I. — Provenances du marché du 13 Février
Bœufs. — Aisne, 9; Allier, 33; Ariége. 12; Ciiarente, 46; Cher, 29; Corrèze, 9; Creuse, 4; Dcux-6èvres, 66; Dordugne, 36; Finistère, 38; llle-et-Vilaine, 10; Inare, 77; Loire, 11; I-oire-Inférieure, 13^6; Loi, 9; Maine-et-Loire, lori; Mayenne, 91; Morbihan, 20; Nièvre, 10; Saône-et-Loire, 8-, Sarlhe, 7; Seine-inférieure. 1; Seine- et Marne, 2; Somuie, 1; Tarn-et-Garonne, 16;. Vendée, 123; Vienne,' 73; liante-Vienne, 83.
Veaux. — Aisne, 12; Aube, 172; Âveyron, 88; Calvados, 37; Eure, 68; Eure-et-Loir, 99; Ille-et- Vilaine, 23; Loiret, 50; Maine-et-Loire, 30; Manclie, 14; Marne, Ul; Oise, 17; Pas-de-Calais, 56; Puy-de-Dôme, 26; Sarthe. 130; Seine-et-Marne, 80; Seine et-Oise, 60, Somme, 5; Hollande, 54.
Moutons. — Aisne, 292- Allier, 651; Uasses-Alpes, 168; Hautes-Alpes, 600; Aube, 60; Aveyron, 204; BoacbPs-du-Rhône, 80; Cher, 185; Dordogne, 161; Eure, 102; Eure-et-Loir, 253; Haute-Garonne, 346; Indre, 64; Haute-Loire, 137; Loiret, 952; Lot, 1008; Lot-et-Garonne, 83; Lozère, 88; Marne, 50; Nièvre, 220; Seine-et-Marne, 578; Seine-et-Oist;, 1101; Somme, 16^;Tain, 300; Tarnet-Garonne, 60; Vaucluse, 85; Vienne 151: Haute-Vienne, 309; Yonne, 157; Monténégro, 80.
SanaUirium. — Allemagne, ll.Jl; Autriche-Hongrie, 5439.
Porcs.— Calvados, 131; Cher, 90; Côtes-du-Noni, 77; Creuse, 146; Deux-Sèvres, 328; Hle-et- Vilaine, 116; Indre, 264; Indre-et-Loire. 45; Loire-lnf^-rieure, 374; Maine-et-Loire, 569; Manche, 34; Mayenne, 98; Sarthe, 1167; Seine, 28; Vendée, 372; Haute-Vienne, 60; Hollande, 85.
IL— Marchés du jeudi 20 Février 1896.
l: — Cours de la viande à l'abattoir {par 50 kilog.) Bœufs Veaux^ Moutons^
1" quai. 2' quai. 3' quai. i" quai. 2* quai. 3' quai, 1" quai. 2* quai. 3* quai,
fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
76 67 60 lis l(j6 95 88 80 72
Cours de la charcuterie. — On vend à la Villette par 50 kilog. : f® qua" lité, 62 à 64 fr.; 2% 59 à til fr.; poids vif, 40 à 44 fr. IL — Marché du bétail sur pied.
Poids Cours officiels. Commissionnaires en bestiaux.
Animaux générai. l" 2* 3* Prix 1" 2* 3* Prix
amenés, invendus, kil. quai. quai. quai. extrêmes. quai. quai. quai, extrêmes.
Bœufs 1,565 129 368 1 56 1 46 1 36 1 26 1 68 1 54 1.44 1 34 1.24 1,64
Vaches 454 28 266 1,54 1 44 1.34 1.24 1.60 1 52 1.42 1 32 1.22 1.5S
Taureaux.. 161 4 395 1 23 1.18 l.io 1.00 1 (.0 1 2G 1.16 1 08 1.00 1.3»
Veaux 1,315 321 79 2 28 2 00 1 70 1 38 2 34 » » » » »
Moutons... 10,691 1,016 21 1.90 1 86 1.70 1.60 2 06 » » » » »
Porcs gras . 5,046 56 89 1.20 1.12 1.02 0.98 1.30 » » » » »
— maigres » » »»»»»»»»»»»
Vente calme.
PRÉVISIONS MÉTÉOROLOGIQUES (23 février-i- mars)
Abaissement brusque de la température le 24 février; perturbations atmosphériques, le 25 février, avec neiges ou pluies suivant la situation du lieu d'observation; ensuite, la température a une tendance générale à s'abaisser jusqu'à la fin du mois de février; mais, le l^'mars, un léger relèvement de la température produit de nouvelles perturbations atmosphériques. Albert Berthot.
BOITE AUX LETTRES
Journal du 8 février. Cette orge es'"
L. D., àR. [Puy-de-Dôme). — Vous demandez que l'on vous dise quelle est l'origine réeLe de l'orge précoce de Hanna, dont il a été question dans le
une variété connue depuis longtemps, comme provenant du territoire appelé la Hanna, remarquable par sa fertilité
BOITE AUX LETTRES
et silué en Moravie. C'est donc une ancienne variété indigène, qui avait originairement des qualités remarquables, mais q\i'on ne s'était pas préoccupé d'améliorer sciemment avant les expériences de M. Emmanuel deProskowetz. Celui-ci s'occupa d'abord de bien déterminer les caractères particuliers et permanents de cette variété, d'origine authentique, et après en avoir constaté la fixité bien établie, il s'occupa de la sélectionner et d'en accroître la précocité par une sélection poursuivie pendant plusieurs années. Cette sélection apermis d'obtenir la variété actuelle, qui a conservé tous les caractères de l'ancienne, avec une plus grande précocité et qui est la plus estimée aujourd'hui dans une des contrées de l'Europe où la culture del orge pour la brasserie présente le plus d'importance.
A. M. {Cher), — Vous demandez qu'on vous donne des indications sur îa manière d'employer le sulfate de fer pour détruire la mousse dans les prairies. Ces indications ont été données plusieurs fois ici. On peut répandre le sulfate de fer pendant la plus grande partie de l'année ; mais le printemps est la meilleure époque pour cette application. La dose à employer varie suivant que la mousse a plus ou moins envahi la prairie; on peut indiquer comme règle approximative d'appliquer autant de quintaux métriques par hectare que les brins de mousse ont de centimètres de longueur: 500 kilog. s'ils sont longs en moyenne de 5 centimètres, 600 kilog. pour une longueur de 6 centimètres, etc. La végétation de la prairie reprend avec une nouvelle vigueur, d'abord parce qu'elle n'est pas gênée par la mousse, et ensuite parce que le sulfate de fer paraît exercer une certaine action excitante. On fait suivre l'application du sulfate de fer par un bon hersage quelques jours plus tard-
C. (Rhône). — Vous trouverez, dans la revue de jurisprudence de ce numéro même, la reproduction d'un arrêt qui répond à votre question.
E. L., clD. {Vendée). — 1° Ayant des terrains humides que vous voulez mettre en bois, vous demandez quel est l'arbre qui conviendrait le mieux. C'est toujours au peuplier qu'il convient de donner la préférence, surtout quand le terrain n'est pas tourbeux. Des fossés d'assainissement assez larges et pro-
fonds, creusés par exemple à une distance de 15 mètres les uns des autres, faciliteront d'ailleurs la bonne venue des arbres. — 2° Il n'est pas douteux; que vous obtiendrez d'excellents résultats dans vos prairies en terrain siliceux en y répandant sans tarder des phosphates naturels, à la dose de 800 à 1000 kilog. par hectare. — 3" L'interprétation de la récente loi sur les ventes d'animaux domestiques, en ce qui concerne la tuberculose, est désormais bien déterminée par les tribunaux; l'acheteur ne peut exercer son recours dans les quarante-cinq jours qu'après avoir soumis l'animal en litige aux prescriptions de police sanitaire.
/i., à M. (Orne). — "^'ous demandez qu'on vous donne la proportion exacte de beurre qu'on peut obtenir avec une certaine quanlilé de lait. Il serait absolument impossible de vous donner une réponse générale ; car le lait est plus ou moins riche en beurre suivant les races de vaches laitières, suivant mêmes les aptitudes individuelles, et môme aussi suivant la nourriture donnée aux animaux. Avec les vaches normandes de votre pays, on peut considérer comme une excellente moyenne la production de 1 kilog. de beurre pour 25 litres de lait; cette proportion peut être plus faible, mais elle sera rarement plus forte ; dans un très grand nombre de circonstances, il faut compter sur 28 litres de lait, et même sur 30 litres, pour obtenir 1 kilog. de beurre. L'emploi de l'écrémage par les centrifuges rend ce rapport plus étroit, ainsi qu'il ressort des études de M. Pouriau publiées récemment dans le Journal.
P.N., à C. (Pas-de-Calais).— Nous ne connaissons jusqu'ici que la sucrerie de Fismes (Marne) dans laquelle ait été appliquée la dessiccation complète des pulpes. Les pulpes desséchées peuvent se conserver pendant très longtemps. Pour les donner au bétail, on les fait macérer quelque temps dans environ trois fois leur poids d'eau; elles se gonflent et deviennent d'une absorption facile pour tous les animaux.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres, doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l' Agriculture, 2, carrefour de la Croix- Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (2. février i896).
uili'ûiJissenient de la température. — Les gelées de la deuxième quinzaine de février. — EfTets de la sécheresse de l'hiver. — La sécheresse et les pâturages en Algérie. — Résolutions de la Commission du Sénat relativement au projet de loi sur la réforme de l'impôt des boissons. — Les discussions agricoles devant la Chambre. — Ajournement de la discussion sur les fraudes dans le commerce des beurres. — La réforme des halles centrales de Taris. — Le projet de loi sur les amidons et glucoses au Sénat. — Nouvelle proposition de M. Darbot sur la vente des animaux tuberculeux. — La représentation de l'agriculture au Sénat. — Rapport de M. Charles Legras à la Société d'agriculture de Melun sur la crise de l'industrie sucrière. — Vœux du Syndicat de Dapaume et de Berthincourt. — Protestations adressées à r.\ssociation de Tindustrie et de l'agriculture françaises. — .\nalyse des programmes des concours régionaux de .Montpellier, de Moulins, de Chartres et de Soissons. — Encore l'admission temporaire des blés.
Réponse à de nouvelles objections. — Les admissions temporaires en janvier. — Les prochaines élections à la Société des agriculteurs de France. — Projet de monument en l'honneur de Borély la Sapie. — Congrès organisé par le Syndicat des fabricants de sucre de France. — Création d'un herd-book de la race ovine berrichonne. — La revision des baux à ferme. — Rapport de M. A. Petit sur ce sujet à la Société d'agrii-ulture de Meaux. — Exposition d'aviculture au Jardin d'acclimatation. — Concours d'animaux reproducteurs et d'animaux de boucherie à Rouen.