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quai.
en
2* quai.
3* quai.
Prix extrêmes.
Vente facile sur le gros bétail et les veaux, calme sur les moutons et moyenne sur les porcs.
BOITE AUX LETTRES
G. C, à F. [Tarn). — Vous avez une prairie sur un ancien bois arraché, en sol schisto-granitique, soumise à une irrigation abondante, déjà gazonnée, mais surtout en mauvais gazon des bois, que vous désirez transformer rapidement en bonnes graminées et légumineuses; l'arrosage, pratiqué soigneusement, accomplit son œuvre, et la bonne herbe prend le dessus à certains endroits; mais cette transformation s'opère lentement à votre gré et vous voudriez l'obtenir plus rapidement. A raison de la très forte déclivité du sol, vous ne pouvez pas employer la herse qui détruirai l'acidité du sol par l'aéra-
tion ; vous faites exécuter des phosphatages à la volée, mais vous voudriez recourir à la chaux que vous ne pouvez répandre ni avec le distributeur d'engrais à raison de la déclivité du sol, ni à la main à cause de l'action corrosive de la chaux. Vous demandez s'il serait possible de faire délayer la chaux dans la principale rigole d'arrosage, d'où elle se répandrait ensuite d'elle-même par les rigoles de distribution de l'eau. Le procédé paraîtrait ingénieux au premier abord; mais il faut tenir compte de ce fait que l'eau ne dissout qu'un millième de son poids de chaux (1 litre d'eau à 0° dissout 1 gr. 385 de chaux;
BOITE AUX LETTRES
à 15", il en dissout 1 gr. 303); il est donc à peu près certain que la chaux que vous auriez délayée dans la conduite principale se déposerait dans les rigoles avant de pénétrer dans la prairie et que celle-ci ne profilerait que d'une très petite proportion. Il serait donc préférable de recourir à un épandage à la pelle, en amenant la chaux par brouettes et en la disposant en tas équidistants, de manière à rendre la répartition aussi régulière que possible.
A. -S., a 0. [Vauchise). — Vous désirez convertir en engrais des sarments de vigne, provenant de la taille, et vous demandez qu'on vous indique leur teneur en principes utiles. D'après M. Mares, les principes utiles que renferment les sarments sont : azote, 0.108 pour 100; potasse, 0.250 pour 100.
G'est-à-dire que lOOkilog. de sarments renferment 108 grammes d'azote et 250 grammes de potasse. Le procédé que vous vous proposez d'adopter pour les désagréger consisterait à les enfouir dans une fosse, en les saupoudrant de chaux vive, et en recouvrant le tout de terre; ce procédé est bon, mais la désagrégation est lente; on peut la rendre plus rapide en arrosant de temps en temps avec du purin. S'il s'agit de les appliquer à des terres argileuses et fortes, on utilise les sarments à rendre le sol moins compact, en les coupant avec un fort hache-paille, en morceaux longs de 7 à 10 centimètres, qu'on enfouit par un labour. Dans ce cas, c'est le meilleur mode pour les utiliser.
L.,à V. [Meuse). — L'isolement est la première opération à laquelle on doit recourir quand un animal est atteint de la cocotte ou fièvre aphteuse; la personne qui le soigne ne doit avoir aucun contact avec les animaux sains ; elle doit enlever ses fumiers avec soin et les enfouir. On a préconisé beaucoup de substances pour le traitement des plaies; voici une formule qui est pratiquée avec succès : enduire matin et soir les plaies, à l'aide d'un tampon de ouate, avec une légère couche d'un mélange de 100 grammes de glycérine blanche, 5 grammes d'alcool à 90 degrés et 5 grammes d'acide phénique liquide noir. Les lotions de la gueule avec du miel délayé dans du vinaigre sont aussi pratiquées avec succès. La déclaration des cas de maladie dans une ferme est absolument obligatoire, aux termes de
la loi de 1881 sur la police sanitaire; la désinfection des étables doit toujours suivre les cas d'infection ; il est très imprudent de remettre des animaux dans les étables, avant de les avoir désinfectées.
L. B., à C. [Cantal). — Vous avez un pacage séparé d'un autre pacage par un mur qui tombe, de telle sorte que vos bestiaux passent chez votre voisin, et réciproquement.Vous demandez dans quelles conditions vous pouvez faire réparer ce mur. Aux termes de la loi, tout mur qui sépare deux parcelles est mitoyen, c'est-à-dire appartient aux deux propriétaires, à moins qu'il n'y ait un titre contraire prouvant qu'il appartient à un seul des deux ; en outre, le murn'est pas mitoyen , s'il n'a d'égout ou de chaperon que d'un côté; dans ce cas, il appartient au propiiétaire du côté duquel se trouvent l'égout ou le chaperon. Si le mur est mitoyen, vous pouvez exiger du voisin qu'il paye sa part de la réparation, car l'entretien du mur est à la charge des deux ; vous avez le droit de l'exhausser à la charge de payer les frais de cet exhaussement. Dans le premier cas, le mur doit avoir la même épaisseur que précédemment, à moins de convention spéciale entre vous. Dans le deuxième cas, vous pouvez le reconstruire comme vous l'entendez, à la condition de ne pas empiéter sur votre voisin. Enfin, si le mur n'est pas mitoyen et appartient à votre voisin, vous pouvez en demander la mitoyenneté, en payant la moitié de la valeur du mur et de celle du sol sur lequel il repose. Vous voyez que les conditions varient suivant que le mur est mitoyen ou non ; sa mitoyenneté est un point de fait que vous pouvez seul éclaircir. — Vous pouvez vous procurer des sarrasins en vous adressant au Syndicat des agriculteurs de la Loire-Iniérieure, à Nantes, ou à celui des agriculteurs des Gôtes-du- Nord, à Saint-Brieuc. — La race de porcs dont vous parlez est la grande race blanche du Yorkshire; vous en aurez des sujets dans votre région, en vous adressant à M. G-uillaumin, à la ferme de Lépine, par Le Veurdre (Allier).
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Groix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (28 janvier 1893).
Résultats du commerce de la France pendant l'année 189-2. — Comparaison des importations et des exportations avec la période des dix années précédentes. — Conclusions à tirer du mouvement commercial avec les autres pays. — La question du régime des boissons — Vœux du Syndicat général agricole de la Charente-Inférieure. — Discussion sur les distilleries a^^ricoles devant la Société des agriculteurs du Nord. — La fièvre aphteuse en France — Diininution dans le département de la .^ei ne-Inférieure. — Interpellation de M. Linard à la Cha^ubre des députes. — La production et l'exportation des blés de l'Inde. — Les droits de douane sur les vins en Angleterre.— Protestation de la Société agricole des Pyrénées-Orientales relativement à la fabrication des vins de raisins secs dans ce département. — Vœux du Cono-rès agricole de Bethune. — lUipport au Comice de Saint-Quentin sur les expériences relatives "aux betteraves hatives. — Nouvelles recherches de MM. Muntz et Girard sur la conservation de la richesse du himier. — Couckision pratique pour les agriculteurs. - Le Syndicat central des ^o-,.iculieurâ de France — Création de lofllce général des agriculteurs. — Assemblée générale 'de la Société nationale d aviculture. — Nouveaux lierbiers agricoles publiés par M. DenâiUé. —Les progrès dans l'élevage des abeilles. — Publications de M. l'abbé VoirnoL sur ce sujet — Prochaine'cliscussion du budget du Ministère de l'agriculture. — Amendement relatif aux encouragements pour 1 amélioration de la race ovine.