‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 69 sur 691 · POUR LA NOURRITURE DES BESTIAUX · texte numérisé non relu

POUR LA NOURRITURE DES BESTIAUX

Depuis plusieurs années, je conserve des betteraves hachées pour la nourriture des bestiaux, mais, jusqu'à l'année dernière, je les avais toujours mélangées avec de la pulpe, comme je mettais des choux cavaliers ou rutabagas, des navets et des collets de betteraves avec leurs feuilles.

L'an passé, à la fin d'avril, il nous restait dans notre ferme de Carnivis une cinquantaine de mille de kilog. de betteraves provenant de nos sélections de mères porte-graines et que nos bestiaux n'avaient pu manger. Je les fis laver, puis hacher et mettre en silo, en y ajoutant une douzaine de kilog. de sel par mille kilog. de betteraves.

Les betteraves ensilées se sont mises en fermentation au bout de quatre ou cinq jours.

La cuisson faisant diminuer la masse, je rechargeai en faisant bien tasser, puis je recouvris de terre, sur une épaisseur de 30 à 40 centimètres.

Je fis surveiller le silo pour boucher les fissures qui se produisaient par le tassement, et j'y ai obtenu un excellent produit.

En 1890, nous avions environ une hectare de betteraves en carrés d'essai et d'expérience de diverses graines ; elles furent gelées en tas. Je les fis nettoyer en frappant dessus avec des bâtons, après les avoir exposées un peu au soleil. Je les fis couper en deux ou en quatre selon la grosseur des betteraves, je les ensilai avec de la pulpe; elles se sont très bien conservées, on a même retrouvé quelques betteraves

Page 1