A PROPOS DE L'ÉLEVAGE DU CHEVAL PERCHERON
J'ai lu avec beaucoup d'attention dans votre numéro du 27 mai l'excellent rapport de M. Lavalard, membre de la Société nationale d'agriculture, sur le neuvième concours de la Société hippique percheronne, et j'y trouve :
Nous avom rapproché les catalogues des neuf années des concours à ISogent-le-Rolrou, à Morlagne et à la Ferté-Bernard, et nous avons constaté quil ne ressortait pas de cet examen l'apparition d'étalons remarquables donnant plusieurs années des produits devant attirer l'attention.
En voici à mon sens l'explication bien simple : pendant longtemps les éleveurs du Perche n'ont eu sur course que des étalons de 3 ans, pour une bonne raison : c'est que leurs chevaux aussitôt primés étaient enlevés par les Américains à des prix fabuleux.
Aujourd'hui, c'est un autre motif; tout cheval, qui en vertu de la nouvelle loi sur la reproduction de la race chevaline est atteint de cornage, se trouve (lorsqu'il a été reçu une année) impitoyablement marqué au cou d'un II et cela au fer rouge.
Voilà un animal qui par le fait de la marque perd les cinq sixièmes de sa valeur. Or tout le monde sait (\\x après une forte gourme neuf fois sur dix un cheval, qui n'était pas cornard à trois ans, se mettra à siffler. Une question aux princes de la science vétérinaire? Un cheval qui n était pas cornard à 3 ans, et qui le devient par la suite transmetil la maladie à ses descendants? En un mot le cornage par suite de gourme, fluxion de poitrine, ou autre, est-il héréditaire?
Afin de ne pas perdre la valeur intrinsèque de leurs écuries et ne pas voir leurs étalons marqués d'un 11, les éleveurs du Perche se débarrassent de leurs reproducteurs après la première monte, lorsqu'ils en