‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 348 sur 691 · VI. — Huiles et graines oléagineuses · texte numérisé non relu

VI. — Huiles et graines oléagineuses

Huiles de graines. — Les cours sont un peu en baisse à Paris ; on cote: colza disponible, 57 fr. 75 les 100 kilog.; livrable, 58 fr. 25 à 60 fr.; lin disponible, 51 fr. 25 à 51 fr. 50; livrable avril à août, 50 fr. 2 > à 5i fr.; quatre derniers mois, 47 fr. 75 à 48 fr. 25. — Sur les marchés des départements, ou vend : Rouen, colza, 58 fr. 50 à 58 fr. 75; lin, 52 fr.; — Gaen, colza, 53 fr. 75 à 54 fr. 25; — Arras, œillette surfine, 137 fr. 50; pavot à bouche, 75 fr.; colza de pays, 60 fr.; étranger. 60 tr.; lin étranger, 52 fr. 50; pavot indigène, 65 fr.; cameliiie, 54 fr. les 100 kilog. — Lille, colza, 58 fr, l'hectolitre; lin de pays, 54 fr.; étranger, 50 fr.

. Huiles d'olive. — Le marché de Nice est à la hausse et l'on prévoit des prix plus élevé- lorsque la consommation sera dans toute son activité. Les huiles de la région valent 145 à 160 fr. les 100 kilog.; celles de Provence, 150 à 160 fr.; celles du Bari, li5 à 150 fr.; de Tunisie, l45 fr, les meilleures 115 à 130 fr. les communes.

GroAnes oléagineuses. — On cote à Paris : graines de colza, 28 fr. 50 à 29 fr. les 100 kilog.; lie lin, 30 à 32 fr.; chènevis de Bretagne, 34 fr.; russes, 28 à 30 fr.; — à Fontenay-le-Corate. colza, 17 fr. l'hectolitre; — à Douai, œillette, 30 à 31 fr. les 100 kiing.; colza, 17 fr. à 17 fr. 50; lin, 21 à 22 fV.; — à Gaen, colza, 18 fr. à 18 fr. 50; — à Arras, œillette, 32 fr. 75 à 34 fr. l'hectolitre. Vil. — ri?(S. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres.

Vins. — La demande <'st active dans le Mi ii, mais il arrive souvent qu'elle reste sans résultat, soii parce que 1<!S propriétaiies sont exigeants, soit parce que les bons vins sont de plus an plus rares. Les vins de bonn-' couleur et de bonne tenue sont de plus en plus lares et recherchés par tout le commerce. Les prix soui de 13 à 17 fr. l'hectolitre pour la grande majorité des achats; des vins bien

réussis et pesant de 10 degrés et demi à 11 degrés ont été placés à 19 et 20 fr. Les vins blancs Aramons et Bourret soni toujours bien demandés au prix de 16 à 20 fr. — Dans le Bordelais, la situation ne change pas. Le commerce continue à demander les vins vieux ; il semble que les achats à la propriété se font plus ouvertement; dans le territoire de Saint-Emilion, on a vendu beaucoup de 1892 à 400 fr. le tonneau; les vins de vignes greflées dans les mêmes côtes s'obtiennent de 350 à 380 fr. — Peu d'achats de muscadets dans le Nantais et seulement pour satisfaire aux besoins pressants ; les qualités de choix en vins vieux valent de 120 à 125 fr. logement neuf la pièce. — En Bourgogne, aussi bien dans les arrièrecôtes qu'en plaine, les ordinaires de 1892 sont toujours très bien tenus, et se vendent de 85 à 110 fr. la pièce ; les passe-tout-grains sont cotés fort cher. — En Auvergne, les transactions sont assez courantes sur les bons vins nouveaux, de 3 fr. 75 à 4 fr. 75 le pot de 15 litres ; on laisse les vins de 1891 de 2 fr. à2fr. 25. ■ — Les vins rouges de l'Orléanais se cotent 90 à 110 fr. le poinçon; les blancs de Sologne, 90 à 95 fr.; les blancs nantais, 63 à 75 fr.

Spiritueux. — Le marché des trois-six Nord est toujours calme à Paris, aux cours suivants : disponible, 50 fr. l'hectolitre; courant du mois et avril, 50 fr. à 50 fr. 50 ; quatre derniers mois, 43 fr. 50 à 44 fr. 50. — A Lille, l'alcool de betteraves est 48 fr. 75. — Au marché de Bordeaux, le trois-six Nord est coté en disponible, 52 à 53 fr.; livrable sur les quatre mois chauds, 52 fr.; quatre derniers, 48 fr. — En Armagnac, la demande est toujours peu active, mais le stock est tellement réduit que les prix conservent leur fermeté, et il taudrait bien peu de mouvement pour déterminer la hausse. — Dans les Gharentes, les transactions sont un peu plus suivies.

Cid7^e et pommes à cidre. — Dans l'Orne, on paye le cidre courant de 45 à 50 fr. la pièce à la propriété; le poiré de 40 à 45 fr. — Les pommes à cidre se vendent 7 à 8 fr. l'hectolitre à Rouen, y compris 1 fr. 26 de aroits.

Vinaigres. — On cote à Bordeaux 36 à 38 fr. l'hectolitre pour le vinaigre de vin nouveau; à Orléans : vinaigre nouveau, 31 à 32 fr.; vieux, 40 à 45 fr.; — à la Tremblade : 1'^ qualité, 34 à 40 fr.; 2" quai., 22 à 28 fr.

Soufres et sulfates. — A Bordeaux, le sulfate de cuivre est en hausse à 44 fr. 50 et 45 fr. les 100 kilog.; le soufre trituré se vend 15 fr.; le sublimé, 18 fr. — A Marseille, on cote : soufre précipité, 15 fr. les 100 kilog.; précipité avec 8 à 10 pour 100 sulfate de cuivre, 20 fr.; avec 15 à 17 pour 100 de sulfate de fer, 17 fr.; sulfate de cuivre, 46 fr. 50; sulfate de fer en cristaux, 6 fr.; en neige, 6 fr. 50.

Vin. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons.

Sucres. — Le marché de Paris est en hausse sur la semaine dernière. On a coté le 28 mars : sucres roux, 88 degrés, 40 fr. 50 les 100 kilog.; blancs n° 3, disponible, 43 fr. à 43 fr. 25 ; livrables avril à août, 43 fr. 25 à 44 fr. 25. Le stock de l'entrepôt réel à Paris diminue un peu; il était, le 27 mars, de 1,624,694 sacs, contre 1,343,730 l'année dernière à la même époque. — Les sucres raffinés sont également en hausse à 111 fr. les 100 kilog. pour la consommation et 48 fr. 75 pour l'exportation. — A Lille, le sucre roux vaut 39 fr ; le blanc n" 1, 115 fr. 50. — A Valenciennes, hausse sensible également depuis huit jours; le roux disponible est coté 39 fr. 25 à 39 fr. 75.

Fécules. — Mêmes cours avec tendance assez ferme. A Compiègne, la fécule première de l'Oise, vaut 26 Ir. les lOû kilog.; à Epinal, celle des Vosges, 26 fr. à 26 fr. 50.

Sirops. — La tendance des cours est très ferme comme suit : sirop cristal 44 degrés, 42 à 44 fr. les 100 kilog. à Paris, droit de régie en plus; 40 degrés, 40 à 41 fr. ; 36 degrés liquide, 37 à 38 fr.; massé 40 degrés, 34 à 35 fr.

Houblons. — Tous les marchés sont au calme ; les détenteurs sont disposés aux concessions, les prix sont plutôt en faveur des acheteurs. IX. — Matières résineuses. — Suifs. — Saindoux.

Essence de térébenthine. — Prix en baisse sur le marché de Bordeaux ; on a payé aux producteurs 53 fr. les 100 kilog.; pour l'exportation, on tient 58 fr.

Suifs. — Demande un peu plus suivie; mais le cours du suif frais de la boucherie de Paris est retombé à 70 fr. les 100 kilog. ainsi que celui de province.

Saindoux. — En baisse également à 146 fr. les 100 kilog. au Havre.

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