évite avec le plus grand soin.

Parmi les lauréats dans les catégories de li race Jjurham au concours de Bourg, il convient aussi de nommer M. Petiot qui nous a montré de fort beaux animaux et surtout une vache rouge que l'on peut considérer comme une victime de sa perfection. Cette vache d'une rare perfection, âgée de trois ans et huit mois, n'a jamais fait veau et bien probablement n'en iera jamais; à cause de cette stérilité patente, nous avons dû la disqualiher. Il est évident que cette bète aura été dès son jeune âge soumise à un engraissement exagéré en vue des concours et il en est résullé qu'elle a, naturellement, perdu toute sa vitalité de reproduction. Je ne désespèie pas de la revoir comme vache grasse à un prochain concours général du Palais de l'Industrie; c'est bien dommage, car je puis dire que c'est une des plus belles vaches Durham que j'aie jamais vues, même en Angleterre.

Dans la classe des jeunes génisses j'ai beaucoup admiré une génisse rouge n" 87, exposée par M. le marquis de Monllaur, et à laquelle j'aurais bien voulu donner le l'""" prix, mais sa rivale n" 90, exposée par M. Larzat, l'a emporté. Il est vrai de dire que la génisse de M. Larzat avait près de quatre mois de plus que celle du marquis de Montlaur, et par conséquent était beaucoup plus complètement développée, mais, à âge égal, je doute qu'elle eût battu le n" 87 du marquis de Monllaur.

Puisque je viens de nommer M. Larzat, je ne puis m'empêcher de rendre hoai mage à cet éminent éleveur de Durhams. G'e.~t un de ceux à qui cette race est le plus redevable de ce qu'elle possède de faveur et de renommée dans notre pays. Sou exposition était en tout digne de sa renommée ; les deux premiers, les deux seconds et le troisième prix qu'il a remportés en sont une glorieuse preuve.

Il ne faut pas non plus oublier cet autre vétéran de l'élevage de la race Durham, M. Lacour, de Saint-Fargeau, dont nous avons regretté l'absence. Dans les catégories des Durham de sang pur et dans celles des croisements, son exposition a remporté de nombreuses récompenses.

Parmi les exposants de race Durham, j'ai déjà nommé M. Emmanuel Gréa. C'est avec un grand plaisir que j'ai vu cet eminent praticien s'adonner à l'élevage d'une race qui est appelée à rendre de si grands services dans la région qu'il habite. M. Gréa est un homme trop intelligent pour n'être pas persévérant. En suivant la voie dans laquelle il s'est engagé, il a fait preuve d'un grand sens pratique et d'un rare discernement. Le succès, je le lui prédis, viendra promptement récompenser ses efforts. Déjà le branle est donné dans sa région où il aura prochainement des émules et des imitateurs.

Le prix d'ensemble de la première catégorie, celle des Charolais, a été remporté par un éleveur de la Côte-dOr, M. Moreau. C'était la bande la plus homogène, comme mérite général, de tout le concours. L'autre prix d'ensemble pour lequel concourait une bande de Durhams exposés par M. Petiot, très inégaux, et parmi lesquels se trouvait la belle vache stérile que nous avions disqualifiée, n'a pu réunir la majorité des suffrages. C'est une bande de race fémeline beaucoup plus homogène qui a obtenu cette haute récompense.

Si parmi les exposants des Charolais et des Durhams, nous avions à Bourg les éleveurs les plus éminents, l'exposition ovine était aussi représentée par des s ommités de l'élevage français. Il suffit de nommer M. le comte de Bouille, M. Tiersonnier, le comte de la Ferrière. M. Textoris, de Chevey, M. Japiot, de Châtillonsur-Seine, M. Massé, du Cher, MM. Terrillon-Lemoine,de la Gôte-d'Or, pour se aire une idée de l'importance de la lutte dans les diverses catégories. Les principales récompenses, comme on le verra eu jetant un coup d'œil sur la liste des prix, ont été remportées par presque tous les éminents éleveurs que je viens de citer. Je puis dire que j'ai rarement vu d'aussi beaux spécimens de la race mérinos que ceux qu'il m'a été donné d'admirer au concours de Bourg.

Dans l'exposition porcine, c'est M. le marquis de Lénoncourt qui a moissonné le plus grand nombre de récompenses. Son exposition était fort belle, surtout celle de la race Yorkshire, laquelle, on le sait, est pour moi une race de prédilection, celle que j'élève moi-même, avec tout le soin et le scrupule d'uu éleveur tenant à la pureté du sang, à l'harmonie et à l'équiHbre des formes, à la qualité de la chair et surtout à la précocité.

Je dirai peu de chose des machines parmi les-juelles je n'ai rien vu de nouveau.

La seule chose qui m'ait frappé, c'est la quantité inusitée et extraordinaire des machines à battre. On eût dit un concours spécial de ces engins.

En somme, voilà un bon et solide concours, bien organisé et fortement constitué. On voyait partout et dans toutes les branches de l'administration, les effets d'une vigoureuse direction. Depuis l'aimable et sympathique M. Boitel, jusqu'aux plus simples subalternes, tout le monde officiel était afi'able et ]ioli, même les baïonnettes des sentinelles paraissaient moins rebiffantes et plus discrètes et on en apercevait beaucoup moins. Naturellement je n'ai point assisté aux fêtes que la ville de Bourg et le monde officiel offraient aux visiteurs, je ne me suis intéressé qu'aux choses purement agricoles. Cependant je ne puis quitter cette ville intéressante sans remercier les hôtes bienveillants et consciencieux de l'hôtel de France oîi j'étais descendu. Nous sommes malheureusement habitués à un écorchement vif de la part des propriétaires d'hôtels dans les villes où se tiennent des concours. Ici on n'a fait aucune différence sur les prix ordinaires, tt on nous a traités avec une libéralité inusitée et une complaisance que je n'oubl.erai point.

De la Tréiionnais.

Discours prononcé par M. Du Peyrat, inspecteur général de l'agriculture à la distribution des récompenses.

Messieurs, en décernant les récompenses aux lauréats du concours régional notre pensée n'est pas seulement d'honorer l'agriculture et ceux qui contribuent si largement à ses progrès. Nos visées sont plus hautes : nous voulons que le concours agricole soit un enseignement et laisse après lui une semence féconde qui plus tard portera ses fruits. En signalant des efforts intelligents, des procédés éprouvés, des résultats avantageux, nous avons l'espérance que bien des cultivateurs sauront profiter du succès des autres. Tel est surtout, messieurs, le but du concours des prix culturaux.

Dans un instant, l'honorable rapporteur du jury chargé de visiter les domaines des concurrents, vous rendra compte de cette partie de notre mission.

Il vous dira quels ont été nos regrets de ne pouvoir attribuer notre plus haute récompense, la prime d'honneur; mais il vous dira aussi que le département des Basses-Alpes a le droit d'être fier de ses petits cultivateurs, qui, au milieu de mille difficultés, savent, par leur énergie et leur opiniâtre labeur, vaincre les résistances d'une nature trop souvent ingrate.

Combien ces efforts se généraliseraient, combien ils seraient plus efficaces, si l'instruction agricole était plus répandue et si vos populations rurales étaient mieux éclairées sur leurs véritables intérêts. Il y a ici, en effet, un certain antagonisme entre deux intérêts qui ont souvent divisé l'opinion : la culture pastorale et le reboisement. C'est là la question vitale de la région alpestre.

Sur la plus grande partie de votre territoire occupé par des montagnes en ruines qui s'effondrent dans les vallées en portant au loin la dévastation, le problème de la production agricole devient tous les jours plus difficile : la surface productive diminue, la lutte pour l'existence y est plus laborieuse et plus dure, et, souvent, les efforts du cultivateur sont disproportionnés avec les résultats obtenus.

Les conséquences de cet état de choses se manifestent surtout par un fait grave, latal, continu : la dépopulation. Si vos rudes montagnards se cramponnent sur leur petit héiitage et subissent avec courage, avec la résignation de l'habitude, les privations de vos longs hivers, une partie des habitants abandonne ces austères régions et émigré vers des contrées plus clémentes où la vie est plus facile, le travail plus rémunérateur et le bien-être plus répandu.

Ce courant d'émigration continu est assurément très regrettable, mais il est aussi naturel'que légitime : la possibilité de production de ces contrées malheureuses diminuant, la population doit forcement diminuer. Un de vos administrateurs me disait, en parlant d'une commune de l'arrondissement de Barcclonnette, que, depuis "deux ans, on n'avait constaté dans cette commune ni un mariage, ni une naissance ni un décès. Ici la vie sociale est pour ainsi dire suspendue. Ce fait peint la situation des hautes vallées alpestres.

Tout en étant attristé par celte diminution du nombre des habitants, on se dçmande s'il faut s'en préoccuper outre mesure pour l'avenir, et s'il est des re-

rnèdes capables d'en conjurer les éventualités? Sans chercher à masquer ma ' pensée dans une forme enveloppée, je n'hésite pas à répondre que la dépopulation des montagnes des Alpes est un phénomène purement agricole qu'il convient de constater avec regret, mais qui, progressivement et sans secousses, aura pour résultat de restituer au domaine forestier des terrains devenus impropres à la culture et même au pâturage. Les forêts jouent, en ce cas, un rôle prépondérant de préservation et de reconstitution.

La population des Alpes ne doit pas redouter cette lente transformation : si elle diminue sur divers points, elle se cantonnera dans les parties où elle jouira de plus de bien-être, et quant aux émigrants qui transportent leurs bras dans d'autres régions de notre territoire, ils contribueront plus utilement à l'augmentation de la richesse et du nombre des habitants de l'ensemble de la Francs.

C'est là, messieurs, un langage bien sévère, bien positif et peu fait pour flatter ce penchant intime qui nous attache chacun à ce coin de terre où nous vîmfis le jour. Mais en présence des questions positives, il faut, avant tout, envisager sans faiblesse la situation que nous ont faite les événements.

L'administration des forêts s'efforce, en maîtrisant les ravages de vos torrents, en consolidant les pentes croulantes de vos montagnes, de préserver le présente et elle prépare aussi l'évolution agricole de l'avenir. Bien des préventions sont déjà tombées devant l'évidence des faits, et si des préjugés existent encore • sur l'utilité et la grandeur de l'œuvre poursuivie par l'administration des forêts, ^ i'ai le ferme espoir, messieurs, qu'ils ne tarderont pas à disparaître. La nouvelle loi qui régit les reboisements entrepris par l'Etat ne lèse plus aucun des intérêts privés de la région montagneuse, et elle est un bienfait dont vous apprécierez plus tard les résultats.

En m'adressant aux cultivateurs alpins, je ne puis leur donner un plus sage conseil que de les inviter à seconder de leurs efforts, à entourer de leurs sympathies, ces forestiers prévoyants qui travaillent à sauver ce pays de la ruine, avec un dévouement, une science et un esprit de mesure auxquels je suis heureux derendre un public hommage.

A la hste des récompenses du concours régional de Foix, il faut ajouter -que la Société des agriculteurs de France avait envoyé un objet d art, une médaille d'or, deux médailles d'argent, une médaille de bronze.

Ces récompenses ont été attribuées comme suit :

1" L'objet d'art^ à M. Théron de Montaugé, de Toulouse, pour l'ensemble de ses vaches laitières.

2" La médaille d/or, à M. de Morteaux, président du comice agricole de Foi.\, pour l'ensemble de son exposition chevaline.

3" Les médailles d'argent^ à MM. de Grelas et Gaussou, pour leurs animaux de l'espèce bovine des races Gasconne et Garolaise.

4" La médaille de bronze, à M. Gabarrou pour l'espèce ovine. A. Riga^

Président du Comice de Pamier^T

Séance du 6 juin 1883. ^- Présidence de M. Dumas.

M. Meugy, inspecteur général des mines, fait hommage de la carie géologique agronomique de Tarroadissement de Mézières (Ardennes) qu'il vient de publier.

M. Rossignol, vétérinaire à Melun, envoie un rapport relatif à des expériences sur la transmission de l'immunité par la vaccination charbonneuse de la mère au fœtus.

M. le secrétaire perpétuel analyse le troisième fascicule, pour 1883, , du bulletin du ministère de l'agriculture, qui renferme les tableaux des récoltes de 1882, et ceux des importations et exportations des matières intéressant l'agriculture, et le commerce du bétail pendant les années 1 880 à 1 882. A cette occasion, il fait ressortir combien il serait im portant de réorganiser sur des bases sérieuses le service de la statistique agricole qui, dans la plupart des départements, laisse beaucoup trop à désirer. ^

SOCIÉTÉ NATIONALE D'AUJUCaLTQRE DE FKANGE. 395

M. Jules MaisLre demande à la Société de veair constater les résultats qu'il a obtenus à Villeneuvelte (Hérault), par l'usage des irrigations d'été contre le phylloxéra. MM. Barrai^ Gaston Bazille, Faucon, P. de Gasparin et H. Mares, sont chargés de faire cette visite.

M. Th. Christy envoie de Londre's plusieurs surgeons d'une plante, Ja Mml/ia arvensis piprrasccns^ qui donne le menthol cristallisé, <lont les qualités j)liarmaceuliques sont appréciées , il estime que c'est une plante médicinale, qu'il serait utile de propager en Europe.

M. des Cars donne lecture d'un rapport sur une proposition de M. de Thiac relative à l'organisation d'un enseignement forestier spécial en vue déformer des gardes pour les propriétaires de bois. Après iivoir donné des détails sur l'organisation de l'école des Barres- Vilmorin, il conclut en proposant à la Société de demander au ministre de l'agriculture de prendre des mesures pour que des notions de culture, de gestion et de surveillance des bois et forêts soient* données aux élèves des fermes-écoles dans lesquelles on jugera utile de répandre cet enseignement. Ce rapport sera discuté ultérieurement.

M. de Luçay fait une communication sur la nouvelle évaluation du revenu foncier des propriétés non bâties, qui vient d'être faite par le ministère des finances. M. de Luçay pense que celte évaluation, faite de 1 879 à 1 881 , ne représente plus la situation actuelle, en présence d'une baisse continue dans la valeur de la propriété immobilière non bâtie.

M. de Retz fait connaître que les éducations de versa soie se poursuivent avec quelques difficultés, dues surtout à des circonstances locales; on ne signale pas encore de ventes de cocons. '

M. Renou présente le résumé des observations météorologiques de mai. Ce mois a présenté un caractère tout à fait opposé à celui des mois précédents : température plus élevée que la moyenne, et pluies moindres.

Henry Sagnier.

Le régime peu favorable, suivi par le mois d'avril, dans ses derniers jours, pluie et température relativement basse, l'ut d'abord adopté par celui de mai, jusqu'au 11. A compter du 12, il est vrai, les choses changèrent, puisqu'on eut une suite de beaux jours, jusqu'au 23 inciusive*ment ; puis revinrent quelques pluies. Ce changement, quoique peu considérable, il est vrai, fut heureux, et c'est, on peut Je dire, sous un régime favorable pour les récoltes, que s'est faite la transition de mai à juin. Les derniers jours de mai, dont on s'est hâté de profiter, pour les travaux d entretien : aux céréales, sarclages ; à la vigne, seconde façon.

Ainsi, on le voit, la chance de la lune rousse n'est pas précisément le seule heureusement parée. Cependant, et bien qu'on ait pu jusqu'ici satisfaire aux légitimes exigences de la vigne, et qu'il y ait encore du temps à courir, on ne semble pas po-uvoir compter sur une de ces années privilégiées en quantité ou en qualité. Le temps qui reste à passer est long, et deux phénomènes capitaux doivent l'utiliser : la floraison et la maturation. Or, indépendamment des influences qui devront leur revenir de ces épreuves passées, il pourrait s'en produire de nouvelles, dans une année qui, jusqu'ici, s'est montrée si variable. Aug. Petit-Laffitte.

REVUE COM.^IERflIÂLE ET PRIX COURANT DES DENRÉES AGRICOLES

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