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V. — Les produits de laiterie

Plus de 650 lots de fromages et de beurres formaient l'exposition des produits de la laiterie, une des sections les plus importantes du

concours, car elle permettait d'apprécier les résultats obtenus dans quelques régions pour le perfectionnement de l'industrie laitière.

Généralement, les fromages de Brie, de Coulommiers et de Camembert forment une des parties les plus brillantes du concours. Il n'en a pas été ainsi cette année; les froids rigoureux du commencement de janvier, qui ont apporté de la perturbation dans les fromageries, paraissent avoir été la principale cause de cette sorte d'infériorité passao-ère. Par contre, on a pu constater que la fabrication des fromages façon Camembert a réalisé de notables progrès dans quelques régions; la faveur qu'ils trouvent près des consommateurs a contribué beaucoup à ce progrès. Il en est ainsi en ce qui concerne les fromages de Pontl'Evêque, et analogues, qui sont de plus en plus appréciés. Dans les fromages de Géromé, les petites tailles tendent à prendre le dessus sur les grandes formes; c'tst un progrès notable qui facilitera la diffusion de ces excellents fromages, d'autant plus que les petits fromages peuvent posséder, comme on l'a vu au concours, des qualités très remarquables.

Parmi les fromages à pâte ferme, les fromages de Gruyère se présentaient dans les meilleures conditions ; les écoles de fromagerie de Ruffieu et de Maillât (Ain) avaient envoyé d'excellents produits ; les fruitières-écoles de Pringyetde Seyssel, dansla Haute-Savoie, avaient aussi de bons fromages. Trop peu nombreuse, mais très bonne, telle est la qualification de l'exposition des fromages des Pyrénées. Les fromages du Cantal et ceux de Laguiole étaient aussi très bien représentés ; l'emploi des presses mécaniques dans la fabrication de ces produits donne des résultats très heureux. Il faut signaler aussi l'extension que paraît prendre la fabrication du fromage du genre Port-

du-Salut.

Dans Texposition des beurres, la première place reste toujours aux beurres dlsigny et de Bayeux. Le principal fait constaté par le concours est la qualité des beurres fabriqués par les sociétés coopératives qui ont pris un très grand développement dans les Charentes, comme dans les départements des Deux-Sèvres et de la Vendée. Un grand nombre d'échantillons avaient été envoyés par ces associations, et ils ont été justement appréciés. Le syndicat des marchands de beurres du Nord avait fait aussi une excellente exposition.

On se préoccupe beaucoup aujourd'hui de la stérilisation des laits vendus en nature dans les villes; les médecins y attachent une grande importance. Les laits stérilisés présentés par M. Nicolas d'Arcy, M. Ch. Gravier, de Vichy, etc., montraient que les producteurs savent se mettre à la hauteur de toutes les exigences. Des échantillons de lait phosphaté figuraient aussi au concours ; on a vu, dans notre précédent numéro (page 234), qu'il y a là un problème qui doit être élucidé à fond. Henry Sagmer.

LISTE DES PRIX DU CONCOURS GÉNÉRAL. — Il Produits de laiterie. — Fromages.

Exposants producteurs. — ■ i" Division. Fromages à pâte molle. — 1" Classe. Fromages frais Catégorie unique. Fromages à la crème ou double crème (Neufcliâtel, bondons, Malakoll', etc.). Médaille d'argent, M. Lhermitte, à Ferrières (Seine-Inférieure).

'>" Classe —Fromages alliiiés;. 1'-'^ catégorie. Bric (fromages do ferme). 1'° soiu-cateyorœ. — Bri'e courant Médailles d'or, M. Cliiboust-Picard, au Pelit-lJalleau (Seine-et-Marne). Médailles

d'argent, MM. Louis Bourjol, au Grand-Bilbartault (Seine-et-Marne) ; E. Martin, à Oissery (Seineet-Marne). Médailles do 'bronze, MM. E. Simphai, à Ciioiiy (Aisne) : Tau! Proffit, à Forfyr (Seine-et-Marne); Mme Vve Peigné, à Bailly-Romainvilliers (Seine-et-Marne). 2° sous-calêgorir. Brie da saison. Médaille de bronze, M. Gittard,à Melun (Seine-et-Marne).

2° catégorie. Coulommiers. 2^ sous-catégorie. Médailles d'argent, Mme Vve Peigné ; M. Edgard- Roger, à Nandy (Seine-et-Marne). Médailles de bronze, MM. Théopliile Vion, à Saints (Seineet-Marne) ; Achille Perrin, à Pommeuse (Seine-et-Marne). Mention honorable. M. Louis Bourjot.

3" catégorie. Façons Brie et Coulommiers. Médaille d'or, M. Emile Adrien; à la Chapelle-Felcourt (Marne). Médailles d'argent, Mme Couturier, directrice de l'école de laiterie de Kerliver (Finistère) ; IMM. Leclerc père et Gis, à Humont (Meuse). Médailles de bronze, MM. Albert Magron, à Noyers (Meuse); A. Erard, à Delonse (Meuse) : Jénot-Curucée, à Chevillon (Haute-Marne). Mentions honorables. MM. Dépret, à Houdelaincourt (Meuse); de Champeaux-Verneuil, à Bouilly(Marne).

4" catégorie. Camembert. Médaille d'or, M Beuron, à Coupesart (Calvados). Médaille d'argent (grand module), M. Seigneuret, à Livarot (Calvados). Médailles d'argent, MM. Pichard, à Vieux-Pont-en-Auge (Calvados); Laine, à Camembert (Orne) ; Monnicr, à Saint-Germain-de-Mont-

(Calvados); Louis Costard, à Saint-Martin-de-la-Lieue (Calvados); Gossin, à Gisnay (Orne); A. Lepetit, à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados).

b" catégorie. Façon Camembert. Médaille d'or, M. de Bougé, à Dinteville (Haute-Marne). Médailles d'argent, MM. Leceilier, à Dieufit (Orne); Champion, au Chalet (llle-et-Vilame) ; Mme Couturier, directrice de l'école de Kerliver (Finistère); E. GelTray, à Nivillac (Morbihan); Fromagerie de Savenay (Loire-Inférieure).

6" catégorie. Bondons, MalakolT et Gournay dits « à tout bien. » Médaille d'or, M. Delanef fils, à Beaussault (Seine-Inférieure). Médailles c/'à/'f/enf, MM. François Fournier, à Sainl-Martin-l'Hortier (Seine Inférieure) ; A. Banse, à Pommereux (Seine-Inférieure). Médailles de brome, MM. Carpentier. à Esclavelles (Seine-Inférieure) ; Mme Vve Dallongeville, à Beaussault (Seine-Inférieure); Prudent Robbe, à Bopelle (Seine-Inférieure); lluray, àSaint-Saire (Seine-Inférieure). Mentions honorables, MM. Cousin-Levasseur, à Neuville-Ferriére (Seine-Inférieure); Juhel.à la Ferté Saint-Samson (Seine-Inférieure): Testu Huray, à Quièvrecourt (Seine-Inférieure).

7° catégorie. Mont-d'Or, Pont-l'Evéque, Mignot, etc. Médaille d'or, M. A. Lepecq, à Branville (Calvados). MédaHle d'argent, M. de Tourville, à Tourville (Eure). Médaille de bronze, M. E. Voyard, à Moncourt (Haute-Saône) .

8" catégorie. Livarot, RoUot. Maroilles, Langres et Void. Médaille d'or, M. Pruvot-Lefèvre fils, àBohain (Aisne). Médaille d'argent, M. Madeleine; à Saint-Michel-sur-Livel (Calvados). Médailles de bronze, M. Godefroy, à Orbec (Calvados) ; Mme Couturier.

9'= catégorie. Troyes, Saint-Florentin, Olivet, Bourgogne, Macquelines, Thury. Médaille d'argent (grand module), M. Gilles-Veillard, à Chécy (Loiret). Médaille d'argent, M. H-iurlier, à Thury-en- Valois (Oise). Médailles de bronze, MM. Bouclieron, à Butteaux (Yonne) ; Heulm-Bou lard, à Saran (Loiret).

10° catégorie. Géromé ou Gérardmer, Munster. Médaille d'or. M. Mathieu, à Deycmiont (Vosges). Médaille d'argent (grand module), M. Ferry, à Corcieux (Vosges). Médaille d'argent, M. Poussier, directeur de l'Ecole pratique de Saulxures-sur-Moselotte (Vosges); Médaille de bronze, M. Demangel, à Dommartin (Vosges).

11° catégorie. Fromages divers non couipris dans les catégories ci-dessus. Médaille d'argent (grand module), M. Bédarride, à Enfonvelle (Haute-Marne). Médailles d'argent, MM. Bidon, p'résidentde la fruiterie-école de Scvssel (Haute-Savoie); Lallour, à Plouzané (Finistère). Médailles de bronze, MM. Brossy, à Gevrier (Haute-Savoie) ; Delisse, à Montauban-de-Bretagne (lUeel-Vilaine).

2° Division. Fromages à pâte ferme. — 1'" Classe. Fromages pressés. 3= catégorie. Cantal, Laguiole et autres fromages de l'Auvergne. Médailles d'or. MM. J. Bonal, à Saint-Chély-d Aubrac (Aveyron) ; Bouysson, à Naucelles (Cantal). Médailles d'argent, MM. E. Cayla, à Laborie-Duretour (Aveyron); P- Valentin, à Marcenat (Cantal) ; J. Bos, à Ytrac (G?ntal). Médaille de bronze, M. Gazes, à Labro (Aveyron). . , -n ji

4° catégorie. Fromages divers, non compris dans les trois catégories ci-dessus. Médailles d argent, MM. Bidon; A. Case, à Aurillac (Cantal). . .

1" Classe. Fromages cuits et pressés. V catégorie. Q.vn'ikïe (producteurs et cavistes). MedaUjes d'or, Ecole de fromagerie deRuffieu (Ai^^ne); Fruitière-Ecole de Pringy (Haute-Savoie). Médailles d'argent. Ecole de fromagerie de Maillât (Ain); M. Bidon. Médailles de bronze. MM. J. Dussand, à la Roche (Haute-Savoie) ; Société de fromagie de Cernans (Jura); E. Voyard, à Moncourt (Haute-Saône); G. Brossy, à Gevrier (Haute-Savoie). . • v \

2" catégorie. Fromages des Pyrénées (associations pastorales et fromageries particulières). Médaille d'or, MM. Vezia-Sicard, à Toulouse (Haute-Garonne). - , •;;

.3= catégorie Fromages pressés et cuits, non compris dans les catégories précédentes. Médaille d'or, MM. Desmarescaux ei (ils, à Caestre (Nord). MédaUles d'argent, MM. A. Lepetit; E. Delisse, à Montauban-de-Bretagne (Ille et-Vilaine) ; Mme Couturier. Médailles de bronze, MM. Besnier, à Saint-Hilaire du-Harcouët (Manche); Fromagerie de Savenay (Loire-lnferieure).

3= DivLsioN. Fromages de chèvre et de brebis (non compris dans les catégories précédentes). Médaille d'argent, M. F. Vergniaud, à Basseville (Charente). Médaille de bronze, M. Pelenn fils, à Saint-Marcellin (Isère). ,

Prix d'honneur. Médaille d'or (grand module), pour le lot de fromage de pâte ferme. Ecole

de fromagerie de Ruffieu (Ain).

■ . „ . .« ■ . ^ -. ]\f g (laiiics d argent,

Paris. Mé-

à Piiris;

Mentions

honorables, MM. L. Barbier, à Paris; P. Boulanger, à Pans.

Beurres.

Exposants producteurs. — l"' Division. — Beurres frais. 1''° Classe. Beurres de Normandie, l''' cdiégorie. Beurres de provenance du rayon d'Isigny et de Bayeux. Médaille d'or^ M. Vautier, à Maisons, par Bayeux (Calvados). Médaille d'argent (grand module), M. Cathrin, à Cardouville (Calvados), Médailles d'ar^reni, MM. Jacques Gruel, à Cardouville (Calvados); Leneveu, à Geffosse- Fonlenay (Calvados); Poincheval, à Vouilly (Calvados); Adeline, à Crouay (Calvados). Médailles de bronze, MM. Lepetit-Dulongprey, à Englesqueville (Calvados) ; Emile Lepetit, à la Gambe (Calvados); François Gruel. à Surrain (Calvados) ; Louis Lecoq, à Gefl'osse-Fontenay (Calvados); Huet, aux Voys (Manche); Jules Laurent, à Englesqueville (Calvados).

2' catégorie. Beurres de provenance du rayon de Gournay. Médaille d'or, Mme Vve Duclos, au Tliil-Riberpré (Seine-Inférieure). Médailles d'argent (grand module), M. Dubuc, à Roncherolleaen-Bray (Seine-Inférieure). Médailles d'argent, .MM. Decorde, au Thil-Riberpré (Seine-Inférieure); Louis Denise, au Thil-Riberprè (Seine-Inférieure); Auguste Lannier lils, au Tbil-Riberpré (Seine- Inférieure); Cyrille Beaudoin, à Gournay-en-Bray (Seine-Inférieure). Médailles de bronze , MM. Magloire Foliot. à Mauquenchy (Seine-Inférieure) j Guignant-Leleu, au Fossé (Seine-Inférieure); J.-B. Dubuc, à la Bellière (Seine-Inférieure); Guignant-Tulle, au Fossé (Seine Inférieure), Mallard- Brianchon, à la Ferté-^Saint-Samson (Seine-Inférieure); Ducreux, à la Bellière (Seine-Inférieure).

3° catégorie. Beurres de provenances normandes autres que celles ci-dessus désignées. Médailles d'argent, MM. Ternon et Guérout, à Montivilliers (Seme-Inférieure) ; de Tourvilie, à Tourville (Eure). Médailles de bronze, MM. Vicq, à Clichy (Seine); Lejeune, à Gisors (Eure); Morin, à Pontorson (Manche).

1' Classe. Beurres de Bretagne. Médaille d'or, M. Le Moal, à Rosporden (Finistère). Médailles d'argent, MM. Porteu, à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; Champion, au Chalet, par Feins (Ille-et-Vilaine), Médailles de bronze, MM. Chandora, à Plabennec (Finistère) ; Leguillon de Pessanros, à Penfoënnec (Finistère).

3'= Classe. Beurres de Flandre. Médaille d^or, Syndicat des marchands de beurre du Nord. Médaille d'argent, Mme Garlier, à Orchies (Nord). Médaille de bronze, M. Paul, à Etrœungt (Nord) .

4° Classe. Beurres d'autres provenances que les précédentes. 1" catégorie. Beurres en mottes ou en paniers Médailles d'or. Laiterie coopérative de Coulon (Deux-Sèvres); M. Milliard, à Bulny (Seine-et-Oise) ; Estignard, à Jofizac (Charente-Inférieure). Médailles d'argent, Laiterie coopérative d'Arçais (Deux Sèvres); Mictiel, à Orignolles (Charente-Inférieure); Goussu, à Rozelles (Eureet-Loir) ; Vezia-Sicard, à Toulouse (Haute-Garonne). Médailles de bronze, Laiterie coopérative de Maillezais (Vendée) ; M. Pouey, à Libourne (Gironde) ; Laiterie coopérative de Saint-Hilaire-la- Pallud (Deux-Sèvres).

2' catégorie. Beurres en livres dits « de ferme». Médailles de bronze, MM. Larnier, à NouvellelesChampiltte (Haute-Saône); Launay-Pariset, à Aulnay-en-Marne (Marne).

2' Division. Beurres demi-sel et salés de toutes provenances. Médailles de bronze, MM. E. Delsault, directeur de la Laiterie Capelloise, à Capelle (.\isne) ; Cayla, à Laguiole (Aveyron).

Prix d'honneur, au meilleur lot de beurre, sans distmction de catégorie. Médaille d or (grand module), M. Vautier.

Exposants marchands. — Division unique. — Beurres marchands pour l'exportation ou la vente à l'intérieur. Médailles d'or, MM. Le Goff, à Quimper (Finistère) ; Schuler, à Paris. Médailles d'argent, MM. Waels, à Hazebrouck (Nord) ; Crignon, à Paris. Médaille de bronze, M. Eugène Bouchet, à Paris.

Prix d'honneur, au meilleur lot de beurres présenté par les exposants marchands. Médaille d'or (grand module), M. Le Goff.

Produits agricoles divers.

Exposants producteurs. — V° Division. — Céréales. F.-oment, orges, avoines, seigle, mais, millet, sarrazin, etc. Médailles d'or, Ecole professionnelle d'agriculture de Sartilly (Manche) ; M. Lavoué, à Pontorson (Manche). Médailles dargent, MM. d'Avène, à Villemareuil (Seine-et-Marne); Deligny, à Villers-Agron (Aisne); Meslay, au Lion-d'Angers (Maine-et-Loire). Médailles de bronze, MM. Lasne, à Saint-Just (Eure) ; Auguste Manger, à Saussay-la-Vache (Eure) ; Ferdinand Mauger, à Saussay-la-Vache (Eure); Le Bail, à Kerdel (Côtes-du-Nord) ; Rochas, à Cormalatin (Saône-et- Loire).

2° Division. Plantes légumineuses, fourragères, de prairies artiGcielles et naturelles. Médailles d'argent, MM Félix Vivien, à Seurre (Côle-d'Or) ; Rochas. Médaille de bronze, M. Frediani, àGagny (Seine-et-Oise).

3" Division. Racines fourragères et tubercules, betteraves, carottes, rutabagas, choux-raves, navets et racines fourragères diverses, pommes de terre, bafatcs ou patates douces, ignames et autres tubercules alimentaires. Rappel de médaille d'or. M.Hyacinthe Rigault, à Groslay (Seineet-Oise). Médaille d'or, M. Joseph Rigault. à Groslay (Seine-et-Oise). Rappel de médaille d'argent, M. Roches. Médailles d'argent, MM Grandjean, à Mennessis (Aisne); Poupin, à Jouy-le- Moutier (Seine-et-Oise); Birot, à Aunay-sous-Auneau (Eure-et-Loir). Médailles de bronze, M.M. Coutenot-Presson, à Stainville (Meuse); Picard, à Villeneuve-le Roi (Seine-et-Oise) ; Cavilie, àBignac (Aveyron); Roger-Robilard, à Nouvion (Aisne); Galmiche-Bouvier, à Franchevelle (Haute-Saône). Mention honorable, M. Hoffmann, à Nebouzat (Puy-de-Dôme).

k" Division . Plantes industriel les,plantes oléagineuses, plantes textiles, houblons, betteraves à sucre, plantes à parfums, plantes médicinales, plantes industrielles diverses. Médailles d'or, M.M. Cagnet, à Aubervilliers (Seine); Fernand Haye, à Grougis (.\isne). Médaille d' argent, ^li. Laurent-Mouchon, à Orchies (Nord). Médaille de bronze, M. Savaète, à Caestre (Nord).

[)" Division. Fruits oléagineux et huiles, olives comestibles, huiles d'olives fruitées et non fruitées, huiles diverses comestibles. Médaille d'argent, .^I. J.-B. Menut, à Saint-Maximin (Var). Médailles de bronze, MM. de Perretti, à Levic (Corse): Butin, à Louchy-Montfaud (Allier).

6° Division. Miels et cires. Rappel de médaille d'or, M. Beuve, à Cressey (Aube). Rappel de médaille d'argent, M. Fournier, Angerville (Seine-et-Oise). il/e'da?7/ei- d'or, }ilM. Clavel, à Andilly (Seine-et-Oise); Duviquet, à Vrilport (Seine-et-.Marne). Médaille d'argent grand mod^uk, M. Pla-

teau, à Chezy-sur-Marne (Aisne). Médailles d'argent, MM. Bourdin, à Troucy (Aisne); Pommery, à Nouvion-en-Thiérache (Aisne); Herluison, à Troyes (Aube). Médailles de bronze, MM. Dervaux, à Paris; Escalo'n, à Vitry-sur-Seine; de Vigan, à Dammarie (Orne): Maurice, à Saint-Brie-sous- Forêt (Seine-et-Oise); de Fontgaliandj à Die (Drome); A. Foucher, à Ailly (Eure); Gourié, à Tliiais (Seine).

S"' Division. Produits divers. Médaille d'or. M. Ponscarmes, à Nonville (Vosges). Médailles d'argent, MM. Longuet, à Marolles (Oise); Dupain, à Montaigu (Vendée); Féculerie de la Creuse, à Aubusson; Couvreux, à Mancelière (Eure-et-Loir); Victor Cesbron, à Montjean (Maine-et-Loire). Médaille de bronze M. Golfier, à Neschers (Puy-de-Dôme).

Prix d'honneur, au producteur du plus beau lot de produits agricoles. Rappel de prix d'honneur, M. Chandora, à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne. Médaille d'or grand module, M. Ammeux van Hersecke, à Vieille-Eglise (Pas-de-Calais)

Concours d'horticulture

Exposants producteurs. — l^' Division. Plantes vivantes. — 1'' Classe. Plantes vertes d'ornement de pleine terre (cèdres, cyprès, tliuyas, lauriers, fusains, etc.) Médailles d'or, MM. Creux et fils, à Chatenay (Seine); Honoré Defresne, à Vitry (Seine). Médailles d'argent, MM. Rothberg, à Gennevilliers (Seine); Tanquery, à Lamballe (Côtes-du-Nord) . Médailles de bronze, MM. Fouquet, à Sincenay (Aisne); Sarcé, à Pontvallain (Sarthe),

2" Classe. Plantes fleuries. — l'^" catégorie. Plantes bulbeuses (cyclamens, jacinthes, tulipes, crocus, anémones, renoncules, muguet de mai, etc.) Médaille d'or, MM. Vilmorin-Andrieux et Cie, à Paris.

2" catégorie. Plantes non bulbeuses (primevères, violettes, cinéraires, œillets, hellébores, etc.) Médaille d'or, MM. Vilmorin-Andrieux et Cie. Médaille d'argent grand module, M. Boutreux, à Montreuil (Seine).

3" Classe. Plantes forcées et cultivées pour leurs fruits. — 2= catégorie. Ananas, fraisiers à fruits. Médaille d'or, M. Gustave Crémont, à Sarcelles (Seine-et-Oise). Médaille d'argent, M. Forgeot et Cie, à Paris.

2= Division. Feurs coupées de la région du Midi. Médaille d'argent grand module,}^. Kaczka, à Paris,

2' Division. Fruits frais et secs — l"'" Cl.^sse. Fruits frais. — 1"= sous -catégorie. Raisins conservés. Médaille d' or , M. de Paris, à Montereau (Seine-et-Marne). Médaille d'argent, }ti. Jourdain, à Maurecourt (Seine-et-Oise). 2" sons-catégorie. Rai-insde culture forcée. Médailles d'or, M^^l. Bureau, à [{osny sous-tlois (Seine)' Emery Lambert, à Montesson (Seine et-Oise).

2" catégorie. Pommes et poires. MédailUx d'or, MM. Alphonse Bureau, à Rosny-sous-Bois; Emery Lambert, à Montesson (Seine-et-Oise). Alédailles d'argent grand module, MM. Chevalier, à Montreuil-sous-Bois (Seine); Brochard, à Paris; Rothberg, à Geunevilliers (Seine); Courtois, à Chilly-Mazarin (Seine-et-Oise). Médailles d'argent, MM. Dupont, à Montreuil-sous-Bois (Seine); Jourdain; Gallien, à Vigny (Seine-et-Oise)' de Paris. .Médailles de bronze. AIM. Frediani, à Gagny (Seine-et-Oise); Pathouot, à Corbiïny (.Nièvre); Jardé, à Corbigny (Nièvre); Butin, à Louchy- Monlfaud (Allier). Mention honorable, M. Rochas, à Cormatin (Saône-et-Loire). — Fruits à cidre. Médaille d'or, M. Ballet, à TroYes {Xuhe). Médaille d'argeyil grand module, U.hoihherg Médaille d'argent, Ecole professionnelle d'agriculture de Sartilly (Manche). Médaille de bronze, M. Regnouf de Vains, à Brix (Manche).

l" Classe. Fruits secs. Médaille d'argent, "SI. Lassalle, à Sauveterre'(Lot-et-Garonne).A/eda»7/es debronze, MM. Butin; Gasquet à Toulon (Var).

4" Division. Légumes frais et secs, l'" catégorie. Légumes forcés ou provenant du midi de la France. Médaille d'or, MM. Forgeot et Cie, à l'aris.

2" catégorie. Légumes de saison. Médaille d'or, MM. Vilmorin-Andrieux cl Cie, à Paris. Médaille d'argent grand module, M. Birot, à Auneau (Eure-et-Loir). Médailles d'argent, MM. Buisson, à Montreuil-sous-Bois (Seine); Bureau; Pruniot, à Montreuil (Seine); Richebois, à laQueue-en-Brie (Seine-et-Oise). il/édai//e de èronce, M. Chevalier.

3° catégorie. Légumes secs, Médaille de bronze, M. Frediani.

Prix d'honneur, au plus beau lot de plantes ou de fleurs vivantes. Un objet d'art, MM. Croux. et fils. Au plus beau lot de fruits ou de légumes. Un objet d'art, à MM. Vilmorin-Andrieux et Cie, à Paris.

Algérie et Tunisie. — Concours de plantes et de produits.

Exposants producteurs. Médaille d'or (grand module), M. Reclus, à Marquay (Tunisie). Médaille d'or, M. MaffeiMafFeo, à Tazmalt (Constantine). Médailles d'argent (grand module), Mme Baudin, à Hydra, par El Biar (Alger); MM. Clément Martel, à Tazmalt (Constantine); Borel père, à Oued-Amizour (Constantine). Médailles d'argent, MM. Félix Bornaud, à Él-Kseur (Constantine) ; Caïd Ahmed-ben-Mohamed, à Bougie (Constantine) ; Duperray, à El Kseur (Constantine) ; Ferrouillat, à Oued-Marsa (Constantiue) ; Cotte^ à Oued-Amizour (Constantine); Leroux, à Paris; Camille Charvet, à Castiglione (Alger); Crète et Cie, à Créteville (Tunisie). Médailles de bronze, MM. Reverchon, à Birkadem (Alger); Albert Lesca, à Oued-Amizour (Constantine); Du Jardin, à Oued-Amizour (Constantine); Mme Vve Honorât, à El-Kseur (Constantine).

Colonies fraiiçaises.

Pays soumis au régime du protectorat, autres que la Tunisie. — Exposants producteurs. Rappels de médaille d'or (grand module), M.\l. Gérard frères, à Saint-Pierre (Martinique) ; RoUin, à la Basse-Terre (Guadeloupe). Rappels de médailles d'or, MM. Natton, à Saint-Pierre et Miquelon ; Dubos frères, à Sainte-Anne (Guadeloupe) ; Souques et Cie, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) . Médailles d'or, M. Bédier, à Saint-André (Réunion); Chambre de commerce de la Basse-Terre (Guadeloupe). Médailles d'argent (n^rand module!, MM. Bilhaut, à Boulogne (Seine); Choppy, à Grands-Bois (Réunion); J. Leyrilz, à Saint-Denis (Réunion) ; De Laroche, à Lamenlin ( Guadeloupe); Compagnie agricole sucrière, à Saint-Denis (Réunion) . Rappels de médailles d'argent, MM. Frost- Crescent, à Saint-Denis (Réunion); Frager, à Nossi-Bé (Madagascar). Méiailles d'.]irgent, M. Lacaze, à Saint-Pierre (Réunion); Mme Vve Dormoy, à Capesterre (Guadeloupe); MM. A. de

Touris, à Saint-Denis (Réunion) ; De Jouvancourt, à Saint-Denis (Réunion); Mme Isautier et fils, à Saint-Pierre (Réunion) ; MM. Emmanuel Gréa, à Mayottc; Ernest Gruchet, à Saint-Gilles (Réunion); Léon Cabre, à Sainte-Rose (Guadeloupe). Médailles bronze, MM. Ca^rolle, à Pointe-à Pitre (Guadeloupe) ; Clayssen (Guadeloupe); Mme Vve Delos, à Baie-Mahault (Guadeloupe); Saint-Martin à Blandeau (Guadeloupe); Cadet, à Saint-Pierre (Réunion) ; Lherminier, à Sainte-Rose (Guadeloupe); Salmon, à Saint-Denis (Réunion); Brugère et Reimonencq, à Sainte-Rose (Guadeloupe); Carrère et de Roland, à Brûlé-Saint-Denis (Réunion) • Paul Deltel, à Saint-Pierre (Réunion) ; Gros-Lambert, à Saint-André (Réunion) ; De Laprade, à Saint-Paul (Réunion); Lefebvre et Cie, à Saint-Pierre (Réunion) ; Leyritz, Grondin et Cie, à Saint-Pierre (Réunion) ; De Pontlevoye frères, à Sainte-Rose à Sainte-Rose (Réunion) ; Couppé de Kerloury, à Canal (Guadeloupe) ; Degrange, à Basse-Terre (Guadeloupe); Saint-Ville-Rameaux, à Marie-Galante; Berlaud, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ; Dubos et Carmichael à Saint-Claude (Guadeloupe).

Exposants MARCHANDS. /?a;)pei de médaille d'or (hors concours, membre du jury), M. Hédiard, à Paris. Médaille d'or, M. Michotte. à Paris. Rappel de médaille d'argent, M. Touzet, à Fécamp (Seine-Inférieure). Médailles d'argent, M.M. Béziers, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe); Fanton, à Paris-Bercy. Rappel de médaille de bronze, MM. Fulgence et Cie, à Saint-Denis (Réunion). Médailles de bronze, MM. Bailly et Laisant, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) ; Cordonnier, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe); Lassalle, à Paris. Mentions honorables, MM. Beutier et Cie, à Port- Louis; Dagomel, à Canal (Guadeloupe); Edouard Dubos, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe); Mme Vve Guérin, à Lamentin (Guadeloupe); M. Guyot, à Port Louis (Guadeloupe); MmeVveRicou, àMoule (Guadeloupe); Société des travailleurs, à Lamentin (Guadeloupe); MM Desbayes, à Saint-Pierre (Réunion) ; Mayol, à Capesterre (Guadeloupe); Garsault, Pointe-des-Galets (Réunion). Mentions spéciales, Administration locale, à Saigon (Cochinchine) ; Admmistration locale, Conakry (Guinée française) ; Administration pénitentiaire, à Cayenne (Guyane) ; Comité central d'exposition à Pondichéry (Inde); Administration locale, à Saint-Pierre et Miquelon; Administration locale de Nouméa; Comité d'exposition de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).

Exposants MARCHANDS. il/écirti7/es d'or, MM. Dupuis, à Paris; Prunier, à Paris; Couvreux, à Paris; Chorier, à Paris; Riot, à Paris. Médailles d'argent (grand module), MM. Pillant, à Paris; Sergent, à Paris; Salmon, à Paris. Médailles d'argent, M. Lesieur, à Paris; Mme Vve Châtain, à Pans. Médailles de bronze, M. Adolphe Delahaye, à Paris ; Mme Vve Pétrowna, à Paris ; Mme Thibaut, à Paris; Mme Proulant, à Paris; M. Prunier, à Paris.

Prix d'honneur. Rappels de médailles d'or (grand module), MM. Forgeot et Cie, à Paris; Vilmorin, Andrieux et Cie, à Paris. Médailles d'or (grand module), M. Delahaye, à Paris.

Expositions collectives.

Médailles d'or, Comice agricole de Bougie, pour l'ensemble de son exposition, avec félicitations à M. le président pour son heureuse initiative; Société centrale d'apiculture et d'insectologie à Paris.

Cette conclusion théorique acceptée, il faut la mettre en pratique. Pour procurer aux races de basse-cour cette nourriture animale qui assure leur vigueur, et cela, au plus bas prix possible, il y a trois manières.

La première consiste à laisser aux élèves un parcours assez vaste, si le terrain est convenablement doté de vers, de larves et d'autres insectes.

La seconde, dans le cas où la promenade serait limitée, serait de faire piéger de petites proies vivantes, telles que : souris, muloLs, campagnols, grenouilles, têtards, mans, limaces, sauterelles, papillons, etc., etc., et de les livrer fraîches aux oiseaux. Chaque territoire est abondamment pourvu de ces non-valeurs, et quelques enfants rétribués raisonnablement assurent l'approvisionnement de plusieurs troupeaux.

La troisième manière, la plus coûteuse, est indispensable, pour ainsi dire, à l'élevage des poussins délicats qui dans leur jeune âge sont assez friands. Il s'agit de la composition d'un mélange de farine et de sang. Pour l'obtenir, on fait prendre du sang frais dans une boucherie du voisinage, celui de bœuf est le plus riche, puis, on le défibrine en le fouettant sévèrement ; ceci fait, on le met cuire sur un feu doux jusqu'à ce qu'il soit simplement chaud. Alors, on le retire du feu pour le laisser se coaguler en refroidissant. Ainsi préparé, il se conserve un mois ; on le met de préférence dans un vase en terre.

Ce sang cuit se mélange à la farine dans la proportion d'un tier^s

son équivalent nutritif est de six fois la puissance nutritive d'un aliment végétal tel que : Forge, le maïs et le froment. La farine que l'on incorpore au sang n'a pas besoin d'être fine pourvu qu'elle soit pure : quelques éleveurs remplacent la farine par du son, de l'orge moulue non blutée. Dans la pratique, le sang défibriné se combine à la farine durant le premier âge, au son de froment pendant la seconde période, à l'orge moulue après les six premières semaines. Ce qui fait que ce mode d'alimentation n'est relativement cher que pendant quinze jours. Mais, pour l'élevage des bandes, des poussinées conduites artificiellement, il n'y a rien de meilleur pour remplacer la nourriture animale que la poule dispense à ses poulets dans l'élevage naturel.

L'alimentation des adultes par les déchets de boucherie, la viande de cheval, les abats, les poissons cuits, peut être aussi très économique, cela dépend de la proximité d'un abattoir ou d'un port, et des facilités offertes à l'aviculteur.

Néanmoins, par raison d'hygiène, la nourriture des oiseaux de basse-cour ne peut devenir exclusivement animale, l'oiseau ne supporterait pas ce régime si on ne lui adjoignait l'élément végétal.

Les matières végétales qui doivent concourir à la nutrition des oiseaux comestibles sont de quatre sortes : les légumes, les verdures, les farinacés ou leurs issues, et les fruits.

Tous les légumes du potager conviennent aux oiseaux, même les racines, telles que la betterave commune, la carotte, le navet, le souchet comestible, la capucine tubéreuse et l'orchis. Ces racines sont distribuées crues, coupées en dés ; les circonstances décident de l'opportunité de leur emploi.

Les verdures aident beaucoup l'industriel dans la production à bon marché de la volaille. Les choux fourragers, les tiges, les cosses des pois, des haricots; les fanes d'oignons, les salades montées : chicorée, cresson, laitue, romaine, cerfeuil, persil, ciboulette, etc.; les plantes fourragères : le trèfle, la luzerne, le sainfoin. Puis les herbes du chemin : l'ortie blanche, le fenouil, l'herbe mille-feuilles, l'anis, le séneçon, la menthe, le mourron, la centinode ou renouée, le pissenlit, la raiponce. L'hiver, quand les verdures viennent à manquer, on les remplace par des soupes de foin et de feuilles de tilleul hachées.

Le foin et la feuille de tilleul ont la propriété de retrouver dans l'eau chaude leurs qualités nutritives. Toutes les verdures entrent pour moitié dans la composition des rations.

Et maintenant, parlons un peu des fruits afin de terminer par les farinacés.

En dehors des fruits verts ou gâtés que l'on peut donner aux poules, de ceux qui, trop tôt tombés des arbres, composent à l'étuvée des compotes succulentes très appréciées de la volaille, il en est d'autres dont l'usage est encore peu répandu, et qui cependant sont destinés à faire réaliser de grosses économies. Ces fruits sont : ceux du genévrier, du cornouiller, de l'épine, du prunellier, du nerprun, du groseillier, du framboisier, de l'arbousier, de la ronce, de l'églantier, de l alisier et du sorbier. Tous ces fruits qui, à l'automne, enjolivent le feuillage de nos haies de France sont excellents pour les oiseaux, à la condition toutefois d'en varier les distributions.

Dans les farinacés, nous comprenons tout ce qui contient de la fécule, tout ce qui, par la cuisson, ou, en passant par le moulin, peut se pétrir pour composer ensuite des pâtées homogènes. Sans revenir sur une nomenclature déjà faite nous indiquerons quelques particularités relatives à l'emploi de diverses substances économiques.

La châtaigne, la pomme de terre et le topinambour se traitent par la cuisson.

Les oiseaux n'acceptent pas le topinambour seul : ils le trouvent fade, il faut le pétrir avec du son, des pommes de terre, du cresson ou des fruits cuits.

Les pois, les vesces, les féveroles se distribuent comme les grains ou se distribuent en farine. Le gland de chêne n'est pas accepté frais par tous les oiseaux, mais son amande séchée, puis moulue, fait une farine exquise. Ces semences servent à corser le régime végétal qui serait pauvre et débilitant sans leur addition substantielle. Le biscuit de troupes, les tourteaux sont broyés afin d'entrerdans la composition des mélanges. Enfin, pour l'élevage des jeunes il est indispensable de faire usage des céréales que l'on fait bluter, par économie : le son qui en résulte est consommé par les adultes.

Pour tirer un parti avantageux de ces produits divers et le plus avantageusement possible, il faut se rappeler que le but poursuivi par l'aviculteur est de composer un hectolitre de nourriture au plus bas prix possible sans diminuer cependant sa valeur nutritive, que le secret de l'élevage consiste à fournir aux volailles, par d'habiles mélanges, la plus forte proportion de protéine sous le plus petit volume; ou, par des récoltes de fruits, d'insectes, de petits animaux, de réduire à presque rien la dépense de l'oiseau. Le voisinage d'un bois, d'une forêt, offre de grandes ressources; la proximité d'un étang, d'une rivière ou d'un tleuve n'est pas moins profitable ; un parcours assez vaste, sans exagération, aide à restreindre les frais d'entretien.

Mais, ces avantages ne peuvent convenir qu'aux troupeaux d'adultes; les poussins et les volailles de vente, ceux qui ont besoin de ménagements et celles qui doivent augmenter leur poids rapidement se trouveraient mal d'un régime trop économique et trop libre ; il importe donc que l'aviculteur soit à même de combiner des amalgames aussi nourrissants que peu coûteux. Il y parviendra en basant ses mélanges sur la valeur intime et nutritive des diverses substances alimentaires qui conviennent à la volaille.

Voici une liste des équivalences nutritives réduites en grammes, pour faciliter les opérations, en prenant pour terme de comparaison le riz, le grain le moins riche en protéine, mais considéré comme suffisant pour maintenir l'oiseau en bonne santé.

1 kilog. de pommes de terre cuites équivaut à 125 grammes de riz

— drèche de brasserie 750 —

— graine de sarrasin 1 ,250 —

— foin de prairie 1 , 375 —

— . grain d'orge 1,500 —

— millet blanc 1,625 —

— froment 1 , 745 —

— maïs ,.. 2,000 —

— avoine 2,250 —

— son d'orge 2,250 —

— sonde froment 2,375 —

— pois secs et farine de féveroles • 3,000 —

1 kilog. de vesces équivaut à 3,875 grammes de riz

— tourteaux de noix de coco 4 , 125 —

— tourteaux de lin 4,875 —

— tourteaux de colza , 5,125 —

— graine pure de lin ■ 7,125 —

— sang défibriné et farine, par parties égales , 9,375 —

Ce qui signifie que : toutes les substances alimentaires contiennent un élément essentiellement nutritif incorporé à des matières constitu tives qui ne le sont pas; que les aliments les plus riches en principes nutritifs renferment sous un volume relativement minime des propriétés reconstituantes plus actives et plus concentrées. Ainsi, un kilog. de sang défibriné vaut 74 fois plus qu'une mesure de riz, car dans 9 kil. 375, il y a 75 rations de 125 grammes et cette quantité peut se remplacer par 13 grammes de sang; 500 grammes de pois ou de farine de féveroles équivalent à un kilog. de graines d'orge, et la même mesure de son de froment vaut autant que le double de graine de sarrasin. Tous les chifïres de la lisle précédente étant divisibles par 5, les calculs pour la composition des mélanges ne souffriront pas de difficultés, et la graine de riz représentant le minimum suffisant de protéine que doit contenir chaque ralion, il est impossible que l'éleveur se trompe sur la valeur de ses mélanges. En divisant chacune des évaluations successives par 125, chifîre d'une ration de riz analysé, on aura la quantité de rations contenues à poids égal dans la drèche, l'orge, l'avoine, le froment, etc., etc.; en divisant le chiffre de 1 000 grammes par le nombre de rations trouvées, le quotient donnera le nombre de grammes nécessaire au remplacement d'une ration de riz. Exemple : Combien faut-il de son de froment pour remplacer 125 grammes de riz? Réponse : 58 grammes. 2,375 : 125 = 19 rations, et 1 000 grammes divisés en 19 rationsdonnent 58 grammes environ.

Dans l'alimentation économique et rationnelle des oiseaux de bassecour, les mélanges sont indispensables parce qu'ils aident l'aviculteur à diminuer le prix de revient de l'hectolitre, à réduire les frais de production, à établir des moyennes favorables lorsque par suite de disette certains produits manquent, ou que les fluctuations des cours déterminent une hausse sur les prix d'achats.

En principe, on se garde bien de combiner plus de deux substances ensemble ; verdures et farineux, son et tourteaux, pommes de terre et issues, drèches et sons. Les verdures, salades, herbages ne sont supportables que dans les farines pures ou issues de farines; elles ne valent rien avec les produits industriels qui s'associent mieux aux pommes de terre et au son.

Les produits chimiques, les condiments, les poudres toniques, les poudres stimulantes ou fortifiantes ne doivent jamais entrer dans la composition des pâtées contenant de l'œuf ou des verdures. La rencontre de ces produits forme des acides qui occasionnent ces petits accidents d'élevage connus sous le nom de crotte, diarrhée, constipation, etc., etc.

Les mélanges économiques ont pour but la production à bon marché des bandes d'élèves et l'engraissement des oiseaux destinés à la consommation. Les farines de légumineuses, les issues de céréales, le sang défibriné sont réservés à l'alimentation du premier âge. Les tourteaux, lesgraines oléagineuses, les farineux, les résidus industriels

ne conviennent qu'à l'engraissement des volailles de vente ; enfin les récoltes d'insectes, de petits animaux, des fruits des bois etdeshalliers peuvent assurer la subsistance des reproducteurs.

Ce mode d'alimentation, le seul qui permette d'abaisser le prix de l'hectolitre de nourriture à ses plus extrêmes limites, exige un peu plus de main-d'œuvre, mais il assure la force, la beauté, le bien-être des troupeaux, parce qu'il est conforme aux lois immuables de la nature. Enfin, c'est le seul régime qui puisse procurer des bénéfices à l'éleveur.

Le jour où l'usage des céréales pures sera complètement abandonné, l'élevage de la volaille redeviendra une source intarissable de profits et les causes d'entérite disparaîtront. Nos campagnes ne seront plus terrorisées par ce fameux choléra des poules qui anéantit les troupeaux et qui décourage tan de bonnes volontés.

Les expériences de notre dernière mission ont démontré que les maladies intestinales des oiseaux sont épidémiques et non contagieuses et que la mort des volailles est dans le sac de grain.

Si l'on veut se donnerla peine de réfléchir, on remarquera que l'oiseau est le plus mal partagé des animaux par rapport à la mastication des aliments durs : il avale les graines, et c'est l'appareil digestif qui les transforme et qui les broie. En nourrissant les volailles de pâlées bien homogènes, le travail de la digestion s'opère sans fatigue et sans danger, la santé de l'élève en profite. En outre, cette digestion étant plus rapide, l'oiseau mange davantage ; il atteint beaucoup plus vite le poids exigé par l'industriel.

En liberté, l'oiseau affûte son bec sur des pierres, afin de mieux trancher l'herbe, de picorer plus profondément un fruit, de déchiqueter plus facilement une proie; l'inspection de son bec et de son estomac prouve qu'il n'a jamais été créé pour vivre de céréales.

Mettez dans un parquet une augette contenant du grain pur et une augetle remplie de pâtée, celle de pâtée sera consommée la première et si la faim ne les y pousse, les poules ne toucheront pas au grain. C'est la nécessité, la routine des villageoises qui obligent les volailles à devenir granivores.

L'alimentation des volailles a besoin d'être complètement réformée.

Logiquement, avec des parquets de quelque étendue, bien aménagés, on ne doit rien distribuer aux reproducteurs le matin, à l'ouverture des poulaillers, sauf de l'eau filtrée ou bouillie, en quantité suffisante. On ne doit jamais laisser les oiseaux sans boisson, c'est une des premières règles d'élevage : de l'eau très pure dans de bonnes écuelles en bois, bien larges et bien profondes, d'une contenance de quatre à cinq litres, de manière à ce que le récipient ne puisse verser. Vers huit heures du matin, on remplit les augettes de nourriture, amplement; à midi on comble les vides faits; à quatre heures du soir, nouvelle distribution si les augettes sont dégarnies. L'habileté de l'éleveur consiste surtout à laisser aux oiseaux la faculté de se rationner ; les reproducteurs ne consomment jamais plus qu'ils ne peuvent, et ce qu'ils prennent, ils le rendent en œufs et en chair. C'est un mauvais système que celui du rationnement anticipé, il irrite l'appétit sans le satisfaire, il vaut mieux se montrer prodigue et attendre que les poules se mettent d'elle-mêmes à la diète par excès de recette

plutôt que de les voir ne plus pondre pour narguer l'avarice de leur maître.

En résumé, pour nourrir à peu de frais un troupeau de poules, il faut de toute nécessité que l'aviculteur limite sa dépense au strict nécessaire sans nuire à la santé de ses oiseaux, sans affaiblir leur production. En limitant la dépense, le prix de revient de l'oiseiu se basera sur sa capacité de consommation, et comme le prix de l'hectolitre aura été réduit à sa plus simple expression, il s'ensuivra que l'écart entre le prix de production et le prix probable de vente sera des plus avantageux pour l'éleveur. Le producteur qui organisera des récoltes de choses substantielles sans valeur commerciale, la culture des légumes spéciaux que nous avons désignés, et qui n'achètera que du son'^et des tourteaux sera donc maître de son prix de revient et des cours du marché : il réalisera une petite fortune. Paul Devaux.

MACHINE A BOUCHER LES BOUTEILLES

Le bouchage des bouteilles est une opération d'une certaine importance dans la conduite de la cave et l'on est souvent embarrassé pour le choix d'un appareil qui permette de faire un travail rapide sans se détériorer facilement. Les modèles de bouche-bouteilles sont nombreux. Les plus recommandables sont sans contredit ceux qui per-

Fig. 33.

■Coupe de la machine à boucher avec le levier relevé.

Fig. 34. — Coupe de la même machine, avec le levier abaissé.

mettent un bouchage hermétique en supprimant totalement l'air à l'intérieur de la bouteille.

Le bouchage à l'aiguille réalise assez bien ce type. Mais les machines à boucher offrent en général l'inconvénient d'être d'un mécanisme compliqué et, par suite, sujettes à se détraquer, ce qui entraîne souvent des réparations onéreuses. Parmi les instruments vinicoles exposés au concours de viticulture qui a eu lieu récemment à Blois,

MACHINE A BOUCHER LES BOUTEILLES

M. Thémar, constructeur à Paris (14 rue Morand), présentait un bouchebouteilles qui nous paraît offrir certains avantages dignes d'être signalés.

L'appareil, fort simple, se compose essentiellement, ainsi que l'indiquent les figures d'un petit bâtis en fonte ou en cuivre pouvant se fixer par une vis de pression B (fig. 33 et 34) soit sur un trépied fer (fig. 35), soit sur n'importe quelle table.

Les figures 33 et 34 montrent une coupe de l'appareil et son fonctionnement. Sur le bâtis en fonte se trouve articulé au point A un levierG qui porte un piston E également en fonte.

En G est un évidement tronc conique dans lequel on engage un tube métallique tronc conique CI destiné à recevoir le bouchon D.

Le diamètre de ce tube, qui est mobile, varie suivant la grosseur du bouchon, c'est-à-dire suivant la capacité de la bouteille à boucher. En

Fig. 35. — Vue de l'appareil monté sur un trépied.

M est figuré le goulot de la bouteille. Parallèlement au piston, glisse dans une rainure une tige kà'un faible diamètre, dite guide-bouchons, entourée à sa partie supérieure d'un ressort à boudin et terminée à sa partie inférieure par un bouton mobile sur un pas de vis. Tel est l'appareil de construction fort simple. Son fonctionnement est des plus faciles.

L'appareil étant fixé à une table ou sur son trépied au moyen de la vis de pression B, on relève le levier G,'^ainsi qu'il est indiqué (fig..33). Le bouchon D, qui a été au préalable ramolli dans l'eau chaude et trempé dans du vin est introduit dans le cône G. La bouteille T entièrement remplie de vin jusqu'au ras du goulot, est maintenue avec la main gauche au-dessous de l'appareil, de façon à ce que la partie cylindre I du tube tronc-conique pénètre dans le col de la bouteille. De la main droite on rabat le levier G (fig. 34). Le piston E s'abaisse et presse sur le bouchon. A mesure que la pression s'exerce, le bouchon descend

MACHINE A BOUCHER LES BOUTEILLES

dans le tube I et le liquide se trouve ainsi chassé entre le tube et la paroi du verre. La tige K, subissant également l'action du levier, s'abaisse, et grâce au bouton qui est à sa partie inférieure, presse sur la bouteille en l'obligeant à descendre. Le bouchon est chassé hors du tube métallique et, en raison de son élasticité, se détend et vient adhérer hermétiquement au goulot. La détente se faisant progressivement par l'extrémité inférieure du bouchon, le liquide compris entre le tube I et le verre subit une pression de bas en haut et est rejeté hors de la bouteille. De cette façon il ne reste aucune bulle d'air entre le vin et le bouchon. Le bouton de la tige K est mobile sur un pas de vis de façon en ce que, en le faisant monter ou descendre, on puisse régler la

Fig. 36. — 'Appareil fixé à une tnble.

profondeur àj laquelle le bouchon devra entrer dans la bouteille. On peut ainsi l'enfoncer complètement ou à demi:

Afin de ne pas abîmer le bouchon par l'action du piston, il est imporl ant de ne pas le comprimer d'un seul coup, et lorsque le bouchon est descendu à fleur de la partie cylindrique du tube, il faut soulever et rabaisser le piston par saccades.

L'introduction de la partie inférieure du cône porte-bouchon dans le col de la bouteille présente un réel avantage. On évite les chances de casse, la pression ne s'exerçant pas directement sur le verre. Le tube tronc-conique, étant mobile, s'enlève après chaque opération. Il en existe d'ailleurs divers modèles, suivant le genre de bouteilles à boucher.

La figure 36 montre l'appareil en fonctionnement.

264 MACHINE A BOUCHER LES BOUTEILLES

Un des grands avantages de ce bouche-bouleilles consiste surtout dans sa simplicité qui le met à l'abri des chances de dégradations si nombreuses et si ennuyeuses dans les appareils compliqués. Il est, en outre, portatif et son prix raisonnable variant de 12 à 20 francs suivant la grandeur le met à la portée de tous.

Le bouche-bouteilles Thémar paraît donc devoir rendre de réels services aux viticulteurs et c'est après l'avoir apprécié que nous avons tenu à le leur signaler. B. Fallût,

Chef du laboratoire agricole de Loir-et-Cher.

Notre commerce d'importation du gros bétail de boucherie et des viandes fraîches n'a eu en 1892 qu'une importance minime en comparaison des deux années précédentes. Si l'élévation des droits d'entrée a contribué dans une certaine mesure à ce résultat, il ne faut pas oublier que la pénurie des fourrages, qui a fait réduire la population des étahles françaises, la baisse des prix qui en a été la conséquence, et enfin les interdictions d'entrée appliquées pour cause de police sanitaire à plusieurs pays voisins y sont aussi pour beaucoup. Par contre, le commerce d'exportation du bétail vivant a pris plus d'extension dans presque toutes ses branches. Voici le tableau des mouvements comparés pour les trois dernières années :

LMPORTATIONS (Têtes). EXPORTATIONS (Tètes).

1890 is9i 1892 1890 1891 1892

Chevaux entiers 1,159 1,449 1,068 2,058 1,088 972

— hongres 10,768 11,862 10,401 14.,961 12,717 11,123

Juments 1,509 1,708 2,054 9,069 8,351 11,499

Poulains.. 822 988 832 2,330 1,947 7,934

Mules et mulets 366 530 369 15,228 13,886 15,022

Anes et ânesses 2,745 2,568 2,680 596 494 326

Bœufs 64,336 50,222 18,442 19,706 16,340 23,208

Vaches 13,707 13.212 7,501 25,453 17,245 18,776

Taureaux 1,758 1,489 518 808 967 793

lioiivillonset taurillons... 3,595 3,287 1,529 357 569 828

Génisses 1,571 3,327 1,424 5,370 4,224 4,483

Veaux 14,609 11,108 7,337 7,456 8,027 7,589

Béliers, brebis et moutons. 1,140,330 1,150,862 1,429,640 9,433 8,294 9,542

Porcs.. 34,503 20,593 13,975 74,392 45,322 123.967

Cochons de lait 59,369 29,787 7,403 11,860 7,228 20,816

Le commerce des animaux de l'espèce chevaline accuse en 1892 un léger déficit sur 1891, excepté pour les importations de juments, qui sont venues d'Allemagne en plus grand nombre. Le chifire des exportations de mules et de mulets, qui avait fléchi, a repris son niveau ; l'Espagne, principal débouché, n'a pas augmenté ses demandes qui s'élèvent à 10,000 têtes; mais les autres pays ont doublé les leurs. — Pour les bœufs, la réduction des importations provient des envois de l'Algérie, qui n'ont été que de 15,700 têtes au lieu de 40,000 et 50,000 les deux années précédentes; pour les vaches, c'est la Suisse etsurtoui l'Italie dont les expéditions ont diminué; pour les porcs, c'est la Belgique et l'Italie. Les importations de moutons ont augmenté par le fait des envois de rAllemagne et de l'Autriche, qui avaient été nulles en 1890 et 1891, et qui ont atteint ensemble 150,000 têtes en 1892. — A l'exportation, on remarque l'accroissement du nombre des bœufs qui provient des expéditions vers la Suisse : 13,700 têtes en 1891, au lieu de 9,500 à 9,800 les deux années précédentes. Pour les porcs, l'élévation du chiffre est due également à la Suisse, qui nous a demandé 54,000 têtes au lieu de 27,000, ainsi qu'aux pays divers non dénommés, qui nous ont pris 62,000 têtes contre 12,000 en 1891.

En même temps que le nombre des têtes, les tableaux des douanes donnent cette année, pour le bétail importé, le poids total par espèces; ce sera un élément de comparaison utile pourles années suivantes. Oncompte : bœufs, 6,776,030 kil.; vaches, 3,472,083; taureaux, 181,372; bouvillons et taurillons, 379,635; génisses 312,704; veaux, 543,889 ; béliers, brebis et moutons, 48,866,178; porcs, 1,243,114.

Les importations de volaille et de gibier se sont élevées à 21,000 quintaux, chiffre un peu supérieur de 2,000 quintaux à celui de 1891 ; les exportations sont descendues de 39,300 quintaux en 1891 à 28,650 en 1892.

Nous avons noté plus haut la diminution des importations de viandes fraîches. Voici les chiffres relatifs à toutes les viandes :

LMPORTATIONS (quint, métriq.). EXPORTATIONS (quint. métr[q.).

' 1890 1891 ISgF" "^1890 1891 1892

Viande fraîche de boucherie 248,913 295,526 73,542 17,858 17,357 19,025

Viande de gibier et de volailles 34,425 31,943 25,894 38,974 37,698 40.499

Viandes salées de porc 58,913 43,575 34,360 21,134 19,749 18,711

— — autres 1,045 3,314 1,506 1,626 919 726

Conserves de viandes 44,916 45,315 79,075 9,279 9,245 7,502

La comparaison des entrées de viandes par pays de provenance n'est pas possible cette année, les tableaux des douanes donnent la division par sortes des viandes qui étaient comprises antérieurement sous le titre général de viandes fraîches de boucherie; le total de 73,542 quintaux se compose de 39,646 quintaux de mouton, 10,445 de porc et 23,451 de bœuf et autres. De même, pour le gibier, le porc salé et les conserves, les pays de provenance et de destination ne sont plus indiqués.

Les importations de suif brut ont encore diminué : de 210,000 quintaux en 1890 et 172,000 en 1891, elles sont descendues à 145,300 en 1892; les exportations sont restées au chiffre de 101,050 quintaux. — Pour les saindoux et autres graisses, on a importé 258,391 quintaux, dont 187,600 provenant des Etats-Unis; on a exporté 77,369 quintaux; ces chiffres sont inférieurs à ceux de 1891 de près de moitié pour les importations, d'un quart pour les exportations.

Le commerce des beurres se maintient à peu près comme les années précédentes. Et voici les éléments :

IMPORTATIONS (kilogrammes). EXPORTATIONS (kilogrammes).

Beurre frais OU fondu.. 4,624,671 4,778,217 4, 940, ."'OS 5,362,964 5,448,813 4,736,347

— salé 1,800,412 2,528,113 534,915 34,363,039 30,907,978 30,480,068

Totaux 6,425,083 7,306,330 5,475,223 39,726,003 36,356,791 35,216,415

Excédent des exportations '.. 33,300,920 29,050,461 29,741,192

Les exportations de beurres ont diminué de 1,100,000 kilog. par rapport à 1891; mais les importations ayant été aussi plus faibles de 1,800,000 kilog. environ, l'excédent des importations est supérieur à celui de 1891. Pour les importations, le déficit porte entièrement sur les beurres salés; pour les exportations sur les beurres frais, qui nous ont été beaucoup moins demandés par l'Angleterre et la Belgique. Les exportations de beurres salés au Brésil ont diminué de 900,000 kilog.; mais celles destinées à l'Angleterre se sont accrues de 800,000 kilog. et ont été au total de 26,348,000 kilog.

L'importation du lait naturel est descendue de 5,800,000 kilog. en moyenne pour les années 1890 et 1891, à 1,286,792 kilog. pour 1892.

Le paragraphe des fromages comprend aujourd hui ceux de pâte molle et ceux de pâte ferme réunis. Le total de l'importation est de 12,385,213 kilog. pour 1892 avec une légère baisse sur les chiffres de 1891 et 1890; mais les principaux pays importateurs, Pays-Bas, Italie et Suisse, ont maintenu l'importance de leurs envois. Aux exportations nous relevons au total pour 1892, 6,811,626 kilog. contre 5,600,000 environ pour les deux années précédentes.

La presque totalité des œufs exportés est allée, comme toujours, en Angleterre; elle a été de 236,000 quintaux contre 240,000 en 1891, et 227,000 en 1890. L'importation, qui avait été de 96,000 quintaux en 1891, est descendue à 64,858 quintaux en 1892.

L'importation du miel s'est chiffrée par 5,097 quintaux en 1892, au lieu de 8,156 en 1891; l'exportation a été de 11,548 quintaux contre 9,130.

Pour les peaux brutes, un mouvement contraire à celui de l'année précédente s'est produit ; l'importation des grandes peaux a diminué, l'exportation a augmenté. En voici le détail : importation, grandes peaux, 320,896 quintaux; petites, 208,329 ; peaux d'agneaux, 8,629; de chevreaux, 20,041 ; autres, 114,353; — exportation : grandes peaux, 208,748; petites, 94,482.

Les laines en masse ont été l'objet d'une importation plus active portant sur 2,035,357 quintaux ; ce sont les envois de l'Australie et de la République Argentine qui ont amené cet excédent, les premiers avec 241,000 quintaux importés, les seconds avec 768,000 quintaux; les apports de l'Angleterre ont été réduits de 80,000 quintaux; ceux de la Turquie de 18,000; les laines d'Algérie sont entrées pour 67,000 quintaux. — L'exportation des laines en masse s'est notablement accrue, comme celle des lainesi"peignécs ou cardées.

L'activité du commerce des soies ne se ralentit pas. A l'importation nous trouvons 6,039,617 kilog. de soies grèges ou moulinées en 1892 contre 5,462,674 en 1891. L'augmentation porte surtout sur les arrivages de la Chine, qui se sont accrus de 967,000 kilog.; l'Italie et la Turquie ont un léger excédent; le Japon, au contraire, est en déficit de 438,000 kilog. — L'exportation des soies grèges ou moulinées a été de 3,146,406 kilog.

Pour les cocons, la quantité importée en 1892 a été de 420,252 kilog. contre 194,000 et 163,000 les deux années précédentes; l'exportation, de 357,978 contre 287,000 et 243,000; la presque totalité des cocons exportés a été dirigée sur l'Italie.

Dans les matières textiles végétales, le lin et le coton ont eu un excédent à l'importation. Voici les quantités relevées : lin brut, 17,195 quintaux; teille, 763,091 ; en étoupes, 80,815; coton en laine, 2,020,890 quintaux; chanvre broyé ou teille, 133,290; peigné, 11,960; en étoupes, 26,327; jute, 434,880; phormium tenax, 131,910. — A l'exportation on trouve : lin brut, 102,648 quintaux; teille, 26,237; en étoupes, 80,863; chanvre, broyé ou teille, 4,955; en étoupes, 2,790; coton en laine, 247,300; jute, 18,422. Les envois de lins de Russie se sont élevés à 565,043 quintaux, soit 141,000 de plus qu'en 1891.

Les engrais et produits chimiques ont donné lieu à des transactions au moins aussi importantes qu'en 1891. Voici les chiffres relatifs à l'importation : nitrate de soude 2,035,150 quintaux; nitrate de potasse, 15,235; superphosphates de chaux, 970,412; sulfate de cuivre, 163,811 ; autres engrais chimiques, 214,612; le chiffre du nitrate de soude provenant presque entièrement du Chili, a dépassé celui de 1891 de 244,840 quintaux. — Les exportations se chiffrent comme suit : nitrate de soude, 76,416 quintaux; nitrate dépotasse, 5,175; superphosphates, 426,029; chlorure de potassium, 4,052; autres engrais chimiques, 146,007.

Pour les matières tartriques, on relève à l'importation : lie de vin, 49,969 quintaux; tartre brut, 20,060; cristaux de tartre, 3,006; toutes ces quantités sont supérieures d'un quart environ à celles de 1891 ; — à l'exportation : lie de vin, 15,567 quintaux au lieu de 9,799; tartre brut, 33,085 au lieu de 32,113.

Les tourteaux de graines oléagineuses ont été importés pour 252,804 quintaux au lieu de 277,188 en 1891; les racines de chicorée sèches de Belgique pour 180,380 quintaux au lieu de 427,866. On a exporté 1,398,935 quintaux de tourteaux de graines au lieu de 1,688,451 quintaux, et 168,333 quintaux de drèches. L'importation des pulpes de betteraves a été de 42,164 quintaux.

L'exportation des plants d'arbres a un peu diminué; elle n'a été en 1892 que de 29,836 quintaux; on en a importé 23,880, à peu près comme en 1891.

La nomenclature des bois étant établie pour 1892 sur des bases différentes de celles des années précédentes, nous devons nous borner à énoncer les chiffres sans comparaison. Les voici pour les importations : bûches, fagots et bourrées, 29,147 tonnes; bois résineux en rondins, 60,979; charbon de bois, 9,270; bois de chêne et de noyer à construire ronds, 6,081 tonnes; équarris'ou sciés, 68,775; autres bois ronds, 54,876 tonnes, équarris ou sciés, 800,250 ; merrains, de chêne, 776,454 tonnes; autres, 32,540; perches et échalas, 1,016,052. — Pour les exportations, on compte; bûches fagots et bourrées, 49,893 tonnes; résineux en rondins, 554; charbons de bois, 8,869 ; bois de chêne et de noyer à construire bruts, 18,091 tonnes; équaris ou sciés 43,065; autres bois bruts, 207,572 tonnes; équarris ou sciés, 99,723; merrains de chêne, 52,047; autres, 26,364; perches et échalas, 3,988,407.

On a importé 77,581 quintaux de liège brut, dont 56,900 venant d'Algérie; on en a importé 22,900. — Pour les écorces à tan nous relevons 82,265 quintaux à l'importation en 1892, au lieu de 112,328 en 1891 ; à l'exportation. 525,873 quintaux contre 557,768. — L'exportation des produits résineux indigènes (gemmes, résines, colophanes, goudrons), s'est élevée à 230,890 kilog.; celle de l'essence de térébenthine à 42,140 quintaux. A. Ferlet.

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