Engraissement du bœuf, Vlvl
à 15 kilog. de ce fourrage par jour et par tête après l'avoir retrempé avec du tourteau délayé. Quelquefois on place ce fourrage dans une cuve, avec des tourteaux, des racines, etc. On laisse le tout pendant quarante-huit heures jusqu'à ce qu'il y ait un commencement de fermentation. Quelques agriculteurs ajoutent à cette nourriture pendant la saison d'automne, et comme ration supplémentaire, une certaine quantité de marc de raisin. »
Plusieurs engraisseurs des environs de Toulouse', ayant déjà réalisé de gros bénéfices, adoptent la ration suivante, composée par animal et par jour de : 30 livres de foin, 15 livres de paille, 20 livres de tiges de maïs, betteraves, son.
Ce dernier mélange se fait de la manière suivante : les tiges de maïs et les betteraves sont hachées. On dispose ensuite par couches successives, le maïs, les betteraves et le son. On laisse le tout fermenter quarante-huit heures et on le donne aux animaux. A la deuxième période d'engraissement on augmente la ration de 10 livres de paille et de foin, et de 5 livres du mélange précité.
III. — Nous recommandons ces différentes rations. L'engraissement est commencé avec le régime vert et fini, durant l'automne, avec les rations que nous venons de signaler.
Dès que l'animal doit être engraissé pour la A^ente, on le fait passer à l'étable d'engraissement où régnent, autant que possible, une tranquillité parfaite et une atmosphère un peu chaude.
On doit éviter de trop éclairer l'habitation afin que le bœuf ne soit tracassé nullement dans son repos. Nous conseillons donc, aux propriétaires pleins du désir de bien faire, de construire à côté de l'étable des animaux de travail, un local pour les bœufs à l'engrais. Rien ne doit être ménagé, quand il s'agit d'une exploitation lucrative.
« L'engraissement le plus rapide et le plus économique, dit Kûhn, est le plus rémunérateur- Là où veille partout l'œil du maître, là où on a toujours à la main, la balance ou le crayon, l'engraissement utilise souvent les fourrages au degré le plus élevé, et devient l'une des branches les plus lucratives de l'exploitation des animaux. »
Aux environs de la ville de Toulouse, l'engraissement ne peut être que fort avantageux, et voilà pourquoi nous croyons utile de le recommander.
Quand l'appétit des animaux diminue, on peut l'exciter en donnant un peu de sel ou en arrosant les aliments avec une dissolution salée.
Il était utile d'insister sur la production de la viande, nous Favons fait. Il était utile de montrer aussi une grande réforme, à opérer dans la région sur l'exploitation des bovidés au double point de vue de la force motrice et de la production de la viande ; nous l'avons conseillée. Que reste-il à faire? Il nous reste à souhaiter que beaucoup de propriétaires recherchent la solution de cette importante question, à la fois économique et lucrative.
En terminanant cette étude, nous tenons à remercier notre savant professeur, M. Sanson, des bonnes idées qu'il n'a cessé de nous communiquer. J. DuMONT,
Préparateur à l'école d'agriculture de Grignon. 1. Note de l'auteur.