VENTE D'ANIMAUX — LIVRAISON — ACCIDENT
En matière de vente de bœufs, l'usage étant, au moment de la livraison, afin d'éviter toute chance d'accident, de faire accompagner les animaux par des personnes attachées à l'exploitation du \endeur jusquà une distance de un kilomètre environ, si pendant le parcours de cette distance, un accident est causé par un des animaux, la responsabilité n'en incombe pas à l'acquéreur, la livraison n'ayant pas encore eu lieu. (Trib. civ. de Saint-Quentin, 24 avril 1895; la Loi, 29 juin 1895.)
VENTE DE GRAINES FOURRAGÈRES — ERREUR SUR LA SURSTANCE DOMMAGES-INTÉRÊTS
Lorsqu'un grainetier, à qui on a commandé des graines de pesettes
OU vesces, plantes fourragères inoffensives, a livré des graines de gesse clymène, plante vénéneuse, et que le bétail qu'on a nourri de cette plante a été empoisonné, la vente doit être déclarée nulle pour erreur sur la nature de la chose vendue et l'acheteur est en droit d'exiger la réparation de la totalité du préjudice qui lui a été causé. (Trib. civ. de Lyon, 13 mars 1895 ; la Loi^ 10 avril 1895.) Elg. Polillet,
Avocat à la Cour de Paris.
M. H. Saint-Iléné Taillandier, vice-président du Syndicat des viticulteurs de France, a fait à l'assemblée générale de cette association, dans sa séance du 7 mars dernier, le rapport suivant dont les conclusions ont été adoptées par un ordre du jour dont nous avons déjà publié le texte {Journal du 7 mars, page 362).
Messieurs, nous sommes appelés à donner notre avis sur le projet d'impôt global et progressif sur le revenu déposé par le Ministère. Jamais question plus grave ne s'est offerte à nos délibérations. Il s'agit, en effet, de savoir si nous conserverons le régime de l'impôt réel et proportionnel établi en France par la révolution de 1789, ou si nous reviendrons à l'impôt personnel que la même révolution de 1789 avait aboli et croyait avoir aboli pour toujours. Il s'agit de savoir si nous conserverons le principe en vertu duquel chaque citoyen est tenu de contribuer à l'impôt ou si nous établirons parmi les citoyens d'une même patrie une classe taillable a merci et une autre classe exempte de tout concours aux charges de la chose publique.
Je parle ici au milieu d'une assemblée de viticulteurs et je dois traiter cette question en m'inspirant d'abord des intérêts spéciaux que nous avons la charge de représenter et de défendre, mais vous me permettrez de la traiter aussi à un point de vue plus général. D'autres grandes sociétés d'agriculteurs ont déjà repoussé à l'unanimité ce projet d'impôt personnel qu'elles considèrent comme funeste aux intérêts agricoles. Les Chambres de commerce, les représentants les plus autorisés de l'industrie viennent à tour de rôle joindre leurs protestations à celles des agriculteurs.
Nous autres viticulteurs grands et petits nous ne sommes pas une quantité négligeable et nous avons le devoir de faire entendre notre voix dans ce concert de protestations. Nous avons quelque droit à être écoutés non-seulement à cause de l'importance des produits d'une culture intensive comme la nôtre, mais encore à cause de notre nombre, et surtout à cause de la grande division du sol entre nos mains ce qui donne à la viticulture française un caractère vraiment démocratique. Si nous laissons de côté quelques grands domaines, qui ne sont que l'exception, nous voyons l'ensemble du vignoble français constitué par de petits vigneronnages exploités par des métayers, ou par d'innombrables parcelles cultivées directement par de petits propriétaires. Dans toutes les contrées où la culture de la vigne peut être tentée avec quelques succès, il n'y a pas de petit cultivateur qui ne mette son amour-propre à avoir un clos de vignes et son ambition à l'accroître. C'est ainsi que ce petit cultivateur est progressif, mais au rebours de l'impôt qu'on nous propose, car il crée une richesse là où l'impôt progressif apporterait une cause de ruine.
Ce petit viticulteur, propriétaire ou fermier, est nécessairement actif et laborieux parce qu'il tient à faire de ses mains tout le travail qu'il peut se dispenser de demander à autrui, opiniâtre parce qu'il a à lutter plus que tout autre agriculteur contre des fléaux sans nombre, généralement instruit et éclairé parce que la culture à laquelle il se livre est une de celles qui, pour réussir, a besoin plus que tout autre de se conformer aux données scientihques. Il acquiert souvent
I aisance et répand autour de lui une prospérité que connaissent seuls les pays vignobles parce que la main-d'œuvre y est rétribuée mieux que partout ailleurs.
Ce cultivateur vigneron est bien le type du paysan français aisé et laborieux.
II semble devoir mériter tous les encouragements des pouvoirs publics. Il p'iye d'ailleurs régulièrement ses impôts tels qu'ils sont établis actuellement. Voyons
comment il va être traité sous le régime de l'impôt global et personnel sur le revenu. ,
La grosse question pour lui sera de savoir s'il est compris parmi ceux qui sont censés avoir moins de 2,500 fr. ou plus de 2,500 fr. de revenus, en faisant élat de ses dépenses de logement et d'entretien pour lui et pour sa famille, de la valeur de son travail personnel et de celui de sa femme et de ses enfants, enfin des denrées qu'il aura consommées et de celles qu'il conservera pour les besoins du ménage. Une commission communale présidée par le maire aura le dernier mot dans cette question. C'est donc cette commission qui sera armée du pouvoir exorbitant de décider quels seront les Français qui paieront l'impôt et les Français qui ne le paieront pas. Souhaitons que celte commission soit parfaitement impartiale et ne soit pas tentée de se souvenir des luttes électorales d'où sont issus le maire et le conseil municipal.
Voici donc notre viticulteur devant la Commission communale. Comment établira-t-on son revenu? Quelle déclaration pourra-t-il faire avec certitude? Comment pourra-t-on admettre ou corriger cette déclaration, sinon d'une manière toute arbitraire?
Nous savons tous, messieurs, qu'il n'y a rien d'aussi incertain qu'une récolte de vin. Sans parler du phylloxéra, la gelée blanche, le mildew, le black-rot, la grêle ne peuvent-ils en un moment anéantir les espérances de toute l'année? Ne dit-on pas avec raison dans nos campagnes qu'on n'est sûr de sa récolte que quand elle est dans les tonneaux? Et alors même que la récolte est rentrée dans la cave et logée dans les fûts, peut-on estimer sa valeur d'une manière même approximative? N'y a-t-il pas des fluctuations de prix qui déconcertent toutes les prévisions et défient toutes les moyennes?
Comment élablira-t-on le revenu d'un viticulteur? Comment lui-même fera-til sa déclaration? Sera-ce avant d'avoir vendangé et sans être sûr de pouvoir rentrer sa récolte? Sera-ce avant d'avoir vendu son vin et sans être sûr de le vendre autrement qu'à un prix qui le constituera en perte?
Alors s'établiront des dialogues bizarres entre le viticulteur et la commission composée peut-être de marchands drapiers, de pharmaciens et d'épiciers. Le viticulteur voudra prouver que ses frais sont plus élevés qu'on ne croit. La commission lui fera un cours de viticulture pour lui prouver qu'il n'a pas pu faire de telles dépenses de culture ou qu'il a eu tort de les faire, que c'est prodigalité de sa part et qu'en somme en faisant des avances à sa terre il augmente son capital aux dépens de son revenu, ce que la commission ne peut admettre.
Notre pauvre diable de viticulteur se flattait de l'espoir d'être compris dans la classe enviable des citoyens qui seront exempts du nouvel impôt. On lui fera voir que non. Quand on aura additionné la valeur de ses journées de travail, des journées de sa femme et de ses enfants, quand on aura estimé les produits de sa Vigne, de son jardin potager, les denrées qui constituent ses provisions, on lui apprendra, à son grand ébahissement, qu'il fait partie de la classe capitaliste qui doit payer la nouvelle taxe.
On le voit, avec l'impôt sur le revenu, moins heureux que le charbonnier, le vigneron ne sera plus maître chez lui, mais que dis-je, le charbonnier lui-même sera déchu de son antique privilège. Paysans ou citadins, tous les citoyens seront obligés de raconter à M. le Maire, au percepteur, aux délégués du Conseil municipal comment ils ont pu gagner leur vie, quelles charges ils ont eu à subir, quels déboires leur sont survenus, quels emprunts ils ont été obligés de faire. Ils seront ainsi contraints de révéler parfois des secrets douloureux, d'ébranler le crédit dont ils ont besoin et de s'humilier devant un pouvoir inquisitorial qui se montrera souvent d'autant plus rogue et insolent qu'il sera peut-être tombé aux mains de certains citoyens qui n'ont rien de commun avec le travail et l'épargne.
On nous dit que plusieurs pays étrangers s'accommodent plus ou moins volontiers de l'impôt personnel sur le revenu. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais il faut nous borner. Nous nous contenterons de dire à ceux qui nous proposent ces exemples que nous sommes en France, que le citoyen français est jaloux de son indépendance personnelle et qu'il n'admettra jamais une inquisition qui pénétrerait jusqu'à son foyer domestique, qu'il consent à payer plus d'impositions qu'aucun autre peuple, mais qu'il n'entend pas aller à confesse auprès d'une commission, celte commission serait-elle aussi impartiale que municipale
et garderait-elle le secret de cette confession avec plus de soin qu'on n'en met en ce moment à observer le secret professionnel.
Ces confidences obligatoires auxquelles on promet dérisoirement un secret qui serait celui de la comédie, croyez-vous, messieurs, qu'on puisse s'attendre à leur sincérité. Il est bien évident que le plus grand nombre des contribuables cherchera à échapper à de nouvelles charges. L'arbitraire chez les recenseurs, la dissimulation chez les contribuables, voilà les deux termes auxquels nous serons réduits au grand dommage de la loyauté de nos mœurs publiques.
Le capital mobilier se soustraira aisément aux investigations des commissions communales. On aura beau pratiquer cette politique du poing fey^mé dont on nous a parlé dans d'étonnantes harangues, le capital est assez fluide pour couler entre les doigts les plus serrés. Qui l'empêchera de se porter à l'étranger?
A l'heure actuelle, bien qu'il ne règne encore dans le pays que l'inquiétude provoquée par les funestes projets que nous combattons, n'est-il pas de notoriété publique qu'une partie considérable des capitaux mobiliers a déjà émigré ou est en voie d'émigration.
Vous qui méditez de renouveler dans notre pays des expériences économiques qui furent si périlleuses pour notre grande révolution de 1789, lisez donc les débats de la Convention et les rapports de ses commissaires sur l'application de la loi du maximum et sur les emprunts forcés. Vous y verrez la déconvenue et les aveux de ceux qui s'étaient flattés de mettre le capital en coupe réglée. Et cependant l'épargne nationale n'avait pas alors les mille moyens de se dissimuler que lui procure actuellement le marché des valeurs mobilières.
Il restera la terre, direz-vous. C'est là que je vous attends. Oui, il restera cette terre nourricière fécondée par le labeur acharné de tant de petits propriétaires ou fermiers dont vous voulez aggraver la position déjà si précaire. Il restera les terres à céréales et les terres à vignes. Les terres à céréales que vous n'avez pu sauver de l'abandon qu'en établissant un droit protecteur sur le blé. Les vignes qui agoniseraient si vous n'aviez établi un droit protecteur sur les vins. La dernière ressource de l'impôt personnel et progressif sur le revenu serait donc de surcharger d'impôts cultivateurs et viticulteurs sauf à relever dans des proportions inouïes, aux dépens des consommateurs, les droits de douane sans lesquels cultivateurs et viticulteurs laisseraient là la houe et la charrue.
Ici encore, je dirai aux auteurs du projet que nous combattons : relisez donc l'histoire de la Révolution, prenez le Moniteur officiel, étudiez le compte rendu des séances de la Convention. Je vous y signale la séance du 19 novembre 1792. On avait imaginé de faire le recensement des grains et d'exiger du cultivateur une déclaration que les autorités municipales devaient contrôler. Cette mesure inquisitoriale avait eu pour effet d'amener la disette au sein de l'abondance. Le cultivateur cachait ses grains, les émeutes éclataient sur tous les points du territoire et le Ministre de l'intérieur justement inquiet signalait dans les termes suivants les dangers de la situation à la Convention nationale :
« Toute déclaration exigée, en fait de subsistances spécialement, sera fausse et nécessitera la violence Le décret du 16 septembre dernier qui ordonne le recensement des grains et autorise l'emploi de la force pour son exécution répand l'alarme et favorise les émeutes. Encore une entrave, encore une provocation de l'autorité pour la soutenir, je ne connais, je ne conçois pas de puissance humaine capable d'arrêter les désordres. »
Il convient de lire tout le compte rendu de celte séance et de celles des 28, 29 et 30 novembre 1792. Il faut lire les discours de Lequinio et de Saint-Just, discours prolixes et emphatiques suivant la mode du temps, mais sincères et témoignant de la résistance opiniâtre et invincible faite par les paysans au recensement de leurs produits soit par la voie de la déclaration soit par la voie du contrôle.
Or, messieurs, quand il s'agira de soumettre un agriculteur au régime de l'impôt personnel sur le revenu, comment s'y prendra-t-on si l'on ne veut pas s'en tenir à sa déclaration forcément suspecte et si l'on ne veut pas faire acte d'arbitraire. Il faudra en venir tôt ou tard au recensement des denrées entassées dans la grange ou dans le cellier. Il ne s'agit plus seulement de grains. Les auteurs du projet a'impôt personnel sur le revenu ne nous font grâce de rien, on devra faire état, dit le Ministre des finances, des dépenses de logement et d' entretien du contribuable et de sa famille, de la valeur de son travail personnel et de celui
des membres de sa famille qui habitent avec lui^ ainsi que de celle des produits et marchandises provenant de son exploitation agricole^ industriel ou commercial qui sont utiles pour les besoins du ménage.
Si en 1792 les paysans prenaient leurs fourches et leurs faulx pour résister aux agents du recensement des grains, mieux instruits aujourd'hui de leurs droits et de leurs devoirs de citoyens d'un pays libre, ils prendront leur bulletin de vote pour repousser une inquisition qui porterait sur chacun de leurs actes, qui leur demancferait compte de leurs journées de travail, du coût de leur nourriture, du coût de leur habillement, du coût de leur loyer, de la valeur hypothétique et arbitraire des produits et marchandises provenant de leur exploitation agricole, c'est-à-dire du blé renfermé dans leur grange, du vin logé dans leurs fûts, du foin abrité sous leur hangar, des légumes de leur jardin potager, de leur chèvre, de leurs poules, de leurs lapins. Les agents du fisc n'oublieront rien, soyez-en sûrs, d'autant plus qu'ils devront faire argent de tout ce qui restera sur le misérable sol déserté par le capital qui le vivifiait autrefois. Celui-ci s'étant dérobé, c'est sur le travail lui-même qu'ils exerceront leur œuvre destructive.
Il faudrait être aveugle pour ne pas pas voir que le régime de l'impôt personnel et progressif sur le revenu atteindra en réalité beaucouja plus le travail que le capital. Celui-ci, nous l'avons déjà dit, a une telle souplesse, il est tellement insaisissable qu'il aura tôt fait soit de passer la frontière soit de narguer le fisc comme il l'a fait en 1792 et en 1793.
Messieurs, à mesure que nous avançons dans l'examen de ce projet de l'impôt personnel, global et progressif sur le revenu, nous trouvons de nouvelles et impérieuses raisons pour le repousser. Je n'ai ici à m'occuper que des intérêts des agriculteurs et des viticulteurs mais il est aisé de voir que le sort de tous les autres citoyens laborieux et pratiquant l'épargne sera pareil. Changez quelques mots et le tableau que j'ai cherché imparfaitement à peindre s'appliquera aux industriels, aux commerçants, aux propriétaires, de maisons.
Pour embrasser dans son ensemble la question sur laquelle nous sommes appelés à donner notre avis, il faudrait encore parler de Lien d'autres dangers qui résulteraient du vote de l'impôt personnel.
Dans une brillante campagne de presse, notre éminent président honoraire, M. Paul Leroy-Beaulieu a démontré d'une manière irréfragable que le projet d'impôt personnel, tel qu'il était présenté par le Ministère, anéantirait les ressources de la moitié de nos communes rurales et réduirait dans de fortes proportions celles des autres communes et de tous nos départements. M. Jules Uocne s'est appliqué à faire ressortir ce que le projet en question a de contraire aux principes de justice et d'égalité qui doivent guider une démocratie, M. Emile Chevalier, député de l'Oise, a démasqué l'imposture de ceux qui ont prétendu que le nouvel impôt ne frapperait que les riches. Il a victorieusement démontré que l'impôt sur le revenu frapperait surtout ceux qui croient ne pas en avoir, mais qui ont un logement, qui ont un salaire journalier, dont )a femme ou les enfants contribuent par leur travail à augmenter les ressources de la famille et qui ont, grâce à leur vie laborieuse, des provisions de ménage.
Tout ce qu'il y a de sain et de robuste dans notre démocratie laborieuse, tout ce qui aspire à se constituer une épargne par le produit du travail doit repousser le régime fiscal projeté qui serait pour chacun un asservissement personnel.
Nous avons un système d'impôts proportionnels qui s'applique aux choses et non aux hommes. Conservons-le. C'est la sauvegarde de notre indépendance et de notre dignité de citoyens.
Conservons-le et améliorons-le, mais n'en changeons pas les bases acceptées depuis plus de cent ans par la nation. Gardons-nous d'un mirage dont nous venons de démontrer l'inanité.
Soyons honnêtes vis-à-vis de l'électeur, ne proposons pas des lois de finance que nous savons inapplicables. Appliquons-nous plutôt à des réformes utiles telles que celle de l'abolition des octrois. Mettons-nous à l'œuvre, pour servir utilement la cause du travail et de l'épargne. Souvenons-nous que les constituants de 1789 ont effacé de nos lois la taille et la gabelle, ces impôts personnels qui étaient devenus odieux au peuple français. N'allons pas les ressusciter sous un autre nom. Nous sommes les héritiers des hommes de 1789, ne détruisons pas leur œuvre de liberté, d'égalité et de justice.
Les Récompenses (suite).
Voici la liste des récompenses décernées pour les produits de laiterie, les produits agricoles divers et ceux de l'horticulture :
Produits de laiterie. — Fromages.
Exposants prozlcteurs. — l" Division. Fromages à pâte molle. 1" Clafse. Fromages frais. Catégorie unique. Fromages à la crème ou double crème (neufchàtel, boudons, malakoff, etc.). Médaille d'argent (grand module), M. Gérôme Dugué de la Fauconnerie, à Vibeuf (Seine-Inférieure). Médailles d'argent, MM. Gustave Dumont. à Maisons-Laffltte (Seine-et-Oise) , Britlault-Adet, à Saint-Germain-du-Val (Sarthe). Médailles de bronze, M.M. Albert Journois, à Neufchâtel-en-Bray (Seine-Inférieure); Henri Cheveraux, à Bosc-Mesnil (Sfine-Inférieure).
2« Classe. Fromages aflinés. 1" catégorie. Brie (fromages de ferme). 1" sous-catégorie. Brie courant. Médailles d'or, M.Emile Martin, à Oisserv (Seine-et-.Marne). Médailles d' argent, 'SYS\. Renoult, à Bru\ères-en-Fère-en-Tardenois (Aisne) ; Ernest Tuignot, à Jouy-le-Chàtel (Seme-et-Marne). Med<nlles de bronze, )>m. Emile Desnot, à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne); Henri Hervy, à Milly (Seine-et-Oise); A. Jarry, à Saint-Jean-les-deux-Jumeaux (Seine-et-Marne); Mme ^ve Peigné, a Bailly-Romainvilliérs (Seinè-et-Marne). Mentions honorables. Mme Vve de Bussy. à Louilly-sous- Coucv (Aisne); M Paul Jarrv. à Pierrelevée (Seine-et-Maine). — 1" sous-catégorie. Brie de saison. Médaille d'or, M. Alfred' Colin, à Nandy (Seine-et-Marne). il7édat7ie(rar^en(, M. Henry Hervy. Médaille de bronze, M. Claude Jobard, à Melun (Seine-et-Marne). Mention honorable, M. Juliiard- Giltard, à Melun (Seine-et-Marne).
2' catégorie. Coulommiers. 1" sous-catégorie. Coulommiers double crème. Médaille d'argent, M. Alphonse Boniiefoy, à Jouarre (Seine-et-Marne). Médaille de bronze, M. Dussolle-Sassinot, à Saints (Seine-et-Marne'). — 2" sous-catégorie. Coulommiers-Brie. Médaille d'or: M. Emile Desnot. Médaille d'argent, M. Héricourt, à Saints. Médailles de bronze, MM. Vion, à Saints; Achille Perrin, à Pommeuse (Seine-et-.Marne).
3" catégorie. Façon Brie et façon Coulommiers. Médaille d'or, M. Leclerc flis, à Rumont (Meuse). Médailles d'argent, MM. Jean-Baptiste Fournier, â Pézières (Somme); Renard-Gillard, à Biencourt (Meuse). Mec/aiWes de 6ro7ize, MM. Ernest Cazelot, à Ormly (Haute-Saône); Jénot-Crancée, à Chevillon (Haute-Marne) ; Henri Dépret, à Houdelaincourt (Meuse). Mention honorable, M. Ambroi.*e Erard. a Delouzé (Meuse).
'i' catégorie. Camembert. Médaille d'or, M. le comte d'Infreville, à Cieury (Calvados). Médaille d'argent (grand module), M. Désiré Casset. à Lessarl et Le Chêne (Calvados;. Médailles d'argent, MM. Gervais fils, à Cambremcr (Calvados); A. Serey. à Bretteville-sur-Dives (Calvados); Pierre Barré, à Hièville (Calvados); Alphonse Lébret, à Crèvecœur-en-Auge (Calvados). Médailles de 6ro7ize. MM. Jacques Brière, au Mesnil-Guillaume (Calvados); Louis Busnel, à Sainte-Marie-aux- Anglais (Calvados); Louis Costard, à Saint-Martin-de-la-Lieue (Calvados); Jacques Dessillon, à Brelteville (Calvado^) ; Ch. de Lagàtinerie; Albert Lesueur, à Périers-sur-leDan (Calvados); Alexandre Poussin, à La Houblonnière (Calvaaos).
5"= catégorie. — Façon Camembert. Médaille d'or, Mme la comtesse de Rougé, à Dinteville (Haute-Marne I. Médailles d'argent, MM. Léon Moreau, à Tuenay (Loir et-Cher); Prosper Bonnet, à Pessines (Charente-Inférieure). Médailles de bronze. MM. Albert Caliette. à Saint-Evroult-de- .siontfort (Orne); Roger Jullien, à Barbezieux (Charente)-, Renaud-Marot, à Chalvraines (Haute- Marne) ; Léon Rézé fils, à Grez-en-Bouihe (.Mavenne).
()<= catégorie. Boudons, Malakoff et Gournavs dits ci à tout bien ». Médailles d'or, MM. Ulysse Demiennav, au Fossé (Seine-Inférieure) ; De'lanef fils, à Beussault (Seine-Inférieure). Médailles a' argent, ''SIM Fournier, à Saint-Marlm-l'Hortier (Seine-Inférieuie); Devez, à Massy (Seine-Infé- 1 ieure). Médailles de bronze, MM. Bance-Carrel, à Saint-Saire (Seine-Inférieure) ; Henri Cheveraux ; Chevalier Guérard, à Flamet-Frétil (Seine-Inférieure).
7-= catégorie. Mont-d'Or, Pont-rEvêque, Mignot, etc. Médaille d'or, M. Eugène Domnesque, à Movaux (Calvados). Médailles d'argent, MM. Ch. Pannier, à Lisieux (Calvaaos) ; Desmarescaux frères, àCaestre (.Nord); Ecole de laiterie de Kerliver. Médailles de bronze, M.M. Ch. de Lagàtinerie ; .Marcel Blanchard, à Tréven (Morbihan).
S^ catégorie. Livarot. Roliot, Maroilles, Langres et Void. Médaille d'or. M. Gustave Blanchon,
à Vimoutiers (Orne). Médaille d'argent, M. Ulysse Tliurel, à Ernecurt (Meuse). Médailles de
bronze, M. Hyacinthe Godefroy. à Orbec (Calvados) ; Mme Vve Gaillard-Ducrot, à Voulpaix (Aisne).
9« caié^orië. Tioyes, Saint-Florentin, Olivet, Bourgogne, Macquelines, Thury. Médaille d'ar-
f/ent. M, Houssineau-Bufl'areau, au Bardon (Loiret).
10' catégorie. Géromé ou Gérardmer. Munster. Médaille d'or, M. Baptiste Marchai, à Vigney (Vosges). Médaille d'argent, M. Constantin Mathieu, à Deycimont (Vosges). Médailles de bronze, MM. Léopoli Ferry, à Corcie'ux (Vosges); Eugène Gérard, à Tholy (Vosges); Anthème Viry, à La Forge (Vosges).
11' catégorie. Fromages divers non compris dans les catégories ci-dessus. Médaille d argent (grand module), M. Ch. de Lagàtinerie. Médailles d'argent, MM. Germain Lalevée, à Gérardmer (Vosges); Emile Voyard, à Montcourl (Haute-Saône). Médaille de bronze, M. Camille Perrin; à Clézentaine (Vosges).
2' Division Fromages à pâte ferme. 1" Classe. Fromages pressés. 1" catégorie. Roquefort, Septmoncel, Gex, Sassenage, Mont-Cenis. Médaille d'or, La Société des caves et des producteurs réunis de Roquefort (Aveyron). Médailles de bronze, MM. Ernest Fernel, à Claix (Isère); Mabru. à Polniinhac (Cantal).
2' catégorie. Cantal, Laguiole et autres fromages de r.\uvergne. Médaille d'or, M. Joseph Bonai, à Saint-Chély-d'Aubrac (Aveyron). Médailles d'argent, MM. François Cenraud, à Saint-Chély-
d'Aubrac; Guébal etTeillard, à Mural (Cantal). Médailles de bronze, MM. Jean-Marie Fonlanges à Pierrefort (Canlalj; Vidaline, à Nancelles (Cantal).
2° Classe. Fromages cuits et pressés, r*" catégorie. Gruyère (producteurs et cavistes). Médaille d'or, M. Ernest (>h:inipon, à Cermans (Jura). Médailles d'argent, MM. Jacques Hrière, au Mesnil- Guillannie (Calvados); Fruitière- Ecole de l'ringey et de Scyssel (Haute-Savoie). Médaille de bronze, MM. Colard-iiatliion frères, Bonnay (Doabs); Jean Sloubre, à Viliaz (Ilaule-Savoie); Emile Voyard, à Montcourt (Haute-Saône).
3' catégorie. Fromages pressés et cuits, non compris dans les catégories précédentes. Médaille d'or-, M. È. Delisse, à Montauban (Ille-et-Vilaine). Médaille d'argent, M. Jean Soubre. Médailles dd bronze, M. A. Dulcnq, à Drincbani (Nord); Fruitière-Ecole du (Iliâtelard (Savoie); Ecole de laiterie de Kerliver.
3' Division. Fromages de cbèvre et de brebis, non compris dans les catégories précédentes. Médaille d'argent. M. Edgar David, à Tounion-Saint-Martin (Indre). Médaille de bronze, M. Séverin Guilhon, à Saint-Pierre-Larroche (Ardècbe).
Exposants marchands. Médailles d'or, MM. A. Granger, A. Hertrich, à Paris. Médailles d'argent, MM. Georges Fallet, Eugène Bouchel, Portier, à Paris; Philibert Bornette, à Sainl-Ouen. Médailles de bronze. MM. Colin, Tournadre, à Paris.
Prix d'honneur. Médaille d'or (grand module), au meilleur lot de fromages à pâle ferme. M. Delisse.
Beurres.
Exposants producteurs. — 1" Division. Beurres frais. 1" Classe. Beurres de Normandie. 1'^' catégorie. Beurres de provenance du rayon d'isigny et de Bayeux. Médaille d'or, M. Georges Ncel, à Gefosse-Fotilenay (Calvados). Médaille d'argent (grand module), M. César Vautier, à Sully (Calvados). Médailles d'argent, MM. Philippe Cathrin, à Cardouville; S. Desprès, à Caslilly; A. Legallois, à Trévières; Céslré Barette, à Sully; Jacques Gruel. à Cardouville (Calvados). Médailles de bronze, MM. Bottin, à Magny ; François Catherine, à Vierville-sur-Mer; Dulot, àSaint- Vigor-le-Grand; Henri James, à Bayeux; Mme Vve Dudouet, à Coltun ; M. Alfred Leneveu; à Gefosse-Fonlenay (Calvados)
2' catégorie. Beurres de provenance du rayon de Gournay. Médaille d'or, M. Cuel-Féré, à Longmesnil (Seine-Inférieure). Médaille d'argent (grand module), M. Guignanl-Tulle, au Fossé (Seine- Inférieure). Médaille d'argent, MM. Berliielin,à Pommereux ; Sébasiien Decorde, au Fossé; Alcide Ducreux, à laBelliére; Guignant fils, au Thil-Riberpré (Calvados). Médailles de bronze, MM. Barbey-Duquil, au Thil-Riberpré. Alfred Danjour fils^ à la Bellière; Antoine et Jean-Baplisle Dubuc, au Thil-Riberpré; Ismaël Gautier, à Serqufux (Seme-Inférieure).
3° catégorie. Beurres de provenance normande autres que celles ci-dessus désignées. Méduille d'argent, M. Emile Damecourt, à Sainl-Lô (Manche) ; M. Louis Poissy, à Romilly-sur-Lozen (Manche). Médaille de bronze, MM. Roger el Sévène, au Moulin-de-Verl (Manche).
2° Classe. Beurres de Bretagne. Médaille d'or, Ecole de laiterie de Kerliver (Finistère). Médaille d'argent (grand module), Mme la vicomtesse de Genouillac, à la Chapelle-Chaussée (Illeet-Vilaine). Médaille d'argent, M. Ferdinand Baume, à Elven (Morbihan). Médailles de bronze, MM. Marcel Blanchard, à Treven (Morbihan); Gh. Belbeoch, à Fouldergat (Finistère); M. Yves Dornic, à Guengat (Finistère).
3^ Classe. Beurres de Flandre. Médaille d'argent, MM. Desmarceaux frères, à Caestre (Nord). Médailles de ftronse. Laiterie du Fayl, par Carlignies (Nord); Syndicat agricole de Bailleul (Nord).
4' Classe. Beurres des Charentes et de la Gironde. Médaille d'or, Laiterie coopérative de Chaillé (Charente-Inférieure). Médailles d'argen'. Laiterie coopérative de la Clavette (Charente- Inférieure); M. Jules Bonvalet, à Nieul-le-Virouil (Charente-Inférieure). Médailles de bronze. Laiterie coopérative d'Andilly (Charente-Inférieure); M. Roger Julien, à Barbézieux (Charente); Laiterie coopérative de Montils-Colombiers (Charente-Inférieure); Laiterie coopérative de !"ainl Mard (Charente-inférieure). Mentions honorables. Laiterie coopérative de Muron (Charente-Inférieure); Laiterie coopérative de Vouhé (Charente-Inférieure).
5"= Classe. Beurres du Poitou et de la Vendée. Médailles d'or. Laiterie coopérative d'Irleau (Deux-Sèvres); Laiterie coopérative de Nalliers (Vendée). Médailles d'argent. Laiterie coopérative de Maillezais (Vendée); M. Emile Bodin, à Nalliers (Vendée). Médailles de bronze, Laiterie coopérative de Brioux (Deux-Sèvres); Laiterie coopérative do Damvix (Vendée); Laiterie coopérative d'Echiré (Deux-Sèvres); Laiterie loopérative de Frontenay-Rohan (Vendée). Mention honorable, Laiterie coopérative de Beauvoir-sur-Niort (Deux-Sèvres).
6' Classe. Beurres d'autres provenances que les précédents. l"= catégorie. Beurres en molles ou en paniers. Médaille d'or, M. Roy et Cie, au Gué-du-Loir (Loir-et-Cher). Médailles d'argent, Mme veuve Dépeaux el son fils, à Sénantes (Oise); M. Ma"rice Mahieu, à Epeigne-sur-Desme (Indre-et-Loire). Médailles de bronze, MM. Darlin frères et Cie, à Dijon (Côte-d'Or); Louis Eluère. à Coudray-Macouard (Maine el-Loire); Alfred Gazelol, jà Ormoy (Haute-Saône); Claude Jobard, à Melun (Seine-et-Marne).
"2" catégorie. Beories en livres dits « de ferme t. Médaille d'argent, M. Soulaine-Gamichon, à Corroy (Marne). Médailles de bronze, M. Raoul Gouin, à Ivry-l'Evéaue.
".'' Division. Beurres demi-sel et salés de toutes provenances. Médaille d'argent, M. Ferdinand Baume, à Elven (Morbihan). Médailles de bronze, M. .Marcel Blanchard, à Treven (Morbihan); Ecole de laiterie de Kerliver (Finistère.
Exposants MARCHANDS. — Beurres marchands pour l'exportation ou la vente à l'intérieur. Médailles d'argent (grand module), MM. Eugène Barrio, à Paris; Victor Chanol, à Paris. Médailles d'argent, MM. Canas-Améril, à Paris; Ilainneville et fils, à Cherbourg (Manche); Adrien Maurin, à Paris. Médaille de bronze, M. Jules Walbecq, à Lille (Nord).
Prix d'honneur au meilleur lot de beurre, sans distinction de catégorie. Médaille d'or (grand module), M. Georges Néel. Diplôme de médaille d'or, Société d'agriculture de l'arrondissement de BayeuK. Rappel de diplôme de médaille d'or. Société des Charentes (Association centrale des Sociétés coopératives des Charentes et du Poitou).
Produits agricoles divers.
Exposants producteurs. — l"'"' Division. Céréales. Froment, orges, avoines, seigle, maïs, millet,
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«el-Maison (Oise); Jean MeyaL à Saint-Gerniain-Lembron (Puy-de-Dôme); François le Bail, kerdel (Côtes-du-Nord); G. Deligny, à la ferme d'Aiguizy (Aisne), Pierre Magnignat, à Nafour
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