‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 100 sur 737 · III. — Manifestations agricoles · texte numérisé non relu

III. — Manifestations agricoles

Une délégation des Sociétés agricoles du Centre, présentée par M. le marquis de Poncins, a été reçue le 29 janvier par M. Viger, ministre de l'agriculture; elle lui a demandé d'appuyer les revendications de ces associations relatives au cadenas et à la représentation élue de l'agriculture. Le Ministre a répondu que le Gouvernement avait pris parti sur ces deux questions et qu'il soutiendrait ses décisions en ce qui concerne le cadenas limité à certains produits agricoles. Il appuiera également les propositions relatives aux Chambres consultatives élues de l'agriculture dans la mesure indiquée devant la Commission présidée par M. Méline.

Nous avons fait connaître un grand nombre de vœux présentés au Sénat sur le projet de loi relatif au régime des boissons, qui est soumis actuellement à ses délibérations. Le nombre et l'importance des intérêts en jeu justifient absolument ces manifestations. Parmi cellesci, une des plus importantes est celle qui a été faite le 24 janvier auprès de M. Bourgeois, président du Conseil des Ministres, et auprès de la Commission du Sénat, par plus de 150 délégués des associations agricoles des régions de l'Ouest et du Nord-Ouest. Accompagnés par la plupart des représentants des départements du Calvados, de l'Orne, de la Manche, de l'Eure, de la Seine-Inférieure, de la Mayenne, d'iUeet-Vilaine, de Maine-et-Loire et de la Sarthe, ils ont remis à la Commission du Sénat une note rédigée par M. le comte de Saint-Quentin, député du Calvados, président de la Société d'agriculture de Caen. On trouvera plus loin (p. 178) le texte de cette note qui résume avec force les objections soulevées, au nom des intérêts agricoles de ces régions, par certaines dispositions, parmi les plus importantes, du texte voté par la Chambre des députés.

IV. — Circulation de l'air dans le sol. M. Dehérain, membre de l'Institut et de la Société nationale d'agriculture, a présenté à l'Académie des sciences le résultat des recherches qu'il a poursuivies, avec M. Demoussy, sur les conditions dans lesquelles s'opère la circulation de l'air dans le sol. On sait que l'aération du sol est indispensable à la vie des racines des plantes; mais il était utile de fournir des indications précises sur les circonstances qui président à ce phénomène. Nous n'entrerons pas dans des détails sur les expériences par lesquelles MM. Dehérain et Demoussy ont étudié la perméabilité des diverses natures de terres, mais il convient de citer la conclusion de ces expériences, qui est formulée comme il suit : « Il semble qu'on puisse tirer de ces expériences quelques indica-

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tiens utiles aux praticiens et dire aux cultivateurs des terres fortes que lorsqu'ils voient, après de grandes pluies, Teau séjourner dans leurs sillons et leur terre devenir imperméable, ils doivent, pour y assurer la libre circulation de l'eau et de l'air, y incorporer de la marne ou de la chaux. >:

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