‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 146 sur 691 · ET DE LEUR ENGRAISSEMENT · texte numérisé non relu

ET DE LEUR ENGRAISSEMENT

I. — Dans le sud-ouest, l'alimentation des animaux de trait n'est guère variée. A l'étable, les bœufs consomment du foin et de la paille pendant l'hiver, des fourrages verts et de la paille durant l'été. On mélange quelquefois le foin et la paille, la paille et le fourrage vert. Si le temps le permet et si le travail n'est pas trop pressant, les bovidés vont pâturer le regain des prairies jusqu'au commencement de la froide saison.

Dans quelques fermes on ajoute à la ration d'hiver une certaine quantité de racines qu'on mélange à de la paille hachée, et on augmente également la ration dété par l'addition de 4 à 5 kilog. de foin. Malheureusement ce n'est que dans un petit nombre d'exploitations qu'on suit cette méthode.

Il nous faut, d'une manière générale, pour travailler avec fruit, modifier l'alimentation et changer pour cela l'assolement trop primitif que nous suivons : favoriser la culture des plantes sarclées, augmenter l'étendue occupée par les prairies artificielles et naturelles dans les régions où l'irrigation est praticable.

Voilà les modifications importantes qu'il faut apporter en premier lieu, à nos systèmes de culture. Quant à la quantité de foin et de paille donnée dans chaque ration, elle est éminemment variable et nous ne pouvons l'indiquer ici, aucune des fermes que nous connaissons ne possédant ces tableaux si précieux d'alimentation.

Nous avons vu assez souvent les animaux, encore affamés au sortir de l'étable, se baisser, même étant au travail, pour brouter une touffe d'herbe tendre. D'aucuns disent que c'est par friandise; nous ne le pensons pas. Le manque de connaissances du bouvier sur l'alimentation (car les bons bouviers sont rares) et la pénurie des fourrages sont deux facteurs qui doivent contribuer certainement à l'insuffisance du régime.

On a tout avantage à nourrir les animaux au maximum, c'est-àdire, jusqu'à satisfaction complète de leur appétit. On reconnaît que l'appétit est satisfait quand l'animal fait des restes.

IL — Pour que l'exploitation de la force motrice soit un surcroît de valeur, il faut que l'animal reçoive d'abord la ration d'entretien (c'està-dire, celle qui doit compenser les pertes provenant d'une part, des fonctions de l'organisme : circulation, respiration, etc., et d'autre

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