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METEOROLOGIE DU MOIS DE DÉCEMBRE

Voici le résumé des observations météorologiques faites au Parc de Saint-Maur, en décembre :

Moyenne barométrique à midi, 754""™. 74. Minimum, le 13, à 1 heure du matin, 739"'". 40. Maximum, le 28, à 10 heures du matin, 769"''". 04.

Moyennes thermomélriques : des minima, 3". 08; des maxima, 7°. 83; du mois, 5*^.46; moyenne vraie des 24 heures, 5°. 26. Minimum le 23 vers 7 heures et demie du matin, — 3".! ; le plus grand minimum a été de IP.O le 6. Maximum, 13".3 le 30; le plus petit des maxima a été 00.2 le 19 II y a eu 8 jours de gelée et 10 jours de gelée blanche.

Tension de la vapeur. Moyenne, 5'"'".93; minimum, le 20, à midi, 3'"°'. 3 ; maximum, le 30 à 1 heure et 4 heures du soir, lO"""".

Humidité relative. Moyenne, 87; minimum, le 13, à 3 heures du soir, 50; maximum, 100 en 11 jours.

Pluie, 55°"". 6 en 94 heures réparties en 20 jours. Le jour le plus pluvieux, le 15, a fourni 14™™. 7 d'eau en 13 heures de chute environ.

Le 7, il est tombé un peu de neige à plusieurs reprises avec pluie.

Nébulosité moyenne, 30. Mois som.bre et humide.

Yents très dominants du S à l'WSW; il a été plusieurs fois très fort de 'IWNW à l'WSW les 6 et 7.

Température moyenne de la Marne : le matin, 50.17; dans l'après-midi, .')".35; du mois, 5''.21; elle a varié de 2». 20 le 23 à 7". 90 le 6; assez claire au commencement du mois, très trouble à la fin ; elle s'est élevée de 2"\61 le 7 à 4'". 45 le 30.

Relativement aux moyennes normales, le mois de décembre 1895 a présenté les résultats suivants : baromètre plus bas de 4°"°. 16, thermomètre plus haut de 3°. 07, tension de la vapeur plus forte de0°"".90, humidité relative moindre de 2, nébulosité plus forte de 9, pluie plus forte de lO""".

Il y a eu des Violettes, des Pensées, des Ârabis verna et des Soucis en fleur tout le mois. Le Saxifrage à larges feuilles a commencé à fleurir le 23.

Le 26 à 1 heure du soir, passage d'oies sauvages s'éloignant vers l'WSW. E. Renou,

Membre de la Société nationale d'agriculture

DE l'école nationale D'AGRICULTURE DE GRIGNON (1893 ET 1894).

Parmi les travaux exécutés au Laboratoire de Zootechnie de l'Ecole de Grignon pendant le cours des années 1893 et 1894, travaux dont la

plupart ont eu trait à la questions! importante de l'alimentation, quelques-uns, qui ont constitué de véritables recherches, ont été l'objet de mémoires spéciaux publiés dans les Annales agronomiques ; mais il en est d'autres qui, quoique intéressants et instructifs au point de vue pratique, ne nous ont cependant pas paru présenter une importance suffisantepour justifier de notre part un article particulier pour chacun d'eux. Nous avons pensé toutefois que les résultats obtenus pourraient être utiles à tous ceux qui s'intéressent à ces questions zootechniques, et c'est ce qui nous a décidé, avec l'approbation de notre savant maître, M. le professeur Sanson, sous la direction duquel ces travaux ont été exécutés, à les réunir en un tout et à les publier ici.

Nous ne ferons qu'une analyse succinte des recherches qui ont déjà été l'objet d'une publication spéciale, en renvoyant le lecteur au mémoire détaillé; les autres travaux seront, eux, étudiés d'une façon un peu plus approfondie.

1. — Recherches de V influence de V alimentalion sur la richesse du laiV. — L'alimentation donnée aux vaches laitières a-t-elle ou non une influence sur la richesse du lait, ou en d'autres termes, une alimentation plus ou moins riche peut-elle faire varier la proportion du beurre contenu dans la matière sèche du lait?

Cette question présente, pour l'agriculteur en particulier et pour toutes les industries laitières en général, une telle importance qu'elle a été étudiée déjà par beaucoup d'auteurs qui tous n'ont pas été d'accord sur ce sujet, les uns prétendant que l'alimentation joue un grand rôle dans la richesse du lait en beurre, d'autres affirmant qu'au contraire elle n'avait sur cette même richesse aucune influence.

Il est bien reconnu maintenant qu'au moyen de l'alimentation on augmente ou diminue à volonté chez une vache la quantité de matière sèche contenue dans le lait et par cela même la teneur absolue en matières grasses ; mais la proportion entre la matière sèche et la matière grasse peut-elle changer sous l'influence de la nourriture? C'est là précisément le point important de la question, car le choix des vaches laitières au point de vue de l'aptitude beurrière n'aurait plus de raison d'être puisque, par l'alimentation, on pourrait à volonté augmenter cette même aptitude.

Des expériences nombreuses exécutées en Allemagne ont démontré que l'alimentation ne peut avoir aucune influence sur la proportion du beurre dans la matière sèche et que la richesse de cette dernière en matières grasses dépend uniquement de l'aptitude individuelle, inhérente à chaque individu et qui fait qu'une vache est plus ou moins beurrière, abstraction faite de l'alimentation ; telle vache donnera un lait contenant 5 à 6 pour 100 de beurre, tandis que telle autre soumise à un régime identique et dans le même milieu pourra donner un lait n'en contenant que 3 pour 100. Pour faire 1 kilog. de beurre, il faudra à peu près 20 litres du lait de la première, et 33 litres du lait de la deuxième.

Nous avons voulu vérifier ce fait en opérant par une voie expérimentale inverse de celle employée par les Allemands et nos résultats sont absolument aussi concluants que les leurs et dans le même sens.

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