CHARRUE TILBURY AUTOMATIQUE
Depuis plusieurs années, l'emploi des charrues à siège a pris une grande extension en Amérique. La construction de ces appareils a d'abord été limitée aux charrues légères et à celles de déchaumage ; rapidement elle a été étendue aux charrues de toutes sortes. Pour la première fois, ces charrues ont figuré en Europe, dans la section américaine, à TExpositiou universelle de 1878, à Paris. Un des constructeurs, M. Deer, obtint, à la suite des expériences faites à Petit-Bourg, un des objets d'art réservés aux machines agricoles. Mais, à cette époque, l'attention des agriculteurs ne se porta pas sur ces machines, et nous ne croyons pas qu'aucune des machines dont nous parlons ait été conservée en Europe. Depuis 1878, la construction des charrues à siège a fait des progrès en Amérique; elle est arrivée aujourd'hui à un degré qui doit être signalé.
Parmi les maisons de construction, qui ont fait réaliser le plus de progrès aux charrues à siège, se place la maison Weir. Le succès de ses charrues a été rapide de l'autre côté de l'Atlantique ; elles sont aujourd'hui adoptées sur une grande échelle dans les Etats de l'Ouest où la culture prend chaque jour une extension croissante. Pour en donner la preuve, il suffit de dire que la charrue qui vient d'être importé en France porte un numéro supérieur à 19,000.
L'importation en France de cette charrue a été faite par un Français qui habite l'Amérique, et qui possède, dans l'Etat de Nebraska, une ferme de 480 acres (172 hectares) où, depuis deux ans, il n'emploie pas dautre charrue. C'est dire que M. Rogy, qui est, en même temps, représentant de la maison AuUmann chez nous, a la plus grande confiance dans cet instrument.
La seule charrue qui ait été encore introduite en France va figurer à l'exposition du Palais de l'Industrie. Nous l'avons vu fonctionner, le \ G janvier, en compagnie de M. Barrai, sur la ferme de M. Gabriel, à liobigny, près de Bondy (Seine). Nous avons été frappé de son travail, et c'est pourquoi nous avons jugé utile de la signaler à nos lecteurs.
Cette charrue (fig. 11), estappelée charrue tilbury automatique. Elle se compose de deux parties : un bâti en fer monté sur deux roues, et la charrue proprement dite. Ces deux parties sont reliées ensemble par un support à charnière formant collier sur l'essieu coudé du bâti, auquel l'âge delà charrue est relié par des boulons à écrou. — Le bâti ne sert