‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 113 sur 691 · li · texte numérisé non relu

li

quai.

2* quai.

qaal.

Prix extrêmes.

BOITE AUX LETTRES

M. D. [xiriège). — Vous désirez savoir où vous pourriez visiter des distilleries de pommes de terre en France, afin d'installer une usine de ce genre. Malgré les efforts qui ont été faits jusqu'ici pour propager la distillerie des pommes de terre, nous ne connaissons pas de distillerie qui ait été montée

spécialement pour le traitement de ces tubercules ; les distilleries que vous pourriez visiter sont des distilleries de betteraves, de mélasse ou de topinambours; la principale différence qui existe entre les distilleries de betteraves et celles de pommes de terre est, dans celles-ci, l'adjonction d'un appareil cui-

BOITE AUX LETTRES

seur qui est d'ailleurs également nécessaire pour le travail des topinambours.

Vouspouvez visiter desdistilleries de topinambours, notamment chez M. Masquelier, à Saint-Maur, parChâteauroux (Indre), chez M. Boniface, à Saint-Aignan-le-Graillard (Loiret), etc. Vous aurez d'ailleurs des renseignements complets sur ce sujet en vous adressant à M. Léon Martin, président de la Chambre syndicale de la distillerie agricole, à Ermenonville (Oise).

M. R., à A. [Anlèche). — Vous êtes à la recherche de raches laitières donnant un rendement de lait supérieur à celui des bêtes de votre pays, et même à celui des vaches de la Taren taise qui vous donnent un rendement moyen de 8 litres pour l'année. Ces bêtes sont d'ailleurs généralement bien nourries, dans une exploitation située en montagnes à l'altitude de 600 mètres. Votre rendement moyen de 8 litres de lait équivaut àunproduit totalde 2,900 litres pour l'année, si ce rendement est celui calculé pour l'ensemble desjours de l'année, ou de 2,300 litres si vous n'avez considéré que la durée de la lactation. C'est un rendement moyen, qui n'est qu'assez rarement dépassé. Il ne nous paraît pas probable que des vaches durham vous donnent, dans ces conditions climatériques, c'est-à-dire en montagne, un rendement plus élevé.

En tout cas, il parait bien problématique qu'avec une race quelconque apte à ces conditions, vous puissiez obtenir un accroissement de 5 à 6 litres. Les races normande et flamande pourraient y arriver en plaine, mais non dans vos circonstances. La race de la Tarentaise, quand les animaux sont bien choisis et bien nourris, donne, comme la race Schwitz, un rendement de 3.000 litres environ. La production laitière dépend d'ailleurs, dans des proportions très considérables, des qualités individuelles des vaches.

L. D., a M. [Loiret). — Vous demandez si, après les fortes gelées qu'ils ont subies, vos blés n'auront pas besoin d'être e.xcilés par une fumure au nitrate de soude au printemps. Cette question est une de celles auxquelles il a été déjà répondu ici. L'emploi des engrais azotés en couverture au printemps se recommande quand les céréales ont été

Î)lus ou moins fortement éprouvées par es gelées; c'est l'ojil du cultivateur

qui lui permet de constater dans quelle proportion le mal a été fait. Si celui-ci est faible, une dose de 60 à 80 kilog. de nitrate par hectare doit suffire pour rendre sa vigueur à la végétation; si les feuilles sont fortement jaunies, une dose de 100 à 125 kilog. est alors à employer; il est extrêmement rare qu'on doive recourir à une quantité supérieure à 150 kilogrammes ; en dépassant cette proportion, on court le risque de provoquer la verse.

L. D., à R. (Gard). — En ce qui concerne la fumure des vignes avec les engrais, vous pouvez vous reporter à la formule qui a été donnée dans la Boîte aux lettres du 14 janvier; cette formule est consacrée pai' le succès d'un grand nombre de viticulteurs. ■ — Quant à votre autre question, relativement aux résultats obtenus aux dernières vendanges, par l'emploi des levures sélectionnées, nous ne pouvons encore répondre qu'une chose, c'est qu'il est trop tôt pour que les résultats soient bien dégagés ; le Journal fera d'ailleurs connaître ces résultats, comme il l'a fait dans les années précédentes.

A. M., à D. {Lot-et-Garonne). — Vous demandez ce qu'il faut penser de la fabrication de pain de pommes de terre torréfiées. Cette fabrication a été proposée par M. Mouline, à ^'als-les- Bains, qui préconise la méthode suivante. Après avoir lavé soigneusement les tubercules, on les écrase ou on les râpe, puis on soumet la pâtée ainsi obtenue à l'action d'une presse pour en faire sortir l'eau, et on la torréfie au four jusqu'à 140 à 150 degrés; la pulpe torréfiée, soumise à la moulure, donnerait une farine qu'on peut mélanger à la farine de froment pour obtenir un pain d'un goût très appétissant qui reviendrait, en outre, à très bon marché.

D'après l'inventeur, la torréfaction ferait disparaître les huiles qui peuvent être nuisibles dans la pomme de terre. Pour juger le système, il faudrait en établir le prix de revient, et apprécier le produit réalisé; les éléments nous manquent à cet égard; il faut donc rester sur la réserve.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à laBédaction du Journal de V Agriculture., 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE (4 février 1893).

La fièvre aphteuse en France. — Question de M. Linard au Ministre de l'agriculture. — Dangers de l'emploi des Avagons amenant du bétail étranger. — Mesures prises par la direc tien de l'agriculture. — Oppositions des municipalités. — Difficultés que l'on rencontre à l'application des règlements protecteurs. — Promesses du Ministre de l'agriculture sur l'application de ces règlements. — Mesures prises pour le concours général agricole de Paris. — Vœux émis par la réunion des membres de la Société d'agriculture de Joigny sur le régime des boissons.

- — Production du vin en Italie en 1892. — Congrès viticole de la Société d'agriculture de l'Hérault. — 25° bulletin du Comité central de la Charente-Inférieure. — Rapports sur la culture des hybrides franco-américaines. — Etudes de MM. Viala et C. Sauvageau sur une nouvelle maladie des feuilles de la vigne. — Guide pratique de vinification par M. Joué. — Résultats de la campagne sucrière de 1892-1893. — Diminution de la betterave. — Densité moyenne de la betterave mise en u'uvre. — Le rouget du porc. — Initiative prise par la municipalité de Brive. — Examen pour l'admission à l'emploi d'inspecteur de deuxième classe de la boucherie de Paris. — Les chiens de berger. — Admission des chiens de berger au concours du Comice agricole de Rouen. — Ouverture dans le département du Rhône du concours pour le prix Meynot. — Cartes agronomiques. — Rapport de M. Adolphe Carnol. — Discussion du budget du Ministère de l'agriculture. — Réponse de M. Viger aux observations de M. Lagnel. — Augmentation du crédit pour l'instruction agricole. — Encouragements à la race ovine. — Rétablissement des huit concours régionaux pourl893. — Concours d'animaux de boucherie à Rayeux.

Page 1