Suite de l'article inséré clans le numéro du 21 janvier
part, du travail exigé), plus la ration de production qui doit nous donner un bénéfice assez grand résultant du croît, pour que le travail soit fourni gratuitement.
Le propriétaire, soucieux de son intérêt, doit veiller attentivement à cela, et reprendre le bouvier quand il se trompe ou fait mal.
Le nombre des repas est variable suivant les saisons. Pendant l'été, les animaux mangent trois fois : le matin à 3 heures, à midi, et le soir à 7 heures. Ils font deux rejointes, vont au travail le matin jusqu'à 10 heures ou 10 heures et demie, et ne repartent, le soir, que vers 3 heures.
En hiver, le nombre des repas est diminué : l'animal travaille moins et ne mange que deux fois par jour, le matin et le soir.
Il est inutile de nous attarder trop longtemps sur la pratique suivie dans la région et nous passons incessamment à l'énumération des rations conseillées par différents auteurs.
M. Sanson, un des zootechnistes les plus distingués de notre époque, dit que la relation nutritive MA/MNA (c'est-à-dire le rapport de la somme des matières azotées et de la somme des matières ou extractifs non azotés contenus dans les aliments) doit osciller de 1/3 à 1/4 et au plus à 1/4.5.
« Avec 2 kil. 500 de betteraves, dit-il, 250 grammes de foin de trèfle, 1 50 grammes de paille, 260 grammes de tourteau et 200 grammes de germes de malt, on arrive au but. Cela donne un poids total de 1 kil. 062 de matières sèches et une relation de 1/3.6 assez voisine de celle indiquée en premier lieu pour qu'il n'y ait pas à se préoccuper du petit écart.
« En admettant que chaque animal arrive à consommer de cette ration dans les vingt-quatre heures un poids correspondant en moyenne à 12 kilog. de matière sèche, et qu'il en retienne, pertes compensées, un dixième, comme c'est probable, son propre poids augmentera de 1 kil. 200 grammes par jour. S'il pesait au commencement de la saison 350 kilog , il pèsera ainsi à la fin, après cinq mois ou cent cinquante jours, 180 kilog. de plus ou au total, 530 kilog. »
Si l'on suit une alimentation raisonnée, on favorise la précocité des animaux et à l'âge de 4 à 5 ans ils ont leur dentition complète. C'est à cette époque précisément que d'après notre assolement, l'on commence l'engraissement.
Dans trois mois, si l'animal jouit.d'une puissance digestive ou d'un coefficient digestif assez grands, l'engraissement peut être terminé.
M. Grognier rapporte que les engraisseurs de la Bresse distribuent à leurs bœufs d'engrais par jour : 30 à 40 livres de fourrage sec ; 20 livres de pommes de terre cuites; 20 livres de farine mélangée à du son. Malgré le prix élevé de la farine, dit l'auteur, les cultivateurs réalisent un assez joli bénéfice. L'engraissement dure cent cinquante jours.
« Dans le Sud-Est de la France, selon Vial* on fait fouler par les animaux un fourrage composé de trèfle, de sainfoin et de luzerne. Les tiges se brisent, les feuilles se détachent, on mélange ces débris avec des balles de graminées que Ton conserve pour l'usage. On donne 10