‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 281 sur 737 · III. — Les fraudes dans le commerce des beurres · texte numérisé non relu

III. — Les fraudes dans le commerce des beurres

La Chambre des députés a adopté le projet de loi sur la répression des fraudes dans le commerce des beurres, tel qu'il avait été présenté par le Gouvernement, sauf quelques légères modifications. Nous en donnerons le texte dans notre prochain numéro; nous ne pouvons aujourd'hui qu'en indiquer les principales dispositions qui sont les suivantes : séparation absolue de la fabrication et du commerce des beurres et de la margarine, emploi de marques et d'emballages spéciaux pour la margarine, surveillance de la fabrication, pénalités sévères pour les infractions aux dispositions de la loi. On a prétendu, dans la discussion que cette loi avait pour objet de supprimer le commerce de la margarine ; elle a, au contraire, pour objet de donner à celle-ci un état civil bien défini et de lui créer une vie propre qui lui a presque complètement manqué jusqu'ici.

Au moment où paraîtra cette chronique, le concours général agricole de Paris sera en pleine activité, sous la direction de M. Léon Yassillière, inspecteur général de l'agriculture. Le mercredi 4 mars, s'est ouverte l'exposition des machines qui, comme chaque année, encadre les faces latérales du palais jusqu'au cours la Reine. Samedi, l'exposition sera complète; le Palais de l'Industrie tout entier sera ouvert, après les opérations du jury, aux visiteurs de plus en plus nombreux qui font, de cette fête de l'agriculture nationale, le rendez-vous recherché de la foule parisienne.

Toutes les parties du concours présentent, d'année en année, une importance de plus en plus grande. C'est un fait qui se manifeste encore en 1896. Seule, la partie consacrée aux animaux gras reste stationnaire; quant aux autres catégories du concours, elles sont en progression sur 1895. On compte, cette année, dans les travées du Palais et dans la grande nef : animaux gras : bœufs, 255; moutons, 417; porcs, 192; animaux reproducteurs : taureaux et vaches, 1,233; béliers et brebis, 739; verrats et truies, 184; volailles vivantes, 2,657 lots. Pour les produits agricoles, beurres, fromages, céréales et autres produits, vins, cidres, fruits, fleurs, plantes vertes, etc., les salles du premier étage sont presque insuffisantes. Pour les vins seulement, on compte environ 600 exposants de plus qu'en 1895, où le nombre dépassait déjà de beaucoup celui des années précédentes. C est la meilleure preuve des efforts poursuivis par les agriculteurs pour accroître leur production et pour se créer de nouveaux débouchés.

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