‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 251 sur 691 · XI. — Plantations d'arbres fruitiers sur les routes · texte numérisé non relu

XI. — Plantations d'arbres fruitiers sur les routes

Depuis longtemps, les associations agricoles ont émis des vœux pour que les plantations d'arbres sur les routes fussent exécutées en essences fruitières, et non en essences forestières. La question est revenue récemment devant une commission des pétitions à la Chambre des députés; sur le renvoi de cette pétition au Ministre des travaux publics, celui-ci a répondu par une lettre qu'il est intéressant de reproduire, car elle fait connaître ce qui a été tenté par son administration à ce sujet. Voici un extrait de cette lettre :

« L'administration des travaux publics, loin d'être hostile à cette substitution maintes fois sollicitée, a, par une circulaire du 21 mai 1880, invité MM. les ingénieurs à faire des essais de plantations d'arbres fruitiers sur les routes nationales, dans vingt-trois départements de la région Est et Sud-Est principalement. Ces ■essais ont été concluants. Les arbres fruitiers, non seulement n'ont pas toujours réussi, ou, mutilés et dépouillés par les maraudeurs, n'ont donné qu'un produit insuffisamment rémunérateur, mais encore, par leur trop grand ombrage, ils ont contribué à la détérioration des routes en y maintenant trop d'humidité. Il faut que les arbres puissent se développer isolément en conservant une forme droite et élancée, afin d'éviter un ombrage excessif. Et ces conditions sont remplies surtout par les essences forestières.

ce L'Administration a donc renoncé à généraliser les plantations d'arbres fruitiers, sauf dans un ou deux départements (Meuse et Sarthe) où une seule essence (merisiers ou noyers) est d'ailleurs admise. »

Il ressort de cette lettre qu'il n'y a plus à compter désormais sur le service des ponts-et-chaussées pour réaliser la substitution d'arbres fruitiers aux plantations adoptées sur les routes qui dépendent de ce service.

XIL — Comice agricole d'Epernay.

Dans sa dernière séance, le Comice agricole et viticole d'Epernay (Marne) a décidé d'ouvrir un concours pour récompenser les fermes et les vignes qui lui auront été signalées pour leur bonne tenue et pour

368 CHRONIQUE AGRICOLE (Il MARS 1893).

les améliorations qui ont été réalisées dans la culture. En conséquence les cultivateurs et les vignerons qui veulent concourir pour ces récompenses doivent adresser leurs demandes à M. Vasseur, secrétaire du Comice, à Epernay.

XIII. — Société nationale d'horticulture. L'exposition annuelle de printemps de la Société nationale d'horticulture se tiendra à Paris, dans et près le pavillon de la Ville de Paris, aux Champs-Elysées, du 24 au 29 mai prochain. Elle comprendra, comme les années précédentes, toutes les branches de l'horticulture et des industries annexes; on n'y comptera pas moins de 266 concours. Les déclarations des exposants devront parvenir avant le 8 mai au siège de la Société, à Paris.

Page 1