III. — La fièvre aphteuse
Dans notre dernière chronique (page 87), nous avons indiqué, d'après les documents du service des épizoolies, l'état de Tépizootie de fièvre aphteuse en France à la fin du mois de novembre. L'intensité de la maladie a diminué dans des proportions notables, dans plusieurs départements; il n'est pas douteux que la stabulation hivernale a contribué puissamment à cette amélioration importante. Dansle département de la Seine-inférieure, on comptait, à la fin de novembre, 448 étables atteintes; au 15 janvier, d'après le service des épizooties de ce département, il n'y avait plus que 35 exploitations contaminées, dont 21 dans l'arrondissement de Neufchâtel, 8 dans celui de Dieppe, 5 dans celui de Rouen et 1 dans celui du Havre.
Dans la séance de la Chambre, du 25 janvier, M. Linard a ftiit, à ce sujet, une interpellation sur laquelle nous reviendrons. IV. — Le commerce des blés de l'Inde.
D'après les documents publiés par l'administration anglaise, la production du blé dans l'Inde a été, pour la récolte de 1892, de 55,291 ,000 quintaux métriques, contre 69,860,000 quintaux en 1891 . Cette diminution tient à deux causes: réduction dans les surfaces
cultivées, et rendement moindre; ce rendement a été, pour l'ensemble du pays, de 574 kilog. de grain par hectare en 1892, au lieu de 657 kilog. en 1891. Du 1" juillet 1891 au 30 juin 189'2, l'exportation a pris des proportions qui n'avaient jamais été atteintes; elle a été de 20,814,000 quintaux métriques, alors que l'exportation la plus forte qui ait été constatée jusqu'ici avait été de 15,289,000 quintaux en 1886-87. Depuis douze ans d'ailleurs, le mouvement ascensionnel de l'exportation du blé n'a cessé de s'accroître; elle a été, en moyenne, par an, de 7,800,000 quintaux pendant la période 1881-84, de 10,760,000 quintaux pendant la période 18H5-1888, et enfin de 12,970,000 quintaux pendant la période de 1889-92. Cet accroissement régulier confirme ce que nous avons dit maintes fois. V. — Les droits de douane sur les vins en Angleterre. On nous demande de donner des indications précises sur les modifications apportées par l'acte du 20 juin 1892 au tarif des douanes sur les vins en Angleterre. Cet acte n'a apporté de changements qu'aux tarifs sur les vins mousseux en bouteilles, qui payent, depuis le I'"' août 1892, un droit additionnel de 2 shillings par gallon (55 fr. 02 par hectolitre). Les tarifs sur les vins non mousseux sont restés ceux fixés par l'acte de 1886, savoir :
Vins en fûts, jusqu'à ] 7°2'2 27 fr. i:,0 par hectolitre.
— au-dessus de I7°22 jusqu'à 24<'ll 68 fr. 7(3 —
— au-dessus de 24''ll, par diaque degré en plus... 6 fr. H8 —
Les tarifs sur les vins en bouteilles, non mousseux, sont les mêmes que pour les vins en fûts.