‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 274 sur 691 · XI. — Questions viticoles · texte numérisé non relu

XI. — Questions viticoles

Les écoles de greffage de la vigne sont, chaque année, plus nombreuses dans les régions viticoles, et les services qu'elles rendent sont de plus en plus appréciés. Le plus souvent elles se terminent par des

concours dans lesquelles des récompenses sont attribuées aux meilleurs greffeurs. C'est ainsi qu'un concours de greffage est organisé pour la fin de mars par la Société horto-agricole de Chambéry (Savoie) ; ce concours est ouvert pour les meilleurs élèves des leçons de greffao-e données à la pépinière départementale.

M. Prillieux a présenté à l'Académie des sciences les résultats de ses recherches sur les moyens de combattre le miné, maladie de la barbe de capucin; comme on l'a vu dans le Journal du 4 mars (page 352), l'emploi des sels de cuivre lui a donné d'excellents résultats. A cette occasion, M. Arm. Gautier a rappelé les faits observés chez son frère M. Gaston Gautier, viticulteur au Grand-Crabouls, près Narbonne (Aude). Les vignes plantées dans un marais desséché étaient envahies

{)ériodiquement, à l'automne, par des moisissures; mais depuis que es sels de cuivre ont été appliqués à dose élevée dans ces vignes en vue de combattre le mildiou, elles ont présenté une résistance considérable à l'envahissement estival et automnal par les moisissures.^ si bien qu'on a pu planter des terrains plus défavorables. « Ces résultats démontrent encore, ajoute M. Arm. Gautier, comme l'a fait observer déjà mon frère, que, grâce au drainage qui assèche le terrain et empêche mécaniquement l'ascension des eaux du sous-sol, toujours saumâtres sur les littoraux, grâce aussi à l'action antiseptique des sels de cuivre, plus de 40,000 hectares de terrains semblables et non encore productifs, qui s'étendent dans les mêmes conditions de Port-Vendres à Toulon, peuvent être plantés en vignes et donner d'abondantes et saines récoltes. »

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