‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 195 sur 737 · LE COMMERCE AGRICOLE EN · texte numérisé non relu

LE COMMERCE AGRICOLE EN

Les exportations d'eaux-de-vie de vins se chiffrent par 160,000 hectolitres en 1895 contre 190,000 en 1894 et 170,000 en 1893.

La bière a donné lieu à un commerce d'importation de 18,725,000 kilog. (elle est comptée au poids depuis deux ans), dont la presque totalité vient d'Allemagne; les exportations ont été de 8,753,000 kilog., en augmentation de 1,600,000 kilog. sur 1894.

— L'année dernière, les tableaux des douanes accusaient une augmentation générale en 1894 des importations d'animaux vivants. Ce mouvement s'est continué en 1895 pour la plupart des espèces; mais il s'est arrêté pour les moutons, et, dans l'espèce bovine, pour les bœufs et les taureaux. — Les exportations n'ont augmenté, dans l'espèce chevaline, que pour les poulains. L'industrie mulassière semble un peu décroître ; l'Espagne nous demande de moins en moins nos produits. Les exportations de bœufs se sont accrues surtout pour la Suisse; pour les autres animaux de l'espèce bovine, il y a diminution, ainsi que pour les porcs. Voici l'ensemble du mouvement commercial pour le bétail :

IMPORTATIONS (Tètes). EXPORTATIONS (Tètes).

Chevaux entiers 973 910 1,847 604 .^76 498

— lioneres 11,465 14,853 25,965 l'2,744 11,617 11. 262

Juments 2,085 3,662 6,058 8,745 8,235 7,598

Poulains.. 746 1,606 2,598 2,028 1,898 2,165

Mules et mulets 920 1,037 1,648 12,305 9,785 7,010

Anes et ânesses 1,918 3,658 6,514 430 295 319

B.eufs 6,906 168,301 103,646 14,308 5,338 9,703

Vaches 7,203 10,673 13,296 23,234 8,195 6,711

Taureaux 290 1,936 1,382 654 282 214

Uouvillons et taurillons... 159 3,641 3,542 1,384 104 36

Génisses 1,441 2,282 13,402 6,906 892 1.166

Veaux 4,309 14,672 14,713 8,062 3,081 3,260

Béliers, brebis et moutons. 1,192,573 1,991,814 1,784,472 12,190 5,064 8,482

Porcs 1,114 40,067 65,648 187,422 38,026 16,545

Cochons de lait 2,902 9,357 19,369 13,787 2,316 213

Les conséquences de la disette fourragère de 1893 s'atténuent assez rapidement. La diminution de l'effectif, que nous signalions il y a un an, est à moitié comblée, comme on peut le voir par les chiffres suivants, qui résume par espèces, d'après les statistiques annuelles du Ministère de l'agriculture, les existences des animaux de ferme en France à la fin de décembre pour les trois dernières années :

Espèce chevaline 2,852,632 têtes 2,767,648 têtes 2,807,042 têtes

— mulassière 227,036 215,755 218,762

— asine 361,485 357,965 359,879

— bovine : taureaux 369,549 286,980 293,930

— — bœufs de travail 1,379,193 1,261,632 1,331,701

— — bœufs d'engrais 460,622 409,393 466,549

— — bouvillons 887,942 834,762 881,156

— — génisses 1,582,415 1,412,612 1,492,966

— — veaux ■ 2,294,068 1,944,016 2,183,504

Total de l'espèce 13,364,434 12,154,641 12,879,240

— ovine : béliers 304,434 287,827 298,133

— — moutons 3,811,004 3,492,724 3,557,837

— — brebis 8,804,845 8,400,851 8,543,626

— — agneaux et agnelles 8,584,673 8,094,314 8.122,254

Tola! de l'espèce 21,504,956 20,275,716 20,721,850

— porcine 6,337,100 5,860,592 6,038,372

— caprine 1,528,560 1,466,451 1,484,921

Il a été question, dans la chronique du dernier numéro, du développement que prend l'importation des viandes fraîches de mouton. C'est de la République Argentine que provient la presque totalité de ces envois, qui se sont chiffrés par 2,350,000 kilog. en 1895, contre 1,740,000 en 1894 et 532,000 en 1893. L'importation des viandes de porc prend aussi un accroissement sérieux; de quelques centaines de mille kilog. en 1893, elle s'était élevée à plus de 6 millions de kilog. en 1894 ; elle a atteint, en 1895, 10,400,000 kilog. Les envois de viande de bœuf restent à peu près stationnaires au chiffre d'environ 2,300,000 kilog. — Pour les

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viandes de porc salées d'Amérique, l'importation a été de 6,770,000 kilog, contre 4,7-28,000 en 1894 et 2,400,000 en 1893.

Le commerce des beurres avec l'étranger reste à peu près dans les mêmes conditions que les années précédentes ; 6 millions de kilog. environ à l'importation, et 30 millions à l'exportation. C'est de Belgique que nous vient en majeure partie le beurre frais ou fondu, et c'est en Angleterre surtout que s'exporte le beurre salé pour près de 23 millions de kilog. -;— Les œufs sont aussi l'objet d'un commerce assez importé; il en a été exporté de France, en 1895, 1,700,000 kilog. pour l'Angleterre presque exclusivement.

— Les importations des principaux engrais augmentent cbaque année. Yoici les chiffres relevés pour 1895 : nitrate de soude, 1,960,000 quintaux au lieu de 1,730,000 en 1894; superphosphate de chaux, 1,235,000 quintaux au lieu de 1,022,000; phosphates naturels, 1,396,000 contre 868,000 en 1894; autres engrais chimiques, 232,000 quintaux contre 176,000; guano, 69,000 quintaux contre 55,000. — ■ Par contre, les engrais organiques autres que le guano sont entrés en France pour 439,000 quintaux au lieu de 561,000 en 1894; le chlorure de potassium pour 84,000 quintaux au lieu de 126,000. — A l'exportation, ou relève un chitfre de 812,000 quintaux de phosphates naturels eu 1895 contre 1.054,000 en 1894.

— Pour les sucres, le mouvement commercial a été moins actif en 1895. L'importation des sucres de canna de nos colonies et de l'étranger est restée à 1,252,000 quintaux au lieu de 1,700,000 en 1894. L'exportation des sucres bruts indigènes a été de 900,000 quintaux environ, contre plus d'un miilio i et demi les années précédentes. Celle des sucres raffinés a été do 1,168,000 quintaux, en diminution d'à pou près 120,000 quintaux sur 1894. — On a importé de Belgique et d'Allemagne près de 600,000 quintaux de mélasses pour la distil'aiion. A. Ferlet.

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