LES RAGES OVINES ET PORCINES
Aux indications et aux réflexions reproduites déjà dans le Journal, à l'occasion du dernier concours général agricole de Paris, il en est
Pig. 54. — BÉLIER DiSHLEY, âgé do 10 mois, exposé par M. Auguste Massé, éleveur à Germignyl'Exempt (Cher), ayant remporté un prix d'honneur au concours général agricole de Paris en 1896,
quelques-unes qu'il convient d'ajouter encore à l'occasion des races ovines et des races porcines.
Il n'est pas douteux que, depuis quelques années, les concours de Paris, comme les concours locaux, signalent, en ce qui concerne les moutons, des tendances sinon nouvelles, du moins de plus en plus accentuées. Les troupeaux qui, pendant une assez longue période, avaient été de plus en plus délaissés, ont repris faveur; ils sont aujourd'hui mieux soignés que jamais. Sans doute, l'effectif des troupeaux de moutons, d'après les statistiques annuelles, continue à décroître; pendant les quinze dernières années, il a diminué d'environ 3 millions de têtes ; il n'est guère que de 21 millions de têtes, au lieu de 24 millions vers 1880. Mais, ainsi qu'on l'a rappelé souvent, le renouvellement se fait plus rapidement, les animaux ont plus de poids, de sorte que cette réduction dans le nombre des existences n'est