‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 649 sur 683 · XIV. — Le 2)hyUoxcra · texte numérisé non relu

XIV. — Le 2)hyUoxcra

La Section permanente de la Commission supérieure du phylloxéra s'est réunie le 15 juin. Le défaut de place nous force à remettre à huitaine les résultats de cette séance, ainsi que plusieurs autres communications. J.-A. Barral.

Séance du 20 juin 1883. — Présidence de M. Dumas.

M. Zandel, vétérinaire de l'Alsace -Lorraine, envoie des documents sur la police sanitaire, et sur l'organisation du service vétérinaire.

M. Lozey envoie des notes sur le rouleau compresseur et rayonneur qu'il a présenté antérieurement à la Société.

M. Goubaux, directeur de l'école d'Alfort, fait hommage de la 2^ partie du traité de l'extérieur du cheval, qu'il publie avec M. Barrier.

M. A. Rouilliet transmet un projet de pétitionnement dont il a pris l'initiative en vue d'obtenir un dégrèvement de l'impôt foncier sur les terres improductives par suite de causes indépendantes du cultivateur.

La Société adopte les conclusions de la Section de sylviculture tendant à demander au ministre de l'agriculture de prendre les mesures convenables pour que des notions de culture, de gestion et de surveillance des bois et forêts soient données aux élèves des fermes-écoles dans lesquelles il jugera utile de répandre cet enseignement.

M. Barral donne des détails sur le concours régional qui a en lieu à Caen, notamment sur l'exposition chevaline, sur celle des races bovines et sur le concours international de laiterie. Il donne en même temps des indications sur les efforts qui sont faits actuellement par les cultivateurs en vue de former des livres de généalogie pour les principales races d'animaux domestiques, surtout pour la race bovine normande. A cette occasion, M. des Cars fait observer que des efforts analogues ont été faits pour créer un stud-book de la race chevaline percheronne, mais qu'il s'est présenté de grandes difficultés pour ce travail. M. Dumas ajoute qu'il est de la plus haute importance d'encourager la création de registres de naissance pour le bétail ; car ces registres peuvent seuls servir de guide pour maintenir la pureté des races. La question est renvoyée à la Section d'économie des animaux.

M. Barral présente, de la part de M. Balbiani, deux pieds de vignes cultivés dans des pots et qui ont été badigeonnés au goudron en vue de détruire l'œuf d'hiver du phylloxéra; la végétation de ces vignes est vigoureuse, ce qui démontre que les bourgeons n'ont pas été endommagés par le goudron. — Ï\L Boussingault cite des expériences nombreuses qu'il a faites à Bechelbronn, et d'oi^i il résulte que le goudron n'exerce aucune action délétère sur les parties ligneuses des plantes.

La Société procède à l'élection d'un membre associé dans la Section de mécanique agricole et des irrigations. M. Cliamponnois est élu.

Henry Sagmer.

La question des haras, si importante au point de vue écononiif[ue et vitale au double point de vue de la défense et de la richesse nationales, est une de celles qui doivent rencontrer dans les Cliambres, comme auprès du o;ouvernement, une faveur marquée. L'intérêt militaire qui s'attache à la reconstitution de notre cavalerie est incontestable. C'est là un des plus G;rands ressorts des armées modernes. Il &e trompait iiçravement, cet officier supérieur qui ne voyait plus de rôle pour ce moteur animé dans la guerre moderne, depuis la découverte des armes à lonjtue portée, et qui avait poussé, 50US l'Empire, ce cri de détresse : Plus de cavalerie ! La triste expérience de 1870-1871 est venue prouver qu'on ne se passe pas davantage des chevaux que des hommes et a jeté un jour éclatant sur ce qui nous manque de ce côté. La disparition du cheval de guerre serait un véritable cataclysme et compromettrait, dans un de ses éléments essentiels, la défense nationale, pour laquelle le pays s'est imposé déjà et s'impose encore chaque jour de si lourds sacrifices.

Cette dure leçon paraissait d'ailleurs avoir été comprise par l'administration, qui avait évidemment une part de responsabilité dans nos désastres. Les ministres de l'aorriculture et du commerce qui se sont succédé depuis 1871 à l'hôtel de la rue de Varennes méritent nos éloges pour le zèle louable avec lequel ils ont cherché à développer la production chevaline par les encouragements. Mais toute leur bonne volonté n'eût pu suffire à l'accomplissement de cette tâche. Il y fallait le concours, et le concours énergi(jue et résolu, des Chambres. Certes, nous ne nions pas ce qu'elles ont fait de bien dans ce genre. La loi de 1874 est un des meilleurs legs que nous ait transmis l'Assemblée nationale. C'est le commencement de la réorganisation et une première étape dans la voie du repeuplement et du progrès. Mais le temps a marché, et l'insuffisance des mesures prises menacerait de compromettre une réforme indispensable. D'autre part, la Chambre n'est pas uniquement composée de représentants de nos régions chevalines ; n'a-t-on pas vu dernièrement des députés et des conseillers municipaux de la ville de Paris protester du haut de la tribune contre l'inulile institution des cour.-es? On ne saurait trop prémunir nos législateurs et nos édiles contre d'aussi déplorables tendances, dont le résultat serait, par ce temps d'économies forcées, de faire retrancher des crédits indispensables au budget de la race chevaline.

Enfin, l'institution des haras elle-même à laquelle nous consacrons ces pages, parce que nous la croyons, nécessaire à la reconstitution d'une des branches de notre année, au développement de notre commerce, à la diffusion du luxe sous une de ses formes les plus utiles, parce que nous sommes convaincu que, bien dirigée, elle peut contribuer puissamment à notre relèvement, à notre prospér;té, à ce mouvement en avant qui en est le signe infaillible, — cette institution a été souvent attaquée, tenue en suspicion, considérée comme un rouage superflu que le législateur aurait dû supprimer depuis long'emps pour faire appel à l'industrie privée et livrer nos races de chevaux à tous les hasards d'une production sans contrôle; comme si le moment était

venu de briser le moule de nos reproducteurs, de faire table rase de tout le passé et de semer du sel sur l'emplacement du baras du Pin et delà jumenterie reconstituée de Pompadour!

C'est pour réagir contre ces funestes erreurs que nous avons entrepris celte étude, dans laquelle nous nous sommes proposé de démontrer par des considérations économiques, agricoles et militaires, que jamais, à aucune époque, les baras ne furent plus nécessaires pour améliorer et augmenter notre production cbevaline; que, s'il est vrai qu'ils ont été trop souvent au-dessous de leur tache et rebelles aux réformes les plus indispensables, il n'en faut conclure, comme le font leurs advertaires a\ec une précipitation dangereuse et une logique à outrance, que It^ur rôle est fini; mais quil y a lieu de les soumettre à un contrôle sévère, de les réformer, de les pénétrer de l'esprit nouveau et d'en faire le véhicule du progrès et l'agent de l'amélioration.

Les Chambres peuvent beaucoup pour la défense de ces intérêts vitaux du pays. Ce sont elles qui votent, chaque année, le budget de la race chevaline. Nous connaissons trop leur zèle et leur dévouement à cette grande cause pour avoir besoin de les stimuler. Mais ces intérêts peuvent être compromis par trop de condescendance. Nous avons tenu, quant à nous, à dire la vérité tout entière, persuadé q"'elles sauront la comprendre et qu'elles nous sauront gré de l'avoir

dite.

j. — Nous n'examinons pas en ce moment les griefs invoqués contre l'administration des haras; si l'on veut môme, pour simpliher la question, nous les accepierons tous. Les hommes ont pu se tromper, les méthodes n'ont pas toujours été excellentes, une certaine étroitesse d'esprit s'est fait jour à différentes époques, et les jalousies de métier ont été parfois déplorables. L'administration des haras, qu'il ne faut pas confondre avec les haras eux-mêmes, est peut-être même un mal, mais alors il faut avouer que c'est un mal nécessaire. On l'a supprimée déjà; mais on a été forcé d'y revenir, par cette unique raison qu'on ne pouvait s'en passer. Cette administration a cependant produit des hommes utiles, capables et dé.>intéressés. Si elle a été vaincue sous l'Empire dans sa lutte contre le Jockey Club, il fjut bien reconnaître qu'elle avait affaiie à très forte partie, puisqu'elle était abandonnée par ceux mêmes qui avaient pour mission de la défendre et que les plus grandes iniluences s'étaient retournées contre elle. En tout cas, si le personnel avait besoin d'êire réformé, ce n'était pas une raison pour supprimer l'institution.

L'utilité des haras n'est plus à démontrer; s'il fallait recourir à des témoignages illustres, autorisés, nous nous bornerions à citer trois noms : François de Neufchâteau, Hiizard père, qui écrivait à la fin du dernier siècle, et M. Gayot, un contemporain. Tous trois déposent de ce fait, assurément très considérable : que partout où s'est fondé un haras sous la protection du prince ou de l'Etat, on a vu se créer une race de chevaux ; que partout, au contraire, où par la faute des hommes ou la dureté des t. mps, un haras fut supprimé, la race a disparu.

En veut-on des exemples? Nous ne remonterons pas au temps de la féodalité, où les seigneurs et les abbayes rivalisaient ensemble pour les besoins de la production chevaline. Quel moyen avaienl-ils Irouvé? Celui d'avoir des haras. Colbert, sous Louis XIV, encourage l'institution, et l'on voit refleurir celte branche de la production nationale.

En 1755, par un ordre de Louis XV, un haras s'établit dans l'île de Camargue, où des chevaux vivent à l'état sauvage, et l'écurie du roi ne dédaigne pas ses produits; la Révolution détruit l'établissement, et la race disparaît. En Lorraine, en 1766, fut créé, non loin de Nancy, le dépôt d'étalons de Rosières, et voici ce qu'écrit Huzard père peu de temps après : « Quoique le haras actuel de Rosières n'existe que depuis quelques années, on s'aperçoit déjà du bien qu'il a fait dans les départements voisins. On reconnaît la facilité qu'il y aura à relever cette race et à lui rendre ce qu'une parcimonie mal entendue lui a fait perdre, »

On connaît la plaine de Tarbes, cette vaste jumenteric naturelle où, sur un étroit espace, se trouvent concentrées plus de six mille mères. La destruction des haras, en 1790, leur fut fatale. Leur réorganisation, en 1806, sauva la race navarrine. En 1852, se développa dans le département de la Haute-Vienne une race anglo-arabe. Cette race avait été l'œuvre de l'administration des haras, qui l'avait créée- à force de soins et de patience, après bien des traverses et des oscillations. Depuis lors, le haras de Pompadour a été supprimé. En frappant de stérilité le haras de Pompadour, on avait rayé le Limousin de la carte hippique de la France.

Voici du reste ce que nous lisons dans le rapport envoyé au ministre de l'agriculture par une société d'encouragement de ce pays : « Dans le département de la Haute-Vienne, l'élément de l'industrie chevaline, c'est le haras de Pompadour : il est virtuellement toutes choses, la tête et le cœur d'où sortent les artères du sang hippique et où viennent se rendre les veines qu'il a échauffées. Le haras de Pompadour ne prête pas seulement à l'élève des chevaux une incomparable assistance, il lui communique réellement l'existence et répond avec exactitude, régularité, connaissance et à-propos, à chaque besoin, à chaque légitime exigence. Qu'il conserve donc sa composition actuelle et sa forte organisation : personnel d'officiers, étalons des sangs les plus purs et les plus nobles, jumenteries expérimentales, grand établissement agricole et courses de chevaux. Réduire le haras dans ses moyens d'action et d'exécution, ce serait tarir une des sources de la fortune départementale, ce serait aller droit à la dégradation de l'espèce la plus noble, et à l'anéantissement du précieux cheval de troupe légère; ce serait perdre un des éléments essentiels de la force de l'armée. »

On ne tint pas compte de ces avertissements prophétiques. Une société, puissante pour le bien comme pour le mal qu'elle a fait à nos races de chevaux, avait juré la mort du cheval anglo-arabe, qui inquiétait ses combinaisons de gain. M. Fould, M. de Morny avaient décrété la suppression du haras de Pompadour. Napoléon HI, à l'instigation de ces conseillers intimes, prit cette regrettable mesure qui causa la désolation des éleveurs du centre et du midi de la France. La célèbre jumenterie fut dispersée au feu des enchères. On vendit à l'encan les pères et les mères de cette race excellente dont l'étranger recueillit les meilleurs modèles.

Les conséquences d'un aussi déplorable aveuglement no se firent pas attendre : la race anglo-arabe disparut de la France pour aller peupler les haras de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Russie, et, lorsque la guerre éclata, on put constater ce double résultat : la France,

appauvrie d'une de ses meilleures races de chevaux, surtout pour le service si important de la cavalerie légère; l'Allemagne, fortifiée par nos pertes, enrichie de nos dépouilles et de nos fautes ! Ce fut l'Assemblée nationale qui, pour réagir contre cet épuisement funeste à la remonte de l'armée, funeste, à l'agriculture du Midi, décréta, en 1874, la reconstitution de la jumenterie en donnant aux haras une plus large organisation.

La Basse-Normandie peut à bon droit passer pour le lieu d'élection de la race chevaline en France. La nature a été prodigue pour cette contrée. A l'est du Bocage normand, dont les collines sont si charmantes par leurs bouquets de hêtres et leurs vergers, la région de la plaine, arrosée par l'Orne, la Dives et la Touques, est par excellence le pays des « herbages « : on se croirait en Angleterre. Les vallées de l'Orne et du Calvados peuvent lutter avec les plus beaux comtés d'au delà de la Manche, et, comme eux, elles se prêtent admirablement à l'élève du cheval : l'humidité du climat entretient dans ces riches vallées une herbe abondante, tandis que la fertilité du sol, aidée par l'industrie du cultivateur, favorise singulièrement la végétation des fourrages artificiels dans la plaine de Caen, Les jeunes chevaux qui s'en nourrissent prennent de belles et vigoureuses formes, pourvu toutefois qu'une alimentation rationnelle vienne plus tard corriger le développement de principes lymphathiques dus à ces herbes trop grasses et en trop grande quantité, pourvu que l'éleveur intelligent sache de bonne heure combattre ces dispositions en mettant les animaux à l'avoine et en les soumettant à un travail modéré qui accroît leurs forces sans leur faire perdre la fierté de leur port et la légèreté de leur allure. Quel plus admirable spectacle que celui de ces nobles bêtes, tondant l'herlDe des pâturages normands en compagnie de ces troupes de bœufs qui s'y renouvellent chaque année pour l'engraissement, au milieu même de ces vaches laitières du Cotentin, si renommées pour la production du fromage et surtout du beurre ! Mais à qui devons-nous ces merveilles ? Ceux qui veulent supprimer les haras y ont-ils bien réfléchi ?

La race anglo-normande existe, grâce au haras du Pin. 11 n'y a pas à ce sujet le moindre doute à avoir : c'est le prince de Lambesc, grand écuyer de Louis XVI, qui envoya en Angleterre, avec mission d'y choisir des reproducteurs de demi-sang, half blood. C'est alors que furent importés au haras du Pin ces vingt-quatre étalons parmi lesquels plusieurs ont assez marqué pour que leurs noms soient restés longtemps dans la mémoire des éleveurs. On se souvient, en effet, des Glorieux, des Badin, des Lancastre, des Warwick, des Sommer, set, ainsi que du Docteur ; des premiers en bonne part, et du dernier en mauvaise, parce que, bien qu'admirablement doué, il ne fit qu'une lignée mauvaise et rétrograde par le défaut de son origine. Sans ces étalons, nous n'aurions pas de race anglo-normande. La suppression des haras, en 1790, vint remettre tout en question. L'émancipation de l'industrie privée avait conduit par le chemin le plus court à la ruine complète des éléments de toute production. En quelques années, il n'y eut plus ni étalons, ni poulinières capables. La population en masse ne s'en porta pas mieux ; loin de là, elle se trouva si mal du nouveau régime auquel on l'avait soumise, qu'il y eut nécessité de revenir à une organisation régulière. Malheureusement, l'Angleterre

nous resta fermée pendant toute la durée du premier Empire. Après la Restauration, reparaît le sang anglais. Mais on ne put arriver à faire disparaître la tête busquée, legs que nous avait fait la Du Barry ; et vers 1830, le cheval normand était un grossier animal, à l'encolure courte, épaisse et commune, le garrot noyé dans la graisse, le dos bas et foulé, le rein long et mou, les hanches hautes, droites, effacées, le jarret plein, vacillant et taré, le genou creusé sur le devant, les canons minés, les tendons grêles, les articulations faibles et mal attachées. Mais, à partir de 1830, une impulsion nouvelle vint régénérer la race. L'infusion habilement dosée du sang anglais accomplit ce miracle. Le sang nous délivra du cornage héréditaire, fit disparaître l'affreux nez busqué, releva le garrot. Mais ici l'abus était à côté de l'usage et devait bientôt prévaloir. Nous croyons, avec de bons juges, que l'abus du pur-sang a jeté l'élevage normand dans une crise déci- • sive et dont il aura quelque peine à sortir dans les circonstances actuelles. L'équilibre est rompu : l'amaigrissement ou l'élongement des formes est déjà sensible ; la force morale n'est plus soutenue par la force physique, la vitesse par le fond, et les hommes sérieux voient avec peine l'avenir des races de demi-sang très compromis par l'excès de ces croisements sans sélection.

Veut-on d'autres exemples ? La race angevine, telle qu'elle s'est développée de 1 833 à 1 850, est une création des haras, et la race' franccomtoise, telle que le comte de Montendre l'a décrite et prise entre 1740 et 1754, création des haras. « Alors, nous dit-il, la Franche- Comté était divisée en deux départements, qui avaient chacun un inspecteur parliculer. Il y avait un étalon approuvé par canton, soit 120 pour un département, 230 pour l'autre, total : 350, en outre de ceux appartenant à l'Etat. » Mais on a laissé dégénérer cette institution depuis cinquante ans. On a supprimé la classe des étalons départementaux ; on a réduit l'effectif des étalons nationaux. Aujourd'hui il n'y a plus de race franc-comtoise.

Ainsi, partout en France, fondation d'un haras de l'Etat signifiait, jusqu'à ce jour, création d'une race de chevaux. Partout aussi, jusqu'à ce jour, la disparition d'un de ces haras a précédé de peu d'années la disparition de cette race. Voilà les faits incontestables et démontrés par ceux mêmes qui ont lutté pour ces principes et raconté les résultats de leur expérience.

L'explication du fait est bien simple. La création des races et l'amélioration de la production chevaline ne sauraient être livrées au hasard. C'est une œuvre de patience et de raison, qu'une administration forte et éclairée peut seule entreprendre dans l'état de division et de morcellement où nous sommes. En France, ce n'est pas comme en Angleterre, où une aristocratie puissante encourage, développe, patronne l'élève du cheval : ici le principe démocratique s'étend aux chevaux eux-mêmes ; ce sont de véritables petites républiques répandues parfois sur de vastes espaces, souvent presque à l'état sauvage. Comment faire pour les améliorer? Voici, par exemple, toutes ces familles si intéressantes, mais si peu homogènes et si peu suivies du midi de la France. A défaut d'une pépinière unique, dune même source où chacune des contrées chevalines du Midi vienne puiser les mêmes éléments de reproduction et d'amélioration, les unes et les autres, vouées à tout venant, avancent au hasard, comme elles peuvent,

sans savoir oii elles vont. La plupart sont à peu près abandonnées à elles-mêmes; quelques-unes se soutiennent à grand'peine, par les secours qui leur ont été portés précédemment et dont les effets se font encore sentir. Mais toutes succomberaient infailliblement sous le coup du système destructeur dont l'inévitable effet serait de fournir à l'industrie privée des reproducteurs médiocres et insufïisants.

Voilà donc l'utilité des haras : élever le niveau de production, l'uniformiser pour une même contrée chevaline en vue des besoins, sans nuire à la spécialité et à l'appropriation au milieu. Les haras sont le véhicule de la création des races et de leur amélioration. En les supprimant, vous faites inévitablement disparaître les races qu'ils ont créées.

La Normandie, à cet égard, n'a jamais dissimulé ses craintes, ses inquiétudes. On la trouve timide, mais c'est bien naturel en présence des leçons de l'expérience. La Normandie est la contrée chevaline par excellence ; elle est le siège d'une race estimée, qui vend ses produits à l'étranger et au reste de la France. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit des éléments dont se compose la race anglo-normande. Cette race est le produit des accouplements des juments indigènes avec les meilleurs étalons d'Angleterre. C'est bien là, on l'avouera, que les haras jouent un rôle nécessaire ! Un seul étalon a infecté la Normandie de ses produits. Il semble donc que ce ne soit pas trop de la surveillance la plus active d'un personnel capable, des efforts intelligents et des sacrifices raisonnes de l'administration, pour maintenir cette race à sa véritable hauteur. Et c'est pourquoi les haras ont toujours été nécessaires, aux éleveurs, ils le croient du moins, pour se livrer avec fruit à la production chevaline.

D'autres raisons encore confirment cette opinion des éleveurs. L'étalonnage est un mauvais métier, réputé sans profit. On sait que ce produit, acheté souvent très cher, se détériore aussi très vite. Qui de nous n'a vu un de ces pauvres étalons sans gloire, couché sur une paille ignoble, après avoir servi quelques années aux besoins de la reproduction ? La pauvre bête tarée contrastait, par sa piteuse mine, avec l'animal brillant que nous avions connu peu d'années auparavant. Ce capital est donc un de ceux qui se détériorent le plus vite et qui ont le plus besoin d'être renouvelés. De là de nouvelles et très sérieuses difficutés pour l'établissement de cette industrie.

Tous ces motifs et d'autres encore militaient en faveur du maintien des haras. Aussi, lorsque, en 1852, il fut sérieusement question d'y toucher, au premier soupçon qu'ils eurent de la mesure, les éleveurs réclamèrent, et à lapremière nouvelle d'un commencement d'exécution, tous protestèrent, on sait avec quelle énergie. Les membres du Conseil municipal, du Tribunal de commerce et de la Chambre consultative des arts et manufactures de Saint-Lô, appelaient la mesure un vrai malheur public qui jetait l'alarme et la consternation dans le pays. Ils parlaient des résultats désastreux qu'entraînerait la suppression des haras; ils suppliaient leurs députés et sénateurs d'agir eflicacement et résolument auprès du Sénat et du Corps législatif.

Des voix s'élevèrent de toute la contrée chevaline qu'on allaitdépouiller de sa principale production, et au bout de quelque temps il fallut bien se rendre à l'évidence. La mesure, proposée par MM. Fould et de Morny dans l'intérêt du Jockey-Club, fut abandonnée. La direction des haras

ne fut même point supprimée, comme on en avait eu d'abord l'intention, et l'empereur reconnut, un peu tard, qu'on l'avait trompé.

Dételles leçons portent avec elles leur enseignement. Les menaces de suppression des haras", s'il existait dos esprits assez mal faits pour rêver un tel bouleversement, seraient accueillies avec une défaveur plus grande encore et soulèveraient une résistance invincible de la part des éleveurs. Le gouvernement qui le tentera' t aurait contre lui toute la France chevaline. Et sait-on pourquoi? C'est qu'à cette première et déjà très dure leçon est venue s'en ajouter une autre : celle de la guerre avec l'Allemagne.

[La suite prochainement.) Foucheii de Careil,

sénateur.

Les concours régionaux ont été créés en vue du développement des progrès agricoles; leur but est de montrer, par les animaux, par les récoltes, par les machines, à la fois des moyens de production, et les produits obtenus, de susciter parmi les agriculteurs une émulation profitable, en un mot de servir d'instruction à tous. Eh bien, dans un certain nombre de villes, ce but est absolument manqué. Le concours agricole, qui devrait être la principUe partie des solennités dont il est l'occasion, devient l'accessoire; et cet accessoire est souvent traité avec une désinvolture voisine du dédain. On organise des solennités de toutes sortes, des expositions bariolées, et on leur donne le premier pas ; c'est de ce côté qu'on attire les visiteurs, en reléguant le concours agricole dans un faubourg, le plus loin qu'on peut, sans s'inquiéter de son sort. C'est ainsi que les choses viennent de se passer à Blois. Il y a beaucoup de re'^sources dans cette ville pittoresque; mais les endroits propices avaient été réservés à des fêtes locales, de même que tous les efforts des organisateurs s'étaient consacrés sur ces fêtes. Ce n'est pas que nous soyons l'ennemi d'une douce gaieté, tant s'en faut; aiais les choses utiles, celles qui sont la cause réelle de tout ce mouvement, devraient être phcéesau premier rang. Amusez -vous tant que vous voudrez, mais ne sacrifiez pas l'agriculture aux divertissements populaires. La seule excuse qu'on puisse présenter, c'est que les municipalités faisant les frais d'organisation des concours, il est tout naturel qu'elles prennent les mesures qu'elles croient utiles pour rentrer dans leurs frais. Sans doute, il y a là une considération dont il faut tenir compte ; mais est-ce une raison suffisante pour ne pas leur imposer des conditions, bien naturelles, en vérité? Puisque le concours agricole vous donne l'occasion d'attirer une foule nombreuse, ayez pour lui les égards dus à qui remplit la bourse.

Les Compagnies de chemins de fer ont aussi, dans cet état de choses qui se généralise, leur part de responsabilité. Elles donnent des facilités pour le transport des voyageurs, elles réduisent les tarifs et organisent des trains spéciaux. Si ces facilités étaient accordées pour toute la durée du concours, ce serait parfait, et il n'y aurait qu'à applaudir. Mais le plus souvent, c'est seulement le dimanche, c'est-à-dire le dernier jour, qu'elles prennent ces dispositions exceptionnelles; s'il y a des expositions locales qui doivent durer plus longtemps, elles prolongent leurs faveurs, de telle sorte que ce n'est pas en réalité dans l'intérêt du concours agricole que ces mesures produisent leur effet. Bien plus, les exposants, leurs vachers, leurs bergers, leurs mécaniciens, ne peuvent pas profiter personnellement de cette réduction des tarifs, puisqu'ils sont obligés de venir au concours dès le premier jour, avant l'organisation des tarifs de demi-place pour les vis'teurs. Il y a donc là une réforme à faire, réforme dont les Compagnies profiteraient certainement, puisqu'elle leur assurerait un mouvement de voyageurs beaucoup plus considérable, et qu'elle présenterait l'avantage de diminuer l'encombrement que l'on constate trop souvent le dernier jour.

Le concours qui vient de se tenir à Blois a été la victime de l'ensemble des circonstances que nous venons d'esquisser. Ce n'est certes pas la faute de l'inspecteur général, M. Randoing, et de ses commissaires zélés, qui l'ont organisé avec un soin digne d'un meilleur sort. C'est tout à fait la faute de la ville de Blois, et il faut le dire hautement, en invitant le ministère de l'agriculture à montrer une énergie suffisante pour que de semblables abus disparaissent. S'il entre dans cette voie, tous les agriculteurs lui en seront vivement reconnaissants.

Entrons maintenant dans le concours. Ce qui frappe, au premier abord, quand on parcourt les boxes des races bovines, c'est le nombre relativement restreint d'animaux exposés, principalement dans la race Charolaise-Nivernaise. Une quarantaine de bêtes tout au plus; c'est peu. Mais il y a, à cela, deux raisons : la première, c'est que le concours se tient à une date beaucoup trop tardive; il eût dû avoir lieu dans la première quinzaine de mai. Aujourd'hui, c'est l'époque de la monte; beaucoup d'agriculteurs reculent devant le désagrément qui résulterait pour les animaux d'un voyage long, exécuté dans des conditions peu favorables. Les éleveurs demandent avec instance que la date du concours soit reportée au milieu de mai, c'est-à-dire que l'on revienne aux anciennes habitudes. La seconde raison, c'est que Blois est loin du centre de la région d'élevage de la race Nivernaise. Mais, si l'on compte peu d'animaux, il est permis d'affirmer que la plupart sont d'excellente qualité. Le lot qui a valu à M. le comte de Saint- Vallier, éleveur à Pessottes-Limon (Nièvre), est certainement un des plus beaux que l'on ait vus dans les concours de la région. Il présente une finesse réellement remarquable, môme dans cette belle race. — D'autres éleveurs émérites, M. le comte de Bouille, à Villars ; M. Joyon, à Vary-Langeron; MM. Régnier et fils, à Marssur-AUier, représentent dignement la Nièvre; le département de l'Allier est représenté principalement par M. Bertoux, à Gannat, et par M. Paul Corne, à Bessay.

La collection de la race Durham était beaucoup plus importante, et cela n'a rien de surprenant, dans une région qui compte beaucoup de belles étables. Toutefois, nous devons constater encore une fois que, de ce côté, le nombre des exposants n'augmente pas. Ici le premier rang appartient incontestablement à un taureau âgé de 4 ans, Cirencester IV, exposé hors concours par M. Salvat, éleveur à Nozieux (Loir-et-Loir) ; ce taureau est certainement un des plus beaux types de la race Durham que l'on puisse voir. Nous devons signaler aussi d'une manière spéciale Carlin, jeune taureau exposé par M. Signoret, de Glos-Ry (Nièvre) ; un superbe animal de 29 mois, Diogéne, appartenant à M. Tiersonnier, de GimouilJe (Nièvre) ; Naxos, âgé de 29 mois, à M. le marquis de Montlaur, à Gognat-Lyonne (Allier), et Spavento, âgé de 10 mois, au même exposant. L'étible de M. Massé, à Germigny (Cher), était très bien représentée. C'est à M. Elie Larzat, éleveur à Germigny-l'Exempt (Cher), que le prix d'ensemble a été attribué ; il est, comme nos lecteurs le savent, un des grands lauréats de nos principaux concours. Parmi les animaux exposés, figuraient trois femelles provenant de la vacherie de Gorbon, âgées de 3 à 4 ans ; elles ne faisaient pas honneur à leur lieu d'origine.

Très belle collection d'animaux de la race normande, surtout pour les vaches Parmi les animaux les plus remarquables, nous citerons ceux de M. Boyenval, à Bellecour; de M. Noblet, à Châteaurenard, l'un et l'autre du Loiret; de M. Poulain (Jean) et de M. Tauvin, à Pontlevoy (Loir-et-Cher). Toutefois, nous devons dire que, dans cette catégorie, à l'exception de deux ou trois bêtes, les animaux avaient trop d'embonpoint. C'est au point que beaucoup de visiteurs s'y trompent, et qu'ils croient assister à un concours de boucherie; nous avons entendu des paysans regretter de n'avoir pas engraissé leurs bêtes pour les amener au concours. Un objet d'art spécial a été décerné à M. Jean Poulain par la Société des agriculteurs de France pour l'ensemble de son exposition d'animaux cotentins.

Il y avait peu d'animaux des autres races bovines : quelques bons limousins, exposés par M. Texier, à Yigoux (Indre), et par M. Yilliers, à Giron; des Parthenais, appartenant à M. Etienne Thimel, à Bouesse (Indre), lauréat de la prime d'honneur.

En ce qui concerne les races ovines, la principale lutte est toujours, dans la région du Centre, entre les dishley et les southdowns. L'exposition des southdowns était peu nombreuse ; deux exposants seulement, M. Nouette-Delorme et M. Golas ; la célèbre bergerie de la Manderie l'emporte facilement sur son adversaire. Plus nombreux sont les dishley : M. Massé, M. Signoret, M. Tiersonnier luttent de près les uns avec les autres ; c'est un très bel ensemble, et il faut reconnaître que la victoire a été bien disputée pour le prix d'ensemble des races étrangères qui, finalement, est échu à M. Nouette-Delorme, pour ses southdowns.

Dans les races françaises, la principale place appartient d'une part à la race de la Charmoise, d'autre part à la race berrichonne , l'une et l'autre très bien représentées. M. Tauvin, M. Bodin, deux agriculteurs de Pontlevoy (Loir-et- Cher), ont de bons animaux de la Charmoise; mais ils sont vaincus par M. Guyot de Villeneuve, gendre de M. deMontalivet, à Saint-Bouize (Cher), qui remporte le prix d'ensemble des races françaises. M. Jugand, à Civray (Cher), et

M. Bodin sont les principaux exposants pour la race berrichonne. M. Lei'ebvre (Emile), à Saint-Florent (Loiret), continue à être le seul exposant de la race sologûote. A ce propos, nous nous étonnons que cette race, qui continue à être très répandue dans une partie de la Sologne, ne soit pas représentée davantage dans les concours régionaux. Il faut citer des dishley-mérinos exposés par M. Mestivier, à Villeromain (Loir-et-Cher) ; mais ils sont battus par les dishley-berrichons ; ce dernier croisement est aujourd'hui très en faveur daos une partie du Berry. M. Henri Jugand, à Civray (Cher), a obtenu une médaille d'or de la Société des agriculteurs de France pour l'ensemble de ses animaux de race berrichonne.

Très belle exposition de porcs de race craonnaise, quoiqu'elle soit peu nombreuse. Les principaux lauréats sont M. Lefebvre, à Saint-Florent (Loiret), et M. Julien Hervé, à Saint-Martin-des-Bois (Loir-et-Cher). Pour les races étrani^ères, trois porcheries bien connues sont en présence : celle de M. Noblet, à Ghâtcaurenard (Loiret), et de M. de la Massardière, à Autran (Vienne), qui élèvent des yorkshire ; celle de M. Boyenval, à Bellecour (Loiret), qui élève des essexmiddlesex; si l'on y ajoute M. le marquis de Chanvelin, à Rilly (Loir-et-Cher), nous aurons cité tous les exposants. L'ensemble des animaux est bien réussi et dénote une grande habileté chez les éleveurs.

Nous avons peu de choses à dire de l'exposition des animaux de basse-cour. La plus belle part du succès a été pour Mme Delimoges, à Entrain (Nièvre), et pour Mlle Boyenval, à Bellecour (Loiret) ; c'est à celle-ci que le prix d'ensemble a été attribué.

L'exposition des produits était très intéressante. Beaucoup de vins, ce qui n'a rien de surprenant, car le vignoble de Loir-et-Cher a pris une très grande extension, et il donne des produits recherchés par le commerce. C'est dans ce département que la méthode de la culture de la vigne en chaintres a eu son berceau, à Chissay, elle est de plus en plus adoptée dans un nombre de localités toujours croissant. M. Pornay, bien connu pour ses succès dans la culture des plantes potagères et lourragères, exposait hors concours une très belle collection de plantes de toutes sortes. M. Henri Tauvin, de Pontlevoy, avait exposé de très belles collections de variétés de blé, d'avoine, de carottes et de betteraves, de graines de sainfoin et autres. Très belle aussi et très variée était la collection de M. Butin, de l'AlUer, qui remporte plusieurs médailles. M. Emile Fleury, de Vineuil, a obtenu une médaille d'or avec sa collection de pommes de terre. M. Fleury est l'auteur d'une nouvelle méthode de culture : huit à dix jours après l'entière levée des pommes de terre, on arrache à la main les petites tiges qui sortent du pied; on n'en laisse qu'une ou deux, qui deviennent très fortes, et à la récolte les tubercules sont plus nombreux et plus beaux; il y en a peu de petits. — Enfin, un instituteur du département du Cher avait exposé une série de travaux de ses élèves et d'objets d'enseignement dont l'ensemble démontrait qu'il sait parfaitement donner l'enseignement agricole; cet instituteur, M. Maîtrejean, est un des élèves de M. Franc, professeur départemental.

Un concours hippi [ue avait été organisé par l'administration des haras, tout à lait en dehors du concours régional. Peu d'animaux, et beaucoup laissant à désirer ; il ne pouvait en être autrement, car c'est tardivement et avec beaucoup de peine que l'on s'est décidé à admettre les chevaux de trait; on ne voulait que du demi-sang. Le prix d'honneur a été décerné à M. Lemerle, à Saint-Chartier (Indre), pour une pouliche de demi-sang de trois ans. Parmi les chevaux de trait, nous avons remarqué deux beaux étalons, appartenant, l'un à M. Alfred Ferrand, au Bois-Hardouin (Loir-et-Cher), l'autre à M. Julien Hervé, à Saint-Martin-des- Bois (Loir-et-Cher).

Voici la liste complète des récompenses du concours régional :

Rappel de prime d'honneur, M. Tauvin -Galloux, propriétaire à Pontlevoy, lauréat de la prime d'tionneur en 1875.

Primk d'honnkur, non décernée

^rix culturaux.

P" Catégorie. — Propriétaires exploitant directement leurs domaines ou par régisseurs ou par maître-vaiets. — Un objet d'art, M. Jean Poulain, propriétaire du domaine de la Mule, commune de Sambin, canlon de Contres, arrondissement de Blois, pour un ensemble de cultures très soignées, ses belles récoltes, la qualité et la bonne tenue de son bétail et pour les résultats financiers obtenus.

2" Catégorie. — Fermiers à prix d'argent ou à redevances en nature fixes, remplaçant le prix de fermes; cultivateurs, propriétaires tenant à ferme une partie de leurs terres en culture, métayers isolés (domaines au-dessus de 20 hectares). —Un objet d'art, M. Riverain-Pollet, fermier au domaine d'Areines, commune d'Areines, canton et arrondissement de Vendôme, pour création de prairies naturelles et artificielles sur des surfaces importantes, l'ensemble de ses très

belles récoltes de céréales obtenues au moyen d'engrais chimiques, donnant jusqu'ici des résulta s remarquables et persistants.

3" Catégorie. — Propriétaires exploitant plusieurs domaines par métayers. — Pas de concurrents.

4" Catégorie. — Métayers isolés ou petits cultivateurs, propriétaires ou fermiers de domaines au-dessus de 5 hectares et n'excédant pas 10 hectares. — Pas de concurrents.

Par décision de M. le ministre de l'agriculture, sur la proposition du jury, un objet d'art a été décerné à M. Ernest Rousseau, propiiétaire du domaine de la Ré'butinière, commune de Souesmes, canton de Salliris, arrondissement de Romorantin, pour création et aménagement de 3bÛ hectares de bois d'essences feuillues, de 300 hectares de semis et plantations de pins, et pour création de 30 hectares de prairies naturelles et de 50 hectarfs de prairies temporaires.

Médailles de spécialités. — Médaille d'or, M. Mureau-Chaumois, propriétaire du domaine de la Pastourellerie, commune de Thenay, canton de Montnchard, arrondissement de Rlois, pour création récente, mais bien entendue, de 17 hectares de vignes en chaintres.

R''comppnses aux agents des exploitations primées. — 1" Catégorie. — Agents de M. Poulain.

— Médailles d argent, M. Jean Jamet; Mme Alobonsine Jaraet; M. Auguste Mossard. — Médailles de bronze, MM. Faisan Galloux; Joseph Maroy'; Vernon-Bissori.

2' Catégorie. — Agents de M. Riveraiii-Pollet. — Médailles d'arqent, MM. Gustave Pasquicr, commis surveillant; François Letord, maître bouvier. — Médailles de bronze, MM. Isidore Pasquier, maître charretier ; Paul Aubert, charretier; Marin Renvoisé, charretier.

3'= Catégorie. — Agents de l'exploitation de M. Ernest Rousseau. — Médailles d'argent, MM. Joseph Tilledon; Pierre Chouzier.

Animaux reproducteurs. — Espèce bovine.

l" Catégorie. — Race niver.'iaise ou charolaise. — Mâles. — P= Section. — Animaux de 6 moi^ àl an, nés depuis le 1='- mai 1882 et avant le 1" novembre 1882. — X" prix, M. Joyon, à Vary- Langeron (Nièvre); 2% M. le vicomte de Saint-Vallier à Pessotte-Limon (Nièvre); 3% M. le comte de Bouille, à Villars (Nièvre). — Prix suppléa eniaire, M. P;ml Corne, à Bessay (Allier). — T Section. —Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le P' mai 1881 et avant le P'' mai 1882. — 1" prix, M. Corne; 2% M Joyon; 3% M. Jean Chaput, à Gerraigny (Cher); 4". M. le comte de Bouille; 5", M. Siïnoret. à Serraoiso. — Prix supplémentaire, M. le vicomte de Saint-Vallier.— 3* Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le 1" mai 1880 et avant le 1" mai 1881. — 1" prix, MM. Régnier et fils, à Mars-sur-Allier (Nièvre): 2^ M. Bertoux, à Gannat. Allier. — Prix supplémentaire, M. Bourdeau, à Saint-Benin-d'Azy (Nièvre). — Mention très honorables M. le vicomte de Saint-Vallier. — Femelles. — V" Section. — Génisses de 6 mois à 1 an, née, depuis le 1" mai 1882 et avant le l"novembre 1882. — P' prix, M. le vicomte de Saint-Vallier; 2% M. le comte de Bouille; 3% M. Auguste Gentil, à la Guerche (Cher). — 2" Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1881 et avant le P- mai 1882. — 1" prix, M, le vicomte de Saint-Vallier; 2% M. Bertoux ; 3% MM. Régnier fils; 4% M. Joyon. —3° Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le ]<" mai 1880, et avant le p"' mai 188], p'eines ou à lait. — 1" prix, M. le vicomte de Saint-Vallier; 2», M. Bertoux; 3% MM. Régiuer et fils; 4% M. Joyon. — 4° Section. — Vaches de plus de 3 ans, nées avant le 1" mai 1883, pleines ou à lait — P' prix, M. le vicomte de Saint-Vallier; 2% MM. Régnier et fils; 3= M. Joyon; 4% M. Paul Corne; 5°, M. le comte de Bouille.

Prix d'ensemble à attribuer au meilleur lot d'animaux de la 1"= Catégorie, un objet d'art, M. le vicomte de Saint-Vallier.

1" Catégorie. — Race Durham. — Mâles. — p" Section. — Animaux de 6 mois à 1 an, nées depuis le ]" mai 1882, et avant le p' novembre 1882. — 1" prix, M. Signoret; 2^ M. le marquis de Montlaur, à Cognat-Lyonne (Allier); 3, M. Massé, à Germigny (Cher) ; 4°, M. Peigné , à Tourailles (Loir-et-Cher). — Mentions honorables, MM. Tiersonnier. à Gimouille (Nièvre); Auclerc, à Allichamps (Cher). —2'= Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le l""- mai 1881 et avant le P"- mai 1882. — 1" prix, M. le marquis de Montlaur ; 2% M. Signoret; 3% M. Elle La^zat, à Germigny-l'Exempt (Cher); 4«, M. Auclerc. — Mention honorable, M. Signoret. — 3» Section. — Animaux de 2 à 4 ans, nés depuis le 1^' mai 1879 et avant le P'^ mat 1881. — 1" prix, M. Tier- Konnier; 2% M. Boyenval, à Bellecour (Loiret). — Femelles. — P' Section. — Génisses de 6 mois à \ an, nées dépuis le 1" mai 1882 et avant le P"- novembre 1882. — Rappel de 1" prix, M. Elle Larzai; 1" prix, M. Auclerc; 2% M. Massé. — Mention honorable. M. Signoret. — 2'^ Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le 1" mai 1881 et avant le P"- mai 1882."— P'-piix, M. Signoret; 2% M. Elle Larzat; 3", M. le marquis de Montlaur. — Mentions h.morables. M. Salvat ; M. Elie Larzat. — 3" Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le l""- mai 1880 et avant le 1" mai 1881, pleines ou à lait. — ]•■■ prix, M. le marquis de Montlaur; 2% M. Auclerc, 3% M. Massé. Prix supplémentaire, M. Elie Larzat. — Mention honorable, M. Tiersonnier. — 4° Section. — Vaches de plus de 3 ans nées avant le l" mai, pleines ou à lait. — P"- prix, M. Salvat, 2», M. Auclerc; 3% M. Tiersonnier; 4% M. Elie Larzat. —Mention honorable, M. lem:irquis de Montlaur.

3" Catégorie. — Croisements Durham. — M.lles. — !"■ Section. — Animaux de 6 mois à 1 an, nés depuis le p' mai 1882 et avant le p"^ novembre 1882. — Prix unique, M. Auclerc. — 2" Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis le P"' mai 1881 et avant le P"-mai 1882. — Prix unique, M. Auclerc. — 3" Section. — Animaux oe 2 à 3 ans, nés depuis le l" mai 1880 et avant le 1" mai 1881. — Prix unique, M. Tauvin, à Pont-Levoy (Loir-et-Cher). — FemeWes. — V Section. — Génisses de 6 mois à 1 an. nées le 1°'- mai 1881, et avant le 1"' mal 1882. — 1" prix, M. Auclerc. 2" Section. — Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le l""- mai 1881 et avant le 1" mai 1882. — 1" prix, M. Auclerc; 2% M. Signoret. — 3* Section. — Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le P'mai 1880, et avant le 1" mai 1881, pleines. — 1" prix, M. Signoret ; 2'-', M. Elie Larzit. —ti" Sectwn.

— Vaches de plus de 3 ans, nées avant le p"' mai 1880, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Félix Petit, à Saint-Menoux (Allier).

4* Catégorie. — Races laitières françaises ou étcangères, pures, à l'exclusion de toutes les races ayant une catégorie spéciale. — Mâles. — P» Section. — Animaux de 1 à 2 ans, nés depuis lel"raai 1881, et avant le 1" mai 1882. — P'^prix, M. Boyenval; 2% M. Tauvin ; 3=, M. Goossens, à Sorigny (Indre-et-Loire). — Mention honorable, M. Henri Jugand, à Civray (Cher). — 2' Section. — Animaux de 2 à 3 ans, nés depuis le P'' mai 1880 et avant le 1" mai 1881. — 1" prix, M. Jean Poulain, à Pont-Levoy (Loir-et-Cher); 2% M. Noblet, à Châleaurenard (Loiret); 3°, M. Bourdonneau-Breton, à Villebarou (Loir-et-Cher) — Mention honorable, M. Poirier, à

Tour-en -Sologne (Loir-et-Cher). — Femalles. — l" Section. — Génisses lie 2 à 3 ans, nées depuis le P'-mai 1881 et avant le 1" mai 1882. — 1" prix, M. Boyenval; 2", M. Jean Poulain; 3°, M. Tauvin. — Mention honorable, M. Legave-.loly à l'arçny-Meslay (Indre-et-Loire). — 3° S'ectfon. Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le l"' mai 1881, pleines ou lait. — 1" prix, M. Ncblet; 2% M. Legave-Joly ; 3", M. Hoyenval; 4% M. Goosens. — Mention honorable, M. Jean Poulain.

— 2° .Section. — Vaches de plus'de 3 ans, nées avant le 1" mai 1880, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Dabout, à Charsonville (Loiret); 2°, M. Legave Joly ; 3% M. Jean Poulain; 4°, M. l^oiiier -, h", M. Goossens; 6". M. Noblet.— Mentions honorables, MM. Henri Jugand ; Tauvin.

n" Catégorie. — Races de travail, à l'exchision des races ayant une catégorie •spéciale (Parthenaise. Limousine, etc. — Mâles. — 1" Section. — Animaux de 1 à 2 ans. nés denuis le l''"' mai 1881 et avant le 1" mai 1882. — 1" prix, M. \ illière-Lnmy, à Ciron (Indn); 2», M. Pierre 'IVxier, à Vigoux (Indre). — Mention honorable, M. Etienne Tiiimel, à Bouës.se (Indre). — 2° Section. — Animaux de 2 à. 3 ans, nés depuis le 1" mai 1880 et avant le !"'■ mai 1.S8I. — P"- prix, M. Pierre Texier:2°, M. Villière-Lamy, — Mention honorable, M. Etienne Thimel. — P'emeiles. — {'"Section.

— Génisses de 1 à 2 ans, nées depuis le l" mai 1881 et avant le 1"' mni 1882. — 1" prix, M. Villière-Lamy; 2°, M. Pierre Texier. — Mention honorable, M. Etienne Thimel. — 2» Section.

— Génisses de 2 à 3 ans, nées depuis le 1" mai 1880 et avant le l" mai 1881, pleines ou à lait. — 1" prix, M. Villière-Lamy ; 2% M. Etienne Thimel. — 3" Section. — Vaches de plus de Sans nées avant le 1" mai 1880 pleines ou à lait. — l'^"' prix, M. Pierre Texier; rappel du 2' prix, M. Etienne Thimel. — Mention honorable, M. Villière-Lamy.

Prix d'ensemble à attribuer au meilleur lot d'animaux des 2% 3% 4% 5'^ et 6' catégories, un objet d'art, M. Elle Larzat.

Espèce ovine.

V Catégorie. — Race Southdown. — ]'" Section. — .\nimaux de 1 an à 18 mois. — MAles. ~ 1"'- prix, M. Nouetle Delorme, à Ouzouer-des-Champs (Loiret); 2^ M. Louis Colas, à Sermoise (Nièvre). — Mention très honorable, M. Nouette- Delorme. — Femelles. — l"- prix, M. Nouetle- Delorme; 2". M. Colas. — 2" Section. — Animaux âgés de plus de 18 mois. — Mâles. — l" prix, M. Nouette-Delorme ; 2\ M. Colas, — Mention très honorable, M. Nouette-Delorme. — Femelles.

— 1" prix, M. Nouette-Delorme; 2% M. Louis Colas.

2" Catégorie. — Race Dishley. — {'"^ Section. — Animaux de 1 an à 18 mois. — Mâles. — P'-prix, M. Massé, à Germigny (Cher); 2=. M. Tiersonnier, à Gimouille (Nièvre). — Femelles. — l'^' prix, M. Massé ; 2% M. Tiersonnier. — Mention très honorable, M. Signoret, à Sermoise (Nièvre).

— 2" Section. — Animaux de plus de 18 mois. — Mâles. — 1" prix, M. Tiersonnier; 2", M. Massé.

— Mention très honorable, M. Félix Petit, à Saint-Menoux (Allier). — Femelles, — l"' prix, M. riassé ; 2", M. Tiersonnier.

3" CaV'gorie. — Races mérinos et métis-mérinos. — Mâles. — !"'■ prix, M. Charles Lefebvre, à Artenay (Loiret). — Femelles. — h' prix, M. Charles Lefebvre.

4^' Catégorie. — Race de la Charmoise. — Mâles. — 1"' prix, M. Guyot de Villeneuve, à Saint- Bouize (Cher); 2% M. Jules Bcdin, à Pont-Levoy (Loir-et-Cher). — Femelles. — l" prix, M. Guyot de Villeneuve; 2". M. Jules Bodin.

b° Catégorie. — Race de Crevant. — Mâles. — 1"' pnx, M. Andoux de Viljovet. 5 Nohant-Vicq (Indre) ; 2", M. Félix Petit. -- Femelles. — 1" prix, M. Boucheron de Lécherolles, à Piou-Maroii (Indre); 2% M. Louis Tabonët, à Vallon (Allier).

6' Catégorie. — Races Berrichonnes et Solognotes. — Mâles. — l'"' prix, M. Henri Juguet, a Civray (Cheri,- 2°, M. Jules Bodin. — Prix supplémentaire, M. Emile Lefebvre, à Saint-Floreni (Loiret). — Femelles. — P"' p-ix, M. Henri Jugand; 2% M. Tauvin, à Pont Leroy (Loir-et-Cher).

— Prix supplémentaire, M. Lefebvre.

1" Catégorie. — Croisements divers — Mâles. — 1" prix, M. Tauvi\i; 2% M. Louis Tabouël. — Femelles. — 1"- prix, M. Louis Tabouët; 2% M. Tauvin. — Prix supplémentaire, M. Galloux, à Pont-Levoy (Loir-et-Cher).

Prix d'ensemble : pour le meilleur lot des 1", 2-= et 7" catégoriesj M. Nouette-Delorme ; — pour les autres catégories, M. Guyot de Villeneuve.

Espèce porcine.

1'" Catégorie. — Races indigènes pures ou croisées entre elles. — Mâles. — 1°'' prix, M. Em le Lefebvre, à Saint-Florent. (Loiret): 2% .M. Julien Hervé, à Saint-Martin-des-Bois (Loir-et-Cher). — Femelles. — 1" prix, M. Emile Lefebvre; 2% M. Julien Hervé.

2^^ Catégorie. — Races étrangères pures ou croisées entre elles. — Mâles. — 1"" prix, M. Nohiet, à Châleaurenard (Loiret); 2% M. Boyenval, i Rellecour (Loiret). — Prix supplémentaires. MM. de la Massardière, à Aulran (Vienne) ; le marquis de Chauvelin, ù Killy (Loir-et-Cher). — Femelles.

— l"'- prix, M. Boyenval; 2°, M. Noblet; 3% M. do la Massardière, à Aiitran (Vienne). — Prix supplémentaire, M. le marquis de Chaulin, à Rilly (Loir-et-Cher).

3'' Catégorie. — Croisements divers entre races étrangères et françaises. — .Mâles. — l", 2". et 3'' prix, non décernés. — Femelles. — 1" prix, M. Pierre Texier, â Vignon (Indre); 2-, M. Boyenval.

Prix d'ensemble à attribuer au meilleur lot d'animaux de l'espèce porcine, M. Boyenval.

Animaux de basse-cour.

V' Section. — Race de Crèvecueur. — 1" prix, Mlle Boyenval, â Bellecour (Loiret) ; 2*. Mme Delimoges, à Entrain-sur-Mohain (Nièvre). — 2° Section. — Race de la Flèche. — Prix unique, Mlle Boyenval. — 3° Section. — Race de Houdan. — 1" prix, Mlle Boyenval: 2*', M. Douchement, à Bourré (Loir-et-Cher). — 4° Section — Races françaises diverses. — l^Siprix, Mme Delimoges. — 5" Section. — Races étrangères diverses. — l""' prix, Mlle Boyenval ; 2', M. Bo.ineau, à Amboise (In Ire-et Loire). — Prix supplémentaires, M. Douche-nent ; Mme Delimoges. — ii" Section. Croisements divers. — l" prix, M. Bidauli-Raimbault. à Blois (Loir-et-Cher).

2" Catégorie. — Dindons. — 1" prix, Mlle Boyenval; 2", Mme Delimoges.

3" Catégorie. — Oies. — 1" pnx, Mme Delimoges; 2", Mlle Boyenval.

4" Catégorie,. — Canards. — l'' prix, Mlle Boyenval ; 2% Mme Delimoges.

.S" Catégorie^. — Pintades, — 1" prix, Mme l)elimo;^es.

6" Catégorie. — Pigeons. — l"'' prix, Mme Delimoges; 2"; M. Tourmcau, à Villeromain (Loir-et-Cher).

7" Catégorie. — Lapins et Léporides. — !=■■ prix, M. Badaire-Levain, à Blois (Loir-et-Cher)- 2* Mme Delimoges.

Prix (V ensemble, un objet d'art à Mlle BoyenvaL

Récompenses aux serviteurs ruraux pour soins donnés aux animaux primés. — Médailles d'argent, MM. Pasdeloup, porcher chez M. Boyenval; Grizurd, bouvier chez M. le vicomte de Saint- Valher; Isidore Gourdon, bergerchez M. Nouette-Delorme; Thomas Juilien, bouvier chez Larzat Marchand, berger chez M. Guyol de Villeneuve. — Médailles de bronze, MM. Pierre GroUier, bouvier ciiez M. Auclerc ; Jean Petit, bouvier chez M. Massé; Duclaizo, bouvier chez M. Signoret; Bernard, bouvic'r chez M. Texier; Claude Péronnet, bouvier chez M. Corne ; Martin, bouvier chez M. le marquis de Montlaur; Bajon, berger chez iM. Noblet; Jambu, bouvier chez M..Vallière-Lamy.

Récompenses aux conducteurs de machines et contre-maîtres des constructeurs de machines. — Médailles d'argent, MM. Pierre Simon, conducteur de machines chez M. Pineau, à Moulins ; Désiré Leclaire, contre-maître chez MM. Decker el Mot, à Paris; Louis Faucré, conducteur de machines chez M. Piltcr à Paris; Jules Chaput, conducteur de machines chez M. Pécard, à Nevers; Jean Broquin, conducteur de machines à la Société française de Vierzon; Valet, chaufleur chez MM. Merlin et Cie, à Vierzon. — Médailles de br(jnze, MM. Jean Buteau, conducteur chez M. Breloux, à Nevers ; Tranchaud, conducteur de machines chez MM. Bouhot et Cie, à Nevers ; Guenette, chauffeur chez M. Cumming, à Orléans ; Jean Burland, conducteur de machines chez M. Pineau, à Moulins; Diot, contre-maître chez M. Pétillât, à Vichy (Allier).

Produits agricoles et matières utiles à l'agriculture. — Concours spéciaux.

l"''' Catégorie. — Vins de la région. — 1"' Section, — Vins rouges. — Médailles d'or, MM. Daridan-Boacheron, à Beaugency (Loiret) ; le marquis de Vibraye. à Cheverny (Loir-et-Cher). — Médailles d'argerU (grand module) , Mme veuve Giliot, à Chinon (Indre-et-Loire). — Médailles d'argent, MM. Sylvain Gendrier, à Saint-Claude (Loir-et-Cher): Mahoudeau à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher). — Médailles de bronze, MMi Tardiveau, à Saint-Lubin (Loir-et-Cher); le docteur Buidel, à Vierzon (Cher); Cheneveau, à Sambin (Loir-et-Cher); Cousin-Duloy, à Saint-Denis-sur- Loire (Loir-et-Clier). — Mention très honorable, Mme veuve Robichon-Dupuy , à Dhuison (Loir-et- Cher). — Mention honorable, M. Elie Chardon, à Suèvres (Loir-et-Cher). — 2° Section. — Vins blancs. — Médaille d'or, MM. Ricliaudeau, à Villedieu (Loir-et-Cher) ; Chenu-Deniau, à Saint- Claude (Loir-et-Cher). — Médaille d'argent (grand module), M. Blanchard, à Monnaie (Indre-et- Loire). — Médailles d'argent. MM. de Vibraye ; de la Saussaye, à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher); Lopho Trotereau, à Quincy (Cher). — Médailles de bronze, MM Renard, à Montoire (Loir-et-Cher); Cheneveau; Leroux-D.uval, à Saint-Denis-sur-Loire (Loir-et-Cher); Dujardin-Beaumelz, à Naveil (Loir-et-Cher). — Mention très honorable, M. Bourdonneau -Breton, à Villebarou (Loir-et-Cher). — Mention honorable, M. Garnier, à Cheverny (Loir-et-Cher).

2° Catégorie. — Beurres de table. — l" prix, médaille d'or, M. Breton-Leroy, à Saint-Denissur-Loire (Loir-et-Cher) ; 2% médaille d'argent, M. Benjamin Coyer, à Cheverny (Loir-et-Cher); 3°, médaille de bronze, MM. Marseille et Dervailly, à Montargis (Loiret).

3" Catégorie. — Graines de luzerne. — 1"'' prix, médaille d'or, M. Tauvin, à Pontlevoy (Loir-et- Cher) ; 2" et 3% non décernés.

4° Catégorie. — Blé d'hiver de semence. — 1°"' prix, non décerné; 2°, médaille d'argent, M. Tauvin.

5' Catégorie. — Expositions scolaires. — 1" Section. — Matériel d'enseignement agricole, collections, dessins, objets de cours, etc. — l" prix, médaille d'or, M. Duru, à Bordeaux ; 2°, médaille d'argent, M. Danguy, à Ja Ferté-Saint-Aubin (Loiret). — 2° Section. — I" prix, médaille d'or, M. .Maîtrejean, instituteur à Vignouz-sur-Barageon (Cher) ; 2" et'.i", non décernés.

6^ Catégorie. — Expositions collectives faites par des administrations publiques, les Sociétés et Comices agricoles et horticoles. — Médailles d'or, aux communes de Cheverny et Cour-Cheverny (Loir-et-Cher). — Médaille d'argent, à la commune des Montils (Loir-et-Cher).

7'" Catégorie. — Produits divers non compris dans les catégories précédentes. — Médaille d'or, M. Fleury, à Vineuil (Loir-et-Cher). — Médaille d'or à la Société agricole, a Paris. — Médailles d'argent, MU. Buùn , à Louchy-Montfaud (Allier); Peyret-Pommeroux, à Montgivray (Indre); Jugand, à Civray (Cher); PaulDupuy, ù VlLeau (Eure-et-Loir) ; Piégard-Bordier, à Villiers (Loiret-Cher); Fahre, à Aubervilliers (Seine); (par virement), M. Gaston Bonjour, à Amboise (Indre-et- Loire): Médailles de bronze, MM. Marchand, à Saint-Secondin (Loir-et-Cher): Sornicle, à Ingré (Loii et) ; Tauvin ; Désiré Chabaud, à Cour-sur-Loire (Loir-et Cher) ; Rivière-Norguet. à Villiers (Loir-et-Cher) ; Canon, à Salbris-en-Sologne (Loir-et-Cher); Stuppfel, à Moulins (Allier) ; Grousteau et Florentin, à Blois; Berlin, à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher),- Troyer, à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher).

Il nous reste à parler de l'expositloQ des machines. Elle était très belle à tous les points de vue, tant par le nombre des exposants que par la qualité des instruments qui y figuraient, depuis les machines à vapeur jusqu'aux plus modestes outils à main; on pouvait presque, à deux ou trois exceptions près, choisir n'importe lequel des engins exposés. Nous citerons notamment: les charrues de M. Bajac-Delahaye ; les semoirs et l'engreneuse automatique de M. Demoncy- Min.elie; les semoirs Smyth; les tiieurs de M. Marot et ceux de M. Glert ; la collection des appareils de cultttre de M. Guilleux, à Segré; les clôtures de MM. Lo*et; les pressoirs de M. Mabille, ceux de M. Piquet; les collections importantes de MM. Huré-Martine, Pilter, Decker et Mot; les machines à battre et les batteuses de la Société française de matériel agricole, de MM. Cumming, Brouhot, Hidien, Pécard, Merlin, Breloux; les pompes de M. David, celles de M. Samain; une importante collection d'appareils jiour la culture de la vigne, de M. Souchet-Pinet; les herses de M. Puzenat; une petite machine à battre les faux de M. Pétillât, à Vichy, etc. M. Joseph Pineau, à Moulins (Allier), a fait des expériences pu])liques de son appareil de culture à vapeur à une seule ma-

CONCOURS RÉGIONAL DE BLOIS. 'âBS

chine; cet appareil, dont Je prix est de 13,500 f'r., a exécuté un travail de défrichement de luzerne assez dur, avec quelques interruptions dues principalement à la faiblesse relative de la machine à vapeur qui le faisait mouvoir.

Henry SagnieR.

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