II. — Marché du bétail sur pied
Cours des commissiouDaiies Poids Cours officiels en bestiaux.
Animaux général 1" 2* 3* Prix 1" 2* 3" Prix
amenés. Invendus, kil. quai. quai. quai, extrêmes. quai. quai. quai, extrêmes.
■Bœufs -2,098 316 340 1.50 1.34 1.14 86 1.58 1.48 1.32 1.12 84 i.56
Vaches 683 239 233 144 1.20 82 78 1.48 142 1.18 80 76 1.46
Taureaux... 216 31 393 1.20 1.08 88 82 1.24 1.18 1.06 86 80 1.22
Veaux 1,329 140 79 2 00 1.80 1.66 1.14 2.16 » » » » »
Moutons 15,366 1,827 19 1.88 1.74 1.54 1.38 1.94 » » » » »
Porcs gras.. 5,357 27 80 1.44 1.40 1.30 1.12 1.46 » » » » »
— maigres. .» » » s»»»» n»»»»
Vente mauvaise.
BOITE AUX LETTRES
B., à E. {Seine-et-Oise). — Vous êtes | des fouilles ont été faites pour l'exlracpropriétaire de terrains sous lesquels j lion du gypse, sans que le droit d'ex-
BOITE AUX LETTRES
traction ait ('té payé par le carrier, qui s'est livré ainsi à une véritable exploitation frauduleuse. Vous avez eu connaissance récemment de cette exploitation frauduleuse, et vous avez pu constater l'étendue qu'elle comporte; vous avez, en conséquence, demandé au carrier de vous payer l'indemnité d'usage, et celui-ci vous a refusé cette indemnité. Vous demandez ce que vous pouver faire. Aux termes de l'article 82 de la loi de 1810, qui régit les mines et carrières, Texploitalion des carrières (l'exploitation du gypse appartient à cette catégorie) par galeries souterraines ne peut être entreprise qu'en vertu d'une autorisation préfectorale; cette autorisation fixe les dislances auxquelles l'exploitation peut être conduite sur toutes les directions, de manière (ju'elle ne puisse s'étendre sous les propriétés voisines sans le consentement des propriétaires. En sortant des limites de son autorisation, le carrier a commis une contravention dont il est justifiable devant le Conseil de préfecture; quand vous aurez provoqué le jugement du Conseil de préfecture à cet égard, vous aurez le moven L'-gal de poursuivre une demande en paiement du droit d'extraction, en indemnités et en réparation du dommage qui a pu en résulter pour vous; mais il convient de commencer par l'action devant le Conseil de préfecture, seul comjX'tente pour juger si le carrier a outrepass»' à son autorisation.
M. /v., à A. {iSeinc-Inféoit'irre). — Vous demandez s'il convient mieux de ■ donner aux chevaux du seigle unit que du seigle concassi', et s'il constitue une nourriture rafraîchissante. On ne saurait conseiller de substituer le seigle à l'avoine pour les chevaux ([ui ont à faire un travail un peu pé'uible ; on lui re-
Î>roche même, dans ce cas de jirovoquer a fourbure et de provoquer même les maladies graves, par la phHhore qu'il peut occasionner. La cuisson a t'té recommand('epourpr(''venir cesaccidents ; mais elle ne parait être qu'un palliatif qui se montre parfois inefficace. Le seigle est un aliment qui est bon surtout pour les animaux non astreints à un travail, mais c'est un aliment dont les propri('té'S sont laxativcs; il ne faut donc pas en abuser. Sa farine est donnée efficacement en barbotages aux chevaux qu'on veut rafraîchir. — Autour de vous,
on donne aux chevaux les pois gris sans les battre; c'est une bonne pratique, parce que les fanes constituent une excellente matière alimentaire, et qu'elles n'ont qu'un défaut, celui d'être dures.
Quant à l'habitude d'après laquelle il serait de règle de faire boire les chevaux avant de leur donner des pois gris, on ne saurait vous dire sur quoi ellese justifie, sinon sur la bonne précaution à prendre quand il s'agit de tous les grains; il est préférable, avec ces aliments, de faire boire avant de donner la ration, afin d'éviter que les grains soient entraînés par les boissons avant d'avoir été suffisamment attaqués parles sucs de l'estomac.
M. G., à Perpignan {] Pyrénées- Orientales. — En ce qui concerne les renseignements que vous désirez, relativement au phosphate ammoniacomagnésien, vous les aurez, pensonsnous, en vous adressant à l'Office général des agriculteurs, 12, rue du Havre, à Paris.
E. L., à B. {Seine-Inférieure). — La statistique du bétail en France pour l'année 1892 n'a pas été publiée encore; elle ne saurait l'être avant la fin de l'année actuelle, s'il s'agit de la statistique annuelle, ou avant deux ou trois ans s'il s'agit de la statistique décennale. — Vous demandez, en outre, quels sont les procédés employés pour réduire la graine de lin en iarine. Ces procédés consistent à soumettre les graines à la mouture, après les avoir desséchées au four, pour en faciliter le broyage.
II. M., à M. [Seine- et-Oise).— Un certain nombre de publications ont été faites dans les dernières années sur l'application des engrais chimiques en horticulture et en culture potagère, le Joitrnal a donné, depuis 1888, les résultats acquis à cet égard, le travail le plus récent sur ce sujet est une étude de M. le professeur Paul Wagner dont on fera connaître prochainement ici les principales parties.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de V Agriculture, 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (n février 1893).
La semaine de l'agriculture à Paris. — Importance exceptionnelle du concours général agricole.
^, — Ses conséquences et ses résultats. — Les réunions annuelles des grandes associations agricoles. — La tendance aux études pratiques. — Le budget du Ministère de l'agriculture. — La question de la laine et du mouton. — Le rétablissement des concours régionaux supprimés en 1893. — Amendement de M. Boissy-d'Anglas. — La date et le lieu du concours général agricole de Paris. — Les encouragements à la culture du lin et du chanvre. — Autres observations sur le budget de l'agriculture. — Les perceptions de l'octroi à Paris en 1892. — Relevé des droits perçus sur les boissons. — Le commerce d'imporiation du blé du mois d'août à la fin de décembre. — Nécrologie. — Mort de M. Alphonse Gobin, de M. Delahaye, de M. Tchernaïeff. — Le mouvement de la tièvre aphteuse pendant le mois de décembre. — Constatations relatives aux autres maladies contagieuses. — Le service sanitaire au concours du Palais de l'Industrie. — Prochaine exposition nationale à Auxerre. — Concours spécial de la race charolaise, — Date du concours national suisse à Berne en 1893. — La race berrichonne au concours de Bourges. — Ouestions viticoles. — Recherches et observations de M. Couderc sur l'identité de l'oïdium français et de l'oïdium américain. — La représentation de l'agriculture en Tunisie. — Première réunion de la Chambre d'agriculture. — Lettre de M. de Sainte-Claire Deville. — Assemblée annuelle du Syndicat central des agriculteurs de France.