‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 635 sur 683 · MALADIE DES SAINFOINS EN SAINTONGE · texte numérisé non relu

MALADIE DES SAINFOINS EN SAINTONGE

Depuis que le phylloxéra a détruit les vignes en Saintonge, on a dû cultiver les céréales dans les anciens vignobles et, n'ayant pas de prairies naturelles, on a eu partout recours au sainfoin pour la nourriture des animaux indispensables à la culture.

Les sainfoins si abondants et si vigoureux naguère sont aujourd'hui attaqués par une maladie que j'ai signalée déjà l'an dernier à la Société nationale d'agriculture. Ils se couvrent de taches noires et dépérissent rapidement après la première coupe. Cette maladie est produite par un champignon parasite, le Rhytisma onobrycJm, qui, assez inoffensif d'ordinaire, prend un développement tout à fait insolite.

Des renseignements que je viens de recevoir de plusieurs points de la Charente-Inférieure témoignent de l'importance croissante de ce mal. M. Barthe, de Pons, évalue la perte dans sa propriété aux neuf dixièmes; seuls les sainfoins que l'on vient découper pour la première fois existent encore en partie. Une seule pièce d'environ 1 hectare et demi est restée très belle quoique attaquée par le parasite. M. Barlhe y avait fait répandre au moment de l'ensemencement 200 kilog. de sulfate d'ammoniaque, llyalà une intéressante indication et M. Barthe se propose de faire à ce sujet de nouvelles expériences.

D'autres propriétaires vont tenter, pour obvier au mal, de remplacer en partie les cultures de sainfoin par des prairies temporaires largement fumées. . E. Prilheux,

Membre de la Société nationale d'agriculture.

Parmi les machines à faucher et à moissonner de construction anglaise qui ont été importées en France, celles de la célèbre maison (le Hornsby sont connues depuis longtemps par les agriculteurs. Après des fortunes diverses, elles sont aujourd'hui hautement appréciées dans un grand nombre d'exploitations rurales, surtout depuis que M. Pécard, constructeur à Nevers, a pris à tâche de les faire connaître. Les deux types les plus récents de ces machines sont la faucheuse dite Manchester, et la moissonneuse lieuse à la ficelle, que représentent la fig. 28 et la fig. 29.

La faucheuse Hornsby, du type Manchester, est construite d'après les mêmes principes que les anciennes faucheuses dites Paragon. Le mouvement est pris par une couronne dentée sur la roue de gauche, et

fig. 28. — Faucheuse Hornsby munie d'un appareil moissonneur.

il se transmet à la bielle de la scie par l'intermédiaire de deux engrenages. Mais la longueur de la bielle a été considérablement augmentée : pour obtenir ce résultat, la tête de la bielle part presque de la roue de gauche, de telle sorte que cet organe a une longueur presque égale à la largeur du bâti de la moissonneuse. Cette disposition donne satisfaction aux réclamations que quelques agriculteurs avaient élevées contre la faible longueur de la bielle de l'ancien type. La largeur de coupe de la faucheuse est de 1'".30. La machine est d'ailleurs légère, quoique solidement construite ; elle peut, par suite, fonctionner régulièrement dans les prairies dont les fourrages sont peu abondants. A la faucheuse, on peut adapter facilement un appareil à moissonner, comme le montre le dessin ; les modifications que nécessite l'adjonction de cet appareil sont d'ailleurs faciles à opérer. Le prix de la faucheuse Manchester à deux chevaux est de 600 francs; quant à l'appareil moissonneur, son prix est de 125 francs.

La défaveur jetée, il y a quelques années, sur les moissonneuseslieuses disparaît rapidement; leur adoption marche même plus vite

que n'auraient pu l'espérer leurs plus ardents partisans. Cela tient à ce que ces machines se modifient rapidement; elles deviennent moins lourdes; le fil de fer servant de lien est remplacé par la ficelle, et ainsi disparaissent les nombreux inconvénients de son emploi. Dans la moissonneuse-lieuse dellornsby, ies tiges de céréales coupées tombent sur un tablier mouvant qui les élève au-dessus de la roue principale,

pour les déposer sur la table de liage, sur le côlé de la machine. Là elles sont prises par des serreurs, qui les pressent contre un levier compresseur auquel la corde est rattachée. Lorsque la gerbe est suffisamment grosse, un bras Heur l'entoure, en même temps qu'un mouvement d'encliquetage fait mouvoir l'appareil noueur, qui, en contournant la ficelle, forme un nœud très solide ; une lame d'acier coupe la ficelle au-dessous du nœud, et aussitôt la gerbe tombe du tablier sur le sol. L'appareil noueur est d'une extrême simplicité, en même temps

que son efficacité est absolue. D'après la position donnée au levier compresseur sur un arc denté, on peut faire trois grosseurs de gerbes difîérentes. Aux expériences exécutées en août 1882 par la Société royale d'agriculture des Highlands et d'Ecosse, et auxquelles ont pris parties machines de Hornsby, de Howard et de Wood, le premier prix, d'une valeur de 2,500 francs, a été remporté parla moissonneuse Hornsby. Nous lisons dans le rapport du jury que, pendant toute une journée, le liage des gerbes avec cette machine n'a manqué qu'une seule fois et que cette irrégularité était due à un défaut dans la balle de ficelle et non au fonctionnement de l'appareil, — Le prix de la moissonneuselieuse de Hornsby est de 2,000 francs. Il faut ajouter que les témoignages des agriculteurs chez lesquels cette machine a été employée lui sont tout à fait favorables. Henry Sagnier.

En m'occupant, l'an passé, de la situation des durhams en France, j'eus l'occasion de faire remarquer que l'assertion souvent reproduite d'un prétendu délaissement des soutlidowns en Angleterre n'était point conforme à la réalité. Les caprices de la vogue, dans les concours de la Société royale, qui sont surtout une affaire de sport pour l'aristocratie anglaise et pour ceux qui, n'en faisant point partie, ont l'ambition de se mêler avec elle et de l'imiter, ne donnent point, disais-je, l'image exacte de ce qui se passe dans la pratique. Les shropshires, qu'on nous présente comme les heureux rivaux des southdow^ns, n'ont pas encore fait à ces derniers, dans l'agriculture britannique, une concurrence qui menace de diminuer leur importance.

L'appréciation, comme il fallait bien s'y attendre, a été contestée. Je n'ai pas voulu relever les contestations produites, en invoquant mes observations personnelles. Je vais, moi aussi, quelquefois en Angleterre, mais je ne puis, hélasî me targuer de l'amitié d'aucun lord. Il est d'ailleurs déplaisant de mettre les lecteurs dans l'obligation de se faire une opinion seulement d'après l'autorité qu'ils peuvent accorder aux contradicteurs en présence. C'est celle des faits mêmes qui seule est incontestable.

Un document qui vient de paraître nous en fournira d'irréfutables. Celui qui les a publiés ne se doutait assurément pas de l'usage auquel nous allons les faire servir. Il s'agit d'un travail écrit en langue allemande et publié dans la dernière livraison du Landwirthschaftliche Jahrbikher, de Berlin \

L'auteur est allé étudier sur place les conditions du marché anglais, en vue de l'exportation du bétail de son pays sur ce marché, et il en a rendu un compte détaillé fort intéressant, à tous égards, sur lequel nous reviendrons peut-être, car son rapport contient un grand nombre de renseignements importants. Il remplissait une mission à lui confiée par les principaux intéressés du Schleswig-Holstein. Pour aujourd'hui, je me borne à ce qui concerne la question controversée.

Dans son remarquable rapport, le D"" Ploennis fait connaître la condition commerciale des moutons anglais et autres sur les trois marchés d'Islington, de Deptford-London et métropolitain. On sait que les

1. Berielit ûber die Viehnuirkisverlialtnisse Londons underen Einfluss auf die deutsche Viehaltuiig. Erstalletvon Dr. R.Ploeanis, Wanderlehrerdeslandw. gênerai Vereins ftir Schleswig-Holstein. Landw. Jahrb. XII Bd. Heft 3.

animaux étrangers 'ne sont admis que sur celui de Deptford, par suite des prescriptions sanitaires.

Voici ce qu'il dit de la condition des moutons sur le marché d'Islington :

« Ceux qui se vendent le plus cher sont les southdowns; après viennent les liampshires et quelques autres de la race des dunes : oxfordsliires et shropshires, ainsi que les demi-sang de cette race croisée avec les races à tête blanche : 2 à 4 deniers par stone de moins que les southdowns; puis suivent les meilleures races à tête blanche : cotswolds, leicesters, lincolns et moutons du Kent, 4 d. de moins que les southdowns; les autres races anglaises, qui ne se vendent pas moins de 6 à 8 d. "au-dessous du prix des southdowns^ se joignent à elles; les moutons canadiens et danois se payent aux mêmes prix, tandis que ceux des montagnes d'Ecosse et du pays de Galles, qui arrivent au marché abattus, du moins en hiver, atteignent presque régulièrement les plus élevés. »

Il n'est pas douteux, d'après cela, que dans l'estime du commerce anglais les southdowns occupent le premier rang. Quand donc on vient nous dire, en interprétant ce qui peut se passer dans les concours de la Société royale, qu'ils sont de plus en plus primés par les shropshires, on conclut contrairement aux faits. Nous allons voir, de plus, qu'ils fournissent la norme ou le point de comparaison sur les autres marchés, ce qui ne peut prouver, j'imagine, que leur production soit en baisse.

Passant au marché de Deptford, notre auteur dit encore à propos des moutons :

« Les meilleurs de Toenning (Schleswig) et hollandais se payent 6 d. de moins que les southdowns à l'autre marché (celui d'Islington); ceux de moyenne et de médiocre qualité, jusqu'à 1 schelling plus bas. Les mérinos d'un an, croisés avec la race des dunes, se payent, la meilleure qualité, 6 d. de moins que les southdowns à l'autre marché ; la moyenne et l'ordinaire, les jeunes mérinos non croisés de Saxe, de IMecklenbourg, de Westphalie, 1 schelling de moins, les vieux jusqu'à 1 s. G d. de moins que les southdow^ns. «

Enfin voici l'indication des prix sur le Metropolitcm Cattle Markel : « Les meilleurs downs et demi-sang (llalbblul) : 6 s. 8 d. à 7 s.; les meilleurs longue laine, 6 s, 2 d. à 6 s. 6 d. w

Nulle part il ne s'agit, comme on vient de le voir, de comparer la valeur des shropshires à toutes les autres sortes de moutons anglais ou étrangers. (]e sont toujours les southdovvns qui, admis partout comme ayant la plus grande valeur, servent à marquer l'écart dans les prix du marché. Que ce soit à tort ou à raison, les choses sont ainsi. Le fait est constaté par un témoin irrécusable et d'une impartialité incontestable. Le D"" Ploennis avait pour mission d'informer ses mandants sur la condition exacte du marché anglais, en vue de leurs propres opérations commerciales. Les controverses sur la faveur plus ou moins grande que mérite, aux yeux du sportsman, telle ou telle race de moutons, lui étaient indifférentes. Son témoignage a donc une valeur absolue et il tranche la question.

Il en résulte que les southdowns n'ont pas cessé d'être les moutons les plus estimés en Angleterre. Sont -ils en effet les meilleurs? Cela ne fait pas doute pour nous, qui avons l'habitude invariable déjuger les

choses industrielles en nous plaçant au point de vue de leur valeur commerciale, et non point à celui du dilettantisme ou du sport.

Mais je n'ignore point que l'argument résultant du fait constaté ne sera pas accepté comme péremptoire par tout le monde. Ceux qui, par exemple, dénient aux bouchers et aux charcutiers toute compétence pour apprécier la valeur comparative des animaux gras, et ne la reconnaissent qu'aux éleveurs partisans de leur propre doctrine ; ceux qui croient que l'appréciation des animaux comestibles est une question de pure esthétique; ceux-là ne s'y rendront certainement pas. Ils opposeront à ce fait un raisonnement, consistant à dire que ce n'est pas une raison pour soutenir que les éleveurs anglais ne préfèrent point les shropshires aux southdowns, comme les juges des concours de la Société royale; et il y a des chances pour qu'ils nous déduisent les motifs de la préférence. Connaissant bien leurs habitudes d'esprit, on pourrait parier qu'il en sera ainsi.

En raisonnant d'après le simple bon sens, dont les lois économiques sont Texpression, on est pourtant fondé à prétendre qu'en tout pays la marchandise qui se vend le mieux et le plus cher est celle qui se produit de préférence, lorsqu'on a le choix. On ne viendra pas nous dire, d'aventure, que les shropshires sont plus faciles et plus avantageux à produire que les southdowns. Sur cela je suis expérimentalement fixé, ayant eu durant plusieurs années sous les yeux, à l'école de Grignon, des troupeaux des deux sortes. La comparaison n'a pas été favorable aux premiers. Et je n'ai pas besoin de dire que je suis resté étranger à la décision prise à leur sujet, ayant l'habitude invariable de ne me point mêler aux choses administratives. Les comptes respectifs, plusieurs fois répétés, ont suffi pour résoudre la question. Il est devenu évident que les shropshires utilisent moins bien leurs aliments que les southdowns et qu'ils les transforment en viande de qualité moins fine.

Pour reconnaître aux shropshires leur véritable mérite, ce n'est certes pas aux southdowns qu'il faut les comparer. Avec ceux-ci ils ne peuvent vraiment pas entrer en concurrence sur le terrain de la saine pratique; et j'ose affirmer qu'en Angleterre ils n'y entrent point, indépendamment de la preuve irréfutable fournie plus haut. Le champ qu'ils y ont conquis, dans ces derniers temps, a été disputé aux leicesters, à l'égard desquels ils ont réellement, sous tous les rapports, une incontestable supériorité. Ils pèsent autant et leur viande est de meilleure qualité, comme on l'a vu, ainsi que leur laine. Ce n'est pas à dire qu'ils les remplaceront partout. Sur les fonds humides il n'y faut pas songer. Mais tout autour du comté de Shrop, oii les leicesters s'étaient étendus, ils ont été ou ils seront remplacés par eux.

Nous sommes loin, à la vérité, de cette singulière doctrine zootechnique qui, à ma connaissance, a toujours compté des partisans, et qui consiste à rêver, dans chaque genre d'animaux, la généralisation exclusive d'une race prétendue supérieure à toutes les autres," tantôt celle-ci, tantôt celle-là. A ces enthousiastes il serait sans doute bien difficile de persuader que moi-même, en ce moment, je n'aie point pour but de proclamer la supériorité absolue des southdowns et d'en préconiser l'élevage à l'exclusion de tout autre. N'est-ce pas ainsi qu'ils ont raisonné et qu'ils raisonnent encore à propos de la variété des mérinos précoces?

11 semble qu'à leurs yeux rien ne puisse s'élever sans que tout le reste s'abaisse. Leurs éloges, d'ailleurs, étant à peu près toujours exagérés, on comprend qu'ils se lassent à la fin de les prodiguer et qu'ils éprouvent de temps en temps le besoin de changer d'idole, même quand le prêtre ne vit point de l'autel. Tel n'est point mon cas. Par devoir, j'étudie avec toute l'attention dont je suis capable les progrès qui s'accomplissent dans notre production animale, et il ne me semble point que les récents puissent en rien nuire auK anciens. Il m'est démontré que chaque race a sa place déterminée par des conditions locales qu'on n'enfreint jamais impunément. Entre toutes il peut y avoir émulation pour les améliorer, non point concurrence ou plutôt guerre à mort.

Mais le présent article n'a pas eu pour objet un exposé de doctrine zootechnique. J'ai voulu seulement montrer par des faits que la situation des southdowns en Angleterre n'a nullement périclité ni même diminué, au profit des shropshires, comme cela s'avance d'après des informations insuffisantes ou trop superficielles. Et, bien entendu, seulement dans l'intérêt de la vérité. A. Sanson,

Professeur de zoologie et zootechnie à l'Ecole nationale de Grignon et à l'Institut national agronomique.

CONCOURS RÉCtIONAL DE TROYES

Le concours régional de Troyes, comme celui de Bourg, avait sa physionomie particulière. Ici point de Charolais, point de Fémelins, mais en revanche nous avions mes vieux amis les Vosgiens, j'ai même eu l'honneur de rencontrer l'un des champions Convaincus, et il m'a paru un tant soit peu fanatique du mérite de cette race, lequel m'a fortement témoigné le mécontentement que mes critiques de cette race dans quelques occasions où, en effet, je l'ai peut-être trop rudement houspillée, lui avaient inspiré. Il y avait encore, dans ces occasions, une autre race, celle du Glane, je crois, mais de celle-ci on n'en entend plus parler; c'est à croire que mes critiques l'auront bel et bien anéantie. Dans tous les cas, nos concours au Nord-Est n'en sont plus ornés, et il ne faut pas trop le regretter. Quant aux Vosgiens, j'aurai tout à l'heure occasion d'en parler en toute franchise, n'en déplaise à l'honorable M. Hercule Ferry, le champion enthousiaste de cette race, ce dont je ne lui fais point de reproches, car au contraire, j'aime l'enthousiasme en toutes choses; j'ai bien celui de la race Durham, je ne puis donc blâmer ceux (jui ressentent une flamme même pour la race Vosgienne.

D'ailleurs il ne faut plus s'étonner de rien au temps où nous vivons ; on a bien vu à ce concours Troyen une commission nommée par un des principaux comices de la région, sous prétexte de remplir sa mission de progrès, acheter une multitude de race Suisse et Normande pour en doter les membres de leur société, en pleine Champagne pouilleuse, en cherchant à persuader à ces cultivateurs de terres crayeuses et sèches, que ces races originaires de pays humides habituées aux gras et plantureux herbages de leur pays natal, et douées d'appétits insatiables, indiqués

f)ar leurs vastes panses, leur ossature de mastodontes, leur lourde tète, leurs ignés heurtées et irrégulières, leurs fauves parasites, etc., etc., que ces races, dis- je, conviennent le mieux au système de stabulation permanente qui domine dans le pays où s'épanouit et brille le Comice en question. Ce qui m'étonne, c'est que cette intelligente et sage Commission ne se soit pas adressée plutôt à M. Hercule Ferry pour le prier de lui recommander toute une collection de taureaux vosgiens. C'eût été infiniment plus rationnel, car cette chétive race convient bien mieux au régime nourricier que les ressources fourragères de la Champagne crayeuse, pour ne pas dire pouilleuse, peuvent seules permettre d'adopter.

Je ne veux pas aire par là que, au moyen d'une nourriture auxiliaire, abondamment fournie d'ailleurs par les cultures de légumineuses telles que les trèfles et les sainfoins, les gravières et autres fourrages, on ne puisse eu Champagne nourrir le bétail. Ma pratique personnelle en fournit un exemple frappant, car j'élève sur les terres crayeuses et sèches dii mon domaine Champenois un troupeau de vaches Durham, lesquelles ne le cèdent à nul autre bétail, en bonne condition

d'embonpoint, en grand et symétrique développement rien qu'en paissant les herbages que j'ai réussi à créer autour de ma ferme. Mais, au moins, la nourriture que je sers à mes animaux leur profite en lait et en viande, et ne se perd pas dans les gouffres intestinaux des races Suisse et Normande sans profit ni pour les animaux eux-mêmes, ni sunout pour féleveur champenois à qui on les offre comme le nec plus ullra du progrès et de l'amélioration des races.

J'avoue que cette anomalie m'a causé un certain dépit, cette marche rétrograde, dans mon opinion, ne convient ni à la grande société agricole dont il s'agit, ni aux hommes ^i dévoués qui la dirigent. Ce qu'ils ont l'ait au concours de Troyes est un anachronisme incompréhensible, et une anomalie aveugle et irréfléchie qui détonne par son étrange inl'atuation. C'est la routine irrationnelle érigée an principe et en enseignement. C'est l'ignorance de la masse flattée, caressée et encouragée par ceux qui devraient au contraire la combattre comme un mal déplorable, une aberration defesprit, une contorsion de tendance que les hommes éclairés devraient s'attacher à rectifier.

Je demande pardon à mes lecteurs de cette digression, mais j'avais cela sur le cœur et j'ai tenu à me débarrasser du fardeau sans avoir, je l'espère, froissé en quoique ce soit, ceux qui pourront s'appliquer mes observations, mais, à qui, je dois le dire, en toute franchise, elles sont respectueusement destinées.

Comme ensemble le concours de Troyes était inférieur à celui de Bourg. Les classes d'animaux étaient bien moins remplies et partant les prix moins disputés. La race Durhamne comptait que 30 animaux exposés, et les croisements Durhams 10 seulement. Le nombre déjà si restreint des exposants de Durhams dans notre région du nord-est était encore amoindri par l'abstention de M. Lamiable dont les animaux déclarés et même inscrits sur le catalogue n'ont pu être envoyés par suite d'une épizootie dangereuse. C'est un accident bien regrettable, car ôtez M. Lamiable de la série si réduite des exposants de la race Durham; on arrive à un nombre insignifiant d'éleveurs et la lutte est sans éclat, sans intérêt. Le concours s'en trouve aussi fortement atteint dans son importance, car oa peut dire que retable de Durhams de M. Lamiable est une des meilleures de France, et un véritable honneur pour ia région.

M. Huot, l'un des plus persévérants éleveurs de Durham que nous ayons, était chez lui, son exposition était superbe et complète. Il a m s à profit cette circonstance favorable de la proximité presque immédiate de son étabhssement d'élevage pour envoyer au concours de magnifiques animaux dans toutes les catégories. Aussi, c'est lui qui a remporté tous les premiers prix à l'exception d'un seul qui s'est trouvé adjugé à M. le marquis de Montmort. Du reste, la lutte comme je l'ai observé plus haut, était singulièrement circonscrite. La série des exposants est toujours la même, M. Huot, M. Lamiable, le marquis de Monmort, M, de Fontenay. Voilà les seuls éleveurs de Durhams exposants, que je connaisse. Car n'exposant jamais moi-même, si je compte parmi les éleveurs, je ne suis rien au point de vue des concours. Les quelques autres éleveurs qui honorent nos expositions du Nord-Est de leur concurrence, appartiennent à d'autres régions, tels sont MM. Lacour de Saint-Fargeau (Yonne), et Massé du Cher. Néanmoins je remarque avec plaisir un nouveau nom parmi les éleveurs de Durham de la région. C'est M. de Fontenay deFouchères, Aube, dont je n'avais point encore remarqué le nom. C'est une nouvelle et importante recrue dont il faut se féliciter. Seulement le nom d'un de nos exposants d'Èpinal M. Lamy a disparu de la liste, de sorte qu'il y a là une malheureuse compensation.

La pierre angulaire de l'élevage des Durhams dans la région du Nord-Est est toujours le sympathique M, Huot qu'il convient de fortement et cordialement féliciter des grands succès que sa belle exposition lui a valus. Ce qui ajoute à son mérite d'éleveur de Durham, c'est le courage et la persévérance avec lesquels il poursuit son (cuvre uans une région, non seulement antipathique, mais positivement hostile à cette race essentiellement cosmopolite hors de laquelle il ne saurait y avoir ni progrès, ni même un avantage quelconque dans une région où il n'existe pas même une race locale ayant la raison d'existence, à 1 exception peut-être de cette race vosgienne dont je vais parler tout à l'heure.

Il faut vraiment un grand courage et une conviction bien profonde pour s'adonner à l'élevage du Durham et y persévérer, dans un pays où les grands propriétaires, les hommes les plus instruits et les plus dévoués aux progrès agricoles, les membres dirigeants les plus influents des sociétés et Comices agricoles, ces sociétés elles-mêmes dans leur ensemble sont aveuglement et, dans certains cas, passio-

nément hostiles à la race Durhatn, — dans un pays où il n'existe aucune race déterminée, où la race Vosgienne seule semble avoir un habitat, et où cette race locale, avec tous ses défauts, semble avoir des partisans fanatiques. Honneur donc à M. Huot et à ses vaillants émules du Nord-Est! Leur phalange est peu nombreuse, on les compte sur les doigts d'une main, mais ils tiennent haut et ferme le drapeau du progrès agricole, à l'encontre de toutes les institutions et de la plupart des hommes qui prêchent le progrès à leur manière, et selon leurs idées étroites et routinières, guident l'agriculture en arrière, en partageant et en encourageanl les préjugés de ceux qu'ils ont mission d'éclairer, — Tout cela est bien lamentable, d'autant plus que tous ces hommes honorables sont droits, loyaux et consciencieux. Voilà ce qui me désespère le plus, et c'est cette malheureuse circonstance qui justement rehausse le mérite de ceux qui comme M. Huot, M. Lamiable, le marquis de Montmort et quelques autres, ont le courage de lutter contre cet aveuglement et continuent, quand même, à combattre le bon combat.

Des autres races, il y avait au concours de Troyes, un nombre respectable de bons sujets; mais avant d'entamer cette partie de mon travail, je tiens à donner un bon témoignage à M. Gouldcn, de Gharpentry (Meuse), qui remporte le prix des croisés Durham dans la l''" section et le 2'' dans la troisième. Ces deux produits de croisement avec le sang Durham sont bien réussis, et doivent en encourager la continuation. Ce sont ces beaux et heureux exemples qui finiront par apporter la conviction dans les esprits récalcitrants et la lumière chez ceux qui ayant des yeux, ne veulent pas voir. Mes sincères comphments à M. Broquet, de Void (Meuse), pour les beaux spécimens du même croisement qu'il nous a montrés, ainsi qu'à M. le marquis de Montmort et à M. Fontenay pour leurs génisses croisées Durham.

La race Normande exposait 7 mâles en deux sections et 16 femelles en trois sections. Il y avait là de beaux animaux surtout parmi les femelles dont quelques unes manifestaient d'asstiz bonnes qualités laitières. Je citerai parmi les meilleurs animaux de cette race, ceux exposés par M. Guénin-Meclin de Troyes, M. Broquet de la Meuse, et M. Namur-Daire, de Gourg (Ardennes), ces animaux, à grandes et vastes panses, d'autres traits caractéristiques de la race, plus ou moins recommandables en étaient, sans contredit, de beaux spécimens et ont bien mérité les récompenses que le jury leur a données.

Voici maintenant cette race Vosgienne que mes critiques d'antan ont eu le privilège de rendre célèbre par les réclamations publiées et surtout tacites que j'ai eu l'honneur de soulever.

Il faut constater d'abord que le nombre des animaux mâles et femelles de cette race exposés au concours de Troyes était peu considérable.

Les deux sections des mâles, pour chacune desquelles deux prix étaient offerts, ne contenaient que deux concurrents par section ; ces quatre taureaux, bien inférieurs comme conformation et comme qualité de chair et de peau, à quelquesunes des femelles se sont fraternellement partagé ces k prix. Le jury n'a eu qu'à déterminer dans chaque canton entre le l'"" et le 2'' prix. Quant aux femelles, la 1'''^ section, comprenant les génisses de 1 à 2 ans, ne comptait non plus que deux concurrentes dont l'une naturellement a eu le l'^"' et l'autre le 2'' prix. La 2'' section à laquelle deux prix étaient offerts n'avait qu'un seul concurrent, de sorte qu'on n'a pu attribuer qu'un seul prix, le P"" naturellement; le second a été donné au n" 97, vache inscrite dans la 3" section. La 3'' section comprenant les vaches de plus de 3 ans avait 4 concurrentes pour deux prix, de sorte que voilà 10 animaux sur 12 exposés, quionteu la chance de le partager plus de 2000 francs déprimes sans compter les médailles ; c'est à peu près ce qu'elles valaient en foire.

Franchement, M. Ferry Hercule, je respecte votre enthousiasme, mais je ne le partage point.

Les catégories des^ vaches laitières comprenant les races Suisse et Hollandaise, étaient fort remarquables ; je parle seulement des vaches, car les sections des mâles étaient mal remplies quant au nombre et l'étaient encore plus mal quant an mérite; sur 4 prix offerts deux n'ont pu être décernés, ce qui démontre l'opinion défavorable que le jury en a conçue. Les vaches, je le repète, valaient mieux, ce qui porterait à croire que les exposants n'étaient point éleveurs, et ils ont raison, on achète les vaches laitières de cette catégorie, mais on se donne bien garde de les élever, c'est ce qui explique la médiocrité des taureaux.

Le prix d'ensemble a été décerné à M. Guénin-Gauthrot et le 2" à M. Dupon- Saviniat.

428 CONCOURS RÉGIONAL DK ÏROYES.

Le l" prix d'ensemble de la race Durham a été décerné à M. le marquis de Monlmort.

L'exposition ovine se distinguait surtout par les magnifiques spécimens de la race mérinos exhibés par M. Chevalier, un des meilleurs éleveurs au département do la Marne, sinon le plus éminent et le plus illustre par ses succès. Après lui, il faut placer, et je le fais avec plaisir, M. Goulden, dont j'ai déjà fait l'éloge, à propos de ses croisements durhams. Les mérinos de M. Chevalier, dont j'ai examiné l'ensemble avec une attention toute particulière, m'ont paru légèrement métisés avec le dishley. Cette infusion récente ou ancienne, est assez manifeste pour ne pas échapper à un œil exercé. Ce n'est point un reproche ([ue je leur fais, au contraire. Cette infusion de sang anglais a été faite avec tant d'habileté, tant de mesure et un si grand jugement, que l'effet produit est un véritable triomphe pour l'habile éleveur qui l'a imaginé et accompli. C'est là une véritable amélioration qui, sans rien changer au caractère du mouton mérinos, qui conserve toute la pureté et toutes les qualités y adhérentes, et qui néanmoins a acquis plus d'ampleur, plus de symétrie et un développement plus précoce ; c'est donc avec justice que tous les premiers prix ont été donnés à M. Chevalier.

Parmi les représentants des races étrangères, notre concours de Troyes a été honoré d'un contingent magnifique du troupeau d'Ouzouer-les-Champs, M. Nouette- Delonne a droit à un remerciement pour l'éclat qu'il a bien voulu donner au concours de la région du Nord-Est. Il en a du reste été récompensé par les premiers prix qui lui ont été décernés. M. Huot, aussi heureux pour son exposition ovine que pour les durhams, remporte les premiers prix dans les sections de croisements divers.

Les porcs n'étaient pîs nombreux, et la chaleur tropicale qui régnait le jour de la réception des animaux a eu pour effet d'éliminer plusieurs sujets trop bien préparés, qu'on a dû emporter à la voirie. Un nouveau venu dans les concours, M. Guérault-Godard, de Fère-Champenoise, remporte le premier prix des femelles de la grande race blanche du Yorksi.ire, et le prix d'ensemble pour son exposition.

Je ne dirai rien des machines, sinon qu'elles avaient outrepassé les limites de contenance de l'enceinte du concours. L'espace qui leur était destiné était tellement restreint, qu'un grand nombre d'instruments avaient été relégués derrière les box des animaux, et fourrés dans des coins inaccessibles. En fait de nouveautés, j'ai remarqué un semoir muni d'un gouvernail à levier, que l'homme, placé en arrière pour veiller à la marche régulière des cuillères et des coutres-distributeurs, peut manœuvrer, ce qui épargne un ouvrier. L'idée est bonne, mais estelle pratique?

Il y avait à Troyes la même concurrence d'exhibitions locales séparées, lesquelles font un si grand tort à l'exposition agricole proprement dite. L'exposition chevaline était aussi placée fort loin, et faisait bande à part, de telle sorte qu'il fallait payer de nouveau partout ; ceci est un grave inconvénient pour le public et surtout pour les exposants. Ceux-ci ont fait entendre des plaintes bien fondées. Il y a là, évidemment, un abus qui devient intolérable, auquel il importe de porter remède.

Voici la liste complète des récompenses :

Prix culturaux.

1"= Catégorie. — Non décerné.

2= Catégorie. — Fermiers à prix d'argent ; culli valeurs, propriétaires, tenant à ferme une partie de leurs terres en culture; métayers isolés cultivant des domaines au-dessus de 20 hectares. Un objet d'art et 2,000 francs, à M. Edmond Dupont-Saviniat, à Brantigny, commune et canton de Piney.

3° et 4"= Catégories. — Non décernés.

Médaille d'or (grand module}, M. Onésime Lécuyer, à Champigny, canton d'Arcis-sur-Aube. — 3/édai7ies d'or, MM. de Carpentier, au. Clos-Barrey, commune de Dosnon, canton d'Arcis-sur- Aube; Guenin-Gaulrot, à Troyes ; Anatole Moral, à Longchamp, canton de Bar-sur-Aube. — Médaille d'argent (grand module), M. Cuisin, à Cosdon. communes de Champlain et d'Auxon, canton d'Ervy. — Médaille d'argent, M. Chuchu, à Vilmorien, canton de Bar-sûr-Seine.

Prime d'honneur, une coupe d'argent, M. Edmond Dupont-Saviniat.

Médaille d'or spéciale, M. Marcel Dupont, professeur d'agriculture du département de l'Aube,

Concours d'irrigation de l'Aube.

1" Catégorie. — Propriétés contenant plus de 6 hectares de terres arrosées. — V prix, médaille d'or au syndicat de MM. Frotin et Cie, à Crancey , canton de Romilly ; 2% médaille d'argent (grand module). M. ïhéobald Gouthière, àDolancour, canton de Vandeuvre.

Récompenses aux agents du domaine qui a obtenu la prime d'honneur. — Médailles d'argent, MM. Eugène Bazin, charretier; Victor Beck, charretier. — Médailles de bronze, MM. Napoléon Gavorbe, berger ; Jean Zurbriick, vacher; Mme Lise Lallemand, Vve Laurent, femme de basse-

cour. — 40 francs, MM. Isidore Brigandat, charretier; Adolphe Payot, charrctie"; Victor Géris, laboureur; Marie Giiyot, laboureur; Von Ganel, vacher. — 25 francs, Mines Marie Bazin, femme de basse-cour; Marie-Anne Armand, tille de basse-cour ; Léontine Nolez, fille de basse-cour.

Animaux reproducteurs. — Espèce bovine.

1"" Catégorie. —Race Durhani. — Mâles — 1'" Section. — Animaux de 6 mois à 1 an. — Prix unique, M. lluot, à Sainl-.lulica (Aube). — Prix supplémentaire, M. le marf(uis do Montmort, à Montmort (Marne). — '2" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — 1'''' prix, M. Huot, 2% M. Lacour, à Saint-Fargeau (Yonne). — 3" Section. — Animaux de 2 à 4 ans. — l" prix, M. Huot; 2°, M. de Fontenay, à Fouclières (Aube). — Prix supplémentaires, M.M. Lacour; le marquis de Montmort. — Femelles. — f" Section. — Génisses de 6 mois à 1 an. — Prix unique M. Huot. — Prix supplémentaire, M. Lacour. — Mention honorable, M. Huot. — 2' Section. — Génisses de

1 à 2 ans. — l'"' |)rix. M. Huot; 2', M. le marquis de Montmort. — 3° Section — Génisses de

2 à 3 ans pleines ou à lait. — 1" prix, M. le marquis de Montmort; 2", M. Huot. — 4* Section. — Vaches de plus de 3 ans pleines ou à la. t. — 1" prix, M. Huot; 2% M. Massé, à Germigny (Cher) ; 3', M. Lacouv.

2° Catégorie. — Croisements durhams. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — Prix unique, M. Goiilden,à Charpentry (Meuse). — 2° Section. — Animaux de 2 à 3 ans. — Prix unique, non décerné. — Femelles. — l''" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Victor Broquet, à Void. — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans pleines ou .' lait. — P' prix, M. le marquis de Montmort ; 2", M. de Fontenay.- — 3" Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — l" prix, M. Broquet; 2-, M. Goulden.

Prix d'ensemble dfs 1" et 2" catégories, un objet d'art, à M. le marquis de Montmort.

3' Catégorie. — Races laitières françaises, à l'exclusion des races ayant une catégorie spéciale.

— V" Sous-Catégorie. — Race normande. — Mâles. — 1"- Section. — Animaux de I à 2 ans. — Prix unique, M. Broquet. — 2' Section. — Animaux de 2 à 3 ans. — l" prix, M. Namur-Daire, à Coucy (Ardennes); 2% M. Parigot, à Saint-Lyé (Aube). — Femelles. — 1" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — 1" prix, non décerné; 2", M. Dapont-Saviniat. — 2* Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — I" prix, M. Guénin-Méchin, à Tri.yes (Aube); 2°, M. Guénin-Gauthrot, à Troyes (Aube). — 3° Section. — Vaches déplus d&3 ans, pleines ou à lait. — 1'='^ prix, M. Guénin- Méchin ; 2', M. Namur-Daire; 3', M. Guénin-Gauthrot. — 2"' Sous-Catégorie. — Race vosgienne.

— Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Didelot, à Hurbache (Vosges) ; 2% M. Didier, à Raon-l'Etape (v'osges). — 2° Section. — Animaux de 2 à 4 ans. — 1" prix, M. Didier; 2", M. Grandrupl,à Laneuville (Vosges). — Femelles. — T' Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Didier ; 2% M. Grandrupt. — 2' Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou â lait. — 1" prix, M. Laveuve, à Laneuville (Vosges) ; 2% M. Biaise, à Saint Michel (Vosges). — 3* Section — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Didelot; 2", M Didier. — 'i' Sous-Ca'égorie. — Races laitières françaises non dénommées ci-dessus. — Mâles. — l"-* Section.

— Animaux de 1 à 2 ans. — 1<"' prix, M. George, à Mirecourt (Vosges). — 2" Section. — Animaux de 2 à 4 ans. ~ l**^ prix, non décerné; 2°, M. (Camille Broquet à Void (Meuse). — Femelles. — 1" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Duponl-Saviniat ; 2", M. Hurlin, à Epernay (Marne). — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Dupont-Saviniat ; 2', MM. Lagèze et Nouvion,à Béthenille (Marne). — 3' Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Gamichon, à Pouan (Aube) ; 2", M. Chémery, à Moiremont (Marne).

4" Catégorie. — Races laitières étrangères à l'exclusion des races ayant une catégorie spéciale.

— l" Sous-Catégorie. — Races des pays de montagnes. — 1° Races de grande taille (Bernoise ou Fribourgeoise et analogues). — Mâles. — 1"^ Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — Prix unique, M. Chémery. — 2' Section. — Animaux de 2 à 3 ans. — Prix unique, M. Dupont-Saviniat. — Femelles. — 1" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — Prix unique, M. Dupont-Saviniat. — 2" Section.

— Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — Prix unique, M. Duponl-Saviniat. — 3' Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — Piix unique, M. Dupont-Saviniat.

2°, races de moyenne et de petite taille (Schwitz. Appenzel et autres analogues). — Mâles. — P" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — 1" prix, M. Léon Japiot, à Châtillon-sur-Seine (Cùted'Or) ; 2-, M. Herment-Bidaut, à Jussécourt-Minecourt (Marne); 'i% M. Victor Broijuet, à Void (Marne). — Prix supplémentaire, M. Hurlin. — 2" Section. — Animaux de 2 â 3 ans. — 1" prix, M. Crossette, à Vendeuvre (Aube); 2*, M. Hurlin. — Prix supplémentaire, MM. Herment-Bidaut; Léon Japiot; rappel de 2" prix, M. Minangoin, à Esnon (Yonne). — Femelles. — P" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — p'' prix, M. Gamonin, à Lavallée (Meuse) ; 2% Mme veuve Lebel et son fils, à Darmannes (Haute-Saône). — Prix supplémentaire, M*. Crossette. — 2" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — 1"^ prix, M. Herment-Bidaut ; 2% M. Graber, à Cuthenans (Haute-Saône). — 3" Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — p" prix, M. Graber, 2", M. Herment-Bidaut. — 2" Sous-Catégorie. — Races des pays de plaines (lace Hollandaise et analogues). — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. — - Prix unique, M. Namure-Daire. — 2° Section. — Animaux de 2 à 3 ans. — ]"' prix, M. Hyacinthe Loumaye, à Vaux-Champagne (.Vrdennes) ; 2", M. Graber. — Femelles. — 1"= Section. — Génisses de 1 an à 2 ans. — l" prix, M. Namur-Daire; 2% M. Petit, à Charbogne (Ardennes). — 2' Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — 1"" prix, M.M. Lagèze et Nouvion ; 2', M. Graber. — Prix supplémentaire, M. Namur-Daire. — 3" Section — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — l" prix, M. Namur-Daire; 2', M. Hurlin ; 3", M. Victor Broquet.

o" Catégorie. — Races françaises ou étrangères non comprises dans les catégories précédentes et croisements divers. — Mâles. — P" Section. — Animaux de 1 an à 2 ans. — p-' prix, .M. Ballot, à Taissy (Marne); 2% B. Victor Broquet. — 2° Section. — Animaux de 2 à 3 ans. — i" prix, M. Victor Broquet; 2', M. Hurlin. — Femelles. — l" Section. — Génisses de 1 à 2 ans. — l"'' prix, M. Ballot ; 2*, M. Crossette. — 2' Section. — Génisses de 2 à 3 ans, pleines ou à lait. — \"^ prix, M. Perdrix; 2°, M. Gamichon. — 3° Section. — Vaches de plus de 3 ans, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Bourgeat, à Villemorin (Aub3); 2", M. Perdrix; 3% M. Guénin-Méchin ; 4^ M. Chémery.

Prix d'ensemble des 3% 4° et 5" catégories, un objet d'art à M. Dupont-Saviniat. — Bandes de vaches laitières (en lait). — 1" prix, .M. Guénin-Gauthrot; 2"j M. Dupont-Saviniat.

Espèce ovine.

l" Catégorie. -^^ Mérinos et métis-mérinos. — V* S:ciijii. — Animaux âgés de 18 mois au

plus. — Mules. — 1°'' prix, M. Chevalier, à Branx-Saînte-Cohière (Marne) ; 2% M. Goulden, à Charpenlry (Meuse) ; 3", M. Aiiblin, à Saiate-Vauboars (Aniennes). — Mention honorable, M. Chevalier.

Femelles. — P' prix, M. Chevalier; 2% M. Alfred Loumaye à Vaux-Champagne (Ardennes) ; 3",

M. Petit, à Carhoi^ne (Ardennes). — Mention honorable, M. Goulden. — 2" Sfction. — Mâles. — Animaux'àgés de plus de 18 mois. — 1" prix, M. Chevalier; 2'', M. Goulden; 3°, M. Alfred Loiimaye. — Mention honorable, M. Petit. — Femelles. — ]"■■ prix, M. Chevalier; 2", M. Bourgeat; 3", M. Goulden. — Mentions honorables, MM. Petit; Alfred Loumaye.

2" Calégorie. — Uaces fiançaises diverses (ardennaise et analogues). — Mâles. — l'''' prix, M. Saviniîit, à Villemîiir (Aube) ; 2", M. I.esigne, à Bourbonne (Haute-Marne). — Mention, hono'rable, M. Saviniat. — Femelles. — 1" prix, M. Saviniat ; 2% M. Lesigne.

3" Catégorie. — Races étrangères à laine longue (dishleyouleicester, hollandaise ou analogues. — Mâ'es. — 1" prix, M. Dupont-Saviniat; 2", M. Massé, à Germigny (Cher) . — Mention honorable, M. Georges Béglet, à Trappes (Seine-et-Oise). — Femelles. — 1" prix, M. Massé ; 2", M. DupoQt- SaviniaL — Mention honorable, M. Georges Béclet.

4" Caléfjnrie. — Races étraiv.^ères à laine courte (soulhdown, shropshire et analogues). — Mâles. \" prix. M. Nouette-Delorme, à Ou/'.ouer-des-Champs (Loiret); 2% M. Louis Colas, à Serracise (Nièvre). — Menl'ion honorable, M. Silmont-Ruotîe, à Magny-Foucliard (Aube), — Femelles. — l"'' prix, M. Xouette-Delorme ; 2'-, M Louis Colas. — Mention honorable, M. Namur-Daire.

h' Catégorie . — Croisements divers. — Mâles. — Rappel de 1'"' prix, M. Huot ; l""' prix, M Huot; 2% M. Dupont-.Saviniat; 3*^ M. Lesigne. — l"prix, M. Huot; 2% M. Dupont-Saviniat; 3°, M. Namur-Daire.

Prix d'ensemble, un objet d'art à M. Chevalier.

Espèce porcine.

1"^ Catégorie. — Races indigènes pures ou croisées entre elles. — Mâles. — l'^'prix. M. Jouglar. à Chaource (Aube) ; rappel de 2° prix, M. .Magniez-Mathiot, à Thil (Aube) ; 2% M. Mory, à Courcelles- V9l-d"Esnoms (Haute-Marne). — Femelles. — 1°"' prix, M. Villaumey, à Bréviandes (Aube): 2", M. Mory; 3". M. Barroy, à Vilry-l?-Croisé (Aube). — Mention honorable, M. Magniez-Malhiot.

2° Catégorie. — Races étrangères pures ou croisées entre elles. — Mâles., — 1'"" prix, M. Victor Broqnet, à Void (Meuse) ; 2% M. Perrin, à Bazoches (S>itie-et-Oise; 3", .M. Duthu, à Nancy (Meurtheet-Moselle); 4", M. Lamblin, à Chàtillon-sur-Seine (Côte-d'Dr). — ^Mention honorable, M. Guèrault- Godard, à Féré-Champenoise (Marne). — Femeiles. — I" prix, M. Guerault-Godard ; 2" M. Lamblin ; 3" , M. Perrin; 4", Mme veuve Lebel et son fils, à Darnaannes (Haute-Marne). — Mentions honorables, MM. Victor Broquet. le marquis de Montmort, à Montmort (Marns).

3° Catégorie. — Croisements divers entre races étrangères et races françaises. — Mâles. — l"'' prix, M. Victor Bro[uei ; 2% M. MigniezMathiot. — Femelles — l'-'prix, M. Victor Broquet; 2°, M. GuérauU-Godai-d, 3=, M Martin fils, à Vélaine-sous-Amance (Meurthe-et-Moselle).

Prix (Tensemble, an objet d'art à M. Gnérault-Godard.

Animaux de basse-cour

r° Catégorie. — Coqs et poules. — 1'" Section. — Race de crèvecœur. — l'*prix, M. Verdin. à Troyes (Aube) ; 2", M. Pett,àTroyes (Aube). — 2^^ Section.. — Race de la Bresse. ■«- l"'' prix, non décerné; 2% M. Guillot. à Saint-Amand-sur-Fion (Marne). — 3" Seciion. — Race d-' Houdan. — l"" prix, M. Petit; 2'', M, Verdin. — 4= Section. — Race Lorraine». — l'^'' prix, U. GuLllot. — a" S'iétion. — Races françaises diverses. — l"' prix, M. Petit; 2*, M. Verdin; 3°, M. Aubrat, à Troyes (Aube). — 6" Section. — R ices étrangères diverses. — l" prix, M. Verdin ; 2% M, Petit.

2° Catégorie. — Dindons. — l'"' prix, M. Gamichon, à Pouan (Aube).

3^' Catégorie. — Oies. — 1" prix , M. Sohentzlé, à Lusigny (Aube) ; 2° Gamichon.

4" Catégorie. —Canards. — l""' prix, M. Verdin; 2', M. Guillot; 3% M. Chémery, à Moiremont (Marne).

5" Catégorie. — Pintades. — l'^'' prix., M. GuiUot. ; 2^ M. Verdin.

6" Catégorie. — Pigeons. — l" prix, M. Cabaret, à Troyeg (Aube).

'" Catégorie. — Lapins et léporides. — l""" prix, M. ViLiaumey ; 2°, M. Schentzlé.

Prix d'tnsemhle, un objet d'art à M. Verdin.

Serviteurs primés employés chez les lauréats récompensés pour les bons soins donnés aux animaux primés. — Médailles d'argent, MM. Fraiicart, berger chez M. Chevalier; Vincent, berger, chez M. le marquis de Montmort ; Zurbruck, bouvier chez M. Dupont-Saviniat ; Thîodule Morlet. porcher chez M. Gueraull-Godard ; Mme Clémentine Hérit, vachère chez M. Guenin-Oauthrot.

Médailles de bronze, M.M. Alexandre GatoaiUat, v.ncher chez M. Huot; Millart, vacher chez M. Namur-Daire ;' Klein, bouvier chez M. Victor Broquet; Arthur Rousselle, bouvier chez M. Ballot : Jules Poirot, vacher ch'ez M. Didier ; Jean (rraf, vacher chez M. Graber ; Edmond Poirsnn, vacher chez M. Perdrix ; Mme .Marie Thomas, vachère chez .M. Chémery.

Jiécoiripcnses accordées aux conducteurs de machines, contre maîtres et ouvriers des constructeurs.— Médailli's d'argent^ 'M. Je u-B3p\i:-te i3roqiin, conducteur dans les ateliers de la Société Française de Vierzon ; Désiré Leclerc, chez MM. Decker et Mot, contre maître-mécanicien, Paris; Legeay. monteur chez M. Ci;raming, Orléans : Jules Serein, contre maître cliezM. Pilter, Théodore Millot, chez M. Paulvé. Troyes; Albert Parlot, contre maître chez M. Marot, Niort. — MédailU's de bronze, MM. JuIls Vallin, chez M. Merlin, Vierzon ; Jean Decouleur, contre maître chez M. Mabille. Reims; Henri Bezault, conducteur chez M. Bertin, Montereau-sur-Mame ; Doultez chez M. Harier, Colombey ; Adolphe Leleu, contre maître chez M. Gour^^uillon, Vitry-le- Fraiiçois ; Ar.-ène PioUé, chez M. Voitellier ; Uestermann, ajusteur chez M. Tixeranl, Troyes; André Chevrol .t. chef d équipe chez M. Millot, Gray ; Félix Ciavaux, maître ouvrier chez M. Maréchaux, Montmoidi n; Ledoux, conducteur chez M. Brouhot, Vierzon; Pierre Luriet, conducteur chez M. Breloux, Nevers.

Produits agricoles et matières utiles à l'agriculture. — Concours spéciaux.

]'" Cat''gorie. — Pommes de terre de grande cuit ire. — 1" prix, médaille d'or. M- Genay, à Be!levue-i hanteheiiX (.Meurthe-et-Moselle) ; 2% médaille d'argent, M. Camonin. à Laval'lée (Meuse) ; 3% médai lede bronze, M. de Mauroy, à Saint-Germain (Aube).

2" Catégorie. — Fromages à liâtes molles. — l" prix, médaille d'or, M, Ripert,. à Vignory (Haute-Marne); 2°, médaille d'ar.'ent (grand module), MM. Gustave et Albert Lecomte, à Thiéfosse (Vosges); 3°, médaille d"a'-gi;nt. M. Boulet, à Sorcy (Meuse); 4', médaille de bronze, MM. Chàlelain-Dufour et Cie, à Férebrianges (Marne).

3" Catégorie. — Beurres Trais. — 1"' prix, médaille d'or, M. Dupont-Saviniat ; "1% médaille d'argent (t-'raiid module), M. Genay ; 'S", médaille d'argent, M. Gotdn, à Lusigny (Aube); 4", médaille do bronze, M. Antoine , à Laneuville (Mearthe-ct-iW'is lie).

4" Catégorie. — Vins bhncsde la région. — l"' piix, non décerné ; 2% médaille d'argent (grand module), M. Verry, aux Ixiceys (Aube) ; ;5", médaille d'argent, M. Houzelot, à Bouilly (Aube); 4'", médaille de bronze, M. Prévost, à Aillevillc (Aube).

5° Catégorie -^ Vins routes de la région. — ]"'■ prix, non décerné; 2", médaille d'argent (grand module), à l'exposition collective de Bouilly et Souligny (A'jbe) ; 3'', méda'Ue d'argent, M. Duchesne- Robillard, à Bar-sur-Aube (Aube); 4", médaille de bronze, M. Verry; 5' médaille de bronze, M. Doué, a Saint-Germain (Aube)i

6° Cutégurie. — Produits boiticolps. — P' prix, médaille d'or, M. Valade-Moyual et ses fils, à Nogent-sur-Sein" (Aube) ; 2% médaille d'argent (gnuui modul(>), M. Blnndel-Deck, àTroyes (Aube). 3", médaille d'argent, MM. Ponce pèie tl lils, à N gent-sur-Sein« (Aube).

7" Catégorif. — Expositions scolaires. — 1'" Section. — Matériel d'-enseignem'înt agricole. — Collections, etc. — 1"'' prix non décerné ; 2° médaille d'argent (grand module) , M. Duru, à Bordeaux (Gironde) ; 3°, médaille d'argent, M. Ilarjot, :\ Méi'y-sur-Seiiie (Aube). — T Section. — Ti'avaux spéciaux et objets d'ensei nement agricole présentés par les professeurs, instituteurs et élèves des écoles primaires. — 1" prix, non décerné ; 2% médaille d'argent (grand module), M. Henry, instituteur à l'iivot (Marne) ; 3°, médaille d'argent, M. Gamiolmn, insiituteur à Vdlacerf (Aube) ; 4", médaille de bronze, M. Emile Doyen, à Méiiil-la-Horgnc (Meuse).

8" Catégorie. — Expositions collectives faites par des administrations publiques, les Sociétés et Comices agricoles et hortico es. — Médaille d'or au Comice agricole départemental de lAube; Médaille d'or h la Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube. — Médaille d'argent au Comice agricole de Remireniont (Vosges).

P'' Catégorie. — Produits divers non compris dans les catégories précédentes. — Médailles d'or, MM. Ballet frères, à Troyes (Aube) ; Petit de Bantel, à Mussy-sur--eine (Aube) ; Poirson, à Bar-le- Duc (Meuse) : Goilden, à Charpenlry (Meuse) ; Arlatte et (lie, à Chambrai (Nord) ; Siviniat, à Villemaur (Aube) ; De Mauroy, à Saint-Germain (Aube). — Médailles d argent, MM. Camonin, à Lavallte (Meuse) : Veuve . Gravet et Druy, à Langres (Haute-Marne) : Hyacinthe Chaillot, aux Grardes-r.hapelles ; Moreaux-Guillaume, à Premierfait (Aube) : Krick, à B.ir-le-l)ue (Meuse); Gamiclion-Guiilaume, à l'ouan (Aube). — MM. BoU, à Paris ; Fabre, à AaberviUiers (-^eine) ; Huguier-Truelle, à Troyes (Aube); Stadler-Goiffon, à Troyes (Aubt); Kenaut, à Chaumont (Haute- Marne) ; Mugnier, à Dijon (Côte-d'Or) ; Brunet à Sainte-Savine (Aube) ; Cornuelle, à Sainte-Savine (Aube) ; Moret, à Pans; Guenin-Gauthrot, à Troyes (Aube): Saintou-Guicliard, à Rhèges (Aube) ; Gérard, à Rosnay-l'Hôpital (Aube) ; Célestin Henry, à Tnil (Aube) ; Aimé Chauffeur, à Mareuil-sur- Ay (Marne) ; Regnault, à Dijon (Côte-d'Or) ; Vaillier-Primard, k Tro\es (Aube).

F.-R. DE LA TrÊHONNAIS.

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