‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 595 sur 691 · GOMME LITIÈRES · texte numérisé non relu

GOMME LITIÈRES

Les déchets de bois, tels que sciure, petits copeaux, sont utilisés très avantageusement pour remplacer la paille comme litière. Le pouvoir absorbant des sciures et des déchets très minces est considérable et supérieur à celui de la paille; aussi, dans les étables ou écuries où ils sont employés, les animaux sont toujours propres.

Les fumiers sont aussi bons que ceux obtenus avec la paille, à condition toutefois d'éliminer les déchets d'essences riches en tanin, tels que ceux de chêne qui nuisent à la végétation de beaucoup de plantes.

Pour activer la décomposition du bois et rendre ces fumiers rapidement assimilables, il faut avoir seulement soin de les arroser souvent.

Sans vouloir donner ici la composition chimique de ces fumiers comparés à ceux obtenus avec la paille, on peut facilement s'en rendre compte en visitant les exploitations agricoles, utilisant uniquement ce genre de litières.

Cette production de déchets et sciures étant très limitée, elle ne peut malheureusement remplacer dans des années de sécheresse comme ceJle que nous traversons, la paille qui ne pourra certainement pas être utilisée comme litière par suite de son prix inabordable. Ces sciures et déchets, quoique pouvant être comprimés à la presse, pour leur expédition, sont très encombrants et ne peuvent guère être utilisés qu'à proximité des scieries, ou usines travaillant le bois.

Aussiya-til lieu d'essayer de généraliser, cette année, l'emploi des fibres de bois pour faire des litières, ces fibres pouvant se produire presque partout. Les bois nécessaires à cette fabrication se rencontrent dans toutes nos forêts, et de nombreuses petites usines disposant de forces motrices peuvent facilement et sans grandes dépenses se monter pour cette fabrication.

Le sapin, le pin, les peupliers, le bouleau, l'aulne, la verne et en général tous les bois blancs sont ceux qu'on doit employer.

Avec les machines françaises destinées à faire pour l'emballage de la fibre de bois, il faut des bois sciés en madriers et de premier choix. Avec les machines allemandes coûtant beaucoup moins cher, on peut utiliser simplement des bûches de 10 à 12 centimètres de diamètre et refendues par le milieu.

Avec lune ou l'autre de ces machines les bois doivent être secs et exempts de gros nœuds ; quand il en existe, on les enlève préalablement avec la scie.

Comme pour faire des litières, il faut surtout arriver à l'économie, l'emploi de la machine allemande d'Ernest Kirchau,à Leipzig, paraît être celle à conseiller, car elle demande moins de force motrice que les machines françaises et permet d'utiliser, au lieu de plateaux ou madriers valant de 30 à 40 francs le mètre cube, des rondins valant 8 à 10 francs le stère, Le prix d'une de ces machines, demandant 2 à

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