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Détermination des terres arables

742 PHOSPHATAGE DES FUMIERS.

de 0.5 à 1 pour 1,000; 4" les terres pauvi^es^ dosant moins de 0.5 pour 1 ,000 d'acide phosphorique.

Enfin, ne se contentant plus de préconiser l'emploi des phosphates pour la nutrition végétale, on a proposé dans ces dernières années, d'en ajoutera la ration des animaux. Nous n'avons pas à discuter ici cette manière de faire qui a ses partisans et ses détracteurs ; nous bornant simplement aux plantes, nous ferons remarquer que les sources d'acide phosphorique auxquelles on a recours aujourd'hui sont assez nombreuses : phosphates naturels fossiles, sables phosphatés, noir animal, phosphates précipités, phospho-guanos, scories de déphosphoration, superphosphates, etc.

Néanmoins ce sont les superphosphates, les phosphates naturels, donnant, les premiers l'acide phosphorique assimilable et les seconds l'acide lentement absorbable, qui sont les plus employés dans la pratique courante.

Pendant longtemps, on a accordé la préférence aux superphosphates; aujourd'hui on est moins exclusif, et les phosphates naturels, dont il existe de si nombreux gisements en France, sont très employés; on apprécie particulièrement ceuxde la Somme, des Ardennes, de Quiévy, de Pernes et de la Meuse.

Le plus généralement, on les répand en poudre fine à l'automne, et on les enterre lors des labours ; la dose employée est nécessairement variable ; suivant les terres et les récoltes, elle oscille entre 400 et 1 ,200 kilog. par hectare.

Cependant, il est un mode d'utilisation bien préférable, qui consiste à les incorporer au fumier de ferme. Cette méthode, ainsi que nous allons le voir, présente des avantages nombreux.

On sait que quelques agriculteurs, dans le but d'éviter les déperditions gazeusesdes fumiers, notammentdes gaz ammoniacaux, ajoutentà ceux-ci diTcrses substances, telles que du plâtre (sulfate de chaux) ou du sulfate de fer, qui doivent fixer lammoniaque. Il résulte d'expériences faites à ce sujet par MM. .Joulie, Dehérain, etc., que cette pratique n'est pas à conseiller. D'ailleurs, les déperditions d'ammoniaque dans un tas de fumier placé à l'abri des pluies, bien tassé et convenablement arrosé, sont peu considérables. Ce n'est donc pas comme succédané du plâtre ou du sulfate de fer, que nous conseillons l'emploi des phosphates naturels sur les fumiers. Envisagée de la sorte, la question n'est plus sur son véritable terrain, car a priori les phosphates ne peuvent avoir aucune action fixatrice à l'égard des sels ammoniacaux. Mais il n'en est pas de même, en ce qui concerne l'assimilabilité des phosphates et leur rapidité d'action. En effet, incorporés aux fumiers, les phosphates se trouvent mélangés intimement aux matières organiques dans un milieu humide, chaud et légèrement alcalin, ce qui les amène à l'état soluble.

D'ailleurs des expériences très intéressantes ont été faites à ce sujet par divers agronomes. Nous n'en mentionnerons que quelquesunes,

M. P. Genay est arrivé aux résultats suivants en analysant un fumier phosphaté et un fumier non phosphaté*.

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