‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 427 sur 691 · I. — Provenances du marché du 13 avril · texte numérisé non relu

I. — Provenances du marché du 13 avril

Bœufs.— Aisne, 107 ; Allier, 88; Calvados, 8; Charente, 146; Cliarentc-Inférieiii-e, 32; Cher, 39; Côte-d'Or, 8; Creuse, 62; Finistère, 54; Indre, 192; Indre-et-l^oire, 28; Loire-Inférieure, 51; Lot, 36; Maine-et-Loire, 181; Marne, 14; Morbihan, 8; Nièvre, 6; Nord, 3; Oise, 22; Puy-de- Dôme, 21 ; Sarthe, 12; Seine-Inférieure, 19; Somme, It: Vendée, 40; Vienne, 286; Yonne,"?.

Vaches. —Allier, 19; Aube, 49; Cher, 10; Corrèze, 14; Côle-d'Or, 7; Creuse, 17; Eure, 8; Eure-et-Loir, 19; Indre, 14: Loiret, 15; Maine-et-Loire, 20; Marne, 11; Oise, 9; Pas-de-Calais, 10; l'uy-de-Dôme, 39; Sarthe, 8; Seine, 85; Seine-et-Marne, 33; Seine-et-Oisc, 26; Vienne, 13; Yonne, 16.

Veaux. —Aube, 239; Calvado.«, 27: Eure, 106; Eure-et-Loir, 272; Loiret, 144: Maine-el-Loire. 26; Manche, 27; Marne, 106; Nord, 3; Oise, 68 ; Puy-de-Dôme, 25; Sarthe, 192; Seine-laféricure, 88; Seine-et-Marne, 96; Somme, 13; Haute-Vienne, 64; Yonne, 26.

Moutons. — Aisne, 1,445; Allier, 94; Hautes- Alpes, 176; Ardennes, 120; Aube, 66; Aveyron, 548; Cher, 64; Corrèze, 221; Côte-d'Or, 60; Creuse, 200; Eure, 111 ; Eure-et-Loir, 1,210; Indreet-Loire, 154; Loiret, 1,428; Lot, 750; Nièvre, 66; Seine, 65; Seine-Inférieure, 310; Seine-et- Marne, 1^804; Seine-et-Oise, 546; Somme, 240; Tarn, 142; Vaucluse, 250; Haute-Vienne, 66; Yonne, 94; Sanatorium, 8,226.

Porcs. — Allier, 362; Aveyron, 37; Calvados, 47; Charente, 322; Charente-Inférieure, 100; Cher, 189; Côle-d'Or, 45; Creuse, 25; Haute-Garonne, 56; Ule-et- Vilaine, 448; Indre-et-Loire, 174; Eoire-Inftrieure, 438; Loir-et-Cher, 134; Lot, 81; Maine-et-Loire, 800; Manche, 10; Mayenne, 41; Puy-de-Dôme, 80; Haute-Saône, 80; Sarthe, 694; Seine-înférieure, 35; Vendée, 333; ïlaute- Vienne, 100.

IL — Marchés du jeudi 20 avril 1893.

1" qnal.

fr.

Bœufs,

2* qnal.

fr.

Cours de la viande à l'abattoir (par 50 kilog. Veaux. ^

S* quai 1' quai. 2* quai. S* quai. r'qual.

fr. fr. fr. fr. fr.

S* quai, Ir.

Cours de la charcuterie. — On vend à la Villette par 50 kilog. : l''" qualité 70 à 72; 2% 67 à 70; poids vif, 49 à 50 fr.

IL — Marché du bétail sur pied

Cours des commissiouDaireg en bestiaux.

Poids moyen

Cours 0

Fficiels

Animaui

généra!

Prix

amenés.

Invendus

kil.

quai. quai.

extrêmes.

Bœufs

Vaches

Taureaux...

Veaux

Moutons. . .

Porcs gras.

— maigres.

1" 2* 3* Prix

quai. quai. quai, extrêmes.

Vente mauvaise sur le gros bétail les veaux elles moulons, moyenne sur les porcs

BOITE AUX LETTRES

L. D. {Ilaute-Saone). — Vous demandez qu'on vous indique sommairement la marche à suivre pour faire passer vos animaux du régime sec au régime vert. Il est toujours imprudent de donner sans transition une nourriture exclusivement fraîche aux animaux : on doit commencer par donner le fourrage vert en mélange avec le fourrage sec, en diminuant progressivement la proportion de ce dernier. C'est à l'étable qu'on fait celte transition ; on fauche chaque jour la quantité de fourrage qui est nécessaire pour la consommation, et on la distribue au râtelier, après avoir opéré, à l'aide de la fourche, le mélange

avec le fourrage sec. Cette précaution est toujours nécessaire à prendre quand il s'agit de fourrages légumineux, et dont les animaux ont souvent tendance à faire excès au commencement du printemps.

V. R., à P. {Var).— Voici les renseignements que vous désirez sur les plantes dont vous nous avez envoyé les échantillons. — Le n° 1 est le Caillelait blanc [Gallium molhigo elatiim], à racines profondes et nombreuses ; vous dites que cette plante a multiplié beaucoup depuis quelques années dans vos prairies arrosées et qu'elle en détériore le fourrage ; néanmoins ces jeunes

BOITE AUX LETTRES

pousses ne sont pas dédaignées par le bétail, mais elles valent moins que les graminées dont elles preonenL la place.

Il est assez difficile de vous indiquer un procédé pour faire disparaître cette plante ; des fauchages répétés pourraient exercer quelque influence; peut-être aussi l'usage des engrais phosphatés, qui donneraient de la vigueur aux bonnes plantes fourragères. — Le n" 2 est laFicaire à feuilles de caltha [Ficaria caWuvfoHa), plante vivace et très tenace; vous vous plaignez qu'elle envahit les champs en culture, et qu'elle fait un tort énorme dans les champs de blé, d'avoine et d'autres plantes, sans que les cultivateurs sachent comment s'en garantir. C'est par des façons répétées, la pratique des cultures en lignes, permettant de multiplier les sarclages, qu'on peut arriver à s'en débarrasser, comme des autres mauvaises plantes de même nature, — Le n" 3 est le Brome mou [Bromiis mollis], graminée de qualité assez médiocre; elle a envahi vos luzernières après une fumure accompagnée d'un phosphatage assez énergique; cette plante est à craindre parce qu'elle élimine peu à peu la luzerne, et que sa valeur comme matière alimentaire est très faible ; elle envahit souvent les luzernières âgées dans les sols calcaires; vous serez probablement obligé de retourner la luzerne dans peu d'années. — Le n° 4 est la Renouée des oiseaux {Polygonum aviculare) ; c'est une mauvaise herbe à tiges traînantes et rameuses, qu'on appelle vulgairement traînasse; elle s'est développée chez vous tout d'un coup sur un terrain qui a été' bien préparé et bien fumé pour établir une prairie en fromental et trèfle; les plantes attendues sont bien sorties, mais elles paraissent devoir être étouffées par la végétation parasitaire qui se montre très épaisse.

Il est difficile d'expliquer ce résultat autrement que parle mélange des graines avec celles des plantes fourragères ; dans les terres en cultures, on ne peut s'en débarrasser que par des façons répétées, d'autant plus que cette plante se resème très facilement ; dans le cas

firésent, le mieux serait de recommencer e travail, ce qui est une perte certaine, mais l'étouffement de la prairie paraît bien probable.

Vous demandez ce qu'il faut penser du phosphate ammouiaco-magnésien

comme engrais. Il y a longtemps que cet engrais est considéré, avec raison, comme excellent et donnant à la fois les matières azotées et les matières phosphatées sous une forme très assimilable pour la végétation ; les essais culturaux qui en ont été faits ont toujours donné d'excellents résultats.

La question de prix est importante; on doit l'acheter d'après sa composition, et voici, à cet égard, la règle indiquée parM.Muntz : les agriculteurs doivent payer l'azote qui y est contenu au môme prix que celui du sulfate d'ammoniaque, et l'acide phosphorique au prix de l'unité dans les phosphates précipités. Il y a donc là un calcul facile à établir.

A. M. [Moine-el-Loire). — Par ce temps de sécheresse, votre purin présente une densité exceptionnelle, et vous demandez s'il existe un instru ment qui vous permette de fixer la quantité d'eau à ajouter pour l'employer en arrosage, sans courir le risque de brûler les plantes ou l'herbe. En règle générale, on considère que le purin est à un bon degré de concentration quand il marque de 2 et demi et 3 degrés à l'aréomètre ordinaire de Baume. Il est donc facile de faire, dans un vase, une expérience pour reconnaître la quantité d'eau à ajouter à un litre de purin, par exemple, pour le ramener à la densité normale. Le calcul le plus simple indique ensuite la proportion de purin et d'eau à mettre dans le tonneau d'arrosage.

A. S., à C. [Calvados]. — Les altérations que vous signalez dans quelques-unes des terrines de votre laiterie paraissent dues à la maladie du lait connue sous le nom de lait bleu, et qui a été étudiée particulièrement par M. Reiset (voy. sur ce sujet le Journal du 31 mars et du 7 avril 1883). M. Reiset attribue surtout ces accidents à la qualité de l'eau des mares dont les vaches s'abreuvent. D'après ses observations, quelques dix millièmes d'acide acétique, ajoutés au lait destiné à la fabrication du beurre, suffiraient pour modifier heureusement cette disposition pathologique.

Avis. — - Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de V Agriculture^ 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.

Le Gérant' : A. Bouché.

CHRONIQUE AGRICOLE (29 avril 1893).

Continuation de la sécheresse. — Ses effets pernicieux sur les fourrages. — Les céréales e: les , sem?.illes de betteraves. — La situation en Russie, en Hongiie et aux Etals-Unis. — Les fourrages verts à semer pour les provisions d'automne et d'hiver. — Services à rendre par la culture du muïs. — Première réunion de la Commission permanente du Conseil supérieur de l'agricu.ture. — Délibérations relatives a l'admission temporaire des blés pour la réexportation des farines, aux fraudes dans le commerce des beurres, au crédit agiicole. — Les importations de blé depuis le l" août ]8v2 jusqu'au 31 mars. — Date du concours spécial de la race ovine des causses du Larzac. — Organisation d'un concours pour la tenue des basses-cours dans le département de Seine-et-Marne. — Vente annuelle de béliers à Grignon. — Résultats de cette vente. — Arrêté déclarant l'arrondissement d'Avallon phylloxéré. — Lettre de M. Hoc. — Les moyens de détruire la cochylis. — Conclusions de M. le docteur Jean Iiufour sur les applications de son procédé en 1892. — Publication de M. Di)jaidin en langue espagnole sur les méthodes d'analyse des vins. — Nomination de iM. Dybowski comme professeur à l'Institut agronomique. — Concours de vaches grasses en lait à l'aris. — Ajournement de l'exposition comparative de ferrure.

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