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ÉCOLE D'AGRICULTURE ET DE COMMERCE

DE VILLABLINO (ESPAGNE)

L'école que nous allons faire connaître est la première de ce genre qui fonctionne en Espagne, où l'enseignement pratique de l'agriculture n'existait encore pas : elle a été créée en 1886 dans la province de Léon par un éminent patriote M. Francisco Fernandez Blanco, ancien député de ce pays.

C'est à ses frais et sans aucun secours de son Gouvernement que M. Blanco a installé cette école de Villablino, et qu'il en a assuré le fonctionnement dans les conditions où elle existe aujourd'hui, tout en se réservant d'apporter les améliorations nécessaires au perl'ectionnement de son œuvre, au fur et à mesiu-e de son développement et de ses besoins.

Il a entrepris cette œuvre dans le but d'améliorer le sort des populations agricoles de son voisinage, joar des exemples pratiques offerts à ce peuple chevaleresque dont l'agriculture est sien retard. Il avait encore pour but, en créant cette école importante et si pleine de promesses, de rendre un hommage durable par son utilité, à la mémoire de son oncle M. Segundo Pierra Pambley, bienfaiteur aussi lui de sa province; d'après les résultats acquis, et connus aujourd'hui, on peut comjater que ce double but sera atteint dans l'avenir, car cet enseignement spécial a déjà produit ses fruits.

Afin de donner à son a'uvre toutes les garanties qui assurent le succès, M. F. Blanco s'assura le concours de quelques personnes compétentes à divers titres, MM. G-umervindo de Arcavate, député, Francisco Giner, tous les deux professeurs à l'Université de Madrid, Manuel B. Gossio, directeur du musée pédagogique qui arrêtèrent la partie technique, l'installation des bâtiments et la marche de l'enseignement.

C'est sous le patronage de ces personnes émincntcs que l'Ecole de Villablino a été créée dans la province de Léon, une des plus déshéritées peut-être de toute l'Espagne; quelques mots sur l'ensemble de la situation agricole et économique de ce pays feront mieux connaître les conditions dans lesquelles cette œuvre a été entreprise et les améliorations qu'elle a en vue de réaliser.

L'Espagne forme avec le Portugal une vaste presqu'île et présente un réseau de nombreuses chaînes de montagnes qui séparent entre elles ses diverses provinces, et ont imprimé à son sol et à ses habitants une physionomie toute particulière et diverse. Quoique membres d'une même famille, ses habitants ont entre eux, en effet, des diflérences tranchantes amenées par des sols, des climats et des produits si différents. Ils ne possèdent d'un bout à l'autre de la péninsule ni les mêmes habitudes, ni le même langage, ni les mcraos costumes.

Le Catalan ne ressemble en rien au Castillan, ni au Valencien; le Galicien à l'Aragonais, ils parlent un idiome particulier et n'ont de 'commun que le nom d'Espagnols.

Une dizaine de grands fleuves traversent le nord et le sud de la péninsule His-

panique et la fertilisent; mais ils occasionnent fréquemment des inondations considérables, véritables fléaux pour les populations qui en sont victimes, et leurs dates récentes sont encore présentes à notre mémoire. Des sources innombrables arrosent une partie du territoire, tandis que deux provinces entre autres, la GafStille et la Manche, ressemblent à un désert, avec leurs vastes plaines privées d'eau et de végétation.

Le climat est aussi varié que l'aspect du pays, et réunit tous les contrastes. Ici des chaleurs acablantcs et une extrême sécheresse, là une température froide et humide. Dans l'Andalousie on jouit d'un éternel printemps, dans les pays montagneux du nord au contraire les frimas durent presque toute l'année. Dans les Gastille on subit pendant l'été la chaleur des tropiques et pendant l'hiver une bise aiguë qui environne tout d'une couche de glaçons.

Un climat si varié donne lieu nécessairement à des productions Lien diverses.

L'Espagne produit principalement des céréales, du vin, de l'huile d'olives, des fruits, etc.; l'orange est l'objet d'un commerce d'exportation suivi, et c'est sur les vins surtout que ce trafic est le plus important.

L'importance de l'élevage des animaux domestiques n'est pas en rapport avec l'étendue de son territoire, par suite du manque d'herbages sur un grand nombre de points, et des soins insuffisants dont il est ordinairement l'objet.

A titre de renseignement général, le nombre des aniinaux des diverses espèces serait d'après la Gaceta agricola del Ministerio de Fornmto, du 16 janvier 1891 de :

Espèce chevaline, 700,000 tètes; espèce asine, 1,300,000; mules, 1,200,000; vaches, 3,000,000; brebis, 23,000,000 ; chèvres, 4,500,000; porcs, 4,500,000.

Et la production moyenne des principales cultures :

Blé, 32,776,055 d'hectolitres; orge, 17,410,164; seigle, 7,392,778; maïs, 7,788,183; avoine, 2,633,672; huile, 3,357,214; vin, 23,140,961.

La valeur moyenne de la récolte des vins était estimée à 476,873,787 francs. Le prix de l'hectolitre est extrêmement variable d'une province à l'autre par suite de leur qualité très variable, qui leur ouvre des débouchés plus ou moins avantageux et certains.

Nous aurions bien encore des chiffres intéressants à fournir à ce sujet, nous les réservons pour ne pas allonger davantage cette note.

Telles sont les principales productions de l'Espagne.

L'agriculture n'y a jamais été jusqu'ici qu'exceptionnellement, en honneur. Les méthodes perfectionnées et les plus pratiques d'exploitation et de technologie sont appliquées par un bien petit nombre, tandisque les moyens primitifs de culture et de préparation des produits sont au contraire en usage sur la plus grande partie de son territoire. Le manque d'instruction des campagnes en particulier, en est la principale cause. Une situation intérieure que nous n'avons pas autrement à juger contribue à cet état de choses, et entrave encore la marche du progrès. L'homme ignorant subit sa misère, ce qu'il appelle sa destinée comme une juste punition du ciel; l'instruction, an contraire le relève, l'ennoblit, lui permet de se livrer à un travail fructueux, qui crée les richesses et la force.

Notre intention, en exposant ces faits, avec toute la discrétion que mérite un pareil sujet, n'est point de faire un acte critique, nos amis de là bas le savent bien, et nous pardonneront de les avoir indiqués pour faire ressortir l'importance de l'œuvre de M. Blauco, et les heureux résultats qui en seront la conséquence pour le plus grand bien et l'avenir de son pays.

M. Blanco a pensé que cet état de choses pouvait être amélioré; plus tard, cette idée si juste, sera jugée toute naturelle ; mais, en somme, c'est lui qui l'applique le premier; il est toujours, en effet, pluis difficile de sortir de l'ornière que de suivre le chemin tracé. Il n'a pas désespéré alors que tous étaient indifférents ; ses honorables collaborateurs non plus, et ce sera leur honneur d'avoir fait fonctionner les premiers cette école de Villablino, qui promet tant par suite des conditions dans lesquelles elle se trouve placée.

Elle est appelée à donner cet élan si nécessaire au développement de la fortune de la province, oii elle fonctionne depuis quelques années ; aussi, nous lui souhaitons qu'elle serve d'exemple: elle a déjà une rivale, ou plutôt, une sœur amie, dans une commune voisine, créée sur le même modèle, par le même fondateur.

qui se propose du reste d'en installer d'autres semblables, dans diverses provinces, et vraisemblablement, ce ne seront pas les seules.

La province de Léon se trouvait, en quelque sorle, indiquée tout d'abord comme le siège d'une installation de ce genre, pour montrer ce que l'on peut l'aire avec des connaissances spéciales, du travail, et un matériel approprié, par suite de l'état arriéré, plus qu'ailleurs peut-être, de son agriculture.

Villablino est située dans une vallée étroite, au Nord de cette province, dans sa partie la plus montagneuse, à 1,000 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Le climat est froid; la neige abondante et fréquente, couvre la terre une partie de l'année. Le sol est en coteaux plus ou moins escarpés, argileux, et privé d'un des éléments essentiels de végétation, le carbonate de chaux, que l'on a partout intérêt à rapporter, lorsqu'il fait, comme ici, défaut. On trouve cependant la chaux à 12 kilomètres environ de Villablino, au prix élevé de 21 francs environ les 1000 kilog., augmenté par un transport coûteux, dans des chemins difficiles; elle n'est pas encore employée dans les champs pour les besoins de l'agriculture.

Les phosphates minéraux font également défaut dans la région, les engrais commerciaux sont inconnus, et le fumier produit en petite quantité, fournit seul des éléments incomplets pour les besoins des plantes; le manque de principes fertilisants expliquerait seul, à la rigueur, le faible rendement des récoltes que nous allons constater, mais, tout se tient et s'enchaîne en culture, et d'autres causes viennent encore y contribuer.

Les principales cultures du pays sont le seigle et les pommes de terre qu'on récolte sur les pentes des montagnes et dans les vallées non arrosées. Elles sont peu productives par suite du manque de soins culturaux, et de la mauvaisa nature du terrain. Ainsi, la pomme de terre donne, en moyenne, 242 kilog. par 4 ares, soit 6,000 kilog. à l'hectare; le seigle, environ 7 hectolitres à l'hectare également. Pauvres récolles, mais d'autant plus susceptibles d'améliorations.

En revanche, le cultivateur sait profiter de l'eau pour l'irrigation et partout où il peut la conduire, la terre est transformée en prairies. Gelte utilisation des eaux est très logique puisqu'après les premiers frais d'établissement, les herbages demandent moins de travail et donnent des produits plus abondants, plus rémunérateurs ordinairement que les terres en culture : celles qui sont bien divisées, reçoivent une partie des soins appropriés à leur nature, leur rendement est de 6,000 kilog. de foin sec à l'hectare, et leurvaleur vénale, de 6,800 francs environ. C'est là la principale richesse du pays.

Gomme animaux domestiques, on élève, principalement les bêtes à cornes pour la boucherie, et des vaches dont le lait est converti en beurre.

La vache des environs de Villablino est pie, jaune et noire; son rendement moyeu est de 5 litres de lait par jour et par an ; ce faible rendement tient au manque de soins, aune nourriture parcimonieuse, peu appropriée aux exigences de la lactation, et au travail qu'on lui demande : en été, elle est envoyée dans la haute montagne, où l'herbe est rare; en hiver, elle reçoit seulement des fourrages secs en petite quantité; aucun efl'ort n'a été tenté jusqu'ici pour améliorer ses facultés laitières par le régime et par la sélection.

Les veaux, manquent dans le jeune Age, de la quantité de lait nécessaire à leur prompt développement, et les autres soins d'hygiène leur font encore défaut.. On ne les livre pas ordinairement à la boucherie. Ils têlent la vache jusqu'à huit mois environ, ils pèsent alors 110 à 120 kilog., et leur prix est de 45 à 50 francs. On les élève jusqu'à l'âge de trois ans, les mâles sont vendus pour le travail ou la boucherie; les vaches sont gardées pour la reproduction, ou livrées également à la consommation.

Le poids moyen des bœufs est de 700 kilog., et ils valent à peu près 110 à 115 francs les 100 kilog.

On utilise pour la production le premier veau venu, indistinctement, sans tenir compte de ses formes ou de ses aptitudes; on choisit même de préférence les moins bons, les plus défectueux, parce qu'ils sont d'un prix moins élevé pour la vente.

Les bœufs elles vaches sont employés aux travaux agricoles et sont attelés au joug. Les instruments de labour, charrues, herses, n'ont pa^s encore suhi de modifications, ils sont à l'état primitif, tels qu'on les rencontre dans les pays peu avancés en culture.

Si la vache n'est p.is laitière, en revanche, son lait est très riche en matières grasses, puisque 16 litres seulement donnent un kilog. de beurre; c'est un rendementde 6.25 pour 100, un des pins considérables qui aient été constatés. Ainsi, les Bretonnes, les Jerseyses, les Normandes fournissent un rendement industriel en beurre, qui varie de 5 à6 pour 100. mais rarement plus, celui des Normandes étant un peu moins fort que les autres. En Hollande, ce rendement ne dépasse pas 3 pour 100; en Danemark, il est de 4 à 4.50 pour 100. De ce côté, la vache du Léon est supérieure ou au moins aussi bonne que les plus renommées pour leur faculté beurrière, parmi toutes les autres.

Ses facultés laitières pourraient augmenter, cela n'est pas douteux, dans une proportion plus ou moins grande, au moyen d'une nourriture plus abondante, pins variée, mieux appropriée à ses besoins, par la suppression du travail et une sélection mieux comprise. Ces modifications dans l'élevage, ont été suivies partout des meilleurs ré-^uJtais ; il en sera de même dans le Léon, lorsque les cultivateurs voudront bien les appliquer, mais encore faudrait-il le savoir, et c'est précisément les connaissances et l'exemple qui leur ont fait jusqu'ici défaut : l'école de Yillablino est appelée à combler ces lacunes, puissent ses voisins la suivre dans le bon chemin où elle est engagée !

Les moyens en usage pour la fabrication du beurre sont aussi des plus primitifs; on l'obtient encore aujourd'hui en agitant le lait qui est logé depuis la traite, et un temps plus ou moins long, dans une outre en peau de mouton ; ce soin regarde le dernier domestique. Le beurre est à peu près toujours vendu au même prix, 1 franc à 1 fr. 50 le kilog., suivant les saisons; qu'il soit frais ou rance, le marchand ne fait pas de distinction, il mélange ensuite toutes les sortes, les travaille pour en faire en fin de compte un produit de bien médiocre qualité qui est ainsi livré à la consommation.

L'amélioration de cette fabrication, était une des tâches qui s'imposait tout d'abord à l'école, et nous verrons qu'elle a atteint de ce côté les meilleurs résultats.

Les moutons mérinos se rencontrent en grand nombre en Espagne, et les troupeaux les plus importants résident en Estramadure, dans le sud-ouest du pays; pendant l'été ils transhument dans les pâturages des montagnes qui leur ont été affectés de tout temps

Ces troupeaux ont été pendant longtemps la source de produits très importants, et l'Espagne se montrait jalouse de conserver le monopole des laines les plus fines et les plus recherchées, au point d'interdire sévèrement l'exportation des reproducteurs mérinos; mais la production des laines autrefois si prospère, subit depuis un certain temps une crise intense commune à tous les pays d'Europe, par suite de la concurrence des laines d'Australie, qui menace cette industrie d'une ruine complète. A cette cause générale, il est venu s'ajouter pour l'Espagne une cause locale particulière, et qui en est la conséquence ; c'est le prix plus élevé qu'autrefois des frais de transhumance, joint à un loyer plus considérable des pâturages, qui augmente à mesure du défrichement d'une partie de ceux-ci, car les propriétaires espèrent en tirer un meilleur parti par la culture, depuis que la valeur de la laine, ne permettait plus de les payer au même prix d'autrefois. Nous sommes entrés dans ces détails pour expliquer l'intérêt qu'avait encore l'école à porter son enseignement de ce côté, et dans les conditions que nous examinerons plus loin.

Cette situation agricole, la nature du sol, des cultures et des produits, constituent et dénotent un pays pauvre, dont les ressources sont insuffisantes pour procurer à ses habitants des occupations suivies et rémunératrices. Aussi un certain nombre déjeunes gens émigrent-ils chaque année vers les villes, attirés par un mirage trompeur et pour échapper, ils le croient du moins à la misère qui règne autour d'eux, et diminuer d'autant les charges de la famille. Mais, là comme ailleurs, les déceptions, mauvaises conseillères pour ces natures simples et ardentes, les attendent: leur existence se trouve souvent livrée au hasard de toutes les aventures au milieu de ce monde inconnu, et ils augmentent bientôt le nombre des déclassés, parmi lesquel se recrutent les misérables dont les forfaits épouvantent aujourd'hui le monde.

Heureux ceux qui ne succombent pas aux plus dangereuses tentations et gardent la force de regagner le toit hospitalier du vieux père, au milieu de ces champs

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qu'ils regrettaient d'avoir abandonnés ; ces champs, à, l'encontre des villes assurent une existence modeste, des jouissances simples, il est vrai, mais durables à ceux qui veulent bien les travailer.

L'enseignement agricole de Villablino a donc encore pour but de réagir contre ces tendances, et cette idée était juste : en stimulant la production, on augmente en effet le travail, les bras sont retenus à la campagne et la prospérité du pays s'accroît dans l'avenir.

A Villablino, l'enseignement du commerce est donné en même temps que l'enseignement agricole, aux jeunes gens qui ne trouveraient pas pour le moment à s'occufer dans les campagnes et dont l'intention est encore de chercher des occupations à la ville, pour leur permettre de trouver de suite en arrivant un travail stable, rémunérateur et plus tard une situation avantageuse. Cette institution est toute humanitaire, elle répond à un besoin général, et nous sommes heureux de féliciter ses distingués fondateurs de l'avoir entreprise; c'est une date remarquable que nous inscrivons dansl'histoire de l'enseignement agricole de l'Espagne, qui en inscrira beaucoup d'autres du même genre, nous le savons déjà.

Florent Chassant,

{La suite prochnhiement.) Professeur d'agrii-ultare à J3ressuire (Deux-Sèvres).

Pendant la quinzaine quelques pluies ont fini par se décider à tomber; mais elles ont été insuffisantes à amener un changement sensible dans l'état des choses, et il semble que la sécheresse se reprend de plus belle.

La situation est même aggravée en ce sens qu'en outre des prairies naturelles dont le rendement est insignifiant, des prairies artificielles et temporaires qui ne

firoduiscnt guère plus, les avoines qui auraient pu atténuer les difficultés avec esquelles les agriculteurs sont aux prises sont elles-mêmes absolument compromises. Maintenant qu'elles devraient couvrir la terre d'un beau tapis de verdure, il est navrant de voir leur état dans un grand nombre de localités et principalement dans les sols siliceux et calcaires. Ou bien elles n'ont pu lever et sont aussi intactes que dans le grenier; ou bien celles qui ont pu trouver un peu de fraîcheur dans le sol n'ont pu émettre qu'une faible racine incapable de nourrir une tige qui dès lors se dessèche el meurt.

Nous croyons encore que le froment se tirera d'affaire.

Mais en face d'un bétail qui n'a, pour ainsi dire, plus de cours sur le marcbé, d'un grain qui est à vil prix, que peuvent faire les cultivateurs pour lutter contre les circonstances atmosphériques qui les accablent ? Et cependant ils luttent toujours avec une ténacité admirable et digne d'un meilleur sort.

Il n'y a qu'à se lancer résolument dans la voie des fourrages hâtifs et des ensilages. C'est ce que tous conseillent, et nos indicatitions sur ce point deviennent dès lors inutiles. Salomon.

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