‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 168 sur 737 · IX. — Les fermes-écoles · texte numérisé non relu

IX. — Les fermes-écoles

On se souvient que, lors de la discussion du budget de 1896, le Parlement a demandé une réduction du crédit affecté au paiement de la prime accordée aux apprentis sortant des fermes-écoles. M. le Ministre de l'agriculture vient de prendre, sur ce sujet, l'arrêté suivant :

Article premier. — Les apprentis entrés dans les fermes-écoles à partir de 1896 et qui auront obtenu le certificat d'études recevront, s'ils en sont jugés

246 CHRONIQUE AGRICOLE (15 FÉVRIER 1896j.

dignes, des primes variables, dont le total sera fixé chaque année et pour chaque ferme-école, par le Ministre, d'après les ressources budgétaires de l'exercice.

Art. 2. — Chaque année, le crédit budgétaire affecté aux primes à distribuer aux apprentis sera réparti entre les diverses fermes-écoles, en tenant compte du nombre d'apprentis devant sortir de chacune d'elles dans le courant de l'année.

j[,^t. 3. — Dans chaque ferme-école, le crédit sera réparti entre les apprentis par le comité de surveillance et de perfectionnement institué par l'article 8 de la loi du 30 juillet 1875, qui tiendra compte du classement de sortie. La prime la plus élevée accordée à un apprenti ne pourra pas dépasser 300 fr.

j{yl 4. — Le classement de sortie sera établi en tenant compte des classements annuels et de l'examen définitif passé devant le comité de surveillance et de perfectionnement.

j{rt. 5. Mesures transitoires. — Tous les apprentis entrés dans les fermesécoles avant 1896 auront droit à une prime variable suivant leur classement de sortie, prime dont le montant sera fixé en tenant compte des disponibilités budgétaires et des conditions fixées par l'article 2 du présent arrêté.

On sait que, jusqu'ici, la prime allouée aux apprentis des fermesécoles était fixée à 300 fr. Elle était donnée, aux même taux, à tous les apprentis qui avaient subi les examens de sortie; c'est cette uniformité, qui supprimait Fémulalion, qu'on a voulu faire disparaître par les dispositions nouvelles.

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