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LES RACES OVINES ET PORCINES AU CONCOURS DE PARIS

pas un signe certain de diminution dans la production. On trouve, au contraire, une preuve de l'augmentation de celle-ci dans la recherche de plus en plus active des béliers de choix et dans les prix auxquels ils se vendent, soit dans les enchères publiques comme à Grignon, soit dans les ventes faites par les éleveurs. On en trouve une autre preuve dans les efforts de plus en plus considérables pour l'amélioration de l'élevage, qui sont manifestés par les concours.

Sans doute, les races anglaises anciennement réputées, et qui ont pris pied en France depuis un demi-siècle, la race southdown et la race dishley, maintiennent toujours leur primauté. Entre les mains d'éleveurs, comme ceux dont les noms sont dans toutes les mémoires, ces races donnent des résultats magnifiques ; elles sont d'un prix précieux pour réaliser des croisements qui accroissent la précocité et le poids des animaux des races autochtones. Parmi ces croisements, celui du dishley-mérinos a acquis un rare degré de perfection. Mais ces résultats ne doivent pas faire oublier ceux qui ont été réalisés dans l'amélioration de nos propres races ; ces résultats sont de plus en plus palpables. Voilà une vingtaine d'années qu'on les a constatés dans les variétés précoces de la race mérinos ; que ce soit en Beauce ou en Champagne, dans le Soissonnais ou le Chatillonnais, les progrès ont été énormes, et, quoiqu'on ait prétendu qu'ils ne se maintiendraient pas, ils se sont maintenus et même ils .se sont généralisés, surtout, croyons-nous, en Champagne. Plus récemment, la race de la Charmoise (dont il serait difficile de nier les qualités) a pris un développement tout à fait remarquable, et elle a eu, entre les mains dé plusieurs éleveurs, les honneurs de grands prix aux concours généraux. Depuis quelques années, une race qu'on aurait pu croire, au premier abord, réfractaire à une transformation sérieuse, a été coulée par quelques habiles éleveurs dans un moule nouveau, et elle manifeste aujourd'hui des qualités qu'on n'aurait pu lui soupçonner : c'est la race des causses du Lot, dont on a montré, au dernier concours de Paris, des agneaux pesant 49 kilog. à l'âge de 1 0 mois. Des efforts analogues sont poursuivis pour la race berrichonne; ces efforts sont de plus encouragés aujourd'hui par la Société d'agriculture de l'Indre qui a créé, comme on l'a vu récemment dans nos colonnes, un herd-book spécial pour cette intéressante race.

Tous ces faits marquent autant de progrès; quand on les rapproche, même sommairement, les uns des autres, ils prouvent manifestement qu'un élan très vigoureux existe dans toutes les parties du pays, et qu'il donne des résultats qu'on ne saurait contester sans injustice.

On peut présenter à peu près les mêmes réflexions quand il s'agit des races porcines. Ici comme pour les moutons, si l'on se bornait à consulter les statistiques, on constaterait que la production diminue; on aurait, pendant les quinze dernières années, perdu environ 1 million de têtes dans les existences annuelles, c'est-à-dire un septième environ de la production. C'est un fait qu'il parait difficile d'admettre. On est d'autant plus fondé à le considérer comme erronné que la production laitière s'est considérablement accrue pendant cette période, et que l'élevage du porc en est le corollaire nécessaire. D'autre part, si l'on consulte les statistiques des marchés, on constate que ceux-ci sont

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