SUR LA FIÈVRE APHTEUSE
Acide phéniqiie, 20 pour 100; eau-de-vie ordinaire, 75 à 80 pour 100. Dans des cas graves, j'ai employé jusqu à 25 et 28 pour 100 d'acide phénique.
On renouvelle ce badigeonnage deux fois par jour jusqu'à guérison complète, et si de nouveaux aphtes s'étaient produits, on doit les enlever avant de faire un nouveau badigeonnage. Pour badigeonner, on se sert d'un petit linge un peu rude enroulé et bien serré autour d'un petit manche auquel on l'attache solidement.
Pendant tout le traitement, il faut taire prendre à l'animal, cinq à six fois par jour, des boissons de plus en plus alimentaires selon que la guérison s'avance, et donner de la nourriture dès que l'animal pourrait l'accepter.
La nourriture la plus riche sous un petit volume et la plus facile à faire accepter, est celle qu'il faut d'abord employer; puis on en revient à la nourriture ordinaire.
Dès que les plaies sont à peu près cautérisées, on peut introduire, pour commencer, du petit foin par petites ipo\gnée& au îond de la bouche ; si l'animal a faim, il s'empressera de le manger. A. Dubosq,
Propriétaire à Caen.
PISCICULTURE.- LES COTES - XVr
Pourquoi- l'enseignement, ce grand faiseur de citoyens, comme l'appelait notre poêle national, ne produirait-il pas dans l'étude appliquée des choses de la mer, ce qu'il a produit et produit chaque jour dans l'application de la pisciculture aux eaux douces? Si après huit ans de lutte nous avons eu la joie de voir triompher, avec la loi de 1875, le principe de cet enseignement, de ce rêve, comme nos plus réservés contradicteurs l'appelaient il y a quelque trente ans, aurons-nous la même satisfaction avec cet enseignement des choses de la mer que pour la première fois nous avons traité dans cette revue en 1 881 (n° 612). La connaissance du passé est là le jalon le plus certain du succès de l'avenir.
En 1879, le Sénat nommait une commission de 18 membres dont la tâche était de recueillir tous les renseignements sur l'étal actuel des eaux fluviales et maritimes. M. le D' Robin, sénateur de l'Ain, en fut nommé le président. Venant trois ans après la loi de 1875 sur l'enseignement de la pisciculture dans les écoles d'agriculture, elle ne donna ses conclusions qu'en 1883.
Nous ne rappellerons que pour mémoire la critique que fit notre directeur (voir n° 74) des conclusions de la dite commission qu'il résumait par ces mots : de vaines et platoniques.
Aussi depuis quatorze ans qu'en est-il sorti ? La création de deux ou trois stations d'aquiculture de la mer et quelques conférences dans les centres ostréicoles sur lesquelles nous demanderons à nos lecteurs de ne pas nous prononcer en ce moment.
Les malheurs qui frappèrent nos côtes de l'ouest avec la disparition de la sardine dans les années 1880-1881 provoquèrent une émotion dont le beau rapport du lieutenant Malarmé se fit l'écho [Officiel du 28 avril 1881).
Au marasme de notre cabotage, la France opposait avec orgueil