DANS LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE. — III
Compost. — La terre des bâches dans laquelle les fraisiers ont végété pendant toute la saison de forçage, doit être renouvelée l'année suivante, sinon en totalité,, mais au moins par moitié. C'est là une des raisons les plus sérieuses qui ont fait adopter la culture en pots dans beaucoup d'établissements du Nord qui opèrent souvent sur des espaces très restreints; les horticulteurs craignent, dans ce cas, d'épuiser trop promptement leur sol. Nous croyons qu'il y a erreur dans ces appréciations, car, si ce n'était la composition physique du sol, sur laquelle certaines variétés se montrent assez exigeantes, nous pensons qu'en renouvelant chaque année les matières fertilisantes qui conviennent au fraisier, on pourrait le cultiver plusieurs années dans la même terre. Cependant, pour donner satisfaction aux personnes croyant à l'existence de cet inconvénient, nous dirons qu'il ne s'agirait que de pouvoir disposer de trois fois le volume de terre employée chaque année à une profondeur plus ou moins grande, selon la nature du sous-sol.
Supposons que pour une saison de forçage 200 mètres cubes de terre soient nécessaires; on trace sur le sol un rectangle de 30 mètres de longueur et 6 mètres de largeur ; si le sol est argileux on étendra sur cette surface 60 mètres cubes de sable et de détritus de jardin bien consommés et 8 à 10 mètres cubes de fumier de vache; puis cette surface sera défoncée à 70 centimètres de profondeur six mois au moins avant de s'en servir, en ayant soin de bien incorporer dans toute l épaisseur sable, détritus et fumier.
Le fraisier est avide d'acide phosphorique, une trop grande quantité d'azote nuit à la fructification en donnant aux organes foliacés un développement exagéré; mais lorsque cet excès est accompagné d'une forte proportion d'acide phosphorique, cet inconvénient disparaît et l'on obtient des résultats remarquables.
Cependant, nous croyons savoir que l'acide phosphorique des superphosphates est préjudiciable aux fraisiers, lorsqu'il est employé à hautes doses; nous attribuons ce fait à la présence de l'acide sulfurique contenu dans ces matières de fertilité; mais en incorporant à la terre destinée à la plantation une forte proportion de phosphates fossiles au moment du défoncement, c'est-à-dire six mois avant de l'employer, nous avons obtenu de bien meilleurs résultats que par l'emploi des superphosphates à hautes doses. A cet effet, en tenant compte du poids approximatif d'un mètre cube déterre, soit 1 ,600kil., nous incorporons pour cette quantité dans toute l'épaisseur de la défonce, par un mélange très intimement pratiqué, 7 à 8 kilog. de phosphate à 25 pour 100 d'acide phosphorique, soit environ 4 grammes
par kilog. de terre. Nous ferons remarquer qu'il serait très imprudent de mettre dans un compost la même quantité d'acide phospliorique contenu dans les superphosphates.
En prenant la quantité de 660 châssis pour unité, nous avons dit qu'il fallait 200 mètres cubes de terre. Un mois avant l'époque du forçage, nous faisons le compost suivant : terreau bien consommé, 3,000 kilog.; chlorure de potassium, 20 kilog.; sulfate de fer, 50 kilog.; superphosphates d'os, 50 kilog.
Ces. diverses matières sont entretenues à un degré d'humidité suffisant pour en activer l'assimilation; puis avant la plantation nous répandons 4 à 5 kilog. de cette composition par châssis que nous mélangeons à la terre de la bâche. Nous n'avons jamais employé au moment de la plantation d'autres matières azotées que celles contenues dans le fumier et le terreau ; mais lorsqu'après la floraison, l'aspect des plantes n'était pas satisfaisant, nous les employons dans l'eau des arrosages.
Couvertures. — Les couvertures la nuit sont nécessaires; elles se font à l'aide de toiles ou de paillassons en paille.
Les derniers sont préférables. Ces couvertures doivent être enlevées le matin, au petit jour, et remises le soir très tard, afin de profiter en entier de la lumière diurne. Avant de découvrir, le thermomètre devra toujours marquer un ou deux degrés de plus qu'il ne serait nécessaire; les châssis aussitôt découverts, il y aura dans la bâche une perte de chaleur équivalente au degré supplémentaire. Le thermomètre devra donc être mis en marche une heure ou deux avant le jour afin d'obtenir ce résultat.
Des variétés à cultiver. — Depuis longtemps dans le Nord on ne cultivait presque exclusivement que quatre variétés : la Princesse royale, la Marguerite Lebreton, la Victoria ïrolopp et le docteur Morère. Aujourd'hui la Princesse et la Victoria ont été délaissées par beaucoup de cultivateurs : la première pour son défaut de vigueur, et l'autre, à cause de sa tendance à devenir borgne, c'est-à-dire qu'au moment du débourrage, le rameau à fruits est annulé et remplacé par une feuille. Ces variétés très anciennes n'ayant jamais été rajeunies par le semis, se sont appauvries par la suite interminable de leur multiplication par stolons ; il faudrait maintenant une sélection très sévère pour retrouver en elles leurs anciennes qualités. La docteur Morère, d'une introduction plus récente, a pris une grande extension dans les cultures parisiennes; elle réussit très bien dans le Midi, elle offre de plus l'avantage de supporter facilement un long voyage. De nouvelles variétés ont été essayées, entre autres la Noble Laxton, qui, jusqu'à présent, paraît réunir toutes les qualités requises pour la culture forcée; mais en cela, comme pour beaucoup de cultures, il ne faut pas aller trop vite avec les variétés nouvelles : ce n'est que d'après ses appréciations personnelles, sanctionnées par plusieurs années d'études, que l'horticulteur doit adopter une nouvelle variété.
Fécondation artificielle. — La fécondation artificielle est un moyen employé depuis longtemps en culture forcée; mais s'il en. est une où elle peut être considérée comme indispensable, c'est dans la culture du fraisier forcé en haute primeur. Tous les horticulteurs connaissent
cette opération : elle consiste à prendre du pollen au moment où celui-ci est le moins aqueux, et de le répandre à l'aide d'un pinceau très fin sur le stigmate des autres fleurs; mais il arrive souvent que dans les cultures du Nord, par le manque de soleil, ce pollen conserve un certain degré d'humidité qui détruit les bons effets de cette opération.
En culture forcée, le but poursuivi par la fécondation artificielle n'est pas d'obtenir une variété améliorée, mais de faciliter la fécondation, dans celle du fraisier, d'obtenir des fruits de forme régulière et de réduire le nombre toujours trop grand des fraises mal nouées. Dans la région du Midi, l'éclat et la présence presque journalière du soleil facilitent énormément cette opération, qui ne doit pas être négligée pour les premières saisons seulement.
De remballage des fruits déliante primeur. — L'emballage des fruits se fait en petites caisses de grandeur suffisante pour en contenir 24. On met au fond de la boîte une couche de ouate de médiocre qualité, puis une feuille de papier blanc ; chaque fruit est enveloppé dans une feuille de fraisier et placé avec soin au fond de la boîte, en ayant soin de les presser légèrement les uns contre les autres; puis l'unique couche terminée, on la recouvre de papier; une seconde couche de ouate est de nouveau étendue par dessus, et la caisse est clouée.
Vray.
Principes de laiterie, par E. Duglaux, membre de rAcadémie des sciences, professeur à la Sorbonne et à l'Institut agronomique. — Un volume in-18 de 370 pages, avec 25 flgures. — Librairie A. Colin et Cie, ô, rue Mézières, à Paris. — Piix : 3 fr. 50.
C}uand on ouvre un livre de M. Duclaux, on est certain d'y trouver du nouveau, non pas des vues de l'esprit, mais des observations et des expériences rigoureuses qui accroissent le bilan de la science. Tel est encore le cas pour le nouvel ouvrage qu'il vient de publier sur la laiterie. Ce n'est pas que les ouvrages donnés jusqu'ici sur la laiterie, dont quelques-uns sont excellents, n'aient pas rempli leur programme; mais ces ouvrages ont été écrits spécialement au point de vue de la technique opératoire des manipulations du lait et de ses produits, et ils n'ont pas touché ou n'ont touché qu'accessoirement à la biologie du lait. C'est ce côté du problème de la laiterie que M. Duclaux considère comme capital, et c'est celui qu'il aborde, en donnant aux autres parties de la laiterie un caractère accessoire. Les ferments du lait, de la crème, du fromage tiennent à ses yeux le premier rang. « J'ai voulu montrer, dit-il, qu'ils sont partout et qu'ils commandent tout, même les pratiques où ils semblent n'avoir aucun rôle. »
Tel est le caractère du livre, caractère scientifique au premier chef, mais non moins pratique également, car il s'agit^ comme le dit encore M. Duclaux, « de mettre en évidence les actions cachées et parfois délicates qui ont dicté, à la suite d'une expérience plusieurs fois séculaire, tous les détails de la manipulation du lait, w Ce livre complète et met à la portée de tous les recherches faites antérieurement par M. Duclaux, et dont les principales ont été publiées dans des mémoires spéciaux (• i, par leur caractère même, échappaient à une grande publicité.
L'étude des ferments du lait forme ainsi la première partie de l'ouvrage. Les uns sont des ferments utiles, car c'est sous leur influence que se feront les bonnes transformations du liquide; les autres sont des ferments nuisibles, car ils sont la cause des maladies ou des altérations que le lait peut subir. Les autres parties sont consacrées au traitement commercial du lait, à la préparation du beurre et à celle des fromages. En ce qui concerne le beurre, M. Duclaux examine surtout les conditions d'ordre physique et d'ordre chimique qui interviennent dans sa fabrication et dans sa conservation. La méthode est la même plus loin en ce qui concerne les fromages; qu'il s'agisse de ceux à pâte ferme ou de ceux à pâte molle, l'auteur étudie surtout les modifications intimes qui s'y produisent. En dégageant les agents de ces modifications, il arrive à dégager les causes de la bonne fabrication et celles des accidents qui peuvent survenir. De la connaissance de ces causes découlent naturellement les règles à suivre pour assurer le succès. C'est en cela que le volume de M. Duclaux sera d'une très grande utilité pour les cultivateurs qui s'adonnent à l'industrie laitière.
Les maladies de la vigne, par M. Pierre Viala, docteur ès-sciences. professeur de viticulture à l'Institut national agronomique, etc. — 3'= édition. Un fort volume grand in-8 de 596 page.'^, avec 20 planches en couleur et 290 figures. — Librairie de C. Goulet, à Montpellier, et de G. Masson, 120, boulevard Saint-Germain, à Paris. — Prix : 24 fr.; franco, 26 fr.
Tous les viticulteurs connaissent les recherches importantes de M. Pierre Viala sur les maladies de la vigne. La nouvelle édition de' son ouvrage sur ces maladies a été couronnée par l'Académie des sciences en 1892; c'est une consécration naturelle d'une série de travaux qui ont valu à son auteur une notoriété et une autorité universelles. Cette nouvelle édition se présente d'ailleurs sous les allures d'un très beau livre, édité avec le plus grand soin ; le fonds n'en a\ait pas besoin, mais cela ne gâte rien.
La première partie, de beaucoup la plus étendue, est consacrée aux parasites végétaux de la vigne. M. Viala passe en revue successivement î'oïaium, le mildiou (qu'on ne doit plus appeler Peronospora depuis qu'un savant italien a scindé ce genre et donné au champignon du mildiou le nom de Plasmopara viticola)^ le black-rot, l'anthracnose, le pourridié et les autres champignons parasitaires. Pour chaque maladie, M. Viala examine successivement l'évolution extérieure, les conditions de développement, ainsi que les caractères des champignons qui provoquent la maladie. Les chapitres qui se suivent constituent ainsi de véritables monographies très détaillées et d'une allure scienfique très précise. Il serait difficile de faire ici la répartition, entre leurs auteurs, des recherches scientifiques qui sont exposées; il suffit de rappeler que M. Viala a, dans ce butin, une bonne part de travaux personnels dune valeur élevée.
L'étude des champignons divers provoquant des maladies spéciales, dont les unes sont dangereuses et les autres anodines, mérite une mention spéciale ; il y a là une dizaine de maladies dont on s'inquiète peu, avec raison aujourd'hui, parce qu'elles sont rares, mais elles pourraient devenir dangereuses si les circonstances extérieures venaient à en favoriser l'essor dans des proportions plus considérables.
Après les parasites végétaux, sont étudiées les causes d'ordre divers qui provoquent dans la vigne des maladies spéciales. C'est ici que
M. Viala expose les recherches sur la chlorose qui préoccupe tant de vignerons, sur la coulure, sur les accidents météoriques, etc.
C'est par l'examen des parasites animaux que l'ouvrage se termine. La première place appartient ici au phylloxéra ; puis vient la longue série des insectes variés et des autres animaux qui s'attaquent à la vigne. Pour chaque étude, la méthode est la même que celle indiquée plus haut ; il serait donc oiseux d'insister davantage.
En résumé, l'ouvrage de M. Viala est,, d'un avis unanime, le code des recherches et des travaux sur les maladies de la vigne. 11 a été apprécié à sa haute valeur par les viticulteurs, non seulement de la France, mais de l'étranger, ainsi qu'en témoignent les traductions qui en ont été publiés. La nouvelle édition qui vient de paraître, plus complète que les précédentes, sera par conséquent accueillie avec une faveur au moins égale. Henry Sagnier.
Des cultivateurs de l'arrondissement de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont adressé une pétition à la Chambre des députés, relativement aux conditions imposées pour la culture du tabac. Cette pétition a été renvoyée par la Chambre au Ministre des finances.
Voici la réponse du Ministre des finances :
Paris, le 16 mars 1893.
Monsieur le président, vous m'avez fait l'honneur de me communiquer la pétition d'un certain nombre de planteurs de tabac de l'arrondissement de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) qui demandent :
r Que le prix des classes de tabacs non marchands soit relevé de 10 francs.
2" Qu'on revienne aux anciens errements de la nomination directe des experts par les planteurs ou tout au moins qu'ils soient désignés par l'Administration des tabacs, sur une liste présentée par les planteurs, liste qui pourrait comprendre un nombre double de candidats sur lesquels l'Administration exercerait son choix.
3" Qu'il soit apporté un peu plus de tolérance sur les tabacs dits « viciés par déchirures ».
Premier' vœu. - - Les tabacs d'IUe-et- Vilaine ne peuvent être utilisés que pour la fabrication de la poudre, comme ceux du Lot et de Lot-et-Garonne. Dans ces deux derniers départements, les tarifs des trois classes de tabacs non marchands sont de 50, 35 et 20 francs les 100 kilog. ; ils sont plus élevés dans llle-et-Vilaine où ils sont fixés à 60, 40 el 20 francs. — La comparaison des rendements obtenus en poids et en argent dans ces trois départements est également àl'avantaue du département d Ille-et-Vilaine. En eil'et, en examinant seulement les résultats des trois dernières années, on constate que :
r En 1889, la culture d'un hectare de tabac dans Ille-et Vilaine a produit 1,461 kilog. et rapporté 1,104 francs, tandis que les rendements correspondants ne sont que (U- 779 kilog. et 821 francs dans le Lot et 465 kilog. et 401 francs dans le Lot-et-Garonne.
2" En 189'^ les résultats analo;:;ues sont pour Ille-et-Vilaine de 1,514 kilog. et 1,094 francs; pour le Lot, 926 kilog , 990 francs; pour le Lot-et-Garonne, 547 kilog., 476 francs.
3" Et en 1^91 :
Ille-et-Vilaine 1,584 kilog. 1,175 fr.
Lot 1,059 — 1,148 n
Lot-et-Garonne 724 — 677 «
Une augmentation des tarifs dans l'Illè-et- Vilaine ne serait donc pas justifiée. L'état de la culture ne semble pas d'ailleurs commander une mesure de ce genre, car les déclarations dépassent constamment le contingent assigné au département, ce qui n'aurait pas lieu si les cultivateurs ne trouvaient pas dans la culture du tabac une rémunération suffisante.
Deuxième vœu. — Le deuxième vœu se rapporte à la nomination des experts.
L'élimination des planteurs des commissions d'expertise s'est imposée à la suite des inconvénients qui se sont produits sous le régime antérieur à la décision ministérielle du 17 octobre 1835, en vertu de laquelle l'expertise doit être confiée à des « hommes expérimentés n'ayant aucun intérêt dans la culture des tabacs. »
La nécessité de ne pas abandonner cette règle a été démontrée tout récemment par l'exemple du département des Alpes-Maritimes que les pétitionnaires ont prétendu invoquera l'appui de leur demande. En 1882 et 1883 le préfet des Alpes Maritimes avait cru pouvoir déroger aux prescriptions de la décision ministérielle du 17 octobre 1835 et consulter les planteurs sur le choix des experts qu'il avait à nommer. Mais, contrairement aux allégations des pétitionnaires, de graves inconvénients n'ont pas tardé à se produire. Les travaux des Commissions ont été particulièrement pénibles par suite de la tendance très marquée des experts à ne se considérer que comme les représentants des planteurs, et ce n'est qu'au prix des plus grands efforts qu'il a été possible d'éviter la suspension des réceptions de tabacs, mesure dont les planteurs ont été les principales victimes. Je dois ajouter que, dès que l'administration centrale a eu connaissance de la manière de procéder adoptée par le préfet des Alpes-Maritimes, elle l'a invité à revenir purement et simplement à l'application de la décision ministérielle du 17 octobre 1835.
Troisième vœu. — Enfin, par le troisième vœu, les pétitionnaires demandent qu'il soit apporté un peu plus de tolérance pour le classement des tabacs viciés par les déchirures. Ils donnent pour raison que les produits de leur département n'étant pas destinés à la confection des cigares, mais seulement à la fabrication de la poudre ou des rôles, les brisures ne sauraient diminuer la valeur intrinsèque des feuilles livrées à la Régie.
Il est incontestable que, quel que soit l'emploi auquel on les destine, les feuilles déchirées parle vent ou trouées par la grêle ont perdu une partie de leur valeur vénale et qu'elles doivent être payées moins cher que celles qui sont intactes. L importance du déclassement qu'il convient de faire subir à ces feuilles ne peut pas être fixée d'une manière précise par le règlement; elle est laissée à l'appréciation des commissions d'expertise. Il faut remarquer, du reste, qu'en déclassant moins qu'on ne le fait les tabacs déchirés, on favoriserait surtout les planteurs négligents qui, faute d'établir leurs semis en temps utile ou de donner à leurs terres une préparation convenable, ne produisent
que des récoltes tardives, plus exposées que les autres à être avariées par les fréquents orages de la lin de l'été.
Pour les raisons qui précèdent, j'estime que les demandes exposées dans la pétition qui m'a été communiquée ne sont pas susceptibles d'être accueillies.
Agréez, etc. Le iMinùtre des finances, TiRiiT{D.