CONTRE LA LARVE DU SYLPHE
Dans un article paru en juillet dernier*, l'honorable inspecteur général de l'enseignement agricole, M. Grosjean, rappelait que « depuis plus de vingt ans, les cultivateurs américains emploient contre le Dorypfiora de la pomme de terre, YAletia du coton, etc., dont les ravages sont analogues à ceux du sylphe, deux composés arsenicaux que l'on rencontre dans le commerce : ce sont des arsénites, l'un de cuivre {Vert de Scheele ou Paris green), l'autre de chaux {Pourpre de Londres ou London s purple) déchet de fabrication de la rosalinine, teint par cette matière colorante. »
M. Grosjean ajoutait que « les bons résultats qu'il avait constatés aux Etats-Unis dans l'emploi de ces substances, l'avaient engagé, en 1888, à adresser à l'Administration de l'agriculture une note dans laquelle il signalait l'usage de ces insecticides comme un moyen probable de destruction du sylphe. »
D'autre part la rédaction du Journal faisait suivre l'article en question de la note suivante : <( Le procédé rappelé par M. Grosjean a produit d'excellents résultats dans la lutte qu'on a dû soutenir en Amérique contre le Doryphora des pommes de terre. On a peut-être eu tort de ne pas l'essayer plus tôt contre le sylphe ; en tout cas, on pourra l'expérimenter tacitement dès l'an prochain. »
La question intéressant tout particulièrement le département de