‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 464 sur 737 · X. — Vente de jus de tabac titrés · texte numérisé non relu

X. — Vente de jus de tabac titrés

On trouvera plus loin (p. 672) l'extrait d'une circulaire de la Direction générale des contributions indirectes, relative à la vente de jus de tabac titrés, à richesse constante, pour les usages agricoles et horticoles. Le nouveau produit sera accueilli certainement avec faveur, d'autant plus que son mode de vente simplifié supprime une foule de formalités gênantes dont on se plaignait à juste titre. XL — Questions viticoles.

A diverses reprises, nous avons signalé les expériences poursuivies avec zèle par M. Marre, professeur d'agriculture de l'Aveyron, sur le traitement des vignes atteintes par le black-rot. Le Bulletin du Ministère de l'agriculture vient de publier le rapport de M. Marre, qui est

consacré aux expériences poursuivies en 1895. Il serait intéressant d'en donner les conclusions, si elles ne faisaient pas double emploi avec celles qui ont été reproduites ici à plusieurs reprises. M. Marre soutient l'opinion qu'il a émise à diverses reprises, que les sels de cuivre sont nettement efficaces, à la condition que les traitements soient appliqués assez tôt et assez souvent au début de la végétation. « Dans une vigne très exposée (c'est-à-dire dans un milieu où la maladie s'est manifestée les années précédentes), dit-il, on doit, à mon avis, faire régulièrement au début de la saison, trois ou quatre traitements très précoces : le premier, dès que les bourgeons ont quelques centimètres; le deuxième, dix ou douze jours après le premier ; le troisième quinze ou vingt jours après le second ; le quatrième, dès que la floraison est terminée. La dépense occasionnée par ces premiers traitements est insignifiante : ils ne coûtent ni beaucoup de temps, ni beaucoup de matières premières; un seul traitement fait par la suite est aussi onéreux que les trois premiers. >) Quant aux traitements à opérer ultérieurement, M. Marre ajoute que le nombre à adopter dépend des conditions climatériques de l'année; mais il ne dissimule pas que les frais sont très élevés, et qu'il est probable qu'un certain nombre de vignes ne pourront pas les supporter. Il est donc vivement à souhaiter qu'on arrive à trouver quelque méthode qui soit moins onéreuse, tout en «tant aussi efficace.

M. Emile Masson, à qui Ion doit la formule des bouillies bourguignonnes, nous adresse une note dans laquelle il a résumé les principales formes sous lesquelles elles permettent d'obtenir les meilleurs résultats contre les maladies cryptogamiques, tant pour la vigne que pour les autres plantes atteintes de maladies analogues au mildew ; nous publierons cette note dans notre prochain numéro.

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