I. — Cours de la viande à l'abattoir {par 50 kilog.) Veaux
3" quai,
• quai, fr.
2' quai, fr.
Iu5
3* quai, fr.
r* quai, fr.
Moutons.
2* quai, fr.
Cours de la charcuterie.
lité, 61 à 63 fr.; 2% 58 à tO
— On vend à la Villette par 50 kilog. fr.; poids vif, 38 à 43 fr.
Marché du bétail sur pied.
3* qnalfr.
qua-
Poids
Cours
offlcie
Comn:
issionnaires
en bestiaux.
moyen
Animaux
général.
Prix
amenés.
invendus
kil.
quai.
quai.
qnal.
extrêmes.
quai.
quai.
quai.
extrêmes.
Bœufs
Vai'hes
Taureaux . .
Veaux
Moutons . . .
Porcs gras .
— maigres
Vente très difficile.
PRÉVISIONS MÉTÉOROLOGIQUES (2-8 mars)
Les perturbations atmosphériques du l^"" mars se prolongent probablement un peu le 2 mars et sont suivies d'un fort abaissement de la température le 3 mars. Perturbations atmosphériques possibles le 4 mars; ensuite, après s'être abaissée le 6 mars, la température tend à se relever, mais très lentement jusqu'au 8 mars. Période à température encore basse. Albert Berthot.
BOITE AUX LETTRES
s., à M. [Vienne]. — Voulant perfectionner une comptabilité sommaire que vous employez, vous demandez comment vous pourrez répartir de la manière la plus simple et la plus pratique les travaux opérés par les attelages et par les ouvriers. Le moyen le plus simple
consiste à établir un registre des comptes des diverses cultures auxquelles vous vous livrez; quelques pages sont consacrées à chaque sorte de culture, et vous y inscrivez par quinzaine ou par mois, les heures de travail pour cette culture données par les chevaux, les
BOITE AUX LETTRES
bœufs, les ouvriers, qui résultent des notes journalières. S'agit-il, par exemple, des pommes de terre; vous inscrivez à leur compte les heures consacrées au labour, au nersage, àl'épandage des engrais, à la plantation, etc. ; la valeur de ces heures ressort du paiement des salaires pour les ouvriers, el du taux adopté approximativement pour les attelages. En ajoutant à ces notions la valeur des engrais, celle des semences, et la part des frais généraux proportionnelle à l'étendue, vous obtenez, après la récolte, le prix de revient des produits aussi approximativement cjue possible, et vous pouvez constater, par la comparaison avec le prix de vente, si cette culture a été en perte ou en bénéfice. Sans entrer dans ces détails, vous pouvez vous rendre compte, chaque année, de l'ensemble du résultat de votre exploitation; la comparaison des recettes et des dépenses, avec les inventaires, vous donne ce résultat; mais vous ne pouvez pas savoir quelles sont les parties des cultures qui sont en perte.
0., à A. {Seine-Inférieure). — Vous demandez ce qu'il faut penser d'une légende d'après laquelle le pommier serait d'importation récente en Normandie, et son introduction serait duc à un grand navigateur qui aurait apporté des plants de Portugal pour les essayer dans une propriété de Normandie. Cette légende n'est qu'une légende.
En effet, sans que les documents historiques donnent un tableau absolument précis sur la marche progressive du pommier à cidre en Normandie, ils sont suffisamment nombreux pour qu'on ait pu donner, comme l'ont fait MM. de Boutteville et Hauchecorne dans leur .ouvrage sur le cidre, les grandes lignes de cette progression qui s'est opérée surtout du douzième au seizième siècle, en passant de la Haute-Normandie à la Easse-Norraandie, puis à la Picardie; à cette dernière époque, le cidre était devenu la boisson généralement répandue dans l'ancienne province. Néanmoins, comme il existe en Normandie certaines variétés qui ont une très grande analogie avec des variétés de la Navarre en Espagne, ainsi qu'il résulte des études de M. Truelle, il est possible qu'il y ait eu, pour ces variétés, une introduction de plants d'Espagne ou de Portugal en Normandie; mais on ne saurait vous en indiquer l'auteur.
L. D., à C. (Oise). — Vous désirez qu'on vous indique à quels signes on peut reconnaître l'état de gestation d'une jument. Les éleveurs sont généralement d'accord avec les vétérinaires sur ce point qu'on peut reconnaître l'état de gestation d'iuie jument au bout de six mois, par les mouvements du poulain; on doit percevoir ces mouvements en portant la main sous le ventre entre les mamelles et l'ombilic, en la promenant à droite et à gauche, et en appuyant surtout sur la ligne médiane. Les cas dans lesquels la gestation , quoique réelle, ne se manifeste pas à ce signe entre le sixième et le septième mois, doivent être considérés comme exceptionnels.
A. L., à M. [Indre). — Désirant reconstituer une petite vigne, vous désirez savoir comment constituer une pépinière avec des plants racines que vous allez acheter. La méthode la plus simple consiste à planter dans un carré, en bonne terre, à proximité de votre habitation, les plants racines placés à 15 ou 20 centimètres d'intervalles, après les avoir greffés, et à leur faire passr une an en pépinière, pour les mettre définitivement en placel'année suivante, après la reprise de lagrefi'e. Vous conserverez quelques pieds francs que vous planterez à une distance de 1 mètre environ les uns des autres, pour vous fournir du bois avec lequel vous multiplierez vos porte-greffes. — Le délai pour les déclarations à faire en vue d'obtenir le dégrèvement de l'impôt foncier sur les nouvelles plantations de vignes est de trois mois à partir de la publication du rôle des contributions directes de l'année.
G. C. {Loir-et-Cher). — Vous avez une truie qui vous a donné une portée si nombreuse qu'il y a deux gorets de plus que la mère n'a de mamelles. Dans ce cas, il convient d'en enlever deux à la mère, car ils gêneraient au développement des autres. On peut essayer de les nourrir avec du. lait. La bouillie de farine d'orge est la nourriture qui paraît la plus convenable au commencement du sevrage des gorets, c'est-à-dire quatre à cinq semaines après leur naissance.
Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres, doivent être adressées à la Rédaction du Journal de l'Agriculture, 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.
Le Gérant : A. Bouché.
CHRONIQUE AGRICOLE (7 maus i896).
Ouverture du concours général du Palais de l'Industrie. — Entenlc générale des agriculteurs • contre le projet de loi d'impôt progressif. — Réunion des délégués des sociétés d'agriculture, comices, syndicats. — Texte de la protestation adoptée par l'Union centrale des syndicats des agriculteurs de France. — Vœu du Syndicat des viticulteurs de France. — Adoption par la Chambre du projet de loi des halles centrales de Paris. — Rejet du projet du Sénat et adoption définitive du projet de la Commission de la Chambre. — Adoption du projet de loi sur la répression des fraudes dans le commerce des beurres. — Composition des différentes parties du concours général. — Assemblée générale de l'Association amicale des anciens élèves de l'Institut agronomique. — Vœu présenté par la Société d'agriculture de la Ilaute-Gironne. — Comice de Toul. — L'Association syndicale des viticulteurs de la Gironde. — 'Sole de M. le D"^ Du Lac sur le Pinot-Cabernet. — La taille de la vigne par M. J, Perraud. — Situation sanitaire du bétail pendant le mois de janvier. — Dates du concours hippique, de l'exposition d'aviculture. — Cours d'aviculture à l'Ecole de Sanvic. — Communication sur le commerce des lins en Russie. — Importation des brebis en Algérie. — Vo?u du Comice de Bône.