V. — Fruits. — Légumes. — Pommes de terre
Fruits frais. — La chaleur favorise la production, et les apports sont abondants. On cote : abricots de l'Ardèche et de Luçon, 50 à 70 fr. les 100 kilog.; d'Ollioules et d'Avignon, 40 à 70 fr.; du Gard, 50 à 65 fr.; de Barbentane, 50 à 60 fr.; pêches de Perpignan, 50 à 100 fr.; du Var, 50 à 70 fr.; de Lyon et de l'Ardèche, 50 à 80 fr.; cerises des Ardennes, 30 à 35 fr.; de Champagne, 30 à 45 fr." de Paris, 30 à 40 fr.; bigarreaux de Touraine, 40 à 45 fr.; cœurs noirs de Bourgogne, 30 à 35 fr ; guignes de l'Est, 25 à 30 fr. ; de Châtellerault, 25 à 35 fr.; amandes princesses, 50 à 70 fr.; communes, 25 à 35 fr.; cassis, 30 fr.; groseilles, 20 à 25 fr.
Légumes frais. — Vente assez active excepté pour les tomates cjui sont en baisse. On cote : haricots verts de Bordeaux et de Toulouse, 80 à 100 fr, les d'Hyères et deBarbentane, 25 à 50 fr.; de Saumur, 50 à 65 fr.; du Centre, 40 à 60 fr.; haricots en cosses de Barbentane, 80 à 90 fr.; beurres de Carpentras, 40 à 45 fr.; pois verts de Paris, 30 à 50 fr.; tomates de Barbentane, 55 à 65 fr.; du Gard et de Marseille, 70 à 80 fr.; artichauts d'Hyères, 8 à 12 fr, le cent; de Paris, 20 à 30 fr.; de Bretagne gros, 18 à 20 fr.; moyens, 12 à 15 fr.; petits, 6 fr.; carottes, 30 à 50 fr. les 100 bottes; navets, 20 à 40 fr.; poireaux, 40 à 50 fr.; melons de Paris, 2 à 5 fr. la pièce.
Pommes de terre. — A Lyon, le marché est assez actif pour les provenances du Midi, qui se vendent 6 fr. 75 à 7 fr. les 100 kilog. en gare de Gavaillon. — A Nancy, les pommes de terre nouvelles, valent 20 à 22 fr. — A Paris, les nouvelles longues de toutes provenances se cotent, 14 à 25 fr.; les rondes, 12 à 15 fr. VI. — Vins. — Spiritueux. — Vinaigres. — Cidres.
Vins. — La vendange s'annonce comme devant être précoce. Le Midi fera sa cueillette vers la mi-août, si ce n'est au commencement. Dans le Bordelais, il règne un petit courant de ventes sur souches, qui, en raison de la modération des prix et des belles espérances delà récolte pourra prendre une certaine extension.
— On compte que les vins de primeur du Midi ne dépasseront pas le prix de 20 fr. l'hectolitre pour les meilleurs; on fera beaucoup d'Aramons en blanc. Les vins vieux sont presque épuisés ; ceux de bonne tenue et frais conservent leur fermeté et iront ainsi jusqu à la fin de la campagne ; on cote aujourd'hui les Aramons de 12 à 18 fr. et les vins gris 17 à 19 fr. l'hectolitre. — Les affaires ont toujours peu d'entrain dans le Nantais ; les prix sont moins fermement tenus.
— Les bons crus de Béarn ne se vendent pas plus de 125 fr. la barrique de 300 litres. — Dans le Centre, la récolte en vins blancs de 1892 est presque épuisée .; mais il reste encore beaucoup de vins rouges à vendre, dans les prix de 70 à 110 fr. les deux hectolitres. ^ Les vins d'Auvergne sont fermes et rares, de 5 fr. à 5 fr. 50 le pot de 15 litres pour les bonnes qualités, et de 3 fr. à 4 fr. 25 pour les secondaires. — En Bourgogne, les vins de 1892 continuent à être en faveur.
— Les vins ordinaires du Beaujolais conservent des prix-soulenus en raison de la faiblesse des existences en bonnes qualités.
Spiritueux, — Le marché des trois-six Nord à Paris estealnie avec tendance à la baisse ; on cotait le 20 juin : disponible 47 fr. l'hectolitre; livrable juillet-août, 46 fr. 75 à 47 fr. 25; autres époques, 44 fr. 25 à 45 fr. — A Lille, l'alcool de mélasse disponible vaut 46 fr. — Les prix sont plus fermement tenus dans le Midi, pour les alcools fins du Nord : à Bordeaux, de 51 à 53 fr. l'hectolitre; à Cette, 48 fr.
Cidres. — Les apparences de la récolte sont très belles. Voici les prix actuels à Rennes : cidre première qualité, 2i fr. les 230 litres; cidre débité, 16 fr.
Soufres et f^ulfates. — On cote à Bordeaux : soufre trituré, 15 fr.; sublimé, 18 fr. les 100 kilog.; sulfate de cuivre, 47 fr. 50 à 48 fr.
VU. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Houblons.
Sucres. — A la Bourse de Paris du 20 juin, la clôture était calme ; on a coté : sucres roux, 88 degrés, 49 fr. 50 à 50 fr. 25 les 100 kilog.; blancs n" 3, disponibles et courant du mois, 52 fr. 25 à 52 fr. 50; juillet-août, 52 fr. 75 à 53 fr.; quatre mois d'octobre, 44 fr. 75. Les raffinés valent 121 fr. à 121 fr. 50 pour la consommation, et 54 fr. 50 pour l'exportation. — A Lille, on cote : sucre roux, 88 degrés, 49 fr. 25; raffiné, 126 fr.
Fécules. — La demande reste active et les stocks sont réduits; les prix ont eu de la hausse depuis buit jours. On cote : fécule première, grains Paris, 29 à 30 fr. les 100 kilog.; Loire et Auvergne, 28 à 30 fr. , Oise et Vosges, 28 à 29 fr.; blutée choix, Paris, 30 à 31 fr.; Loire et Auvergne, 29 à 31 fr.; Vosges, 29 à 30 fr.; Oise, 28 fr. 50 à 29 fr. 50; fécule seconde, 22 à 27 fr.
Houblons. — La situation reste ferme. A Alost les boublons de 1892 qui deviennent rares, sont l'objet d'une bonne demande et sont cotés 88 fr. à 95 fr. les 100 kilog. Le houblon de 1893 a été payé 85 fr. à 87 fr. 50. VIII. — Matières résineuses et textiles.
Essence de térébenthine. — A Bordeaux, on a payé aux producteurs 52 fr. les 100 kilog. nus ; pour l'exportation, on tient 56 fr. Le cours de Dax est de 49 fr. en bausse de 1 fr.
Gemmes. — Sur les marchés de la Gironde, de Lot-et-Garonne et des Landes, on paye la gemme de clôt ordinaire 12 à 13 centimes le litre, et la gemme Hugues, 13 à 14 centimes. A Mont-de-Marsan, la gemme ordinaire vaut 40 fr. la barrique de 340 litres; la gemme Hugues, 50 fr.
Chanvres. — • .1 Saumur, les apports sont réduits et les prix se tiennent de 35 à 38 fr. les 50 kilog.
Lins. — Dans tous no?, centres de production la sécheresse a été on ne peut plus nuisible aux récoltes ; à Bergues, on espère que le quart du rendement ordinaire; en Picardie, les semailles de mars et d'avril sont perdues ; en Bretagne,^ l'aspect favorable disparaît chaque jour. — Le prix du lin est de 1 fr. 80 à
1 fr. 95 le kilog. et demi à Bergues.